Posté(e) le 23 octobre 200421 a comment_36845 Le redoublement, non ce n'est pas un abandon, c'est une juste une condamnation. C'est le casier judiciaire du mauvais eleve. Faut pas rever, redoubler son CP est un handicap quasi redhibitoire dans le systeme francais. <{POST_SNAPBACK}> Mon fils aîné n'a jamais redoublé et a bien réussi, ma fille a redoublé une fois avant le bac et a réussi, mon troisième a redoublé et a considéré cette situation comme un échec...alors? il n'y a pas de vérité selon les enfants mais il faut éviter le redoublement quand même ! A mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes Maupassant Signaler
Posté(e) le 23 octobre 200421 a comment_36847 Avant toute chose, apprendre ou pas l'anglais, je pense que la chose la plus importante, est de réduire le nombre d'élèves par classe. Comment voulez vous que des élèves travaillent dans de bonnes conditions lorsqu'ils sont 35 par classe. Ca marche aussi bien pour les moins bons élèves (et donc, le redoublement), que les meilleurs (et l'apprentissage d'autres matières) Je ne sais pas si ce point a été abordé ici, je n'ai pas tout lu. Mais pour moi, il est aussi important que d'allier lecture-écriture... J'ai toujours été une élève moyenne, mais si en seconde, j'ai coulée au point de limite redoubler, c'est qu'à 32 dans la classe, le changement était surtout de ce point là (25 au collège par classe), que par la difficulté du lycée. Et à 18 en premiere et terminale, j'ai su remonter au point d'avoir moin bac d'un premier coup ! A partir de là, lorque l'on voit que dans des classes de maternelles, ils sont 40 élèves pour 2 maitresses, ca fait peur. Autant pour éveiller l'enfant, que pour lui faire aimer l'école. Et on va dans ce sens là, de plus en plus. Les écoles qui ferment suite au manque d'élèves dans des petits villages, le manque de profs dans certains établissements, le manque de moyens... Alors apprendre l'anglais dès le CE2, oui, mais dans des classes de taille raisonnable. 1 + 1 = 4 Signaler
Posté(e) le 23 octobre 200421 a comment_36854 Section Mai 2002, falonne Globalement d'accord avec vous, melli et éxillé17 aussi. La chance de réussite d'un enfant à l'école dépend beaucoups plus de son environnement que des choix pédagogiques des ministres. Quand à la part de compétence (certain parlerait d'incompétence) de l'enseignant dans la réussite du chère petit, c'est insignifiant surtout que la majorité des gamin ne reste qu'un an avec le même instite, sur une durée d'étude de 18 ans pour aller de petite section maternelle à bac + 3 ...... JE suis intimement persuadé que le milieu familliale est bien plus important que l'on ne le pense en général. Qui dit milieu familliale ne veut pas dire milieu social. Edité Le redoublement ne doit pas être une tare ni une sanction, mais une année supplémentaire afin que le gamin consolide ses apprentissages afin de pouvoir progresser dans de bonne condition. Modifié le 23 octobre 200421 a par viking-lyonnais Normand à jamais, depuis toujours Signaler
Posté(e) le 23 octobre 200421 a comment_36860 Le fait d'être une quarantaine par classe n'est pas nouveau, je ne dis pas que c'est bien mais le phénomène ne date pas d'hier puisqu'aux Lazaristes, il y a quarante ans, nous étions déjà une quarantaine par classe ! A mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes Maupassant Signaler
Posté(e) le 23 octobre 200421 a comment_36913 Juste pour dire que je suis d'accord avec Drolix, Missgones n'est pas sérieuse en tant que future prof en écrivant avec un style SMS. Espérons qu'elle fasse plus attention en cours Et puis aussi que entre système scolaire bancal, parents absents, parents et familles violents envers les profs, déliquance et tout le toutim, la situation actuelle n'est plus celle de notre enfance, la société a changé. La société a changé, elle. Comme il a été dit, quand on touche aux profs, c'est la grève. Pas facile d'améliorer les choses quand on a un système qui va droit dans le mur mais qu'on a une levée de boucliers à chaque fois qu'on veut sauver le navire. -= L'homme mégaphone =- Signaler
Posté(e) le 24 octobre 200421 a comment_36924 Mais tu vois là par exemple : imaginons qu'on nous oblige à enseigner l'anglais à nos classes, alors qu'on peine déjà à faire tout le reste, sans moyens supplémentaires ou si peu, alors qu'on ne maitrise pas cette langue et qu'on sait pertinement que ça sera mal fait... Et qu'en plus on soit aussi obligés de faire passer un brevet d'info, mais sachant qu'il y a encore plein d'écoles qui ne sont pas équipées d'une salle info, et que beaucoup de collègues n'ont pas été formés et ne savent même pas imprimer une page... et que les autres se sont pour la plupart formés seuls. Bref, des compétences en plus à faire acquérir sans moyens mis en place pour nous aider... forcément on râlera, mais on ne devrait pas être les seuls dans ce cas-là ! Les parents pourraient nous suivre, mais si certains le font, beaucoup d'autres nous critiquent, sans chercher à savoir... La plupart du temps, il y a des bonnes idées, mais pas les moyens suffisants pour les appliquer... Signaler
Posté(e) le 24 octobre 200421 a comment_36928 Perso je ne suis pas favorable aux cours d'infos, d'une parce que c'est un domaine où la grande majorité des profs vont se faire largement dépassé par les élèves qui arriveront en fin de primaire amha, de deux parce que certains ont des pc à la maison (d'autres des macs :lol: ) et d'autres non alors que tout le monde à les livres supports de cours, de trois parce que je ne pense pas que cela soit la mission de l'école mais celles des parents de faire découvrir d'autres choses en parallèles de l'école, et enfin parce que je met ma main au feu que nos têtes blondes vont travailler sous les suites Microsoft, qui doit se frotter les mains, l'embrigadement encore plus tôt, super... Perso j'ai commencé l'allemand en CM1, j'ai poursuivi au collège, j'ai alors pris anglais en LV2 (en 4ème, je le rappelle ), et j'ai inversé allemand et anglais en première pour présenter anglais au Bac à l'écrit. J'étais plutôt bon en allemand, mais meilleur en anglais. J'ai eu 16 au bac d'anglais (écrit) et 15 à celui d'allemand (oral). Tout ca pour dire qu'il ne m'a fallu que 3 ans en LV2 et 2 ans en LV1 d'anglais pour avoir, je pense, de quoi comprendre et me faire comprendre (durant mon année de Fac à Lyon3, j'ai même été un des 3 élèves à avoir 20 en thème et version ). Certes, l'allemand donne de très bonnes bases, je le conseille, c'est plus chiant, ca racle bien dans la bouche, mais j'ai l'impression qu'après, l'anglais coule tout seul. Tout ca pour dire qu'on n'a pas besoin de commencer l'anglais très tôt, trop tôt. A côté des cours, je sais que je regardais des émissions sous-titrés en francais comme le Late Show with David Letterman, des séries comiques sur Comédie (Drew Carrey..) ou Jimmy (Soprano's, That's 70's Show...). Pas par devoir, mais par plaisir, le même plaisir qui me fait regarder aujourd'hui le cinéma asiatique en vost. Je ne crois pas être un surhomme, mais j'explique difficilement le peu d'intérêt qu'ont les jeunes actuels envers tout... comment dire, je n'irai pas jusqu'à dire "tout ce qui dans un sens ou dans l'autre apprend qqchose", mais "tout ce qui n'est pas la solution de facilité". Ca écrit du SMS, ca joue à la console, ca prend la calculette pour une simple multiplication, ca regarde tout en vf, ca n'a presque aucune culture musicale (je ne parle même pas de classique ! Rien que les années 50 à 80 c'est trop !). La clef dans tout ca, c'est l'élève. Déjà en rendant la télé moins débilisante mais plus un outil d'apprentissage (je ne parle pas des émissions pour les moins de 5 ans où on apprend à compter...), on ferait du bien. Mais faut pas que ca voit, faut que ca passe par le subconscient, sinon ils vont traîner les pieds. Quand je vois les DA actuels, moches, violents, inutiles, les séries AB à la con, je me dis que, quand même, on leur facilite rien. -= L'homme mégaphone =- Signaler
Posté(e) le 24 octobre 200421 a comment_36934 Pour enseigner une langue en primaire, pas besoin de demander aux maitres d'écoles de le faire. Il y a plein d'étrangers en France, qui seraient prêt à faire partager leur savoir et leur langue. Qd j'étais en primaire, on avait une espagnol qui venait une fois par semaine nous apprendre à compter, nous apprendre les couleurs, des chansons simples... Ca éveille les élèves, l'accent est plus que bon, et ça nous donnait un apperçu de la langue. J'ai eu la même chose en allemand mais que pendant une année seulement. Après, comme le dit Ludo, je regrette le temps où on avait des DA sympa, et surtout celui ou un ptit bonhomme parlait en anglais, avec des phrases simples, sous titrées, que l'on pouvait voir sur la 5 je crois. Mais je ne me souviens plus du nom de ce ptit monsieur. 1 + 1 = 4 Signaler
Posté(e) le 24 octobre 200421 a comment_36977 Victor Ludo => jsuis également d'accord avec toi pour la télé. Après, pour l'apprentissage de la langue, chacun son rythme. Puis de la 4è à la terminale ça fait 5 ans d'anglais Les hex@s gèrent ! Y* Signaler
Posté(e) le 24 octobre 200421 a comment_36993 Perso j'ai commencé l'allemand en CM1, j'ai poursuivi au collège, j'ai alors pris anglais en LV2 (en 4ème, je le rappelle ), et j'ai inversé allemand et anglais en première pour présenter anglais au Bac à l'écrit. J'étais plutôt bon en allemand, mais meilleur en anglais. J'ai eu 16 au bac d'anglais (écrit) et 15 à celui d'allemand (oral). Tout ca pour dire qu'il ne m'a fallu que 3 ans en LV2 et 2 ans en LV1 d'anglais... Oui, 3+2, ca fait cinq (3ans de 4ème à 2nde avec anglais LV2 + 2ans de 1ère à Term avec anglais LV1). Sachant que la LV2, ca reste souvent une LV2, avec tout ce que cela implique, comme le fait que j'avais moitié moins d'allemand que d'anglais de la 4ème à la 2nde. Enfin, en y réfléchissant plus, p-e qu'on devrait plus mettre l'accent sur les LV que sur les maths par exemple. :ange: Et ne plus voir les travaux manuels comme des tares... Rien n'empêche d'aimer la mécanique et de savoir lire et compter proprement -= L'homme mégaphone =- Signaler
Posté(e) le 25 octobre 200421 a comment_37036 A lire dans métro ce matin une linguistique qui montre que la méthode B-A BA est la meilleure et que la méthode globale n'est pas bien Signaler
Posté(e) le 25 octobre 200421 a comment_37037 A lire dans métro ce matin une linguistique qui montre que la méthode B-A BA est la meilleure et que la méthode globale n'est pas bien <{POST_SNAPBACK}> Une linguistique ça existe pas :lol: Je suis sûre que je peux te trouver le témoignage en un rien de temps... (je vais quand même vérifier ) Signaler
Posté(e) le 25 octobre 200421 a comment_37042 « La globale, cette galeuse ! » (R. Dottrens) Psychologue scolaire (et « rééducateur ») pendant vingt cinq ans, j?ai été confronté à plus de mille cas d?enfants qui, pour les raisons les plus diverses, se heurtaient à des difficultés pour apprendre à lire (notamment). Dans les années 60, il existait plusieurs « écoles » d?orthophonistes, mais l?une d?elle supplantait toutes les autres : celle de Madame Borel-Maisonny, auteur d?une méthode d?apprentissage « phono-mimique » qui suivait la démarche synthétique, allant du simple au complexe, de l?élément au tout. Les attaques contre « la globale » n?ont pas commencé avec Madame Borel, mais les siennes furent particulièrement virulentes. La démarche, dite improprement « globale », avait été préconisée au début du 20ième siècle par un médecin et pédagogue belge, Ovide DECROLY, qui s?était inspiré du travail conduit par ITARD avec l?enfant sauvage Victor de l?Aveyron. Elle consistait à partir du tout (global) pour aller vers l?élément par l?analyse de ce tout. Il est donc plus juste de parler de « démarche analytique » en opposition à la démarche synthétique. N?ayant guère le choix à l?époque, pour que mes examens soient suivis d?effets positifs, je travaillais à l?époque avec plusieurs orthophonistes dont l?une était une fervente adepte de Madame Borel-Maisonny. Or j?avais beau lui répéter que je ne connaissais pratiquement aucun CP travaillant « en globale », elle ne manquait jamais une occasion pour accuser cette « méthode » de tous les maux ? et ? déjà ! ? de la baisse des niveaux en lecture. Un jour, on m?avait demandé de rechercher pourquoi une fillette fréquentant une classe où la maîtresse pratiquait la pédagogie la plus traditionnelle qui fût, notamment une méthode synthétique des plus anciennes (P-A PA). Cette fillette ne présentait apparemment aucun des « symptômes » qui aurait permis de la classer comme « dyslexique » au sens « Borel-Maisonny » de l?époque. On était au milieu du deuxième trimestre et elle ne dépassait pas la reconnaissance de quelques-unes des lettres de l?alphabet. Dans un petit test de lecture, elle reconnaissait cependant quelques mots, lisant notamment « la poule » alors que le mot présenté était « le coq » (ce test ne présentait que des mots, sans image, bien sûr). Après l?avoir adressée à l?orthophoniste, qui, de son côté, examina l?enfant, je reçus un bref compte-rendu qui se terminait par la phrase : « on voit bien là les méfaits de la méthode globale ! ». J?ai rencontré des centaines de cas analogues par la suite ; la cause est si évidente qu?on s?étonne qu?elle reste méconnue dans la plupart des cas : dans la majorité des CP, le « déclic » évoqué plus haut se produit entre la Toussaint et Noël chez les enfants qui suivent le rythme d?apprentissage considéré comme « normal » (environ les 2/3). Au deuxième trimestre, ces enfants entrent dans la 2ième phase de l?apprentissage, celle du début de la lecture courante. Chaque matin, un petit texte est déchiffré par les enfants les plus avancés ; il est repris ensuite, à voix haute, par chaque enfant, si bien qu?il est rapidement mémorisé. Or les enfants chez qui le « déclic » ne s?est pas produit vont être enfermés, souvent à l?insu des maîtres, dans un processus de globalisation qui ne sera pas suivi de la phase essentielle d?analyse du matériel lexical mémorisé. Comme ils sont souvent débrouillards, ils peuvent même donner l?impression de savoirvraiment lire, dégageant les idées générales d?un texte à partir de certains « indices » (dont les images qui illustrent souvent les manuels de lecture). Il m?est arrivé d?examiner des enfants de CM1 dont personne n?avait réalisé qu?ils ne savaient pas réellement lire ! On peut, bien sûr, discuter du sens de l?expression « savoir lire ». Il n?est pas question de réduire les difficultés d?apprentissage de la lecture à cette observation, mais simplement de signaler l?un des départs de difficultés ultérieures, tellement banal qu?il passe souvent inaperçu. Et accessoirement de montrer sur quoi repose parfois une querelle de méthode ! Par exemple Signaler
Posté(e) le 25 octobre 200421 a comment_37048 http://www.bienlire.education.fr/04-media/...nts/globale.pdf celui là aussi est pas mal Signaler
Posté(e) le 26 octobre 200421 a comment_37408 J'ai entendu et vu Erik Orsenna sur "Voyages" dans "chacun son monde". C'est le genre de personnage qui vous réconcilie avec la langue française. Avec mon épouse nous aurions aimé que l'émission dure quelques heures de plus pour l'écouter encore! Il vient d'écrire une série de livres de contes sur notre langue et je suis en train de lire le premier "La grammaire est une chanson douce". Voici ce qu'il dit page 14 : -Bénissez la chance, mes enfants, d'avoir vu le jour dans l'une des plus belles langues de la Terre. Le Français est votre pays. Apprenez-le, inventez-le. Ce sera, toute votre vie, votre ami le plus intime. A mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes Maupassant Signaler
Posté(e) le 27 octobre 200421 a comment_37740 http://www.bienlire.education.fr/04-media/...nts/globale.pdf celui là aussi est pas mal <{POST_SNAPBACK}> On doit pouvoir trouver des avis dans les deux sens. Il y a un article d'une linguiste dans le 20 Minute de ce jour qui dit que les études ont clairement montré la supériorité de la combinatoire (ou analytique ou je ne sais pas comment il faut dire) sur la globale. Interview Liliane Sprenger- Charolles « C?est la méthode du b. a.- ba qui marche le mieux » Lundi 25 octobre 2004 Liliane Sprenger- Charolles La linguiste fait le point sur les méthodes d?apprentissage de la lecture Rendu public le 12 octobre dernier, le rapport de la Commission du débat national sur l?avenir de l?école, présidé par Claude Thélot, recommande notamment de « s?assurer que chaque élève maîtrise le socle commun des indispensables » . L?occasion de faire le point sur l?apprentissage de la lecture avec la psycholinguiste Liliane Sprenger- Charolles, directrice de recherche au CNRS ( université René- Descartes - Paris V). Avec Pascale Colé, professeur de psychologie, elle a récemment publié Lecture et dyslexie ( Dunod). On oppose depuis des décennies méthodes « globales » et méthodes « analytiques » . Que signifient- elles exactement, et lesquelles doit- on aujourd?hui privilégier ? Pour simplifier, dans les méthodes globales on demande aux enfants de mémoriser des mots par c?ur en ne s?appuyant que sur un code visuel, sur la forme globale du mot. Dans les méthodes analytiques, en revanche, ils décodent les lettres et les traduisent en sons : c?est le traditionnel b. a.- ba. Ce qu?a clairement montré la recherche depuis une vingtaine d?années, c?est que les enfants qui décryptent le mieux au départ apprennent plus vite et mieux ensuite. Toutes les études ont prouvé que le décodage est la condition sine qua non de l?apprentissage de la lecture. Aux Etats- Unis et en Grande- Bretagne, les directives sont désormais très claires : il faut passer par une méthode qui part du décodage et non du visuel pour apprendre à lire. Est- ce aussi le cas en France ? En son temps, Luc Ferry avait recommandé de proscrire les méthodes globales. On a désormais des arguments de recherche : on a pu comparer des écoles qui pratiquaient les différentes méthodes, et constater que c?est la méthode du b. a.- ba qui marche le mieux pour tous les élèves. L?exemple des Japonais est intéressant. Ils possèdent deux écritures : une syllabique ( où chaque syllabe est représentée par un signe) et une idéographique, plus visuelle ( où un signe représente un mot ou une notion). On constate que l?apprentissage se fait systématiquement par l?écriture syllabique, avant d?introduire progressivement les idéogrammes. Ce n?est pas par hasard. Le b. a.- ba n?est- il pas plus rébarbatif ? Le jeu de devinettes visuelles est autrement plus déstabilisant quand le gamin se trompe sans arrêt. Ce n?est pas le cas du b. a.- ba, une fois qu?il est bien automatisé. J?ai suivi des petits de 5 à 10 ans. Pour tous ou presque, tout se passe en quelques mois seulement : entre le milieu et la fin du CP, le décodage est complètement acquis pour la majeure partie des enfants, qui atteignent 90 % de réponses correctes aux tests qu?on leur propose. Il faut finalement très peu de temps pour que la mayonnaise prenne, comme disent les enseignants, et pour qu?ils parviennent à un stade proche de celui du lecteur adulte. Est- ce vrai pour toutes les langues ? Oui, même si différentes recherches ont montré que plus l?orthographe est régulière par rapport à la langue orale, plus vite et mieux les enfants apprennent à lire. Les petits Espagnols ont par exemple deux ans d?avance sur les petits Anglais, simplement parce que leur langue est plus régulière, donc plus simple à décoder. En ce sens, l?anglais et le français sont plus difficiles que l?allemand et l?espagnol. En français, s?il y a de telles distorsions entre l?écrit et l?oral, c?est que l?oral a bougé plus que l?écrit. Faudrait- il simplifier l?orthographe ? « L?écriture est la peinture de la voix : plus elle est ressemblante, meilleure elle est. » C?est ce qu?a dit Voltaire quand il a été élu à l?Académie française. Depuis, les académiciens ont bien sûr énormément fait évoluer l?orthographe. On est arrivé à la rapprocher de la prononciation, mais on n?est pas allé jusqu?au bout. Pourquoi ? Parce qu?il y a toujours une tension entre conservateurs et novateurs. On n?a pas encore fait la révolution de la langue, alors que l?espagnol ou l?allemand, qui n?étaient pas plus réguliers au départ, ont connu beaucoup plus de réformes que le français. OL, ça l'fait. Signaler
Posté(e) le 27 octobre 200421 a comment_37756 En fait, je sais pas comment dire... Résumer les problèmes de "lecture" à une histoire de méthode, je trouve ça gros !!! Y'a bien d'autres choses qui entrent en ligne de compte que cette fichue méthode... dans l'apprentissage de la lecture à mon sens. Arf... Je me suis pas encore bien exprimée... Je suis pas une "défenseuse" de la globale ! C'est juste que... c'est trop facile de dire : "si les enfants savent pas lire, c'est de la faute de la globale" Après, plus que de "méthode", je parlerais moi de bon sens et d'ouvrir le maximum de pistes, de proposer le maximum d'outils aux enfants pour qu'ils puissent faire leur chemin, celui qui leur conviendra le mieux... C'est pas UNE méthode, mais DES approches-pistes-moyens-outils qu'il faut à mon sens ! Parce qu'on a pas UN enfant dans la classe mais 25 ou 30 !! J'espère que j'aurais été assez claire pour que mes propos ne trahissent pas mes idées Modifié le 27 octobre 200421 a par falonne Signaler
Posté(e) le 29 octobre 200421 a Auteur comment_38475 ce n'est pas tout a fait le meme sujet, mais ci-joint le lien vers un article du Monde "L'ecole a Paris: une machine a creuser des inegalites" http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...6-385069,0.html Signaler
Posté(e) le 29 octobre 200421 a Auteur comment_38476 ce n'est pas tout a fait le meme sujet, mais ci-joint le lien vers un article du Monde "L'ecole a Paris: une machine a creuser des inegalites" http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...6-385069,0.html Signaler
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