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Bordeaux - Lyon
Ze longest CR Hexa in ze world ever : accrochez-vous. L’arrivée des 75 à Bordeaux (Titouplin) Pas de bus ni de J9 cette fois-ci pour les Hex@75, c'est donc en train que s'effectue le déplacement jusqu'à Bordeaux pour le dernier déplacement des Gones en cette année 2004. Cela donne tout de suite l'occasion de fonder une nouvelle section, les "Hex@SPF" (Sans Place Fixe), regroupant Nel (ex-22 mais néo-Parisienne), Julyc28 & Gilkman (hexachacal75 sur le retour), sous la conduite du RS Jacquot : ce sont les nomades du TGV, qui seront en effet contraints de changer plusieurs fois de place durant le voyage. Mais ils arriveront tout de même sans encombres samedi midi à la Gare St-Jean. La journée des Hex@75 (Titouplin et Delf) Retrouvailles sur place avec Goonny (dont on ne répétera jamais assez qu'il s'agit de son dernier dép), lequel est descendu quelques heures auparavant afin notamment d'avoir la charmante RS hex@tlantique un petit moment pour lui tout seul, si c'est pas scandaleux et anti-sportif ça... Ces deux là revenaient d’un premier aller à l’hôtel Formule 1. Le trajet à pied jusqu'à l'hôtel, consistant à traverser la Garonne, longer la déchetterie puis les terrains vagues et hangars désaffectés le long du fleuve, avait à l'époque, sous la plume d'Exilé, quelque chose d'héroïque. Deux ans plus tard, ça n'a rien perdu de son charme, le camp de gitans et le froid glacial ajoutent même une nouvelle touche impressionniste au tableau ! Voilà donc le trajet qu'il nous faudra refaire en fin de soirée...Goonny ne put poser son sac puisque la « charmante » employée rétorqua «on ne peut prendre les chambres qu’à partir de 12h00 » et en les voyant patienter dans l’entrée en attendant l’heure de retourner à la gare « vous comptez rester là encore ? ». Un accueil donc sympathique à l’image de l’hôtel et son quartier. Une fois à Bordeaux, la première opération consiste à changer le billet retour, car les féminines de l'OL affrontent PSG dès 14h30 le lendemain au Camp des Loges, il faudra donc repartir de Bordeaux plus tôt que prévu si on veut aller les encourager. La grassmat' ce sera pour une autre fois ! Malheureusement pour Julie et Gillou, leurs billets prems ne sont pas échangeables... Bon, "et Raph, il arrive pô ?" Mais si July, il se pointe finalement avec une bonne dose de retard habituel touplin, à 14h passé ce qui lui vaudra de faire le trajet gare-hôtel tout seul, il est 14h passé et on a toujours pas mangé, faut pas déconner non plus lààà! Sur ce Raph l’aventurier part déposer ses affaires pendant que nous prenons le bus n°16 jusqu’à la place Gambetta dans lequel Jacquot lance tristement à sa voisine « vous partez déjà ?». Enfin nous descendons du bus et allons nous installer « Au Bureau » la brasserie officielle des déplacements Hexas ! Là bas Flammeküches pour tous le monde et bière pour nos 2 machos Gillou et Goonny ! 15h00, mais nous nous séparons en deux groupes : Jacquot et Delf vont chercher Séverine, tOOn et Sylvain qui nous attendent dans un bar aux Quinconces et Goonny, Julie, Gilles et Raph qui voulaient aller dans un magasin (pour ne pas citer son nom) puis à la boutique des Girondins. Avant de nous séparer Delf lance à Goonny « rendez vous au magasin ». Jacquot et Delf marchent en direction des Quinconces et trouvent rapidement le bar où les attendent nos Toulousains. Pendant ce temps nous faisons une petite balade dans les rues piétonnes et commerçantes de Bordeaux. A un moment, une jeune femme habillée en Père Noël aborde un gamin pour lui demander s'il a été sage aujourd'hui. Jacquot se retourne, espérant un instant que c'était pour lui. Tu crois encore au Père Noël, Jacquot ?! avec le « vous partez déjà ? C’est dommage » dans l’autobus, autant dire que le RS 75 se positionne comme un sérieux candidat pour le titre d'hex@chacal 2004 ! Rue Ste-Catherine, blindée de monde à l'approche de Noël, on entre par curiosité dans la boutique des Girondins, où July achètera même un porte-clé. Jacquot et Delf suivis des Toulousains tentent de rejoindre le groupe au lieu de rendez vous prévu mais après avoir fait les 3 étages du magasins ils ne nous retrouvent toujours pas et Gilles n’entendait pas les appels de Delf sur son portable. Enfin ce dernier appelle enfin Delf et lui annonce qu’on les attend devant le magasin des Girondins. Nous nous retrouvons enfin mais les 69 ne semblent pas sur le point d’arriver. Le trajet des 69 (MasterGone) Pour ce déplacement dont l’organisation fut assez chaotique jusqu’au dernier moment, nous sommes 5 au départ de Lyon pour nos rendre en Gironde : MasterGone, Flo, JTABG69, VAL69 et Dragon69. Etant donné que Flo bossait le matin même, le départ fut assez tardif et ce n’est finalement qu’à 11h30, après avoir récupéré tout le monde, que nous prenons la direction du Sud-Ouest. La Punto est bien chargée et se prépare à un long trajet, mais elle commence à avoir l’habitude ces derniers temps. Le temps est bien brumeux, et comble de malchance, c’est en passant à proximité de Geoffroy-Guichard que le ciel de dégage… pour se recouvrir aussi tôt à la sortie de Saint-Etienne… La sévère défaite de Caen le soir même (5-0) était déjà annoncée… Malgré la présence d’un brouillard parfois bien épais, nous poursuivons sans encombre le trajet jusqu’à Clermont-Ferrand où nous effectuons notre premier arrêt pour faire quelques courses et ravitailler la voiture. Après un morceau de nationale (l’A89 n’est pas encore terminée…), nous nous arrêtons sur la première aire d’autoroute pour (enfin) manger un bout et ouvrir quelques boissons. Là, JTABG69 tentera une double drague. C’est même lui qui insistera pour que l’on prenne des photos compromettantes (ah, mince, je devais rien dire…). Changement de pilote et nous reprenons la route vers Bordeaux. Pour moi et mon frère, tout va bien, mais derrière, ça roupille sévère. Un dernier arrêt à proximité de Périgueux et nouveau changement de pilote. Nous arrivons à l’entrée de Bordeaux à 18h00. Après avoir été surpris par la présence d’un feu juste à la sortie d’une section limitée à 110 (vive la sécurité routière…), nous sommes ébahis par la conduite des Bordelais. Ca grille les feux rouges, ça slalome, etc. Après, on dit que les Lyonnais ne savent pas conduire… De là, mon kro-pilote (JTABG69) se renseigne par téléphone auprès de Delf pour connaître l’itinéraire pour rejoindre le stade, ou tout du moins un parking pour se garer à proximité. Elle nous proposa le parking de Mériadeck. Mais notre Kro-pilote est incapable de citer des repères significatifs pour indiquer notre position (« Nous sommes devant une boucherie » [c’est vraie qu’il y en a qu’une à Bordeaux], « Il y a un arbre avec des lumières » [Super comme repère, et ça ne te ferais pas de mal d’en porter]). Par contre, « On traverse la Garonne sur le pont de Pierre » n’étant visiblement pas un bon repère pour lui, il se gardera de le dire… Dommage que le coffre était plein, sinon, je l’aurais envoyé direct dedans, comme promis précédemment. Après la réunion du groupe, JTABG69 appelle en direct de la voiture partie de Lyon et annonce à Delf qu’ils sont à une heure de Bordeaux. Je leur dis de venir nous rejoindre au centre ville parking de Mériadeck, où nous nous rendons. Au bout d’une heure ils ne sont toujours pas là et nouveau coup de téléphone où j’apprends qu’ils sont au pont d’Aquitaine. Changement de donne, ils nous rejoindrons au stade. Il nous faut maintenant nous diriger vers le stade mais ne connaissant pas le chemin mériadeck-stade je n’ai pas voulu tenter un chemin en ligne droite de peur de nous perdre et ai préféré faire un détour par des rues plus connues. Mais 12km à pieds ca use, ça use… surtout par une température de 4°C. La communication JTABG69-Delf (MasterGone-Delf) Finalement, après plus d’une heure et quart de traversée, les 69 passent enfin devant le stade et trouvent une place dans le CHU mitoyen. « Ouf ! Il était temps, on ne pensais jamais s’en sortir » et JTABG69, pour mettre un peu d’optimisme, a même avancé un « On ne sera jamais à l’heure ». Heureusement qu’ils étaient 4 contre lui pour le faire taire de temps en temps. Nouveau coup de fil des 69, Manu m’annonce qu’ils sont sur le boulevard mais qu’ils ne voient pas le bar où nous sommes, un peu énervée et désespérée je lance un magnifique « est ce que tu vois un panneau publicitaire ? ». En fin de compte ils n’étaient pas sur le boulevard mais une rue derrière d’où la difficulté. On galéra pour trouver un nouveau point de rendez vous… devant le parcage visiteurs. Au stade (MasterGone, Titouplin, Delf) Après distribution des places offertes par l’OL (remerciements au passage), on rentre dans le stade après une fouille bien poussée, avec en point d'orgue, Goonny enlevant ses pompes sous les acclamations des hex@s. Une petite photo de groupe et nous voilà dans les tribunes, à moins de 10 minutes du coup d’envoi. On retrouve sur place quelques tête connues, comme Nico des Lugdu75, oui l'ami photographe Ouiz, dont Delf admire le joli matos. - "Oui, ça va merci, je suis bien équipé !". Le match commence, les chants aussi, seul moyen de se réchauffer par ce froid horrible. Joli tifo des bordelais des quatre tribunes. L’ambiance du début était plutôt bonne côté lyonnais mais devint de plus en plus calme à cause de la lassitude du match. Après la mi-temps les chants reprennent et Frau faillit marquer mais le ballon est dégagé sur la ligne, qu’il était en train de franchir. Cela nous mit la rage et nous réveilla. Les Bordelais nous chambrerons sévèrement, mais le scénario s’inversera quelques minutes plus tard sur le but Bordelais refusé pour hors-jeu. Au final, un 0-0 mérité pour les deux équipes. L'OL se contente de gérer, sans trop de soucis, la poursuite de son invincibilité record depuis le début de saison. Du même coup, l'OL reste aussi invaincu au Parc Lescure pour la 6e saison consécutive, c'est à dire depuis le titre remporté par les Girondins avec Sylvain Wiltord à leur tête, c'était en 1999... Je retiendrai de ce match la prestation de Puydebois qui m’aura agréablement surprise ! Avant de pouvoir sortir Goonny et JTABG69 ne manquèrent pas de se provoquer. Alala ces jeunes ne savent plus se tenir ! Après match (MasterGone, Titouplin, Delf) Après le match, la troupe hex@ - augmentée de Bart, qui n'a pu trouver place dans le bus Lugdu-Nucléo surpeuplé - réussit à quitter en vitesse les abords du stade (motus sur la combine, on la garde pour une autre fois !), puis reprend une nouvelle fois à pied la direction du centre ville. Conduits par Bart cette fois-ci, nous mettrons trois fois moins de temps pour regagner la place Gambetta que lors du trajet aller, cherchez l'erreur. En fait l'explication est simple : le sens de l'orientation, les filles ne sont pas équipées pour ! Le parcours sera tout de même suffisamment long pour que JTABG69 ait le temps de montrer de quel bois il se chauffe en dévoilant plusieurs aspects de son anatomie, en particulier un organe dont dépend (entre autres choses) le sens de l'orientation, justement. Il est désormais près de minuit. Trouver une grande table pour manger à cette heure là relèverait tout de même de l'exploit. De retour au Bureau, Goonny et Titou se hasardent en éclaireurs pour tâter le terrain. "Re-bonjour, c'est encore possible de manger ce soir ? - Oui, c'est pour deux personnes ? - Euh, ben en fait nous sommes seize ! " Finalement, on réussira à faire entrer tout le monde en se répartissant sur trois tables différentes. En attendant, taper la discute avec le serveur nous apprend que Mériem ne hante plus les lieux (contrairement à l'après-match d'il y a deux saisons). L'époque où les Girondins sortaient picoler (avec Elie Baup en tête) appartient semble-t-il au passé... Une fois assis, les hex@s résistent difficilement devant la formule Bières proposée par la carte ! Deux tables sur trois commandent illico un mètre de carburant, avec une option frime multi-mélanges pour la table Gilkman-tOOn, pendant que d'autres tournent sobrement au mètre de Stella. Le repas se déroule comme il se doit dans la bonne humeur. On évoque les prochains matchs, et comme July explique qu'elle risque de finir trop tard pour pouvoir descendre à OL-Marseille, tOOn suggère amicalement à Gilkman de tenter une "striker" sur la pelouse de Gerland avant le coup d'envoi, histoire de retarder le début du match pour laisser à July le temps d'arriver ! A une autre table, on arrive à faire dire à Val69 que si elle avait su que ce bourrin (sic) d'Alex31 était présent au Parc pour le dernier PSG-OL, elle serait montée à Paris voir le match... La télé diffuse Eurosport, ce qui nous vaut à un moment un "Oooh, bien joué !" lancé par JTABG69, le regard absorbé par l'écran. Tout le monde se retourne en croyant qu'il s'agit d'une rediff du magnifique arrêt sur sa ligne réalisé par Puydebois une heure plus tôt, mais non, en fait il s'agit de la retransmission d'une rencontre de curling !! Bart en profite pour démontrer à Val69 et Floriane, à grands renforts de gestes saccadés, pourquoi le curling est un sport qui convient particulièrement aux célibataires masculins... Enfin sur la dernière table, Goonny et Delf prennent à boire avec des verres proportionnels à leurs tailles ! Viens hélas l’heure de se séparer : Delf rentre chez elle, Séverine, tOOn rentrent dormir chez Sylvain, les Hexas 69 mettent plus de 45 min de marche pour retrouver la voiture. Pour eux départ à 1h30. Toujours du brouillard sur la route, c’est pas génial pour conduire. Ravitaillement de la voiture et changement de pilote à Brive-la-Gaillarde sur les coups de 3h45, passage à Clermont à 5h45 environ, puis second et dernier arrêt pour un nouveau changement de pilote. L’arrivée à Lyon se fera à 7h30. Pour les 75, l’aventure continue… Le retour des 75 (Titouplin) on réussit à attraper le dernier tram de 1h pour rejoindre la gare et nous rapprocher ainsi de l'hôtel. Jacquot, qui se destine à partir par le premier train, reste à la gare, pendant que July, Gilk, Goon et Titou refont le lugubre trajet de l'hôtel F1, accompagnés de Nel (que Dédé aurait pourtant volontiers emmené à l'aéroport 😉 ) et de l'éternel Bart, qui préfère encore squatter l'hôtel plutôt que la gare ! Mention spéciale à Goonny qui malgré sa tumeur au pied se lance dans son 3e aller-retour à l'hôtel de la journée ! Bon, je vous rassure, on ne rencontre personne sur le parcours, si ce n'est, à proximité de la déchetterie, un gars en fauteuil roulant posté immobile au milieu du chemin. Vous me direz, à 2h du matin et 0° en plein mois de décembre, c'est bien normal, pas de quoi s'inquiéter hein. Au fin fond de la zone, on arrive enfin à l'hôtel. Calme et serein. Bart est bientôt le premier couché, après avoir transféré matelas et couverture libres de la chambre des filles jusqu'à la chambre des garçons. Les autres se mettent rapidement au lit, non sans que Julie en ait profiter pour nous faire admirer sa croquette, euh sa crevette. On vous passera quand même le détail de qui couche avec qui, ça n'intéresse personne 😉 Je vous rassure, Bègles-Bordeaux n'était pas dans le coup. July et Nel font chambre à part et restent entre elles à papoter dans l'autre chambre. Mais peu après avoir sombré dans le sommeil, vers 3h, July est réveillée par un drôle de remue-ménage. "Nel, allume la lumière, y a Raph dans le couloir, il dit qu'il y a le feu dans l'hôtel !" - Mais non, arrête, il est pas somnambule Raph !" (ben non, c'est vrai quoi, y a déjà Gilles qui parle en dormant, ça suffit comme spectacle !) Après avoir "ouvri" la porte (sic July), il s'avère que ce n'est pas Titouplin qui crie dans le couloir mais un gars tatoué et sa femme, tous les deux en petite tenue. Le routier de la chambre d'à côté (appelons le Robert) explique qu'une voiture a pris feu sur le parking avec un mec à l'intérieur ! Et en effet, ça crame violemment à quelques mètres de la chambre des filles !!! N'écoutant que son courage (au lieu d'écouter Nelly qui avait pourtant consciencieusement appris par coeur les codes d'entrée de chaque chambre), Julie s'en va taper violemment à la porte des garçons, qui finissent par daigner se lever sous la menace d'une explosion de voiture... Le Robert commente d'ailleurs avec un certain brio l'évolution des événements, à chaque bruit suspect on a droit ainsi à "vous entendez ? là c'est le bouchon du réservoir qui vient de sauter" ou "là c'est un pneu qui vient d'exploser"... Moins habituée, sa compagne, après après lui avoir demandé si elle devait ou non rester en petite culotte, lui pose alors une nouvelle question existentielle de derrière les fagots : "Mais si on regarde, on va être considérés comme témoins ?!". Pendant ce temps là, la sirène d'alarme de l'hôtel finit par retentir, ce qui achève d'inciter Bart à se lever, alors que Gilkman (collectionneur émérite des alarmes dans les hôtels) est déjà rhabillé depuis longtemps, toujours prêt à dégainer sa brosse à cheveux. Peu rassurées, July et Nel vident leur chambre à la hâte et rapatrient leur affaires dans le couloir de l'hôtel, qui commence à ressembler à un vrai squatt de SPF !... Mais les pompiers mettent bientôt fin au suspens en noyant à grands jets d'eau la carcasse de la voiture. On n'en saura pas plus sur les circonstances de l'incendie. Le type penaud sur le parking qui assiste au ballet des pompiers est probablement le conducteur de la voiture, il aura eu le temps d'en sortir vivant... Quelque 3h30 plus tard, il est déjà l'heure de se lever si on veut choper le train de 8h04 ! Après les événements de la nuit, on espère un réveil en douceur mais sur M6 entre Zazie ("la vie c'est pas le paradis") et Obispo ("la mu-sique-eu"), voilà déjà de quoi se cramer nos derniers neurones dès le réveil. La journée sera donc placée sous le signe de la philosophie ! On file rapidement à la gare en refaisant en sens inverse le parcours glauque du warrior en déplacement. Bart : "Tu vois Nicolas, l'entrepôt, c'est le renouveau, c'est le début d'une nouvelle vie". Sur le pont, en apercevant quelques premières lueurs : "Le jour se lève-euh...". Rapide café-croissant à la gare, nous voilà dans le train. Bart monte à l'avant pour s'isoler et roupiller jusqu'à Paris, les autres à l'arrière du train tentent de squatter un wagon quasiment vide, ce qui nous empêchera pas d'être délogés par un groupe de 3e âge à Angoulême : on est SPF ou on l'est pas ! Entre temps, les deux hex@tourtereaux de la bande se seront vus infligés de belles amendes, Gillou battant le record avec plus de 70 euros à débourser pour être monté avec un billet valable sur le train suivant. Dommage, même sa négociation pour obtenir un demi-tarif a échoué, pourtant c'est vrai qu'il pèse beaucoup moins que Goonny et ne tient que la moitié d'une place ! Après ça, il ne peut plus rien nous arriver, et le petit groupe se lance dans la rédaction du CR de ce déplacement mémorable. Mais bientôt, voilà qu'on nous signale une avarie de bogie (sic) ! "Essieu bloqué dans la roue arrière, le conducteur est en train d'appliquer le reste du guide, nous vous tiendrons au courant" !!! Ok, ok, pas de souci, tout ce qu'on demande, c'est que Robert nous prévienne avant que tout explose... Bref, le TGV s'immobilise 2 heures durant dans la banlieue tourangelle. Le plan consistant à rejoindre le J9 à Jacquot pour aller voir jouer les féminines commence à tomber à l'eau. Enfin, c'est moins grave que pour notre voisine de train, une Italienne qui essaye de comprendre comment elle va pouvoir attraper son avion à 15h à l'aéroport Charles-de-Gaulle en arrivant à 14h30 à l'autre bout de Paris... Après une longue attente, la totale : le train repart... mais dans l'autre sens ! En fait on regagne la gare de Tours pour effectuer un transfert de voyageurs : tous les passagers de l'arrière iront squatter les voitures de tête, ce qui nous donnera l'occasion de sortir Bart de sa torpeur, après avoir immortalisé ce transfert par un tendu d'écharpes "Hex@ on Tours" sur le quai de la gare. Arrivés enfin à Montparnasse, le voyage Bordeaux-Paris en TGV aura finalement duré 5h50, au moins cela devrait permettre de se faire partiellement rembourser et donner l'occasion à certains de diminuer un peu dans leurs frais de déplacement ! ( à condition de ne pas jeter leurs billets à la poubelle, hein Goonny...) En bref un déplacement laborieux mais qui laisse tout de même de bons souvenirs.
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Déplacement à Istanbul (Fenerbahçe) 04/05
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Malouda
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Arrivée à l'aéroport
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Scéance de portraits
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Sylvain et Ouiz (tamboul)
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Retour dans le centre-ville, dans le bus des joueurs... y'en a qui ont de la chance d'être floutés
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Partie gauche du bien-connu "Republic Of Fenerbahçe"
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Et son pendant
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Débuts renversants pour l'OL
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Frappant même
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Mais équilibré
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Les tambours
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Un tifo turc
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De l'autre côté
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Un public gonflé à bloc
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Quelques torches, même si on s'attendait à plus de pyrotechnie
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La bâche Hexa
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Sylvain avec Nicfor du Bosphore.
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La première sortie des écharpes
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L'arrivée au stade...
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Les drapeaux ....
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Lyon - Caen 04/05
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Déplacement à Lille (Coupe de la Ligue) 04/05
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Au retour, coach weez en action !
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Rayls en pleine forme
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Gilkman a l'air lui aussi d'être en forme et sobre
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L'arrière du J9
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Une photo de foot...
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Une photo d'un des deux coins qui bougeait
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Une petite photo de demi-groupe sur une aire...
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Quelques passagers dans la tribune, bien calme
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La bâche, un peu à l'écart pour ne pas gêner la caméra de surveillance
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L'avant du J9
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Le milieu du J9
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Déplacement à Lens 04/05
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Bâchage des groupes du Sud
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"Tifo lettres"
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Drapeau Hex@75
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Le score ...
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JTABG69
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Goonny
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Encore...
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Fin de match... escalade des grilles... les joueurs viendront quasiment tous je crois nous saluer...
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La joie de partager la victoire au téléphone
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Le retour s'annonce chaud ... entre Goonny qui pense à Delph, Gillou à ses lettres recommand&es et Val qui drague...
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Goonny, Val69 et un demi-Mastergone
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Je dirais même plus ... alléchant
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Scéance d'aérobic...
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Allez, une photo du match.
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Heureusement , y en a qui assurent derrière ...
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Le spectacle est alléchant ...
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Sauf 2 hexas qui préfèrent s'asseoir
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Au stade, ca chante ... elles sont pas jolies les hexas ?
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Y 'en a un qui a trouvé la solution pour ne pas tomber en arrière ...
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Ajaccio - Lyon
Dans la série des matchs en retard, voici aussi ACA-OL. Lisez vite, entre les chenilles et les personnalités croisées à tous les coins de rue, ça valait le coup d'attendre ! En ce début décembre, c'est un second déplacement en deux saisons à Ajaccio qui s'offre à nous. La saison dernière, nous avions fortement apprécié ce déplacement et nous avions hâte d'y retourner. Le départ vers l'Ile de Beauté (sauf quand on y va ! !) fut donné le samedi au petit matin. Le voyage jusqu'à Marignane se déroule sans encombre. Cette année nous avons décidé d'emporter la bâche 07 bien roulée dans son tube de protection. Lors de l'enregistrement, la très charmante hôtesse nous demande ce que nous transportons. Je lui réponds de manière plutôt directe "des armes pour le maquis" et elle me dit alors avec un magnifique sourire et avec un accent corse caché jusqu'alors "si c'est pour le maquis, ça va". Trêve de plaisanterie, elle nous dit aussi qu'il faut la faire passer par le tapis réservé aux bagages hors gabarit. Nous nous dirigeons vers ce tapis et là un agent nous demande où il faut l'envoyer car ce tapis sert à tous les départs de ce hall. Nous lui répondons de l'expédier vers Ajaccio mais sans aucune assurance de la suite des opérations. C'est avec une grande inquiétude que nous voyons partir notre bâche... De retour vers la salle d'embarquement, nous apercevons le plus célèbre des fermiers de France. Dans l'avion, il s'assoit juste devant nous. Nous nous trouvons aussi en compagnie de l'équipe de Nîmes qui va défier l'autre club d'Ajaccio, le Gazelec. Notre avion décolle sans encombre à 9h et une heure plus tard nous posons le pied en Terre Corse. James Bond et sa James Bond Girl piste Pascal Olmeta (le fermier, si vous ne l'aviez pas reconnu) pour obtenir son autographe. Très gentiment il bavarde avec nous quelques minutes en attendant les bagages. Il va bien au match mais pour soutenir l'A.C.A. Ce n'est pas grave, nous l'aimons bien quand même ce Pascal ! Les bagages commencent à défiler. La bâche est-elle là ?.... oui ! ! ! Mais à sa sortie, le tube se met en travers du tapis et bloque les autres bagages et notamment les sacs des joueurs nîmois. Un des joueurs est obligé de monter sur le tapis pour débloquer la situation non sans mal et en risquant plusieurs fois de se vautrer royalement. Je prends discrètement notre bâche puis nous nous éloignons un peu. La saison dernière nous avions pu voir les joueurs à leur arrivée. Nous attendons plusieurs minutes mais pas d'avion privé de l'O.L. Dommage ! Il est donc temps d'aller récupérer la voiture louée pour le week-end. Lorsque je donne mon bon de réservation la personne me dit : "on croyait que c'était le joueur !" en référence à Grégory Lacombe, ancien joueur de l'A.C.A., aujourd'hui monégasque. Avoir les mêmes nom et prénom que des footballeurs est plutôt avantageux dans un tels cas car nous avons pu bénéficier d'une voiture de catégorie supérieure à celle réservée (toit ouvrant...). Je récupère Bond et Bonde restés dans l'aéroport et nous prenons la direction du Centre Ville et notre hôtel. Par rapport à l'année dernières rien n'a changé : les corses et la route... c'est pas ça. Le stade est toujours là, surplombant l'aéroport. Suite à des conseils précieux de supporters monégasques, nous avons changé d'hôtel par rapport à l'année dernière. Et nous n'avons pas perdu au change. Notre chambre donne sur la baie d'Ajaccio et l'ensemble est très sympa. Le reste de la journée fut consacré à la visite de la ville. Comme l'an dernier, nous avons rencontré très peu de supporters arborant les couleurs de l'A.C.A. Pour un mois de décembre, il fait 25 degrés à la mi-journée ! ! Magnifique ! ! Nous en profitons pour prendre le soleil sur la jetée du port. Nous lançons même un "c'est la chenille qui démarre" ... à trois !! Nous retournons à l'hôtel vers 17H. Nous en profitons pour regarder nos concurrents lillois se balader face au PSG. Vers 17H30, la pluie se met à tomber et je lâche un "on est maudit !" qui fait vibrer tout l'hôtel ! ! Déjà l'an dernier, le match avait eu lieu sous une pluie battante. Vers 18h30 direction le stade...sous la pluie ! Le toit ouvrant de la voiture nous est vachement utile ! Le stade est vraiment...d'un autre monde. Il est tout petit, assez délabré et avec peu d'aménagements autour : pas de réel parking (une seul petit en sablette à partager avec un club de tir à l'arc), une buvette digne des plus purs stades de campagne... Nous trouvons directement le guichet visiteur, il est vrai identique à l'an dernier. Nous retrouvons des supporters corses de l'O.L. rencontrés l'an dernier puis nous décidons de rentrer directement dans notre parcage. Chaque gone rentrant dans le parcage a droit à sa photo souvenir (en gros plan) prise par les R.G.. La fouille est minutieuse. Un petite quinzaine de supporters sont déjà là : quelques BG, 3 Rouge et Bleu, le reste sont des locaux. Nous attendons l'arrivée des autres groupes et chacun peut poser sa bâche tranquillement. Nous sommes bien moins nombreux que l'an dernier, seulement une quarantaine. La première mi-temps c'est l'hystérie. La plupart de nous sommes torse-nu et tous chantons avec ferveur. Côté corse, les Orsi Ribelli assurent un minimum d'ambiance. Côté terrain ce n'est pas pareil, l'état de la ... pelouse ... n'arrangeant pas l'affaire. Il faut un superbe coup-franc de Juninho pour débloquer le compteur...à la 87ème minute. Malheureusement l'ACA pousse et égalise justement à la 91ème par une jolie tête plongeante de Lucas. C'était soirée Brazil !! Sauf pour la météo !! A la fin du match les joueurs sont venus nous saluer rapidement. Une fois libérés du parcage, après une vingtaine de minutes d'attente, nous décidons d'aller voir les joueurs à l'aéroport. Ils étaient un peu deg du résultat mais bon nous avons pu avoir photos et autographes. Vue la météo, nous avons fini la soirée à l'hôtel devant Jour de Foot et une invraisemblable victoire marseillaise à Caen !! Le dimanche matin, après un petit dej copieux à base de produits corses, nous décidons d'aller au décrassage de l'ACA. Les joueurs restant aux soins, nous pénétrons (par la porte) sur la pelouse du Stade Coty pour faire quelques photos. Ensuite nous avons pris la route des Iles Sanguinaires pour une petite séquence tourisme fort agréable. Malheureusement, la météo se gâte rapidement et la pluie revient. Ne prenant l'avion qu'à 20h, nous avons encore toute l'après-midi de disponible. La météo ne s'améliorant pas vraiment, nous décidons de monter à Corte. Que les paysages doivent être superbes...quand il fait beau !! James Bond ne supporta pas du tout les routes corse, très sinueuses, mais bon... il ne salit pas la voiture. Merci. Cela nous a permis de rendre la voiture sans encombre. A l'aéroport, nous rencontrons Monsieur Rolland Courbis. Nous avons pu bien discuter du match et il n'était pas mécontent du score. Nous lui avons dit qu'on souhaitait que l'ACA se maintienne pour qu'on puisse revenir la saison prochaine et il nous l'a promis. Le retour vers l'Ardèche se déroula tranquillement. Dans l'avion nous sommes assis au milieu de l'équipe de Montceau les Mines qui a joué contre la réserve de l'ACA dans l'après-midi, sous le beau temps, alors que nous à Corte c'était le déluge ! Cherchez l'erreur ! ! Ces joueurs sont très sympathiques et nous avons passé un bon moment. Si certains lisent ces lignes, salut les gars ! Bonne chance pour votre championnat ! En conclusion vivement l'année prochaine qu'on y retourne ! Avec le beau temps ! Grege07-13
- Déplacement à Metz 04/05
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Déplacement à Manchester 04/05
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long2lyon se prend pour superman
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Et pour finir Gilles... rien que pour ce que tu bouffes là, Gilles, tu es BANNI !
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Une photo auprès de john Lennon à Liverpool
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La chambre d'hotel que l'on a squatté
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Malheureusement le score n'est pas au rendez vous
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La bâche est présente
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Y en a qui ont trop bu:
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On se restaure à la mi-temps, certains prient ...
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Titouplin, c'est le mec, faut pas le faire chier
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Et nous arrivons enfin dans le lieu mythique
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Le myhte Canto est toujours présent dans les esprits et dans les coeurs :
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Le stade est magnifique
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L'intérieur est splendide, le stade fait pour le foot
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Ca a l'air bonnnnnnn
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On retrouve alors le prez...
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Et la bière coule à flots oh yeaaahh
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Enfin à Manchester
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Ce soir c'est le grand soir
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Manchester United - Lyon
Les Hex@s étant toujours présents lors des grands RDV européens, le RDV est pris dès début septembre pour les supers promos Easyjet. Par Indy C’est donc vers 7h que Nelly et moi partons vers l’aéroport. Le dép’ s’annonce bien puisque après un réveil avec Hey Jude, un roumain joue Yesterday pendant une bonne partie du trajet en RER. Liverpool nous voici ! Arrivées à 8h, nous sommes les premières. Les autres arrivent peu à peu et, outre Raph qui se fait palper et Gilkman qui est obligé de se déshabiller pour les portiques, la bonne humeur est au RDV de bon matin : « Et comment il fait pour passer le portique le mec qui a un piercing sur le zizi ??? ». Nous nous retrouvons à 6 pour le voyage : Nelly, Gilkman, Goonny, Titouplin, Gyom et moi. Charly et Bart sont aussi de la partie avec quelques gars d’OL Passion. On assiste à la première de Nelly et Gyom en avion et on croise entre autres Romain69 avec 2 potes. Arrivés à Liverpool à 11h15 heure locale, il s’agit de se rendre à Manchester. C’est Charly qui nous sert de guide et après 1h30/2h de bus + train on arrive enfin à Manchester (merci à Goonny pour la distribution de sandwiches qui nous ont fait tenir jusqu’à Manchester). Sur place, Long2lyon et Nanardiño nous rejoignent et nous voilà partis pour le Waxy O’Connor’s, un pub irlandais, pour grailler un peu quelques spécialités locales, avec des fortunes diverses (très bon Irish Stew pour Titouplin ou Irish Breakfast pour bibi, mais surtout ne reproposez plus de Fish & Chips à Nelly !) et surtout savourer notre 1ère pinte de la journée. Après une courte marche, nous rejoignons un pub TheMoonChaiplukoi pour boire un coup, mais rejoignons vite $ynop$ à Piccadilly Station avec sa désormais réplique mythique « Tout se qui se passe en Angleterre reste en Angleterre ! ». Re-pintes, drinks & « double hamburger with en egg ». Après avoir vainement expliqué à Flo où l’on se trouvait (alors qu’elle se murgeait dans des pubs avec un mâle… - on ne dira pas qui c’est !), nous nous résignons à nous rendre au stade tout en terminant une fameuse bouteille de Chartreuse. Pause dans un magasin où $ynop$ a activement recherché des petits hommes verts (euh, excusez, c’était du thé pour sa dulcinée !), nous grugeons tout le monde à la caisse et $ynop$ savoure son anglais imparfait : « Have you queued ? » « - Gné ??? ». Allez hop on est parti pour Old Trafford par le tram ! On passe sur les chacaux habituels (hein Gilles ?), tout heureux de se frotter contre des demoiselles dans un tram bondé… Arrivés à destination, on prend le temps d’une photo bâche avec le panneau d’Old Trafford en fond puis c’est parti pour le stadio. L’entrée se fait sans encombre si ce n’est Goonny qui a du mal à passer les portes… Le match se déroule sous les chants quasi permanents des quelques 1 600 lyonnais, quoique désorganisés. Du côté anglais, pas grand chose à dire, à part quelques ovations à Sir Alex Ferguson, les "Roooney" ou "Ruuuuud" sur deux trois actions et buts, c'était muet, on eu l'impression qu'on entendait que nous. Je passe sur le match, je ne suis pas commentateur sportif mais j’ai vu tous les buts (chose assez rare pour le remarquer !). A la fin du match, aucune attente dans le parcage comme en France, ils ouvrent tout de suite les grilles et on repart comme on est venus, au milieu des supporters adverses ! Après le match nous nous séparons, Gyom, Goonny et Gilkman d’un côté, Titouplin, Nelly et moi de l’autre. Après-match par Goonny Nous sommes trois sauvages à être partis à Manchester sans avoir réserver d'hôtel au préalable (Gilles de la section Supras Quenellum 75, Gyom des Lugdus 75 et moi même) et nous nous apprêtons à dormir soit sur un banc de la gare, soit dans un hôtel glauque du quartier chinois. Une fois le match terminé, nous allons débâcher et quand nous revenons sur le coin « Hexa », il n'y a déjà plus personne, car tout le monde s'est tiré très rapidement. Nous nous dirigeons alors vers l'immense boutique officielle de MU pour essayer d'y retrouver vainement les autres et nous tombons sur Floriane qui s'est laissée tenter par une belle écharpes des reds. Nous décidons alors de nous rendre en ville en bus à deux étages (comptez 20 francs le trajet ! !), en compagnie de Nico des LL75 et d'un lyonnais de Bordeaux. Les gars voulaient y aller à pied, mais je crois qu'ils n'avaient pas trop conscience de la distance entre le stade et le centre ville. Le bus est calme et quelques anglais nous dévisagent mais on ne se sent pas du tout en danger. Une fois arrivés dans le centre de Manchester, nous tombons sur un groupe du Nucléo (dont coach ouiz, adulé par ses camarades tel un van histerloy à Old Trafford : « ouizz, ouizzzz, ouizzzz, ouizzzz » ) et nous allons ensuite boire deux trois pints. Malheureusement les bars ferment à 23h et nous devons donc descendre en quatrième vitesse les quelques bières que nous avions provisionnées. Gilles se bouffe ainsi un steak de guiness quasiment cul-sec et les mecs matent sans discrétion le string de la serveuse (les anglaises sont vraiment sans aucun complexe, les tee shirt moulant en plein hiver et string qui dépassent de 5 cm ! !). Nous sortons ensuite à la recherche d'un truc à bouffer. Nous avons le choix entre du fish and chips plein d'huile et un kebab au poulet ou au jambon (ils n'ont même pas d'agneau bordel !). Pour un kebab-frites, il faut tout de même compter 52 francs ! Qui plus est, c'est servi dans un pain plat en carton et avec des saloperies dedans comme le concombre...sont fous ces anglais ! Gilles apprécie tellement son kebab qu'il en tache son pantalon et ses chaussures (tache de sauce bande de petits cochons... « j'en ai rêvé si fort...que les draps s'en souviennent lalalalaaaaa »). Puis nous allons nous coucher dans l'hôtel qu'avait réservé le Nucléo sans qui nous aurions peut être passés la nuit dehors. Nous passons alors discrètement devant le réceptionniste qui est à mi chemin entre le gay et le trans.. Nous dormons alors à 4 dans une chambre pour deux, et nous nous apprêtons donc à passer la nuit par terre, mais au chaud. C'est sans compter sur Gilles, qui parti aux toilettes, est attiré par « des bruits de filles »...dans son périple il ouvre une porte qui donne sur le local d'entrepôt des matelas...trop classe ! Nous avons a à présent un toit et un matelas. Royal ! Nous empêchons cependant une étreinte sexuelle entre Ouiz et Toro, et Gillou nous explique que sur son ventre, il y a une partie foot et une partie bière. La nuit s'interrompt d'un seul coup au son d'un alarme à incendie. Je me réveille et je vois Gillou debout habillé en moule-bite, taillé comme un nageur de l'ex RDA, qui cherche dans les placards pour voir d'où provient l'alarme. Je lui attribue à tort ce bruit et nous nous rendormons (enfin pour ceux qui peuvent parce qu'il paraît que je ronfle...et alors ?). Le Nucléo part prendre son petit déjeuner et chacun se douche tour à tour. Nous quittons alors l'hôtel en douce pour ne pas voir que nous avons squatté et nous prenons la direction de la gare. Nous partons passer la journée à Liverpool. Du côté d’Indy et des autres Hex@… Nous rejoignons Long2lyon et Nanardiño ainsi que leurs potes et famille qui nous hébergeront. Mais un problème se pose : comment transporter 12 personnes en une seule fois ? L’idée est toute trouvée : un van ! On marche donc quelques kilomètres avant d’atteindre le van en question d’un autre pote anglais. Allez hop, on embarque quasi tous derrière (sans fenêtre, sans siège avec les tronçonneuses). C’est parti pour un petit tour dans la banlieue sud de Manchester. Le conducteur s’amuse un peu avec les passagers arrière en passant sur les dos d’âne et zigzaguant pour les secouer un peu. Arrivés au pub (j’ai plus le nom !), nous faisons descendre les gus de derrière et la scène valait le détour, on aurait dit des réfugiés sortant d’un camion après des heures dans le noir… A noter quand même, Nelly fut seule pendant 20 bonnes minutes avec une dizaine de mecs enfermée à l’arrière d’un van, eh ben elle a pas voulu nous raconter… On boit donc un coup (enfin plusieurs :honte: ) jusqu’à 23h30 puis on se rend dans un resto indien jusqu’à assez tard dans la nuit. On notera qu’il existe les mêmes plats qu’en France mais qu’ils n’ont pas du tout le même goût ! Par exemple le poulet korma, bah en Angleterre, c’est une sauce à la noix de coco… Pis en plus ils connaissent pas les cheese nans. On observe le serveur indien qui finit nos plats (honnêtement la cuisine était délicieuse !) et on récupère les bonbons donnés avec l’addition (l’aura pas de dessert le gars !) Retour chez nos hôtes et après un bon digestif et de bonnes discussions, nous rejoignons nos lits vers 3h du mat (je sais plus si c’était heure française ou heure locale). Mercredi matin, lever à la première heure pour bibi et ben j’peux vous dire que c’est long quand on attend que les gens se réveillent… Surtout quand on a une voisine qui ronfle… (eh, j’ai cité personne hein ! :oD mais Titouplin me dit que j’ai pas à me plaindre, que j’avais pas Nanardiño à côté de moi…) Ah zut mon réveil sonne ! En fait c’est Goonny qui m’appelle pour savoir où l’on est. Eux vont suivre les Nucleo et nous les rejoindrons plus tard. Nous voilà partis vers midi pour Liverpool. Tout d’abord un bus qui nous emmène à Oxford Road (eh non on n’a pas pris les Magic Buses – les moins chers – mais on a traversé le campus, au plus grand plaisir de Titouplin, chacal discret je vous l’accorde mais chacal quand même…). Arrivés à l’arrière d’Oxford Road où l’on découvre des recoins assez glauques… On a faim, Titouplin demande au contrôleur comment aller à l’aéroport, ils nous indique le quai 3 et là, on regarde quand même, le train allait à l’aéroport de Manchester et non de Liverpool ! Titouplin retourne donc vers le gars et lui explique que non ce n’est pas celui de Manchester qui nous intéresse, mais celui de Liverpool. On attend donc sur le quai 2 et pour ne pas faillir à la réputation des trains anglais, le train accuse un retard d’½ heure… On a de plus en plus faim et Titouplin tente de se réchauffer (ou de draguer) dans un abritrain (bah oui, c’était pas un abribus) futuriste, en gros une sorte de boite Tupperware à taille humaine. Le train arrive enfin, on a toujours aussi faim et le gars à côté de nous bouffe ses sandwiches. Titouplin serre les poings mais la bienséance fit qu’il ne les lui déroba pas. Pendant ce temps, je me fais draguer par un chauffeur de camion qui me fera coucou par la fenêtre… Arrivés à Liverpool vers 13h30/14h, on se rue sur le premier resto qu’on trouve : un chinois avec buffet à volonté. Sont bizarres les anglo-chinois : y a une personne chargée de nous placer (et d’encaisser avant qu’on s’assoit), une autre personne qui rend la monnaie, une qui s’occupe des boissons, etc. On suit les conseils du restaurant (Customer Guide) : ne prendre qu’un tout petit peu pour ne pas gaspiller… Heureusement qu’ils le précisent, on ne rigole pas avec la nourriture ! Après un bon repas, bien repus, nous appelons Goonny, Gilkman et Gyom qui sont déjà en train d’arpenter les pubs de Liverpool avec le Nucleo. De notre côté, nous partons visiter un peu la ville : la Law Court puis les Docks. Une grande ballade où nous faisons de grandes découvertes : les bords des escaliers sont jaunes flashy, les magasins sont full of frogs, un chalet peint en rouge vif au milieu d’un jardin qui passe en boucle Abba, la mer sent pas la mer (autrement dit, la mer d’Irlande ne sent pas l’iode), la nuit tombe vers 16h ça fait bizarre quoi, on est chez les fous ! 16h30/17h, on retrouve les autres Hex@s et les Nucleo à la gare routière. Ca y est, on est parti pour l’aéroport. Le bus est trop plein on est serrés comme des sardines, à la plus grande exaspération des autochtones… Le summum fut atteint quand une jeune femme voulut sortir avec sa poussette, malheureusement impossible pour nous de bouger, on lui dit (et on lui montre) de se décaler pour qu’on puisse se mettre sur le côté pour qu’elle puisse sortir. Là un vieux intervient et d’un coup, tout le monde se met à pester contre nous (plainte au conducteur), jusqu’à la fin du trajet. Ma foi, quand on est con, on est con… Un peu dommage quand même… Le déplacement se termine de manière assez marrante puisque Gilkman réussit à accrocher une nana… Mais problème, il l’a accrochée au sens propre du terme, avec une boucle en métal de son perfecto dans ses vêtements ! Pauvre fille, elle a pris peur quand Gilkman l’a attrapée et l’a tirée à lui pour retirer la boucle… Arrivée à l’aéroport, Gilkman (toujours lui) en profite pour écrire sa dizaine de cartes, embauche Goonny pour en écrire quelques unes (reconversion : scribe). Je fais une critique sur les teintures horribles des Anglais que j’ai croisés tout au long de ces 2 jours (aucune forme – teinture au milieu ou sur le côté de la tête – et des couleurs flashy) et dis à Titouplin en voyant une femme avec la coupe au carré, ondulée avec les cheveux de devant décolorés et teints en rose fluo : « Tiens, regarde celle-là, c’est horrible sérieux, y a aucun goût ». Regard noir de la femme : c’était une française ! Bon tant pis, fallait bien que je fasse une gaffe dans ce dép… On monte vers la salle d’embarquement, on fait les magasins (bouquins, bouffe, …), Gilkman liquide ses pièces en se goinfrant au Burgerking et Gyom essaie d’acheter quelque chose avec 10 pence… Embarquement, on s’installe, et là Gilkman me demande « Elle est où ta copine décolorée ? » « - Bah, derrière toi ! » On finira le dép tranquillement et on arrive tous sains et saufs malgré un atterrissage un peu brusque.
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PSG - Lyon
Pour la première fois en trois ans, l'OL ne revient pas bredouille du Parc, et repart indemne du dernier stade qui l'a vu connaître la défaite. Tout sur le plus court déplacement de la saison pour les Hexa@75 ! J'y vais, j'y vais pas, j'y vais, j'y vais pas. C'est en gros ce que je me suis dit pendant les deux semaines précédent ce match. Désireux de faire ce déplacement, j'ai envisagé plusieurs scénarios la première semaine qui sont tombés à l'eau les uns après les autres. Je me résous donc : "tant pis, ça sera pour une prochaine fois". Et puis cette semaine, ça m'a quand même bien travaillé et plus les jours avançaient, plus j'étais motivé pour monter à Paris. Décision prise mercredi : j'ai réussi à avoir ma journée de vendredi, mon frère a récupéré une place, donc cette fois, c'est sûr, je serais au Parc ! Dans la foulée, j'essaie de convaincre JTABG69 de monter avec sa Badgonette69, mais y a pas moyen, Monsieur Le Pantouflard préfère rester dans son canapé pour regarder le match. Il a des circonstances atténuantes, je ne lui en veut pas trop (mais quand même ). Je ferais donc le voyage seul. Retour du boulot de Perpignan le jeudi soir en quatrième vitesse. Vendredi matin, c'est donc seul et sous la pluie que je quitte Lyon pour la capitale, que je compte rejoindre par la Nationale 7 comme il y a deux semaines pour le dep à Lens. Il est 11h15 et le trajet s'annonce long. Heureusement, il ne pleut plus dès la sortie de la ville, c'est de bon augure pour la suite. J'arrive à Moulins sur les coups de 13h40 et je me dirige au Mc Do pour manger et j'en profite également pour réhydrater ma voiture. Je poursuis le trajet tranquillement en espérant ne pas avoir de problèmes de circulation en arrivant à Paris. Arrivé à Nemours, premier ralentissement pour traverser la ville. Je me branche sur "Autoroute Info" et à ma grande surprise, les accès à la capitale sont fluides. J'espère que les accès au but parisien le seront également pour les joueurs Lyonnais. 17h00, je passe à proximité de Fontainebleau, je rejoins l'A6 et me dirige vers le périph. Le trafic se densifie. Au loin, j'aperçois un phare, comme le long des côtes. Ah non, c'est la Tour Eiffel, ça signifie quand même que j'arrive à bon port. Quelques ralentissements pour accéder et sur le périph et j'arrive à la Porte de Saint-Cloud à 18h00. Il y a des voitures de garées de partout, je sens que ça va bien être la galère pour trouver une place. Mais coup de bol magistral comme il m'en arrive très rarement, un tour de pâté de maison et en moins de 2 minutes, je trouve une place libre. L'ouverture du stade ne se faisant à mon avis pas avant 19h00, je pars à la recherche d'un casse dalle. Après avoir arpenté plusieurs rues, je fini par trouver un marchand de sandwichs. Il me fera payer mon sandwich au fromage 4 euros, ça fait mal... Je me dirige vers le Parc et attend au loin une demi-heure que les accès soient ouverts. Maintenant, reste à trouver le parcage visiteurs. Ca sera assez facile et je rentre dans l'enceinte à 19h30. Le parcage se remplira doucement et se sont finalement environ un millier de Lyonnais qui seront présent au coup d'envoi du match, dont une bonne moitié de passifs. Panique au moment du bâchage, car la bâche est équipée de ficelles, vu que tous les stades de France sont équipés de grilles, sauf un ! On galère un moment avant qu'Y nous dégote enfin un rouleau de scotch grâce auquel nous réussissons à bâcher normalement. Allez, encore un où on était ! Concernant le match, bonne prestation au début, avec un jeu assez ouvert. Puis après l'expulsion de Yepes, ça prend une bonne tournure, mais les parisiens défendent bien. En deuxième mi-temps, l'OL maîtrisera le ballon (65% de possession de balle à la fin du match) et s'installera dans le camp parisien, mais ne parviendra pas à se procurer d'occasions franches malgré les bonnes montées de Govou et Malouda. Ce sont même les parisiens sur une contre-attaque qui se procureront l'occasion la plus nette du match, mais Puydebois sera impérial. Un petit sentiment de déception à l'issue du match, les blessés, les absents (Juninho qui ne rentrera pas) et les matchs internationaux n'auront rien arrangé. L'OL conservera quand même la tête quoi qu'il arrive à la fin de cette journée, c'est essentiel. Côté ambiance, bonne prestation de notre part, avec toutefois une baisse de régime en fin de match. Côté parisiens, pas génial, surtout de bonnes broncas sur les expulsions de Vahid et Yepes, notamment envers l'arbitre, mais pas beaucoup de chants. Après une attente de 30 minutes dans le parcage, c'est finalement à 0h00 que je reprends la route avec Flo et un pote venu nous rejoindre Porte de Saint-Cloud. Le retour se fera cette fois-ci par l'autoroute et c'est à 4h00 que nous atteindrons Lyon. Pendant que je regagne mon lit, Flo se prépare à une matinée de travail... Bon courage ! Par MasterGone L'after des Hex@75 Comme on ne change pas une équipe qui gagne, toute la clique se dirige chez Indy, histoire de reconduire la formule du soir du 3e titre. Nous laissons Jacquot et Rayls à mi-chemin, avant de rejoindre par un long, long trajet… le 19e et un kebab fort heureusement ouvert. Nous pillons sans vergogne tout ce qui lui reste comme barbaque, avant de monter poursuivre les libations. La suite est du classique : nuit blanche. Certains font les malins en passant les doigts à travers leur " Tchickentchicka " et réclament des couverts, d'autres demandent des bières, ders verres… à Indy qui n'en peut mais. Goonny nous gratifie de quelques vocalises, puis vacille. Il tente malhonnêtement de se rattraper (la maîtresse branche du grand chêne de Boult-aux-Bois, ça t'ira ?) en me charriant à l'aide d'une bouteille de flotte, la triste vérité demeure : si c'est lui qui fait style " je finis " les dernières gouttes de punch et de malibu, le litre, c'est bien moi (Exilé17) qui m'en suis occupé. Non mais ! D'ailleurs, je préviens tout ce beau monde qu'aura lieu prochainement un Happy Marne à thème : "Rhum et eau de coing". C'est au pied du mur, n'est-ce pas… Vers les 5h 30, j'attrape le premier métro avec Gilkman, qui enchaîne direct sur le boulot, pendant que les autres glandouillent, et je chope le train de 5h 58 pour Meaux où m'attend ma couette. Ouf ! Par Exilé17
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Lens - Lyon
Un des plus beaux succès du groupe : un bus plein d’Hex@ motivés, du matos, de l’ambiance, et bien entendu, la victoire ! Après le déplacement à Nîmes pour le match Istres - Lyon, la section « Juin » (VAL69, JTABG69 et MasterGone), telle que la surnommera JTABG69, envisage sérieusement d'effectuer celui de Lens qui a lieu deux semaines plus tard. Après plusieurs scénarios envisagés, c'est finalement la solution du bus au départ de Paris organisé par les Hex@75 qui est retenue. En ce samedi, il est 7h30 lorsque nous quittons Lyon pour rejoindre la capitale via la nationale. Nous ne parlerons pas du réveil difficile de VAL69 qui nous aura presque mis en retard, je pense que cela n'est pas nécessaire et n'a pas sa place dans un compte-rendu de déplacement. Le trajet se déroule bien, quelques chambrages par-ci par-là, mais rien de bien méchant. Après un premier arrêt « hydratation » près de Nevers, JTABG69 commence à avoir son estomac qui le fait souffrir. Pour une fois, la cause n'est pas la bière, mais l'appétit qui vient. Nous décidons donc d'aller chez Ronald, l'heure approchant des 12 h. Alors que nous avons croisé beaucoup de « restos » de cette enseigne jusqu'ici, pas moyen d'en trouver un maintenant ! Lors de la traversée de Souppes-sur-Loing, une des rares réflexions de JTABG69 l'amène à dire : « Et si on mangeait un kebab ? ». Un claquement des doigts et 200 m plus loin, dans cette ville presque perdue, nous apercevons un marchand de « kebap », tel que marqué sur le panneau devant le magasin. Après cet arrêt, nous poursuivons tranquillement notre chemin vers Paris, non sans un détour via Moret, mon co-pilote (JTABG69 pour ne pas le citer, encore lui) n'étant pas capable d'indiquer clairement les directions à suivre. Si vous devez l'emmener un jour en voiture, achetez lui un pédalier, enfermez-le dans le coffre et faites lui croire qu'il fait avancer la voiture, il sera plus utile. Il est 13h30 lorsque nous apercevons au loin la Tour Eiffel et 14 h lorsque nous atteignons le point de rendez-vous fixé, à savoir la Porte de la Villette. Nous sommes les premiers sur les lieux et avec une heure d'avance sur l'horaire. Belle performance quand on sait que certains habitant Paris réussiront à arriver en retard ! Ils se feront toutefois pardonner en nous offrant le champagne, Jérémy fêtant son 50e dep. Il est finalement 15h30 lorsque le bus quitte la capitale. L'ambiance est bonne, l'ambiance est chaude, la bière et autres boissons coulent à flot. A noter également, le belle perf de Labellette, qui mettra moins d'une heure avant d'être malade (mais le meilleur reste à venir). JTABG69 tentera de relever le défi de battre le grand Rayls, à la kro cul sec, mais en vain, JTABG69 abandonnera au bout d'une bière et demi. Guillaume s'essayera au micro, tandis que d'autres tenteront la drague, sans résultat (N'est-ce pas Val ? ). Alors que nous nous arrêtons sur une aire d'autoroute, nous trouvons le moyen de tomber sur un car lensois qui part juste à ce moment là, au grand soulagement de quelques hommes en bleu également présents sur l’aire, qui se voyaient sans doute déjà faire face à une émeute… Au péage à 18h, nous retrouvons les bus BG et Hex@ + Nucleo avec lesquels nous sommes escortés par des ruelles glauques jusqu’à Bollaert, atteint à 18h30. Après le passage sans accroc des CRS, nous entrons dans l'enceinte où siège parait-il l'un des « meilleurs publics de France ». Bâchage sans souci après les Nucleo, et Rayls pourra même passer en pelouse pour prendre quelques photos du parcage. Après un début de match équilibré, les Lyonnais accélèrent et réussissent à planter un but qui sera refusé pour un hors-jeu inexistant, ce qui nous voudra une fausse joie. Mais moins de 5 minutes plus tard, cette fois-ci le but sera bien valable et tout le parcage pourra exulter. Le début de seconde mi-temps sera assez crispante, de même que la fin de match même si elle sera bien maîtrisée par les Lyonnais. Nous serons bien déçus de l'ambiance lensoise qui est loin de sa réputation. On n’insistera pas sur leur « tifo » pour ne vexer personne, et Bollaert conclut même par un « Mé i sont où les Sang et or » qui en dit long sur sa frustration. Dans le parcage Lyonnais, les chants ne discontinueront pas, même si l'on avait parfois l'impression d'en répéter certains pendant de longues minutes. Côté Hex@, le message de rester groupé et d’agiter le matos a bien été entendu, spéciale dédicace aux quatre membres qui ont ressorti tout au long de la rencontre les désormais fameux drapeaux-lettres, allez les gones, c’est comme ça que le groupe va grandir !! Après une attente de 25 minutes dans le stade, puis à nouveau de 30 minutes sur le parking, il est prêt de 23h00 lorsque nous reprenons la route vers Paris. L'ambiance sera toujours aussi bonne dans le bus et la capitale atteinte vers 1h30. Certains sortiront bien alcoolisés ! Les vannes sur Badgonette69 et JTABG69 vont de bon train. Et on apprendra que prochainement, Goonny doit payer son bus et Gbec son corps, avis aux amateurs et amatrices. Après quelques discussions, il est 2h30 lorsque, après avoir déposé Rayls, nous redescendons en direction de Lyon, toujours par la nationale. Le trajet nous paraîtra interminable et il nous faudra pas moins de 3 arrêts « dodo » pour essayer de vaincre la fatigue et le sommeil. C'est finalement à 9h00 que nous atteindrons la Capitale des Gaules où nous regagnerons rapidement nos lits pour quelques heures de sommeil bien méritées. Val69, JTABG69 et MasterGone
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Istres - Lyon
Sans égard pour la chronologie, retour sur ce dep en terrain semi-neutre, Istres-OL au Stade des Costière de Nîmes, avec là aussi un bus Hex@. Trois jours après le fabuleux match à Fenerbahce en Ligue des Champions, l'OL se déplace à Nîmes pour affronter Istres, promu et actuellement reléguable. Le choc est rude entre les deux confrontations, mais il faudra rester prudent et combatif pour conserver la tête du championnat, d'autant que la fatigue devrait être bien présente dans les jambes des joueurs. Pour ce déplacement, qui est l'un des plus courts de cette saison, c'est à nouveau un bus qui est organisé au départ de Lyon, le deuxième consécutif après celui de Saint-Étienne. C'est donc une dizaine d'Hex@s qui se retrouvent à 10h30 devant le Ninkasi à Gerland en ce samedi, pour un départ à 11h00. Le début du trajet se déroule sans problème, discussions, lecture des journaux et jeu "devinette" permettant de passer le temps, avant notre arrivée sur l'aire de Montélimar pour le seul et unique arrêt du parcours, où nous devons être rejoints par une horde d'Ardéchois et Drômois. Nous en profiterons pour nous restaurer et faire quelques besoins. Nous reprenons la route, et comme on en a un peu marre de deviner des bêtes et des machines bizarres, certains envisagent de jouer aux cartes. Seul problème, l'un connaît le tarot, l'autre la belote, le troisième la coinche, d'autres encore une variante bizarre de " la contrée ", bref, c'est non sans mal que les joueurs trouvent enfin une règle commune… D'autres poursuivant leurs discussions, pendant que les 26 et 07 tenteront en vain de mettre de l'ambiance au fond du bus. L'arrivée au stade des Costières se fait vers 15h30. Fouille des CRS sans problème, nous rentrons dans l'enceinte à 15h45, une heure et demi avant le début du match (17h15). Il faut dire qu'il n'y a rien à faire autour du stade. Les Hex@s s'éparpillent dans le virage qui est intégralement réservé aux supporters visiteurs. Le parcage se remplit doucement, de même que le stade, et c'est finalement 700 à 800 Lyonnais qui seront présent au coup d'envoi du match, pour un total d'environ 10000 spectateurs. Les Costières présentent la forme générale d'un grand stade de foot, mais le tout en réduction, si vous voyez ; ça donne des tribunes bizarrement courtes et basses pour leur architecture, le blanc s'écaille, bref, grandeur et décadence au bout d'une zone commerciale, pas la joie. Pas de bâchage, mais les étendards lettres font enfin leur première sortie, accompagnés par les drapeaux Hex@ traditionnels. Craquage de torches au début du match par les BG et Lugdus, puis quelques autres au cours du match. Il ne sera pas difficile aux Lyonnais de faire entendre leur voix dans ce stade quasiment mort, seuls quelques supporters Istréens étant présent dans le virage d'en face. L'ambiance sera bonne tout le long du match, malgré la piètre prestation de l'équipe qui sera par moments à deux doigts de se prendre un but. Tout le monde s'attendait à un match facile, ce ne sera finalement pas le cas, et le score final nul et vierge sera presque heureux. Après une attente d'environ 20 minutes dans le stade, nous regagnons le bus. Un petit apéro sera le bienvenu et nous partirons finalement vers 19h50 après une nouvelle et longue attente sur le parking. Le trajet du retour sera bien animé, les Hex@69 (et 75) emmenés par JTABG69 tenteront de chanter plus forts que les 26 et 07 présents dans le fond du bus. Viendra ensuite la séance tatouage et peu de personnes y échapperont. Après avoir laissé les Ardéchois et Drômois à Montélimar, l'ambiance baissera d'un cran, certains préférant se glisser dans une petite sieste, tandis que la section " Juin " toute nouvellement constituée (VAL69, JTABG69, MasterGone et Dragon69) prépare déjà le prochain déplacement à Lens. L'arrivée dans la capitale des Gaules se fera vers 23h00. MasterGone
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Fenerbahçe - Lyon
«Lyon ? Olymmpique Liiiooon ? » Mardi, jour du match, la tension devient palpable dans le bazar que nous arpentons depuis le début de matinée. Même si, la plupart du temps, lorsqu'on croise un supporter du Fenerbahçe, il a auprès de lui une connaissance fan du Galatasaray ou du Besiktas pour se joindre à nous. Lyon ? Olympique Lyon ? et un pouce levé pour nous encourrager à battre le rival. En milieu d'après-midi, nous apprenons que nous ne pourrons nous joindre aux bus VIP de l'OL et sommes donc résignés à aller au stade par nos propres moyens. L'ambiance ne semble pas franchement hostile dans la ville, mais nous ne tenons pas particulièrement à nous faire remarquer, d'autant plus que nous portons sur le dos le matos de nos groupes respectifs et nos appareils photos, et que la réputation du public stambouliote n'est plus à faire. Nous partons à pied prendre le bateau pour traverser le Bosphore et rejoindre la partie asiatique de la ville où se trouve le stade Sükrü Saraçoglu. La discrétion n'est pas notre fort au milieu de ces flots de jaune et bleu. Après un débarquement rembarquement, nous sommes définitivement repérés, d’autant plus qu’on est les seuls à utiliser les toilettes sur le bateau. A peine débarqués, il faut trouver le stade, ce qui n'est pas très difficile étant donné le flux ininterrompu de supporters adverses. Nous arrivons devant le stade vers 19h15, il nous reste à trouver l'entrée VIP pour récupérer nos places. Les locaux n'ont que deux ou trois portes pour rentrer, ils arrivent donc très en avance et commencent à garnir le stade et à chanter tôt. On demande à des policiers qui ne parlent ni anglais ni français, et que très peu allemand, de nous indiquer le chemin, ce qu'ils feront au bout d un petit quart d'heure de concertation. Demi-tour, on a été trop loin. On se renseigne à nouveau vers l’entrée du parking, nouveau demi-tour, pour aller à l'opposé, où on nous dira à nouveau que c'est à l'opposé qu il faut aller. Nous profitons donc au maximum de l’ambiance et de la tension des abords du stade, en essayant de ne pas rester trop groupé ni de trop parler. Nous finissons par trouver une petite entrée cadenassée où un portier nous laissera rentrer et attendre nos billets à l’abri sous un couloir qui mène au parcage. Enfin les bus officiels arrivent, accueillis par des sifflets. Manque de chance pour nous, on n'est encore pas à la bonne porte, et il va nous falloir traverser la foule stambouliote, après avoir remis une veste sur mon T-Shirt OL et demandé à un mec de la Sécu de nous ouvrir le chemin. En fait, n’étant que six, Ils n’ont pas voulu nous laisser seuls dans le parcage et nous ont regroupés avec les VIP. L'OL nous offre la place, le ticket est quand même à 150 000 000 livres. Nous retrouvons les autres supporter lyonnais, parmi eux deux Hexa de Lyon, BN et son frère. On s'installe dans un stade déjà bien rempli et très sonorisé. Deux petites déceptions car on ne pourra pas bâcher, et on doit partager notre morceau de tribune avec des autochtones. L'ambiance est terrible, avec des "qui ne saute pas" repris par l’ensemble du public, des cris, des chants de toutes parts. Les regards haineux et les divers gestes qui nous sont adressés lors des buts sont impressionnants, les CRS locaux n'étant pas en assez grand nombre pour nous protéger s'il y avait vraiment des problèmes. Et notamment juste à côté de nous, 'Blondin', ado hystérique qui ne supporte pas de nous entendre chanter et encourager notre équipe; alors il passe son temps à piquer des crises (comme un môme de 5 ans), il se retourne vers nous et nous lance des mots incompréhensible mais virulents et nous fait des signes de la main tout de suite plus concrets ! Même son garde du corps dont l'arme (à feu) dépasse de son pantalon le retient régulièrement (ah ces enfants gâtés!). Sportivement, l'OL surclasse ses adversaires, et le match tourne presque à la leçon de football. Notre ami Blondin ne supportera pas la défaite et sortira du stade une bonne demi heure avant tout le monde. Mon appareil photo est rangé à la mi-temps, car même si on est entourés de CRS, l’ambiance est électrique et c’est impressionnant de voir tout un stade tourné vers soi à t’insulter, te faire des doigts, te menacer. Sur les deux derniers buts, la joie sera d’ailleurs plutôt intériorisée… A la fin du match, on nous déconseille fortement de quitter le cortège lyonnais et on se retrouve donc dans un bus à destination de l'aéroport sous une escorte policière, avec un Demis Roussos version Grecque aux commentaires pendant le trajet. Les joueurs suivent et nous pouvons les leur parler et procéder à une séance photo rapide et fort sympathique à notre arrivée à l’aéroport. Pour nous, il nous reste maintenant à retourner dans le centre, car même si nous sommes encore en vie, nous sommes désormais très loin de notre hôtel et de l’animation du centre ville. Après quelques hésitations, on demande aux chauffeurs du bus des joueurs s'ils peuvent nous ramener sur Istanbul. Ce qu’ils feront bien volontiers, ne rentrant sur Lyon que le lendemain. Les interprètes sont à l’avant, et nous, nous nous plaçons alors au fond du bus où l'on hésite pas à faire quelques tendus d'écharpes, hallucinant d’être à la place même où étaient les joueurs quelques minutes plus tôt. Retour en arrière... Dimanche après midi, Gilkman et moi-même avons rendez-vous à Roissy. Enfin, nous avions rendez-vous un peu plus tôt pour un match des féminines, mais un mal de crâne persistant m'a empêché de me lever et de l'y rejoindre. Quelques aspirines me permettent de ne pas arriver trop en retard à l'aéroport , où en plus de Gillou, 4 Nucléos attendent l'avion. Eux aussi ont opté pour la formule Avion + hôtel + petit déj et une visite. Formule très intéressante, avec un bémol cependant au niveau des horaires pour le petit déj. Nous ne quitterons plus Bart, Ouiz ,Toro et le Chef Chaudart ! Avec un léger retard, c'est au petit matin que nous arrivons sur Istanbul et la nuit s'annonce courte si nous voulons profiter de la visite guidée de la ville lundi matin, d’autant plus que dès l’arrivée, on s’est mis en tête de goûter l’anisette locale. Après une visite de Soleyman où Bart mesure l’honnêteté des locaux et un déjeuner au terminus de l'Orient Express -dans le restaurant le moins typique que nous ferons du séjour - , nous nous laisserons tenter par une croisière sur le Bosphore pour passer l'après midi. On apprend que le Galatasaray est une école Française, on se rend compte que la baignade est fortement déconseillée eu égard au fait que l'eau est infestée de méduses dont le diamètre dépasse aisément les 50 cm! Certains en profitent pour faire une sieste tandis que d'autres mitraillent la côte ensoleillée. Le soir, on se dirige vers le quartier qui bouge à Istanbul et, comme le veut la tradition, on goûte aux spécialités locales. On va donc fumer le narguilé dans un "bar" dont le propriétaire est supporter du Fener, il nous fourni des embouts aux couleurs de son club (bleu et jaune), mais n'hésite pas à payer sa tournée de thé ! Pour le retour, on opte pour le taxi, celui-ci ne nous rejette même pas lorsqu'on lui dit qu'on est 6 ! Il a du mal à démarrer et cale même dans la descente d'une ruelle étroite ! Un retour sans souci malgré une petite frayeur lorsqu'il décide de doubler à l'approche du pont d'un ancien aqueduc... On appréciera tellement qu'on retournera au même narguilé, en rentrant avec le même taxi. - Le mardi , nous visitons le Bazar, ça marchande sévère pour obtenir une réduc' sur les vestes "Argentina" qui auront un grand succès le lendemain en ville ! Les célèbres "Lyon, olympique Lyon" fusent à chaque échoppe ! Une petite pause à la sortie du bazar nous fera découvrir qu'on se trouvait juste à côté d'une fac, re-sortie des appareils photos... avec zoom! En pleine période de ramadan, on arrive facilement à trouver des restos le midi et les paris vont bon train avec les restaurateurs ! Le soir pour aller au match, on traverse le marché aux épices alors que la nuit est tombée et on voit tous les marchands au fond de leurs boutiques qui dégustent leur repas tant attendu. Après le retour du match, nous retournons dans le bar où nous avions fumé le narguilé, le patron nous reconnaît, nous félicite et ramène des embouts aux couleurs de l'OL, la grande classe et respect ! tant qu'on y est, on retente le retour avec le même taxi mais là, à 500 m de l'hôtel, on se fait arrêter par la police ! Le chauffeur dit tout de suite "touristi" mais l'agent fait le tour pour nous demander nos papiers et là, le chauffeur dit "franchaisse" et l'agent nous fait circuler sans même en faire descendre deux. Un supporter du Galatasaray ou le support de Chirac pour l'adhésion de la Turquie à l'Europe? on ne saura jamais ! De retour à l'hôtel on fait le plein de raki et d'efès pilsen car mine de rien il faut fêter cette victoire et surtout l’anniversaire de Gillou ! Une soirée mythique où les Hex@s ressortiront "plus grands buveurs"! haut la main, même. Quelques anecdotes, Rayls qui va faire chier Ouiz et Bart pour taxer des clopes et qui fini par déterrer la plante décorative à côté de l'ascenseur pour se la jouer "un inconnu vous offre des fleurs" ! Notre porte reste souvent ouverte car beaucoup d'Ukrainiennes circulent dans l'hôtel ce qui nous fait dire qu'un petit dép' à Kiev serait sympa ! Par contre la chambre empeste un peu, entre la bâche pendue aux rideaux qui aurait méritée d’être aérée plus souvent et les odeurs de Raki qui restent… Mercredi, le groupe est séparé pour cause de gros mal de tête pour certains! Rayls n’arrivera pas à se lever à 7h et 10h pour profiter deux fois du buffet du petit-déjeuner, et en tiendra d’ailleurs rigueur à Gillou pour ne l’avoir pas levé. Gillou, bien que matinal, retardera un peu le début de la journée culturelle en raison d’un petit problème de santé ! La micro-section Raki&Culture peut commencer ses visites de Topkapi, le complexe des Sultans, de la grande Sophie, de la Mosquée Bleue notamment. Tout le monde se regroupera le soir pour le resto et le narguilé désormais habituel. Jeudi, c’est la dernière ballade. On peut à nouveau se rendre compte que la Turquie, au moins Istanbul, est très proche de l’Europe, et que ses habitantes sont très jolies. La principale mission du facteur de service est de trouver une poste, mission en suspens sans succès depuis plusieurs jours. On fini miraculeusement par "identifier" un bureau de poste, une guichetière en foulard qui ne parle que le turc nous accueille et si on a bien compris ne vend pas de timbre! On en trouvera chez des marchands de babioles qui les vendent presque au double de leur prix! En échange de ce service, Gillou laissera sa carte bleue comme souvenir à la Turquie, il faut dire que les distributeurs permettent de récupérer son fric avant la carte. « Vivement la finale qu’on pose une semaine... »
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Saint-Etienne - Lyon
Un deuxième bus consécutif au départ de Lyon pour un dep qui, à part ça, laissera peu de souvenirs ! Mais ne boudez pas votre plaisir devant la prose d’un tout nouveau rédacteur ! Dimanche 3 octobre… On attendait tous cette date avec impatience depuis la publication du calendrier de L1… Après une semaine sous pression, les 4 hexas01 débarquent aux alentours de 15h devant le virage nord. Pour l’organisation de ce premier car Hex@ en partance de Lyon, toutes les places ont été réservées, y a des motivés. Les 75, 07, 01 et 69 ont tous répondu à l’appel. Après une heure et demie d’attente, nous montons enfin dans le car pour un déplacement qui s’annonce chaud. Nous voila parti dans les contrées perdues du forez depuis 152 mètres, que notre ami Yaggy est pris d’une furieuse envie de soulager un besoin pressant. Pendant 20 minutes, le car sera bercé par diverses variations sur le thème « Un arrêt pipi allez allez ». La solution viendra de JTABG qui proposera de remplir la bouteille de punch vide … Pour la suite, ceux qui y étaient savent (non, je ne dirais pas que JTABG a pissé 3 gouttes, et Yaggy les ¾ de la bouteille). Les chants commencent à partir, inévitables « Emmenez-moi », hymne du J9 Team 75 « Kronembourg allez »… Bref de blagounette en blagounette, on quitte enfin l’autoroute … pour prendre un chemin de campagne qui va nous rallonger la route de presque 1 heure. A l’approche de la capitale verte, les écharpes vertes (et les écharpes anti-lyonnais) commencent à fleurir sur le bord des routes, tout comme les chants à l’intérieur du car (dédicace à JTABG qui hurle après les petites vieilles). Cela dit, une bonne partie des indigènes croisés semble se fiche éperdument de l’événement, à moins qu’un inattendu accès de sportivité ne les ait dissuadés de lever le majeur… Soudain, apparaît à l’horizon un énorme bloc de béton … Geoffroy Guichard. Pour mon premier déplacement en terre verte, je suis vraiment déçu par l’aspect ce stade, qui finalement ressemble au reste de ce que l’on a croisé dans la cité stéphanoise… Après avoir obtenu le précieux sésame auprès de notre prez’ adoré, nous descendons du car, et les premiers chants sortant du stade se font entendre. Les premiers frissons commence à me parcourir. Ca s’annonce bien Après une fouille digne de l’événement (passage devant 2 crs pour moi pendant 2 minutes… ), nous entrons dans le stade et la surprise, la tribune des Magic Fans est déjà a moitié remplie alors qu’il n’est que 18h30. Après 5 minutes dans la tribune, je me rends compte que les salutations avec nos adversaires, se feront a l’aide de chants très fins et d’objets en tout genre. Et à la surprise générale, les premiers boulons, ne sont pas envoyés par les sauvageons lyonnais comme certains aimeraient nous le faire croire … Bref, l’avant match au stade sera marqué par des jets de projectiles s’intensifiant au fur et a mesure que le coup d’envoi se rapproche. Première péripétie, compte tenu des places occupées et réservées les stadiers nous empêchent carrément de bâcher. Il resterait bien, comme d’hab, à poser le précieux indice de présence près de la bâche Nucleo, mais c’est la gent orange qui refuse qu’une banderole soit placée en hauteur. Grosse colère, vite communiquée à Gael, lequel se rappelle qu’il vaut mieux avoir affaire à Dieu qu’à ses saints et tombe sur le dos du responsable, pour ne le lâcher qu’après avoir obtenu permission expresse de bâcher en hauteur. Reste à y monter, en hauteur, car les grilles sont peu praticables. « Comment tu vas faire là ? » « Tu vas voir comment qu’on va faire !! » et zou, me voilà pieds nus devant tout GG, histoire de passer les orteils entre les barreaux. « Nan, pas là, elle gêne »… Bref… Après trois essais, mes pieds finissent par dire stop et c’est Aline, les deux pieds sur les épaules de Gael lui-même debout, qui réussira la perf attendue. Un bel effort dignement couronné par une bâche vue sur Canal et bien visible sur de nombreuses photos. On y était, nomdidiou !! Toujours sous un feu constant d’artillerie verte, le match peut commencer. Les tifos sortis par les stéphanois sont assez impressionnants, comme a l’accoutumé dirais-je… J’aurais du mal à vous raconter ce qu’il s’est passé sur le terrain le premier ¼ d’heure, car toute mon attention était fixé sur le ciel et le kop adverse, pour éviter de finir assommé par un objet non identifié … En vrac : serrures, poignées de porte, piles, œufs, clés à pipe, briquets et écrous plus quelques missiles plus anodins. Cette première mi-temps est très bonne dans la tribune lyonnaise qui est à la hauteur de l’événement. Le premier but de Juninho provoque un énorme chaos dans la tribune qui chambre les stéphanois tant qu’elle le peut. La mi-temps se passe tranquillement et le début de la seconde est un vrai calvaire pour nous puisque les 2 buts marqués en l’espace de 10 minutes glacent toute notre tribune alors qu’a l’inverse, Geoffroy Guichard explose et se transforme en véritable champ de bataille (vocalement et dans les airs …) … jusqu'à la 88éme minute où l’indescriptible se produit. Le deuxième but lyonnais provoquera l’hystérie collective au sein du kop rouge et bleu. Ca y est on le tien notre match nul !!!! Mais l’OL qui joue à cinq attaquants va-t-il s’amuser à défendre ? Que nenni, même pas remis de nos émotions, que Govou nous offre l’inimaginable 5 minutes plus tôt. Il s’en suit un bond de 4 rangées pour moi, en évitant 2 types en train de se rouler par terre de joie. Le stade, jusqu’ici bruyant, me mouftait plus mots (mis a part nous ). Le kop nord est assis, figé sur place, incrédule. La première victoire en terre stéphanoise depuis 12 ans est là, et de quelle manière !!!! Le coup de sifflet final retentit et les tribunes adverses se vide petit a petit sous les chants soutenu des lyonnais… Vraiment, le moment est jouissif… Après plus d’une heure d’attente en tribune, on est enfin autorisé à regagner notre car. Bref nous voici de retour sur Lyon sur le coup des 1h30 du mat, pour un déplacement légendaire !!!! On en parlera à nos enfants, qui en parleront aux leurs. C’est le Derby. Décidément, il n’y en a qu’un seul. Funnyoda
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Toulouse - Lyon
Il n'y avait pas pléthore de Gones pour rejoindre la Ville rose en pleine semaine, mais il y avait un bon noyau d'Hex@ ! Retrouvez leurs souvenirs de cette victoire ici... Jour de semaine oblige c'est un nombre réduit de gones qui a entrepris le déplacement jusqu'à Toulouse, il en venait pourtant de Paris, de Chartres, de Lyon, d'Albi et même de Blagnac. Pour les détails de la logistique de ce déplacement, je serais peu disert, le mien se résumant aux 10 kilomètres séparant Blagnac du Stadium. Ce sont donc deux Hex@ (Jacquot et Julie) ainsi que deux forumeurs assidus (Méli et Vikinglyonnais) que nous (Sevy et tOOn) avons retrouvé au stade. Les uns arrivés en voiture, les autres en train avec des fortunes diverses au niveau de l'horaire. C'est ainsi que Jacquot est arrivé bien dix minutes après le coup d'envoi, avec la bâche (qui restera donc au chaud pour ce Toulouse – Lyon) et deux collègues. L'ambiance sonore du match fut bonne, très bonne... Mais malheureusement toulousaine, nous étions beaucoup trop peu pour lutter (une centaine) contre un public toulousain remonté par les bonnes performances et venus en nombre (31 089 spectateurs) pour affronter le champion de France. Un regret toutefois concernant la performance des toulousains, pas de chant, juste des TOULOUSAAAAAIIING, TOULOUSAAAAAIIING... ou des broncas... Mais quelle résonance ce stadium, quelle résonance ! La deuxième mi-temps et les décisions de l'Arbitre Gilles Vessières ne nous aideront pas à nous faire entendre ! Suite au coup-franc indirecte dans la surface, c'est un public toulousain survolté qui nous a ma foi parfaitement couverts. Reste toutefois des satisfactions à ce déplacement : la victoire et les tentatives de recrutement de Jacquot en VRP Hex@ de luxe, rien de transcendant mais ce fut sympathique pour, je le répète, un déplacement en semaine. Messieurs de la ligue, s'il vous plait, pas de Toulouse – Lyon en semaine l'année prochaine, le stadium est un bel endroit pour un match (sonore) de supporter et cette année, vous avez réduit nos chances à néant ! tOOn
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Rennes - Lyon
Compte-rendu du déplacement à Rennes, par la nouvelle section Bretagne ! Rennes, Stade de la Route de Lorient, c'est pour moi le plus court déplacement de la saison mais aussi le seul en terre bretonne depuis la descente de Guingamp en L2. Cette saison nous sommes cinq à quitter les Côtes d'Armor direction "Roazhon" pour suivre l'OL. En effet, j'emmène avec moi quatre nouveaux membres hex@gones : Amandine (Djilla6922), Julie (Juni22), Lucie et Mathieu. Nous nous retrouvons tous chez Amandine ; 17h15, tout le monde est là, on monte dans la voiture de Lucie qui avait été parée des couleurs lyonnaises pour l'occasion. Et c'est parti pour trois quart d'heure de trajet, on discute, on fait un peu connaissance. Sur la route, Amandine et Julie salueront quelques voitures et motards immatriculés 35, ça répond gentiment, ils devaient pas aller au stade ceux la... Arrivés à Rennes, on se gare tranquillement et on se dirige vers le stade devant le guichet visiteur où on doit retrouver Damien, nouveau membre hex@ouest lui aussi ; venant de Laval avec son amie et un pote à lui. En les attendant on s'achète une crêpe sucre, pas top, elle devait pas valoir celle que Méli, Raph, Julie et Mat étaient en train de déguster place Ste Anne !!!... Lorsque Damien arrive, on va tous prendre nos places puis je les laisse rentrer dans le stade, impatients d'y être enfin. Moi je décide d'attendre, avec Jacquot, les hex@s partis en crêperie, pour rentrer avec eux. Dans le parcage on retrouve Hicham venu des Pays-Bas. Pour ce qui est du match, je retiendrai l'entrée en jeu de Wiltord, applaudi aussi bien par les lyonnais que par les rennais, les deux buts de Nilmar, le kop rennais qui malgré une nouvelle tribune reste bien pâle. En fin de match, Rennes revient à 2-1 mais l'OL tient sa victoire, belle revanche sur la lourde défaite (3-1) de la saison dernière, on peut rentrer fièrement à la maison, cette saison c'est moi qui vais pouvoir narguer les supporters rennais qui sont dans mon entourage. Après le match, je ne traîne pas car je dois rejoindre les 4 hex@s breizh avec qui je suis venue et qui ont filés à la voiture, donc je dis au revoir a tout le monde en vitesse. On décide d'aller jusque l'aéroport mais il est difficile de quitter le parking, on se retrouve dans les embouteillages et certains désespèrent de pouvoir voir les joueurs avant leur départ. Finalement on arrivera 10 minutes avant l'arrivée du car, fallait pas stresser Mathieu !!!! (clin d'œil) On passera un peu plus de temps avec Hatem Ben Arfa, Abidal, Wiltord, Govou sans oublier Greg Coupet qui posera gentiment avec l'écharpe hex@ avant de s'envoler pour Lyon. Pour nous aussi il est temps de rentrer, on prend donc la route vers minuit pour retrouver les Côtes d'Armor. En conclusion, un bon déplacement avec la rencontre des nouveaux hex@s, une victoire de l'OL, un moment sympa avec les joueurs sans oublier le petit passage à Télé foot le dimanche matin !!!!... Rendez-vous à Nantes...
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Metz - Lyon
Voici le compte-rendu du déplacement à Metz écrit de la main du hardos (hardeur?) de la bande, Gilkman. "9h du mat", porte d'Orléans, point de rendez-vous pour le déplacement à Metz. Goonny, la Belette, Jacquot et moi s'entassons dans la 106 de Marie Anne. La musique en fond sonore couvre à peine le bruit du cadran avant gauche qui "vibre". On se lance alors dans un "Blind Test" qui sera poursuivi jusqu'au retour avec la Belette qui attend désespérément Travis et Coldplay tandis que Goonny aura plus de chance avec Calogero qui a envahi les ondes (pas the Rasmus !). Une terrible erreur sur les trois premières notes de musique me font confondre les Stones et les Eagles ! Nostalgie permettra à Marie et Jacquot d'assurer un point avec Polnareff ! Un arrêt sur une aire d'autoroute nous permettra de décapsuler quelques canettes de bière. L'arrivée à Metz se fait sans problème ; on traverse les rues piétonnes en voiture et arrivons finalement sur un grand parking où j'ai enfin pu attaquer ma première bière ! C'est notre première rencontre avec nos amies les abeilles ! Une photo avec l'étendard Hexas75 et nous partons à la recherche d'un lieu où nous restaurer .Après avoir fait un tour rapide, c'est à la terrasse d'une pizzeria que nous nous installons, l'ensoleillement ainsi que les serveuses facilitant notre choix ! Tandis que la Belette et Goonny s'envoyaient une pizza "Red Hot" (en rapport avec les serveuses en T-Shirt rouges ?), Jacquot se vengeait sur un gratin d'aubergines après avoir vainement demandé des anchois ! Marie Anne et moi préférant des pâtes dont le seul T shirt blanc que je possède est à jamais marqué ! Au fil du repas, Jacquot s'est transformé en éliminateur d'abeilles, tout en repérant de son œil aguerri de fameux "moineaux belges" ! La Belette a aussi repéré la faune locale, il a même tenté de capturé un spécimen au coulis de framboise accompagnant son dessert : l'inscription de son numéro de portable sur le rebord de son assiette constituant un appât idéal ! (à la rédaction de ce CR, son portable n'a toujours pas sonné !) Goonny grand poète, nous rappelle "qu'il n'y a que ce qui se trouve dans le cœur qui compte". Y aurait il eu des chacals parmi nous ? Avant de reprendre la route du stade, nous attirons une nouvelle fois les abeilles messines ! A notre grande surprise, les parkings autour de St Symphorien sont payants ! A l'entrée du stade, nous croisons quelques Lugdus ayant fait le déplacement de Paris et surtout Indy qui, avec sa bonne humeur habituelle, avait aussi amené des crêpes. Le passage des CRS se fait sans accroc , si ce n'est que celui qui me fouillait avait l'air d'apprécier une certaine partie de mon corps ! Tifo sympa des BG et "craquages" énormes de toutes parts, le match peut commencer ! Match assez pénible à voir vu la qualité de jeu lyonnaise. Comme la tradition le veux, il y a eu un gazage ! La belette n'écoutant que son cœur, se propose pour effectuer un bouche à bouche sur une supportrice fortement touchée. Puis d'entrée, nous verrons le premier but et Goonny réussira même à manquer l'égalisation ! La blessure d'Elber nous verra donner quelques pronostics (claquage pour moi et entorse du genou pour la belette) qui s'avèreront bien faibles par rapport à la réalité. A la fin du match, Coupet saluera les quelques 150 à 300 supporters qui ont fait le déplacement et une attente ridicule (par rapport à l'année dernière) de 3/4 d'heure nous permettra de rejoindre notre voiture et les bières encore fraîches qui traînaient encore dans le coffre ! Le marchand de sandwich nous ayant distribué tous les steaks qu'il lui restait, c'est le ventre plein que nous avons repris la route. Le Blind Test a repris jusqu'à la pause essence. ; je restais le dernier à jouer et donc à gagner sur "Hotel California" tandis que mes co-voituriers émergeaient péniblement de leur sommeil. Un petit tour de périph' et c'est vers 1h du matin que nous nous sommes séparés, Jacquot précisant que le J9 serait de mise pour "certains déplacements."
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Nice - Lyon
Un tout p’tit CR de remise en route estivale… mais une première depuis des années : l’OL démarre par une victoire. Ce match devait être la fête du centenaire de l'OGC Nice, qui avait fait la demande auprès de la LFP de rencontrer l'OL à cette occasion. Ilsl voulaient rencontrer le champion de France en titre, et bien ils ont été servis, un match entre les anciennes Gloires de Nice qu'ils ont remporté face à je sais plus qui, des parachutistes, un lâcher de ballons et la présentation d'un aigle étaient au programme pour cet anniversaire, plus un feu d'artifice après, pas folichon tout ça - peut être faudra-t-il attendre les 1000 ans pour avoir un spectacle digne de ce nom. Niveau ambiance, les 2 mi-temps furent de bonne facture, le parcage visiteurs fut assez bien rempli, la partie basse étant plutôt « ultra » et la partie haute plus remplies de touristes, ceci dit il vaut mieux avoir du tourisme plutôt que des tribunes vides. Côté Nissart, de beaux tifos et quelques belles gueulantes sont à noter. Dommage que les hampes pour les gros drapeaux n'aient pas été acceptées, sinon la sortie du stade s'est bien passée, en repartant nous avons doublé le bus Lugdu aux warning et à grands coups de klaxon. L’OL frappe fort d’entrée et Elber a l’air en forme, pourvu que ça dure. Vincenzo26
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Sparta Prague - Lyon
C'est le samedi 25 septembre que j'ai atterri à l'aéroport de Budapest en Hongrie. Le rapport avec Prague : j'ai un ami qui pouvait m'héberger pour mon séjour dans les pays de l'Est et je me suis dit qu'un voyage Budapest-Prague devait se faire rapidement et facilement et non pour aller tourner des films pour adultes comme beaucoup le supputaient ! 😒. Je passe donc trois jours à apprécier la cuisine locale, à visiter les monuments de la capitale et à profiter des bains à 38° en exterieur, le paradis quoi ! Prévoyant, j'achète mon billet pour aller à Prague la veille (au passage je croise des Thaïlandaises qui parlent français et qui vont en Autriche ! ), ça sera suffisant pour le perdre ! Le lendemain c'est dans le train qui fait Bucarest-Berlin que je fait finalement la route (7 heures de route pour 500 bornes, vive la lecture et les rencontres charmantes !). Arrivé à Prague, mon premier souci est de me renseigner sur les trains du retour le soir même pour Budapest, et là, je me rends compte que ça risque de faire trop juste pour prendre le seul train qui redescend pour 23h (le problème étant que le suivant ne part que le lendemain après-midi et me ferait donc rater mon avion pour rentrer en France! dans cette éventualité, j'ai pris mon sac de voyage avec moi!). J'ai oublié de dire que le Hongrois et le Tchèque sont des langues difficilement prononçables, lisibles et compréhensibles ... pour un Français! et rares sont ceux qui parlent le Français!c'est donc en anglais que je dois me débrouiller ! Avec l'aide d'un autochtone, je me dirige vers le tramway qui me mènera au stade. Arrivé là, je fais le tour du stade pour acheter ma place (qui me coûtera 800 couronnes) et on me dit que l'entrée est de l'autre coté. De là-bas, on me dit qu'il n'y a pas de consigne (pour mon sac de voyage!) et que je dois retourner là où j'ai acheté mon billet pour voir un responsable. Et là, on me renvoie au niveau du parcage Lyonnais (putain, 3 tours de stade avec un sac de plus de 20 kg sur le dos) je ne peux pas voir rouge, je suis tout rouge ! Après avoir expliqué 4 fois mon cas à des gens ne pipant mot de Français ou d'anglais, un stadier anglophone accepte d'essayer de résoudre mon problème ! Il m'explique qu'il veut bien que je rentre dans le stade avec mon sac mais veut le fouiller avant ; aucun problème pour moi sauf un détail : il sort une bouteille de vin rouge hongrois et me dit sérieux "si je la vois voler sur le terrain, je saurai que c'est toi !". Il ne verra pas la deuxième bouteille ainsi que la mousse à raser qui sont d'autres projectiles potentiels ! Enfin je rentre dans le stade, les CRS locaux regardent mon sac avec des yeux hallucinés ! Impossible de choisir ma place, je me retrouve donc en hauteur avec une quantité de places vides devant moi et un groupe d'ados (sans maillots ni écharpes) qui préfèrent parler d'appareils numériques que de foot (la soirée va être gai !). Le stade n'est pas plein mais le virage d'en face met une bonne ambiance et fait des tifos sympas, l'un d'eux couronnant un but de l'OL! L'ambiance est énorme lorsqu'ils reprennent d'une tribune à l'autre : SPAR---TA ---- PRA---HA, la grande classe... A la mi-temps je quitte ma place et me rend compte que tous les Lyonnais sont au bout de la tribune latérale! J'y croise donc de vieilles connaissances (Weezer, Bart, Toro....) qui seront mes futurs voisins de chambre à Istanbul puis à Manchester! Après une discussion avec un CRS pour savoir ce que voulait dire "la pine" en français (sûrement un pin's selon nous!) les Praguois déroulent une banderolle sur laquelle est écrit : "Lyonnais vous êtes des LAPINS", comprendra qui pourra ! Le match quant à lui est très animé, malgré le fait d'être mené, on revient au score et finalement on gagne ; le but de Essien étant vraiment magnifique. Pensant à mon train, je m'esquive 5 minutes avant la fin du match pour éviter d'être coincé une demi-heure et de le louper ! C'est presque aussi difficile de sortir du stade que d'y entrer ! Finalement j'aurai mon train et le retour sera beaucoup plus calme qu'à l'aller !
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Strasbourg - Lyon
Tous les chemins ont mené à la Meinau pour les Hex@ en ce week-end pascal, vous aurez donc de nouveau droit à un CR à plusieurs voix (voies ?) Voici la première : la mienne, en famille, version « tourisme » depuis Lyon, de cette belle soirée. Indy l’avait testé, pourquoi ne pas retenter ? Ce déplacement à Strasbourg tombant le dimanche de Pâques, il y avait là une occasion à ne pas rater : après un retour à Lyon histoire de ne pas rater OL-Porto, suggérer un week-end touristique en Alsace et Vosges du Nord avec ( :saint : ) un petit crochet par un quartier du sud de Strasbourg, le dimanche à 20h 45… Allez zou ! Samedi matin, nous voilà partis ; autoroute de Besançon, sortie un peu avant pour un crochet par la cité perchée de Pesmes, puis entrée dans le triangle désert de la Haute-Saône – la Haute-Saône étant, elle-même, relativement… dépeuplée, je vous laisse imaginer quelles immensités à peine ponctuées çà et là d’une ferme, peuvent s’étendre entre Besançon, Gray et Vesoul. La voie ferrée qui se tortille le long de la route, suivant la vallée de l’Ognon, croule sous les ronces depuis longtemps semble-t-il… Le temps meilleur que prévu incite d’abord à multiplier les haltes, mais arrivés au pied des Vosges, cela se gâte et il commence à pleuvoir franchement aux environs de Gérardmer. Ce versant des Vosges n’est pas vraiment le plus riche, l’architecture peu à peu se « ronchampise », pour ceux qui ne connaissent pas Ronchamp, imaginez de grosses bâtisses banales de grès rongé d’humidité, le tour ripoliné aux couleurs vives qui seyent peut-être très bien aux maisons traditionnelles d’Alsace mais beaucoup moins ici. Les gamins tentent désespérément de vendre aux passants une poignée de jonquilles sous la pluie qui redouble. Enfin la route se tortille au-dessus de Gérardmer, passe aux alentours du sinistre Struthof bizarrement peu indiqué aux carrefours, enfin un dernier col nous permet de déboucher dans la plaine d’Alsace pour rejoindre nos quartiers de Marlenheim. De là, abrégeons pour dire que décidément, le touriste est attendu de pied ferme en Alsace, et notamment dans les restaus, que le bas-rhénan n’est guère courtois aux passages piétons et que les cigognes n’étaient pas encore revenues – hormis en ces quelques lieux où la protection a viré à l’élevage en batterie. Le lendemain, les Vosges du Nord se présentent sous la grisaille, ce qui rend le panorama du rocher de Dabo moins attrayant. Les immensités de résineux, l’océan figé des lourdes collines de grès changent des tours de Montreuil et des plaines de la Brie ; mais ne perdons pas de vue nos obligations, le PSG a retourné la situation à Nice et l’OL doit sortir de la Meinau autrement que pris en un indigeste sandwich entre Monaco et « leszommdalilodzitche ». Rendez-vous est pris à Strasbourg avec Goonny et Gilkman qui arrivent de Paris en train ; après quelques difficultés, seul le premier nommé nous rejoint près de la cathédrale et renonce d’ailleurs à continuer à la bière. Pas décontenancé, j’accompagne ma flammkueche d’une « moyenne » Affligem, qui arrive sous les espèces… d’un verre d’un demi-litre. L’heure tournant, le Picasso familial trouve une petite case près du stade qui se garnit déjà pas mal, à plus d’une heure du match. Avertis des événements survenus entretemps, nous rejoignons avec une discrétion relative le parcage pour y attendre le reste de la troupe. Flo, Gilkman, Zoltan dont nous faisons ainsi la connaissance, puis Weez nous rejoignent et après une fouille appuyée, mais effectuée par un fonctionnaire courtois, nous rejoignons le parcage. Peu après, c’est NikoRFA, accompagné de Madame, qui fait son apparition. Quelque trois cents gones sont alors présents, mais toujours peu ou pas de BG. Nucleo et Lugdu bâchent au-dessus d’une issue, nous sur une grille et j’appelle Goonny, Zoltan et Gilkman à rester derrière elle, matos en main, tandis que Flo rejoint les Lugdu-Nucleo et que mes parents, comme Niko, prennent place en haut du parcage. Quelques BG viennent bâcher à la place centrale qui leur était réservée, les chants démarrent à l’entrée des joueurs, mais on sent bien qu’il manque quelque chose… Ou plutôt quelqu’un… En fait, les BG arriveront après dix bonnes minutes de jeu et la Turquie annoncée n’aura pas lieu : mais cela n’a pas d’importance, car les chants lancés par les capos de tous groupes seront repris en continu, sans un blanc, pendant tout le match. Zoltan me relaie au maniement du toujours trop lourd drapeau noir, Gilkman brandit l’étendard, Goonny s’emploie avec le drapeau 75 tandis que Coach Weez, sans cesser de chanter, photographie le tout… d’autant que les piles de mon appareil m’ont trahi dès l’entrée au stade ! Une pincée de hum hum par dessus tout ça, et avant même que nous ayons repris nos places après la pause, Luyindula jaillit du brouillard pour offrir au parcage le dernier ingrédient d’une bonne soirée. Si, sur le terrain, l’ambiance diffère complètement de l’an passé avec des Strasbourgeois dangereux et combatifs, dans le parcage, c’est copie carbone de l’an dernier, avec quelques degrés et un peu d’effectifs en moins. Les chants, comme dans tout dep qui se respectent, se limitent aux classiques mais longuement et puissamment suivis. La victoire acquise, nous pouvons penser mérité l’interminable salut des joueurs, remplacés (comme Elber) inclus. Il n’est pas jusqu’à Diarra et Coupet qui reprennent des mains nos rythmes ! Pas de maillots en revanche, la grille haute de dix mètres ôtant toute chance aux précieuses reliques de parvenir à destination. C’est donc avec la satisfaction du devoir accompli que tous quittent la Meinau ; néanmoins, mes parents stressent un peu pour leur voiture neuve 69 qu’ils imaginent isolée sur un parking désert et qu’on retrouve au contraire encore engluée dans le bouchon de fin de match. Nous ramenons à la gare Goonny, Gilkman et… le sac de Bart qui a préféré voyager léger, contraint de traverser le centre en tram (notre voiture n’étant pas un bus…) Retour vers minuit à Marlenheim et le lendemain, départ vers le sud par la route des vins, toujours sur-touristique et surpeuplée. Toute l’Allemagne y est en goguette d’autant que le temps est splendide, et nous évitons les classiques à la Riquewihr pour quelques bleds moins peuplés comme Hunawihr. Pendant ce temps, Goonny et Gilles ont rejoint depuis longtemps leurs pénates par le train de nuit, traînant une valise destinée à Indy et qui, à en voir la poignée en forme de laisse, aurait été chien dans une autre vie ! Affaire à suivre…
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Lens - Lyon
Un déplacement à Lens en février, quand les températures tombent en dessous de zéro, ça ne laisse rien présager de bon et pourtant... Le déplacement a bien mal commencé puisque, quatre heures seulement avant le départ, Jacquot nous apprend que son J9 est en panne de radiateur et qu'il ne prendra donc pas le départ. C'est la tuile ! Qu'à cela ne tienne, nous trouvons en quatrième vitesse deux voitures pour nous emmener sur place. Nous sommes donc 7 à prendre le départ : Nelly, venue de Bretagne le matin même, Mat venu quant à lui de l'Eure, et 5 parisiens : Titouplin, Gilkman, Bart, David, notre chauffeur et moi. La panne du J9 nous a néanmoins fait perdre deux combattants dans la bataille Jacquot resté malheureusement chez lui tel un enfant privé de dessert pour réparer son J9 et Exilé, non content de devoir partir en voiture sur une route gelée. Le rendez vous fut pris porte de la Villette à 15h mais nous décollons seulement à 15h45 en raison du retard de notre chauffeur, David ! Le trajet se passe plutôt bien. Dans la voiture numéro 2, je fais la connaissance des deux petits nouveaux de ce déplacement : Mat et David et en profite pour leur parler un peu plus en détail des Hexas , tout en entamant petit à petit le pack de Kro, euh de Kanterbrau. Faut bien faire un peu de pub, non ? Dans l'autre voiture, ca a l'air de dormir un peu, Bart la tête penchée contre la vitre et Gilkman, à l'avant de la voiture, détendu comme un CRS lensois en mal de supporters lyonnais. « Ils ne boivent pas dans ma voiture » dira-t-il quelques minutes plus tard. Je lui réponds : « Remarque, les miens ne boivent pas beaucoup plus ». Peu importe ! Sur le trajet, nous faisons une pause (et oui !, une seule !) , histoire de nous dégourdir un peu les jambes, pour Bart l'occasion d'acheter et de distribuer un paquet de délichocs et pour Gilles et moi-même, l'occasion de s'échanger différentes variétés de bières. Nous arrivons à Lens comme prévu aux alentours de 18h. Nous y rejoignons Marielle et Hugo dans un bar en face du fameux Lens frites, près de la Gare. J’en profite pour appeler en douce ma chérie, mais la meute assoiffée, désireuse de trinquer tous ensemble, écourta notre plaisir. Nous trinquons donc à je ne sais quoi, mais cela nous permet de nous réchauffer un peu, car il faut être lensois pour supporter un tel froid ! Je me remémore avec Bart les vieilles bonnes anecdotes du déplacement à Lens en demie finale de coupe de France de 98, où j’avais brûlé mon blouson et où Bart avait craché sur les Rouki Zouki . Avec Marielle et Hugo, nous comparons quant à nous, les kilomètres qui nous séparent de nos amours respectifs. Hugo reçoit la palme, haut la main ! Il est enfin l'heure de se rendre au stade, accompagnés par notre guide locale, la gentille Marielle, qui nous quitte malheureusement à l'entrée des voitures dans le parking visiteur lensois. Le parking visiteur lensois, c'est l'équivalent d'un terrain de football en superficie, entouré de grands murs en parpaings, jonchés de barbelés et des maîtres chiens qui tournent autour ! ! la prison quoi ! Nous pouvons enfin entrer dans l'enceinte de Bollaert où nous y retrouvons trois hexas du Nord : Hicham, venu d'Amsterdam, Jean-François et Sylvain venus de Lens et de Valenciennes. Nous bâchons ensuite à coté des Lugdu et des Nucléo. La bâche BG sera posée un petit peu plus tard. Nous nous retrouvons donc à une centaine de lyonnais dans le parcage visiteur. Après un débout de première période moyenne au niveau des chants, le but de Vikash nous a bien réveillés et le reste de la partie fut vraiment bon compte tenu du nombre de gones présents, aussi bien au niveau des chants qu'au niveau de l'animation des drapeaux . Coté hexa, on notera la bonne agitation du matos, malgré le froid. Gilkman, habillé en cuir semble congelé et tremble tel un malade atteint de Parkinson. Coté lensois, c'est une prestation très moyenne : les Tigers bougent bien de temps en temps mais le gros du public ne se lèvera que sur le but de l'égalisation, pas de quoi prétendre au titre du meilleur public de France quoi.. . Sur le terrain, Lyon joue relativement mal . Peu importe ! Dhorasoo est ovationné à sa sortie mais ne nous fait même pas un signe de la main. Décevant ! A la fin du match, nous devons rester environ 30 minutes dans le parcage sous la neige. Une fois les portes ouvertes, les CRS nous demandent de regagner nos voitures rapidement en activant leurs bombes lacrymo ! Sympa ! Puis, nous sommes bloqués environ 15 minutes sur le parking en attendant l'ouverture des portes. Compte tenu de la neige qui redouble d'intensité, nous décidons de ne pas manger en ville mais de regagner au plus vite la capitale. Méli revient avec nous puisqu'elle hébergera gentiment Nelly. Sur la route, nos estomacs nous impose un arrêt sur une aire d'autoroute où nous croisons un bus de lensois. Certains veulent échanger leurs écharpes contre les nôtres mais nous refusons. Chacun prends un sandwich mais qu'est ce « qu'ils sont dégueulasses » !. Moi qui rêvais de goûter au fameux Lens-frites, je me retrouve dépité devant un piètre sandwich rassis, épais comme la feuille de salaire d'un mineur local. Nous arriverons à Paris aux alentours de une heure du matin. Bref, ce déplacement fut une agréable surprise, au niveau de l'ambiance au stade malgré le peu de gones présents. Coté hexa, ce fut une ambiance bon-enfant, moins arrosée que les autres fois. En effet, pour la première fois, nous avons ramené des bières à la maison. Et oui ! Rayls et Yaggy n'étaient pas du déplacement, ceci expliquant peut-être cela...
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Auxerre - Lyon
15 février 2004, le grand jour est enfin arrivé : les Hex@ affrètent leur premier bus au départ de Paris ! C’est à notre connaissance, le premier bus de supporters lyonnais qui prend le départ hors de Lyon, et déjà un soulagement pour les organisateurs (Goonny assisté par Gbec, notre duo de RS75) qui ont dû batailler ferme pour que ce projet voie le jour. Inquiétudes sur le remplissage et le coût, voltes-faces de l’autocariste qui, soudain, hurle qu’il n’a pas à nous louer de bétaillère (sic)… sont balayées d’un revers de main quand, de la porte d’Orléans, se dessinent enfin à l’horizon les lignes pures d’un autocar immaculé qui s’immobilise majestueusement devant le groupe en extase. (musique : Te Deum, par Marc-Antoine Charpentier). Groupe qui, une fois n’est pas coutume, s’est rassemblé à l’heure, s’il vous plaît, et rassemble véritablement toutes les étiquettes : aux côtés des Hex@, sont représentés pratiquement tous les groupes de Gerland, des non-encartés bien entendu, de simples sympathisants (entre autres un de mes collègues, dont je me félicite déjà qu’il n’ait pas emmené d’appareil photo), totalisant quelque 35 Lyonnais ! Et pour compléter le tableau, sont présents, mais oui ! une quinzaine d’Auxerrois. Pas besoin de briser la glace, les premiers décapsulages sont aussi prompts que les présentations. C’est le moment choisi par mon propriétaire pour me téléphoner sur mon portable !! « Et bien bon dimanche, j’ai l’impression qu’il y a de l’ambiance autour de vous »… C’est le mot que je cherchais ! Côté Hex@, signalons parmi les têtes connues Goonny évidemment – Gbec, retenu par ses obligations familiales, est venu au départ mais ne sera pas du voyage – Rayls, Indy, Yaggy et sa miss, Titouplin, V@lmont, Philippe, Xavier, Gilkman, MartinJB, Labellette… plus Radiojejune d’OLPassion… Bart et les Lugdu75 sont aussi du voyage. Dans le camp d’en face, nous faisons vite la connaissance d’un certain Hervé, dont la coiffure lui vaudra le surnom de « Taribo West albinos », et dont nous n’avons pas fini de parler. Le camp des neutres, enfin, est dignement représenté par le chauffeur, Black sympa et souriant qui lève d’entrée l’interdiction de carburant liquide pour les passagers et lève l’ancre à 16h 12 précises. Auxerrois à l’avant, Gones à l’arrière, voilà qui incite aux défis et rapidement, les chants volent à travers le bus tandis que circulent packs, écharpes et canettes et que je distribue l’Hexanews. Puis, comme nous sommes, quoi qu’en pensent certains, d’authentiques sauvageons, voilà-t-i pas que d’aucuns lancent une charge dans le couloir central ! Le pack lyonnais se montre rapidement dominateur dans les regroupements, et nul doute que s’il y avait eu un ballon, il eût été libéré dans d’excellentes conditions pour la botte de Jean-Baptiste Elissalde, face aux poteaux… Dans l’histoire, certains Auxerrois finissent tout de même suspendus sous le plafond du car, accrochés par les mains et les pieds aux casiers à bagages ! J’ai moins de succès en chargeant Indy qui triche en se cramponnant aux sièges tandis que J75 entonne des chants de triomphe, prudemment cantonné à l’arrière-garde. « Un arrêt pipi allez allez… » A force de chants, notre chauffeur jette l’ancre sur une aire. Les groupes lyonnais les mieux représentés saisissent l’occasion de marquer leur territoire, bâche déployée pour les Hex@ malgré un slam d’Ajaïstes juste devant. Quelques dizaines de minutes plus loin, nouvelle pause, et oui, vous commencez à comprendre comment on peut mettre 4 heures pour faire 250 km par l’autoroute… et là commence le Hervé show. L’énergumène escalade d’abord la cahute des WC (imité plus tard par quelques LL75), de là, passe sur un grand panneau dont nous nous attendons tous à ce qu’il plie sous son poids – mais que nenni, le voilà déjà sur la cabine téléphonique et pour finir, en équilibre précaire, mais réel sur la tranche d’un panneau de sens interdit ! Après un peu plus de deux heures de navigation par temps pluvieux, nous atteignons Auxerre, rejoignons le stade et déposons les Auxerrois, puis une partie des Lyonnais, non sans avoir dignement acclamé l’auto-école G.Roux Incertains sur les possibilités de revenir prendre le matos, je reste avec Goonny et Yannick (mon collègue) dans le bus qu’un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions escorte jusqu’à l’entrée visiteurs, qui se trouve, vous l’avez déjà deviné… « DANS TA POCHE GAUCHE ! » DRING ! Aïe, aïe, aïe, mauvaise réponse, mais vous pouvez faire appel au public ! Public : « DE L’AUTRE COTE ! ». Après avoir décrit une large boucle, sans doute pour tromper l’ennemi, le bus rejoint enfin la cohorte des véhicules lyonnais garés derrière l’Abbé-Deschamps, et nous, finalement, pouvons rejoindre les autres au bar le plus proche. L’endroit est peuplé de presque plus de Lyonnais que d’Auxerrois à deux heures du match ; nous y serons plus de deux mille ! Goonny distribue les places, nous obtenons, non sans mal, nos demis respectifs au comptoir bondé et commençons l’avant-match en pérorant doctement sur l’ambiance, la compo, les précédents… Quatrième victoire d’affilée à Auxerre ? On n’y croit pas vraiment, après les débâcles à Monaco et contre Guingamp… L’heure du match approchant, nous nous dirigeons vers le parcage pour y subir une fouille, certes pas de pure forme, mais quand même assez bonhomme. Me voyant sommé de dérouler mes drapeaux, un CRS à grosse moustache bien type « taquetactique du gendarme » me demande comme ça « c’est la première fois que vous venez dans un stade, vous non ? » « Non monsieur, la cent sixième… » « Ah… » Vi, vi je sais, 106 matchs c’est pas si énorme que ça, il s’en faut, mais ça fait quand même son petit effet sur mon cerbère, qui en tout cas me laisse passer tranquille avec appareil photo et tout et tout. En attendant, ils ne sont que trois pour fouiller 2000 personnes, si bien que les derniers, comme Titouplin, ne peuvent entrer qu’après l’arrivée des joueurs, voire le coup d’envoi ! Les Lyonnais se répartissent, comme toujours dans ce stade, entre sup et inf du parcage ; avec Weez que nous avons retrouvé au stade, nous allons bâcher en inf, face à une tribune recouverte de lierre, très champêtre l’Abbé-Deschamps… Les BG entrent, comme à leur habitude, en cortège au dernier moment – de toute façon les lenteurs de fouille ne leur ont guère laissé le choix, investissent le Sup, et des poignées de confettis échappées de mains trop pleines commencent à nous couler dans les cheveux. Les Auxerrois s’échauffent devant nous et parmi eux, notre ex-cap’tain Violeau reçoit du parcage des acclamations auxquelles il répond d’un salut. Vient l’entrée des joueurs, et là, je ne peux que vous renvoyer aux photos des différents groupes pour visualiser l’embrasement proprement volcanique du parcage, là aussi, une tradition bien établie depuis trois ans. Vous avez dit traditions ?… on ne joue pas depuis dix minutes que l’OL ouvre le score, grâce à… Violeau qui tacle dans son propre but une frappe croisée de Peg’, probablement non cadrée. 0-1 ! Il va falloir tenir longtemps, mais dopée par ce score favorable, l’ambiance est à la hauteur de l’événement. Seule déception côté Hex@, les troupes ne se sont pas regroupées et le matos n’est pas assez agité. En revanche, nous reprenons longuement les chants, quant aux « neutres », j’ai nommé Yannick et notre chauffeur à qui nous avons offert une place, ils commencent à se prendre sérieusement au jeu ! L’AJA poursuit une domination brouillonne et assez stérile, piégée par sa trop grande habitude du jeu en contre. Contre qui se retourne même contre elle : à la 68e, Luyindula déchire les filets de Cool d’une violente frappe croisée, cette fois bien cadrée, après une remontée éclair de Malouda. 0-2 ! Moins de dix minutes plus tard pourtant, Boumsong réduit le score en deux temps, mais la baraque tient jusqu’à la fin avec même plusieurs belles occasions lyonnaises, et la belle ambiance se poursuit, même pas entachée par les spécimens qui trouvent moyen de chambrer la latérale auxerroise au chaud derrière la grille. C’est fini : la quatrième victoire d’affilée chez « la bande à Guy Roux » est bien là ! Le salut des joueurs est d’autant plus apprécié que l’opération au classement est belle. N’était la re-blessure de Juninho, la soirée serait parfaite ! Nous rejoignons le bus, et bien entendu les CRS imaginent de nous bloquer dans le cortège lyonnais qui part sous escorte. « Non, non, on doit récupérer… des Auxerrois ! » Imaginez la réaction. Nous récupérons donc notre petit groupe de bleu vêtu, non sans entonner « La mise à l’amende allez ! ». Le retour sera dans l’ensemble assez calme, les uns savourant paisiblement – d’autant qu’on n’a plus de bières, réduits à en mendier quelques-unes au bus Nucleo – les autres un peu assommés, sauf le dénommé Hervé qui entreprend une cour assidue aux demoiselles du fond du bus. Afin de renforcer sa carrure un peu « guy-degrenne », ses congénères bourrent d’écharpes les manches de son maillot, mais ces biceps de fortune sont vite démasqués et le soupirant éconduit ! Un arrêt au retour sera mis à profit pour allumer une petite flambée de chlorate, histoire de dire. A l’arrivée porte d’Orléans vers deux heures, les passagers se dispersent, de notre côté on s’entasse à 6 dans une voiture jusqu’à la Porte, puis, pour moi, au Château de Vincennes. Il est trois heures… rideau sur l’un des tout meilleurs deps de la saison !
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Toulouse - Lyon
Tous les chemins mènent à Toulouse ! C’est ce qu’ont pu expérimenter les Hex@ à l’occasion de cette 22e journée où près d’une quinzaine de membres ont convergé vers la Ville rose, qui de Paris, qui de Lyon, qui même de Francfort ou plus simplement de Blagnac. Et tout particulièrement les premiers cités, puisque la SCNF, faisant assaut d'imagination, nous a délivré à chacun des billets partant de Montparnasse (Exilé), Austerlitz (Titouplin), et Gare de Lyon (Jacquot) ! Via la Saintonge, la vallée du Rhône ou les plateaux limousins, nous rallions donc séparément les bords de la Garonne où, pour ma part, je retrouve Wilfried, un pote rochelais désormais installé à Toulouse. Nous retrouvons bientôt en un lieu aimable nommé le Pastis-au-mètre Coach Weez, Bart qui fête une centième controversée, Niko, Titouplin, tOOn et la dynastie Brouillet de Bellecour au complet (Sévy bien sûr, Flo dit boulet, et Franck accompagné de sa chère et tendre.) Jacquot quant à lui a rejoint un cousin et vivra le match séparément. Nous nous rafraîchissons le gosier en attendant Niko tandis que sur l'écran géant, le Stade toulousain s'emploie à laminer Edimbourg (33-0). Afin d'avoir quoi qu'il arrive quelques souvenirs en images au cas où l'appareil ne passe pas la fouille, je mitraille le groupe puis je repars poser mon sac chez Wilfried qui habite à quelques encablures du Stadium. Le temps d'y descendre une nouvelle bière, nous repartons drapeaux à l'épaule vers la magnifique arène où converge une foule chauffée par l'exploit des rugbymen. « S'il vous plaît, il est où le parcage visiteur ? » « A l'autre bout ! » « Tu vois, j'te l'avais dit »... arrivez du sud, du nord, de l'est ou de l'ouest, le parcage visiteur est toujours de l'autre côté, c'est une loi. Bien que l'ambiance semble tendue, c'est sans difficulté aucune que je rentre avec drapeaux, bâche et appareil photo, devant juste attendre le reste de la troupe englué dans la queue. Premier arrêt : la buvette où nous découvrons, et immortalisons un concept business ma foi inédit : l'élégante petite boîte en carton glacé aux couleurs locales dans laquelle sont vendus les sandwichs ! Après quoi, nous entrons découvrir l'élégant anneau du Stadium municipal, bien rempli pour l'occasion, et je descends avec Weez bâcher en contrebas tandis que le reste du groupe prend position au centre du parcage. Parcage bien rempli compte tenu de la distance puisqu'au moins 200 Lyonnais le garnissent, pour un total d'environ 28 000 personnes dans le stade. L'entrée des joueurs « méssieur dâmeu, applôdissé vô joueûreu qui sôrteu du vestiaîreu » s'accompagne évidemment d'un joli cramage, qui redouble une minute plus tard lorsque les BG font une entrée collective un rien théâtrale. Les chants partent, contastant avec le démarrage poussif de l'OL, bien secoué par d'alertes Toulousains. En revanche, la coordination entre capos du Nord et du Sud n'est toujours pas au top, les premiers chantant nettement plus vite que les seconds, si bien que les gones un peu éloignés du bas du parcage ont un peu du mal à y retrouver leur latin. Enfin, cela n'empêche pas une prestation très correcte niveau sonore et drapeaux. Côté Hexa, sur ce dernier point, il faut se rendre à l'évidence et constater que le drapeau noir (à motifs cousus) est un peu lourd et ne peut être agité que par intermittence, sauf à se relayer ! TOON et moi nous le partageons tandis que Titouplin brandit fièrement l'étendard enfin équipé de ses deux mâts. En seconde mi-temps, les BG bâchent au-dessus de l'entrée et se redéploient dans le haut du parcage. L'ambiance reprend, Niko relaie à pleine gorge les chants venus des kops pour notre petit groupe et je me rabats sur le drapeau Hexa75, nettement plus maniable. Alors que Toulouse semble sur le point d'ouvrir le score, un contre rapide amène Dhorasoo seul à vingt mètres, dans l'axe. A la surprise générale, il frappe et trouve la lucarne de Revault ! But salué comme il se doit, et avantage conservé jusqu'à la fin, de plus en plus facilement face à des Toulousains qui commencent à souffrir. Les joueurs viennent saluer, plusieurs lancent leur maillot et Bart prédate celui d'Edmi d'un bond de fennec des sables (©lui-même) au milieu d'autres congénères affamés. Nous savourons la bonne affaire au classement en quittant le Stadium devant une double haie de forces de l'ordre, avant de nous redisperser. Finalement, Wilfried et moi un peu crevés par nos libations respectives de la veille nous contentons d'un buffet froid à domicile tandis que le reste du groupe cherche dans Toulouse l'hospitalité de quelque restau.
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Aire-sur-la-Lys - Lyon (32e de finale)
Match à Saint-Omer A peine remis des festivités du Jour de l’An, les Hex@gones reprennent le bâton du pèlerin en ce 3 janvier : l’OL s’en va à Saint-Omer affronter Aire sur la Lys, lanterne rouge de Promotion d’Honneur, Petit poucet avec Biarritz de ces trente-deuxièmes. Le J9 de Jacquot est mis à contribution : instruits par l’expérience, nous fixons l’heure du départ à… 8h 30 ! C’est donc par une aube glacée que les passagers du J9 se réunissent porte de la Villette… embarqueront avec Jacquot Rayls, Yaggy, Titouplin, Méli, Gyom, Jérémy75, Leduc et moi-même. En attendant le retardataire, que nous ne nommerons pas vu que tout le monde peut deviner, Yaggy s’offre d’entrée un petit déjeuner aux céréales… en bouteille. Méli nous offre une collation plus substantielle sous les espèces d’un gâteau qui achève de nous réveiller et nous donner une soif légitime. Alors que le J9 traverse la banlieue, puis la Picardie, le contraste se creuse entre l’avant du J9, où la conversation oscille sagement entre le foot et l’agriculture de plaine céréalière, et l’arrière nettement plus agité. Leduc parle d’arrêter la bière – et sort une bouteille de bordeaux, Rayls cherche encore à comprendre comment on a réussi à mettre 4h 30 pour un Paris-Le Mans, d’autres, eux, ne se posent pas de question et s’évertuent à alléger le J9 de sa cargaison de packs… Les arrêts commencent à se multiplier, sous les vivats des moins pourvus côté vessie, qui en profitent pour se disputer le titre de celui qui urinera le plus haut (une variante de la peace-cup ? !) Suivant les séculaires préceptes de Sun Zi, nous utilisons le vide et le plein : faisant le vide de bière, et le plein, respectivement, de capuccino, de spiritueux ou de gasoil. Tenant une moyenne honorable, nous traversons les steppes glacées dont seuls quelques mammouths et volées de grives dans les buissons rompent la monotonie. L’hymne du J9 (Des lit’de bière par millieeeers…) ne tarde pas à faire trembler les carreaux… Nous voici au péage, et bien entendu, nous attirons encore l’attention des forces de l’ordre qui contrôlent avec suspicion et commencent à parler d’amende pour la ceinture à l’arrière… Enfin, on s’en extirpe, et par divers lieux-dits, comme Isbergues (l’une des deux victimes d’Aire/Lys dans son championnat) nous arrivons à un vaste rond-point, équipé à droite d’un macdo et à gauche, de barrières gardées par un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions. Celui-ci nous confirme que le stade est juste là, donc, arrêt au parking du macdo. Jacquot, qui est décidément un homme précieux, tire du coffre du J9 de quoi pique-niquer pour tous et nous y faisons rapidement honneur, complétant cependant d’un peu de nourriture chaude au grand dam de José Bové. Il est 12h 30 et déjà la foule marche vers le stade, nantie d’écharpes marine et blanc estampillées SARL quelque chose – un collector, vous dis-je ! A peine avons-nous glissé le jambon dans les demi-baguettes que deux membres du club, reconvertis stadiers pour l’occasion, nous accostent et nous souhaitent courtoisement la bienvenue mais ne se mettent pas moins en faction à proximité… L’heure du match approchant, ils ne nous lâchent plus jusqu’au parcage ! Du côté des indigènes, l’accueil est de qualité variable, tantôt fair-play, tantôt petit-poucet-hargneux « eh, sérieux c’est un peu la honte pour vous ! » La honte ? La honte de quoi ? on a pas encore perdu que je sache ! On frôle l’incident avec un zozo portant une écharpe CU84, visiblement sans trop savoir ce qu’elle peut signifier… Une heure avant le match, on s’approche de l’entrée barrée par une queue imposante histoire de mettre la main sur les billets… Yaggy fait l’intéressant en essayant de vendre le sien 200 euros, ensuite, nous voilà comprimés dans une file d’attente digne des cantines scolaires de notre prime jeunesse. 5 CRS dévolus à la fouille des 5000 spectateurs, le flux s’écoule plutôt lentement ! Pour décrisper l’atmosphère, notre groupe de joyeux hexas s’offre un sketch improvisé lancé par Yaggy afin de l’aider à se souvenir où il a rangé son billet… « ET ELLE OU MA PLACE ? - DANS TA POCHE GAUCHE ! ! ! » (répéter le dialogue une vingtaine de fois, en hurlant de plus en plus fort). Effet garanti ! Le reste de la file commence en effet à nous regarder d’un air hargneux, bref, c’est pas la grande fête et les braves gens qui s’entassent autour de la main courante ont tous peu ou prou l’air d’avoir avalé un balai dont le bout pointu leur chatouillerait déplaisamment les vertèbres… Toujours sous bonne escorte, nous rejoignons un coin de terrain délimité par deux barrières et qui tient lieu de parcage. Comique de subir la fouille quand le sol est jonché de cailloux de quinze centimètres… Les grilles donnant au pourtour du terrain la forme d’un rectangle biseauté, nous choisissons le pan coupé pour y installer la bâche Hexa et l’étendard 75, laissant les grands côtés libres pour les bâches à venir. Finalement, seules une petite bâche Nucleo et la bâche BG s’ajouteront à la nôtre, qui tient aussi compagnie à quelques drapeaux hors série. A la buvette dont un coin nous est accessible, on apprend qu’il y a une heure, le match allait être annulé pour terrain gelé, avant que l’arbitre ne se ravise ! Pendant l’échauffement des joueurs, le coin des supporters lyonnais se remplit peu à peu et nous sommes rejoints par d’autres hex@s, Charly et Damien venus en voiture en compagnie de Bart, Jean-François du 59, et aussi des habitués du forum comme Lyonnaise83, Toineau et Marielle, ou encore Solidsnake des Lugdus. Au coup d’envoi, un petit cramage est vite stoppé par l’intervention des forces de l’ordre… selon certains, ce sont les CRS qui ont cramé, comme le montrent les photos Le parcage leur en est reconnaissant, en acclamant de « Allez les Bleus » leur intervention. Le match démarre dans un silence presque aussi glacial que le climat, sauf dans le parcage où l’ambiance est très décontractée et où ça commence à partir dans tous les sens. D’ailleurs, l’OL y contribue en ouvrant la marque après moins de 3 minutes 30… Le grillage de fortune installé pour l’événement manque déjà de plier sous la joie du kop lyonnais, il n’y a pas intérêt à y avoir trop de buts pendant la rencontre ! Mais le match est ennuyeux à souhait, car les amateurs désormais assurés de l’élimination défendent bec et ongles en visant de sortir sur un score honorable, et en face, l’OL gère en marchant. Quelques ballons s’égarent près de la surface lyonnaise en déclenchant quelques brèves rumeurs dans les tribunes. On ne rentrera pas dans les détails d’un match géré paisiblement (« professionnellement », entendu en se fixant sur le minimum syndical) avec quelques buts plutôt jolis, mais côté ambiance, ça vire au délire avec près d’une heure de pogo non stop, sous le regard amusé mais inquiet d’hommes en bleu plutôt débonnaires, sauf quand certains… passent un peu les bornes… C’était bien parti dès la 1ère mi-temps, lorsque les ultras les plus réchauffés commencèrent à ôter leurs pulls et tee-shirts, et la tribune voisine de réclamer aussitôt « le pantalon ! le pantalon ! » En deuxième période, les chants pour encourager l’OL ont d’ailleurs tendance à s’espacer, laissant place à des refrains plus spécialisés (« La blonde on t’oublie pas, allez allez » etc.), voire franchement lourdingues :) A de rares moments (et pour cause, Coupet n’aura qu’un seul tir à arrêter durant tout le match), le reste du stade se fait entendre jusqu’à nous, mais cela reste assez loin de la grande ferveur populaire à laquelle on aurait pu s’attendre. La fin de match nous permet de découvrir à l’œuvre le jeune Jérémy Clément sur le flanc gauche, et de d’apprécier la vista de Bryan Bergougnoux pour son 1er but en équipe une, tandis que David Laigle fait à son tour son entrée en jeu, avec un air de ressemblance indéniable avec le frère qu’on lui connaît. C’est tout, le 4-0 contente tout le monde sur le terrain, et les joueurs d’Aire pourront bientôt faire un dernier tour d’honneur, non sans récolter aussi des applaudissements de la part du parcage lyonnais. Les joueurs lyonnais, eux, ont salué d’assez loin, hormis Malouda qui s’approche, serre les mains, puis, comme il a déjà échangé son maillot, jette… son short ! Avait-il repéré que certains avaient les fesses à l’air lors de la « grecque » de fin de match ? ! J Leduc en hérite après une belle mêlée et annoncera fièrement ce succès à tous ses correspondants téléphoniques du retour. On finit par quitter cette enceinte bien champêtre et regagner le J9, non sans avoir assisté à la crise d’hystérie d’un gamin brandissant un autographe de Juninho. Très pros jusqu’au bout, la plupart des joueurs et les membres du staff se sont en effet prêtés de bon cœur à la séance d’après match. De retour au J9, on laisse partir la foule avant de mettre cap au sud dans la nuit. Les héros sont fatigués et l’ambiance nettement plus calme. Un petit événement agrémentera quand même le retour : c’est la rencontre, sur une aire, du trio arbitral du match, également de retour vers Paris. Jacquot, qui les connaît, engage la conversation, et nous profitons de la pause café pour obtenir quelques infos sur les coulisses de la rencontre. Arrivée porte de la Villette vers 21h, d’où les uns se dispersent en métro tandis que les plus courageux prennent un dernier pot avec Goonny et Delf qui sont venus nous attendre... Jacquot nous promet de nouvelles aventures en J9 dès le mois prochain, ce ne sera pas de refus !
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Rennes - Lyon
10h00. Après avoir attendu 30mn la Yaggymobile en raison de ma fâcheuse habitude à être toujours trop en avance, nous sommes enfin partis Yaggy et moi dans la petite 106 fièrement immatriculée « 69 » en direction de Chartres dans un premier temps où nous devions rejoindre Julie. Sur la route, discussion tranquillou des machos de base sur la vie, le boulot et les filles en prenant le temps de déguster quelques croissants et autres pains au chocolat tout frais tout chauds . L’arrivée de Julie dans la voiture ne changea rien à notre prestigieuse discussion. C’était légèrement porté cul mais c’est toujours mieux que de parler d’autre chose. Le voyage se passa bien mais dura tout de meme près de trois heures . On a eu ainsi le temps de découvrir le cri du jour qui fut laché une bonne centaine de fois pendant l’après midi : « Yeahhhhhhhhhhhhhh ». Arrivés à Rennes et en attendant Cyrille et Jacquot à la gare , nous nous sommes rendus à la pizzeria « Surcouf » où la discrétion ne fut pas de mise.. Tendu d’écharpes, cris de Barry White et autres gestes sensuels nous ont légèrement fait passé pour des tarés. Très bonne pizza raclette et première petite bière pour Yaggy et moi. La petite Julie, quant à elle fut bien plus sage, quoique… Et pendant ce temps-là, à Montparnasse… Exilé aux commentaires. 11h 30. Je débarque gare Montparnasse après un voyage en métro sous les yeux de passants un peu intrigués par le drapeau noir que je trimballe roulé sur sa hampe. Dans le grand hall, je spotte un supporter manceau, écharpe au cou, sans doute en partance pour son propre match. Je trouve là, successivement, Eric du Miams et Sandratjacquot, nous rejoignons bientôt notre TGV pour Rennes, et sous un crachin de mauvais augure, c’est le départ pour la Bretagne. Jacquot et moi squattons la voiture-bar, et devisons successivement de questions techniques SNCF (sur lesquelles Jacquot est, bien sûr, très… ferré ), du jeu de l’OL et d’autres choses. Passé Le Mans, un gars nous branche : son neveu joue à Rennes (en équipe de jeunes) et il peut avoir des invitations supplémentaires qu’il nous propose. Nous le remercions, mais déclinons, parce que nous, on est là pour aller faire les fous dans le parcage, nom de Dieu ! 14h 10 : arrivée à Rennes, sous le même crachin, nous allons poser notre sac dans le wagon aménagé qui nous servira d’hébergement pour la nuit. Puis, avec le collègue de Jacquot qui nous a accueillis, nous filons au Surcouf où il nous faut quelque temps pour retrouver Julie, Goonny et Yaggy (« des supporters lyonnais ? pas vu… ») Direction la Yaggymobile qui se lance dans une chevauchée épique en direction de la Route-de-Lorient. Goonny et Yaggy sont déjà chauds comme la braise, le CD des BG à fond dans l’autoradio résonne dans tout le quartier, et Julie me confirme que c’est comme ça depuis Chartres… Une vieille à qui on en demande le chemin nous sort presque sa bombe lacrymogène à la tronche, un pépé des environs est plus courtois (et précis), si bien qu’on découvre rapidement les grues qui hérissent le stade. On s’apprête à demander le parking visiteurs : « vous allez voir, ça va encore être de l’autre côté ». Réponse du CRS : « Faut faire demi-tour, c’est complètement de l’autre côté. » La routine, quoi ! Il nous faut donc retraverser la Vilaine, errer par d’improbables rond-points, transiter par une bribe de rocade pour échouer à l’entrée du parking où : « Non ! Moi j’laisse pas rentrer les voitures comme ça. J’m’en fous où vous allez la mettre vot’voiture ! Moi j’ai des consignes ! J’sais pas qui vous êtes ! ». Yaggy va donc garer sa voiture au loin pendant qu’on se mêle aux Lugdu et Nucleo qui patientent devant les grilles, les BG entreront un peu plus tard. On retrouve même JamesBond07, venu de son marveillous païs. Un match sans alcool et la fête est moins folle. Julie, Yaggy et Goonny vont se réchauffer dans un petit bar breton aux airs de binious, histoire de goûter avant l’heure à la bière de Noël. Je n’en suis pas, c’est vous dire que je ne tiens vraiment pas la forme ! Un coup d’œil à de charmantes demoiselles, sans doute hôtesses du Club des Cent local, qui arrivent par la grille d’à côté, avant d’affronter la fouille. Miracle, tout se passe bien sauf qu’un stadier maladroit abîme le drapeau de JamesBond07 afin de vérifier si une torche jivaro ne serait pas glissée dans la hampe… Nous voilà dans le parcage où on se répartit en deux blocs, VS à gauche, VN à droite. La grande tribune inachevée est toujours garnie des supporters en carton chers aux CDF, mais on va vite voir que les autres tribunes ne vaudront guère mieux. Peu avant le coup d’envoi, il faut subir quelques coups de trompette discordants, lancés dans un micro, et censés pousser le public à répondre « Ooolé ». Grotesque… Entretemps, la dernière voiture arrive, avec Raph, Méli, Indy, Flo, seule représentante 69, et Nelly. Je descends bâcher avec Raph et Goonny, et avant d’avoir pu rejoindre le bloc éclate un monumental cramage qui fait rougeoyer les blocs lyonnais. On rejoint difficilement nos places, je déploie avec précaution le nouveau drapeau Hexa à la solidité encore aléatoire. Malouda ouvre le score, et là, est-ce le froid ? la réaction du parcage est bizarre, lente, presque forcée. En tout cas, ça coupe le sifflet à l’Harmonie municipale de Merdrignac, ou quelque chose d’approchant, qui représente tout ce que le virage rennais a à nous offrir. Puis l’OL décide que c’en est fini et qu’on peut arrêter de jouer. Rennes se met alors à empiler les buts, Diarra pète un câble et se fait sortir de deux cartons en deux minutes. On en termine même à 3-1, et c’eût pu être largement pire, bref, un vrai naufrage à l’ancienne comme on en avait un peu perdu le goût. Le public rennais, très fort pour l’ouvrir sur les buts, remporte pour le reste l’Oreiller Award 2003. Côté lyonnais, les chants se poursuivent mais sans grande conviction. La prestation reste potable surtout comparée à celle de l’équipe. Je n’ai guère le loisir d’y contribuer, passablement abattu par un mal de crâne violent compliqué de fièvre, ce qui me donne aussi l’occasion de constater qu’il n’y a pas d’infirmerie dans ce stade : « pour les visiteurs, en plus ! » Pensez donc ! On n’en restera pas là MM. du Stade Rennais… Après une attente interminable à mon goût, on quitte enfin cet endroit déplaisant, je reprends le bus avec Jacquot. Après-match plus mouvementé pour le Goonny team… Sortis du stade et n’allant pas prendre la route avec la fin, je me suis arrêté à la buvette histoire de goûter aux traditionnelles saucisses d’après-match. Nous nous sommes ensuite dirigés vers la voiture où nous avons eu la mauvaise surprise de trouver une vitre cassée ainsi que le rétro de droite et les essuie-glaces. On a alors du perdre notre temps dans rennes à devoir trouver le commissariat . Une fois la plainte déposé, nous avons enfin pu reprendre la route. Un carton scotché autour de la fenêtre nous a permis de ne pas trop avoir froid dans la voiture. Il m’ a été impossible de dormir en raison des coups de bras que Yaggy me donnait dès que je fermais un œil. Le saligaud ! ! A Chartres, nous avons laissé Julie à sa maman et j’ai terminé la soirée dans la voiture de Méli, Raph Titou et Flo. Les aventures ne sont pas finies… Raph au micro ! Peu après être repartis, on a dépassé une voiture arrêtée sur la bande d'arrêt d'urgence. Bizarrement, on a tous pensé aussitôt à la yaggymobile Bref, Méli qui était pressée de rentrer enfin à Paris s'est quand même arrêtée 500m + loin elle aussi sur la bande d'arrêt d'urgence, un type est venu à notre rencontre, il nous a expliqué que son accélérateur l'avait lâché, qu'il n'avait plus de batterie à son téléphone, du coup il a joyeusement utilisé le tel de Goonny pour raconter sa vie et ses malheures à un pote pendant 1/4 d'heure, toujours dans le froid et sous la pluie, nous on lui a proposé d'appeler un dépannage pour lui, et au moment de nous laisser repartir il commence à nous proposer le super plan de la mort pour gagner des revenus dans les telecoms, la totale quoi . En repartant, on a refait une halte à la borne téléphonique suivante pour appeler une dépanneuse. Pour la suite de l'histoire, faut demander à Goonny, puisque le pote l'a rappelé à son tour pour lui proposer un autre super plan... Très bon déplacement, si ce n’est la malheureuse aventure de la voiture de Yaggy. Les avis divergent comme vous allez le voir ! Exilé, suite… Après un rapide casse-croûte, c’est direction le wagon, qui s’avère fort confortable. Le lendemain, on reprend le festival des gens aimables, avec un conducteur de TGV qui nous refuse l’accès cabine (enfin, OK pour Jacquot mais pas pour moi…) avec les excuses habituelles du fonctionnaire de mauvais poil et toute la politesse d’une porte de cachot. Le dernier épisode mémorable reste la mamie égarée dans les couloirs à Châtelet, presque en larmes. « ça fait une demi-heure que je cherche une sortie ! » On la met sur le bon chemin. Bref, un bon dep de daube comme on en avait presque perdu l’habitude.