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Présidentielles 2007

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Posté(e)

Niveau emploi je pense que celui qui voit le plus juste serait celui qui s'intéresserait aux toutes petites entreprises (2-10 salariés) Cet artisanat, 2ere entreprise de France dans la slogan mais qui l'est pour de bon. Le potentiel est là. On fera pas embauché aux multinationales qui licencient et délocalise.

Mais le petit patron dans le bâtiment pas exemple puisque je le vit de manière proche avec mon père, si on lui permet d'embaucher 1 ou 2 gars de plus sans que ca lui coute plus cher ou presque qu'avant, lui permettant de peut etre rentrer lui même 1 heure plus tot a la maison et de pas y passer tout ces week-ends, mais il signe tout de suite !!

sinon toutes ces analyses et projection économiques ca me fait penser un peu a Mme Irma, on prend une ou deux promesses de campagnes et on en déduit ce que sera l'économie pour les 5 prochaines années...

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Posté(e)

A tire personnel, je pense que l'imposition du travail est simplement une heresie. La France souffre d'un chomage endemique depuis des annees, et nos gouvernements n'ont pas trouve mieux que de taxer et encore taxer le travail. J'ai lu louper pas mal d'etapes dans le raisonnement, parce que ca me depasse completement.

Je crois aussi d'une facon generale que le droit du travail, qui se veut pourtant genereux a la base, finalement est contre-productif. Plus encore que le cout du travail, ce qui stresse le plus les employeurs, c'est de ne pas pouvoir se separer de ses salaries en cas de retrournement de conjoncture. Resultat, au lieu d'embaucher, ils se gavent de CDD et de contrats d'interim pour avoir la flexibilite dont ils ont besoin. C'est un systeme perdant perdant a mon avis (les plus perdants de tous etant ces pauvres jeunes en CDD - dans le meilleur des cas).

C'est comme pour les locations d'apparts. A force de proteger les locataires de ci ou de ca (ce qui peut se comprendre par ailleurs, je le nie pas), de nombreux proprietaires demandent des garanties exhorbitantes pour accepter un locataire ou de plus en plus souvent preferent simplement ne pas louer un logement inoccupe (parce que le manque a gagner compense les emmerdes potentiels). La aussi, c'est un systeme perdant perdant - les memes pauvres jeunes etant les principales victimes.

Posté(e)
Juste une remarque sur les instituts d'analyse economique.

Sans forcement les accuser de rouler systematiquement pour l'un ou pour l'autre des candidats, on ne peut pas nier non plus que tous les modeles de projection economique reposent sur un certain nombre d'hypotheses - qui elles peuvent etre plus ou moins discutables.

Les experts serieux sont sans doute d'accord sur un certain nombre de parametres, mais pour le reste, l'economie, c'est aussi une science humaine et anticiper comment les agents economiques vont reagir a tel ou tel evenement necessite d'emettre des hypotheses forcement discutables (sans compter tous les effets exogenes qu'il est tres difficile d'anticiper - crise de confiance ou au contraire euphorie liee a une victoire en coupe du monde par exemple).

Bref, sans necessairement remettre en cause leur sincerite, ni leurs competences, il n'est pas interdit non plus de prendre un peu de distances par rapport a leurs conclusions. Une projection economique, c'est aussi le resultat d'hypotheses necessairement politiques.

Et surtout, l'effet sur l'emploi, aussi important soit-il, n'est qu'un element parmi d'autres dans un projet politique.

Tout à fait d'accord. Si on avait une équation qui marche, on l'utiliserait depuis longtemps. Il n'empeche que l'étude est à prendre en compte.

Goonny

Modifié par Delf

Delf

Posté(e)
A tire personnel, je pense que l'imposition du travail est simplement une heresie. La France souffre d'un chomage endemique depuis des annees, et nos gouvernements n'ont pas trouve mieux que de taxer et encore taxer le travail. J'ai lu louper pas mal d'etapes dans le raisonnement, parce que ca me depasse completement.

Je crois aussi d'une facon generale que le droit du travail, qui se veut pourtant genereux a la base, finalement est contre-productif. Plus encore que le cout du travail, ce qui stresse le plus les employeurs, c'est de ne pas pouvoir se separer de ses salaries en cas de retrournement de conjoncture. Resultat, au lieu d'embaucher, ils se gavent de CDD et de contrats d'interim pour avoir la flexibilite dont ils ont besoin. C'est un systeme perdant perdant a mon avis (les plus perdants de tous etant ces pauvres jeunes en CDD - dans le meilleur des cas).

C'est comme pour les locations d'apparts. A force de proteger les locataires de ci ou de ca (ce qui peut se comprendre par ailleurs, je le nie pas), de nombreux proprietaires demandent des garanties exhorbitantes pour accepter un locataire ou de plus en plus souvent preferent simplement ne pas louer un logement inoccupe (parce que le manque a gagner compense les emmerdes potentiels). La aussi, c'est un systeme perdant perdant - les memes pauvres jeunes etant les principales victimes.

On a la même analyse je pense sur le monde du travail. Je voyais l'autre jour un débat d'intellectuels sur France2 qui disaient que la France n'avaient pas eu son expérience libéral dans le monde de l'entreprise, et que peut être le déclin de Royal en ce moment était pe dû à cette envie de voir...

Gbec> fort heureusement, tu as aussi des mutlinionales qui embauchent en France. A ces entreprises, si tu leur permets d'embaucher deux personnes sans charges, l'effet sera nul...Par contre si tu baisses de 0.1point une taxe quelconque, l'effet volume sera bcp plus profitable...

Modifié par Goonny

Posté(e)
Par contre si tu baisses de 0.1point une taxe quelconque, l'effet volume sera bcp plus profitable...

aux actionnaires?

à l'augmentation du big boss?

merci Gaghoo :"Gillou avait raison hier soir à Troyes : Houllier aurait mieux fait de faire rentrer Sandrine Bretigny..."

Posté(e)
aux actionnaires?

à l'augmentation du big boss?

:kifume:

Ca me rappelle les paroles de "Sauvons Vivendi" des Fatals Picards :

"Toi qui as un travail,

pense a ceux qui n'en ont pas,

nous on n'a que la speculation pour boucler les fins de mois,

et c'est pas facile, des fois"

Bon, je sais, c'est bete et primaire, mais ca me fait rire a tous les coups...

Posté(e)
A tire personnel, je pense que l'imposition du travail est simplement une heresie. La France souffre d'un chomage endemique depuis des annees, et nos gouvernements n'ont pas trouve mieux que de taxer et encore taxer le travail. J'ai lu louper pas mal d'etapes dans le raisonnement, parce que ca me depasse completement.

Je crois aussi d'une facon generale que le droit du travail, qui se veut pourtant genereux a la base, finalement est contre-productif. Plus encore que le cout du travail, ce qui stresse le plus les employeurs, c'est de ne pas pouvoir se separer de ses salaries en cas de retrournement de conjoncture. Resultat, au lieu d'embaucher, ils se gavent de CDD et de contrats d'interim pour avoir la flexibilite dont ils ont besoin. C'est un systeme perdant perdant a mon avis (les plus perdants de tous etant ces pauvres jeunes en CDD - dans le meilleur des cas).

C'est comme pour les locations d'apparts. A force de proteger les locataires de ci ou de ca (ce qui peut se comprendre par ailleurs, je le nie pas), de nombreux proprietaires demandent des garanties exhorbitantes pour accepter un locataire ou de plus en plus souvent preferent simplement ne pas louer un logement inoccupe (parce que le manque a gagner compense les emmerdes potentiels). La aussi, c'est un systeme perdant perdant - les memes pauvres jeunes etant les principales victimes.

Ca a du sens vis à vis de "petites entreprises" (le terme reste à définir) moins pour des groupes qui s'en mettent plein les poches...

Bref détaxé le travail pourquoi pas, mais pas pour tout le monde a mon avis !

Mais bordel, pour qui vais-je bien pouvoir voter :nono:

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Posté(e)
Prend pas de risque, vote au centre :trap:

Marre de la gauche, marre de la droite, je vote bayrou ?

finalement alors, voter au centre c'est pareil que voter extremiste.... :bigtrap:

Posté(e)
Marre de la gauche, marre de la droite, je vote bayrou ?

finalement alors, voter au centre c'est pareil que voter extremiste.... :bigtrap:

Ca ressemble au sketch de Sarkozy l'autre jour... En plus drôle :kifume:

Si c'est une femme au second tour, il gouverne à droite, si c'est un homme, il gouverne à gauche... Vous regardez à droite...hop, il est à gauche

Quelqu'un lui que c'était la présidentiel et pas un concours de one man show contre Bedos ;)

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Posté(e)

Ne suivant la campagne de loin, je voudrais savoir ce qui a ete dit sur les sujets de societe, comme :

L'euthanasie

Depenalisation des drogues douces

Peine de mort

Taux alcoolemie a 0

Droit de vote a 21ans

Presence des departements dans le paysage administratif Francais

Et surement d'autres ...

Sinon plus ca va, plus j ai du mal a comprendre les comment un type comme Bayrou passe maintenant pour une alternative, alors qu'il n a toujours pas d'idee comme il y a 5ans, et qu il a toujours le charisme d'un poulpe anemique.

http://les-avalanches-footus.blogspot.com/

La seule verite est 4 8 15 16 23 42

Mieux vaut une taupe dans son jardin, qu'un jurassien comme voisin ! Proverbe Oyonnaxien

Une tete, deux bras, deux jambes, cela peut etre n'importe qui ! Proverbe Shingouz

'... soit vous faites votre sirop de vingt-et-un et vous dites "beau sirop, mi-sirop, siroté, gagne-sirop, sirop-grelot, passe-montagne, sirop au bon goût'

Hexa.jpg

Posté(e)
  • Auteur
Ne suivant la campagne de loin, je voudrais savoir ce qui a ete dit sur les sujets de societe, comme :

L'euthanasie

de mémoire: Sarko contre une loi, ségo et Bayrou pour ouvrir un débat

Depenalisation des drogues douces

tous les grands sont contre

qq uns à l extreme gauche sont pour

Peine de mort

personne n'en parle sauf le pen et encore. de toute façons on ne reviendra pas dessus

Taux alcoolemie a 0

personne n'en parle

Droit de vote a 21ans

personne n'en parle

Presence des departements dans le paysage administratif Francais

pas évoqué directement

ils sont tous plus ou moins ok sur le principe qu il y a trop d'échelon mais aucun n'évoque une suppression concrète: communauté d'agglo? département?

Posté(e)
ils sont tous plus ou moins ok sur le principe qu il y a trop d'échelon mais aucun n'évoque une suppression concrète: communauté d'agglo? département?

Bayrou est partisan de leur suppression non ? Je crois l'avoir entendu parler d'un unique échelon régional... Pas sûr du tout...

Posté(e)

C'est le retour de la question du débat, avec une idée maline et originale de Bayrou de l'organiser sur Internet sans problèmes d'égalité du temps de parole. Royal, Le Pen sont OK, Sarkozy non.

PARIS (Reuters) - François Bayrou a proposé d'organiser un débat entre les quatre principaux candidats à l'élection présidentielle sur internet, une idée contre laquelle s'est élevé Nicolas Sarkozy et qui a recueilli l'assentiment de Ségolène Royal et de Jean-Marie Le Pen.

"Je propose que tous les blogueurs d'internet, tous ceux qui ont des sites (...) se regroupent pour organiser un débat entre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Jean-Marie Le Pen et moi", a déclaré le candidat de l'UDF lors d'une conférence de presse.

"J'accepte par avance d'y participer avec ces trois-là", a-t-il ajouté, se disant prêt à débattre de cette manière "aussi longtemps que l'on veut".

Nicolas Sarkozy s'est une nouvelle prononcé contre un tel débat.

"Nous sommes à un peu plus de 15 jours du premier tour. Je crois qu'il faut laisser les Français choisir les deux candidats qui seront sélectionnés pour le second et qu'à ce moment-là il y aura des débats", a-t-il déclaré lors de la visite d'un centre pour handicapés à Ploemeur (Morbihan).

Interrogée sur Canal+ pour savoir si elle pourrait participer à un tel débat, Ségolène Royal a répondu : "oui bien sûr, moi je suis disponible pour tous les débats".

Contacté par lefigaro.fr, le Front National a indiqué que Jean-Marie Le Pen participerait "avec plaisir" à un débat entre les quatre grands candidats sur internet et se tenait à la disposition des blogueurs.

Les meilleurs sites internet de gauche ; les meilleurs sites internet de droite...

Bayrou invite Sarkozy à reconsidérer un débat sur internet

Envoyer par mail Envoyer via Y! Messenger Blog via Yahoo! 360 Imprimer

PARIS (Reuters) - François Bayrou espère que "la pression des citoyens" fera revenir Nicolas Sarkozy sur son refus d'un débat des quatre "grands candidats" à la présidentielle sur internet avant le premier avant le premier tour.

"Je crois que c'est impossible, inimaginable d'avoir un débat dont Nicolas Sarkozy serait absent. Je trouve d'ailleurs que ce n'est pas logique et pas civique de sa part de dire non", a déclaré le président de l'UDF sur France Info.

"On est aujourd'hui devant les Français, on a naturellement trois ou quatre candidatures qui peuvent être élues et changer les choses et les Français attendent qu'il y ait une confrontation entre ces visions. On aurait dû leur offrir un débat", a-t-il estimé.

"Nicolas Sarkozy ne veut pas mais j'espère que la pression des électeurs et des citoyens va lui faire sentir qu'il se trompe et va lui montrer que les citoyens aussi ont droit à l'information au débat", a souligné François Bayrou.

Un débat sur internet "aurait été une novation très intéressante", a jugé le candidat centriste. "Que tous les sites internet se mettent ensemble pour organiser le débat, il y aurait eu là quelque chose de différent, de moderne, une forme de débat qu'on n'avait pas rencontrée jusque-là".

:starwars:

Modifié par Tartempion

Posté(e)

Le Pen pour une augmentation raisonnable de la vitesse sur autoroute, un relèvement du taux d'alcoolémie autorisé au volant, suppression du permis à points et amnistie pour toutes les infractions qui n'ont pas mis la vie d'autrui en péril...

Le Pen ratisse les fonds de tiroir, même si je suis favorable à 150 sur autoroute.

-= L'homme mégaphone =-

Posté(e)

Juste pour info, Ségolène est cette après midi à Lyon pour visiter le centre léon bérard et je sais plus quoi à Edouard Herriot. Elle donnera ensuite une conférence de presse à l'école rockefeller où je serai dans l'espoir de lui poser une question (la revalorisatin de notre diplome en bac + 3).

Au revoir et merci. Bientôt 3 ans et tu nous manques toujours autant

Trop d'étoiles brillent sur Gerland...

Posté(e)
(la revalorisatin de notre diplome en bac + 3).

:troplol:

:oops:

"Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît." [Audiard]

"Si vous ne pouvez pas répondre à l'argument de quelqu'un, tout n'est pas perdu. Vous pouvez encore l'injurier." [ Elbert Hubbard ]

Posté(e)
:starwars:

Au revoir et merci. Bientôt 3 ans et tu nous manques toujours autant

Trop d'étoiles brillent sur Gerland...

Posté(e)

c'est clair, mais vous avez un métier tellement facile que vous n'allez pas, en plus, vous plaindre.....

:kisifflote:

"Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît." [Audiard]

"Si vous ne pouvez pas répondre à l'argument de quelqu'un, tout n'est pas perdu. Vous pouvez encore l'injurier." [ Elbert Hubbard ]

Posté(e)

c vrai qu'il faut dire aussi que comme c forcément une vocation et qu'on nait infirmière, on a pas à se plaindre, on fait ce qu'on aime.

J'me trouve très crédible là non? :starwars:

Au revoir et merci. Bientôt 3 ans et tu nous manques toujours autant

Trop d'étoiles brillent sur Gerland...

Posté(e)
c vrai qu'il faut dire aussi que comme c forcément une vocation et qu'on nait infirmière, on a pas à se plaindre, on fait ce qu'on aime.

J'me trouve très crédible là non? :starwars:

+1 point en crédibilité :calimero:

"Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît." [Audiard]

"Si vous ne pouvez pas répondre à l'argument de quelqu'un, tout n'est pas perdu. Vous pouvez encore l'injurier." [ Elbert Hubbard ]

Posté(e)
Les propos sur la génétique de Nicolas Sarkozy suscitent la polémique

Une plaisanterie circule actuellement de mail en mail – intitulée "Trouvez l'auteur" –, reprise par plusieurs blogs de philosophie ou d'actualité. "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a mille deux cents ou mille trois cents jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense."

Le mail invite à répondre à l'injonction, en précisant que l'auteur n'a "aucune formation scientifique". La citation est en fait issue de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Michel Onfray, publiée dans Philosophie Magazine de mars 2007. Une rencontre que Michel Onfray raconte en détail sur son blog.

"VISION RIDICULE ET FAUSSE"

Le généticien Axel Kahn a également dénoncé, dans une tribune publiée par Marianne les propos du candidat UMP : "La vision d'un gène commandant un comportement complexe tel que ceux conduisant à l'agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse". Pour M. Kahn, "cette conviction réaffirmée par le candidat de l'UMP à l'Elysée confirme ses liens idéologiques avec la nouvelle droite".

Sur la Toile, des forums et des blogs consacrés à la question du suicide ont également vivement commenté ses propos : "C'est une erreur absolue car quel scientifique peut prétendre connaître le gène du suicide ?" L'extrait du texte est d'ailleurs repris, depuis sa publication sur des blogs anti-Sarkozy.

Invité mercredi de l'émission "Questions d'info LCP-Le Monde-France Info", Jean-Marie Le Pen a également donné tort au candidat de l'UMP. "Si nous sommes habités par des gènes qui sont en eux-mêmes criminogènes, ça veut dire que nous n'avons pas la responsabilité de ce que nous faisons. Il a dû se tromper, ce n'est pas possible", a-t-il estimé.

Nabil Wakim

Le Monde - 04/04/07

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-823374,0.html

Plus long mais éminemment intéressant, voici le texte d'Onfray sur cette rencontre paru sur son blog ( http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/ )

03 avril 2007

Le cerveau d'un homme de droite.

Portrait de Nicolas Sarkozy, acte 1.De Boston (U.S.A.) mardi 3 avril, 16h00 heure locale.

La revue Philosophie magazine m’a demandé si, sur le principe, j’acceptais de rencontrer l’un des candidats à la présidentielles pour le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de l’esprit ou sa relation à la philosophie. Dans la foulée de mon consentement, la rédaction m’a rappelé en me demandant si j’avais une objection contre Nicolas Sarkozy. Pas plus avec lui qu’avec un autre, j’aurais même consenti à Jean-Marie Le Pen tant l’approche de l’un de ces animaux politiques m’intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une faculté de médecine. Ce fut donc Nicolas Sarkozy.

Il me paraît assez probable que son temps passé – donc perdu…- avec Doc Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon travail, même de loin. Je comptais sur la fiche des renseignements généraux et les notes de collaborateurs. De fait, les porte plumes avaient fait au plus rapide : en l’occurrence la copie de mon blog consacrée à son auguste personne. Pour mémoire, son titre était : Les habits de grand- mère Sarkozy – j’y montrais combien le candidat officiel drapait ses poils de loup dans une capeline républicaine bien inédite …

Je me trouvais donc dans l’antichambre du bureau de la fameuse grand mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la revue et d’un photographe qui n’en revenaient pas de se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la République. Epicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d’Etat, et portraits des figures disciplinaires de l’histoire de France représentées en médaillons d’austères sinistres.

Arrivée du Ministre de l’intérieur avec un quart d’heure d’avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise – bien qu’assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l’une d’entre elles est animée d’un incessant mouvement de nervosité, le pied n’arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin. Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d’adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j’exhibe mon calme.

Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n’arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d’assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.

Je sens l’air glacial que transportent avec eux ceux qui, d’un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d’une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l’adversaire à se battre, il affirme en substance : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu’on n’est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup… » !

Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu’il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d’autre chemin que dans cette série d’aveux de blessure. J’avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d’acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée.

Si l’on veut être Président de la République, si l’on s’y prépare depuis le berceau, si l’on souhaite présider les destinées d’un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l’on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l’on s’expose depuis des années en s’invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l’on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l’on aspire à devenir le chef des armées, si l’on doit un jour garantir l’Etat, la Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu’on a juste à reprocher à son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ?

Car je n’ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que d’avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat aux présidentielles me semblait très récemment et fort fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d’une trentaine d’années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que c’était d’ailleurs pour ces raisons que nous étions là, Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi….

Cette colère ne fut stoppée que par l’incidence d’une sonnerie de téléphone portable qui le fit s’éloigner dans la pièce d’à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l’un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique. En l‘absence du ministre, je m’ouvre à mes deux comparses en présence des deux siens et leur dit que je ne suis pas venu pour ce genre de happening hystérique et que j’envisage de quitter la place séance tenante…

J’étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait entendue, et d’ailleurs plutôt publique, mais ceci n’excluait pas un débat sur le fond que je souhaitais et que j’avais préparé en apportant quatre livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a lu Marcel Mauss sait qu’un don contraint à un contre don et j’attendais quelque chose d’inédit dans ce potlatch de primitifs post-modernes …

Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de l’équipe de Philosophie magazine voyant leur scoop s’évaporer dans les vapeurs du bureau propose, dès le retour du Ministre, que nous passions à autre chose et que j’offre mes cadeaux… Je refuse en disant que les conditions ne sont pas réunies pour ce genre de geste et que, dans tous les sens du terme, il ne s’agit plus de se faire de cadeaux.

« Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d’échanger ? » tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers bien à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou trois sujets. La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le registre demeure : colère froide en lieu et place de la colère incandescente, mais colère tout de même.

Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République en vedettes américaines – disons le comme ça…- de son discours d’investiture , sur la confiscation des grands noms de gauche, sur l’Atlantisme ancien du candidat et son incompatibilité avec la doctrine gaullienne, le débat ne prend pas plus . Il m’interpelle : « quelle est ma légitimité pour poser de pareilles questions ? Quels sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle de la sorte ? Quelle arrogance me permet de croire que Guy Môcquet appartient plus à la gauche qu’à la France ? ». Donc à lui…

Pas d’échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l’affirmation d’autant plus massive de sa subjectivité qu’elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu’impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron…

Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des choses, d’accéder un peu aux commandes de ce débat qui n’a pas eu lieu et qui, pour l’instant, leur échappe totalement. De fait, l’ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d’un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d’une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d’autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d’un Ministre de l’intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d’immondices après une cérémonie vaudoue…

Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité, donc la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la logique disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d’une visite faite à la prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique derrière nous. Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement, autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste d’un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d’une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l’être.

Je crois comprendre qu’il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d’une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu’il arrive, quoi qu’on fasse, tout est déjà réglé par la nature.

A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite, l’ontologie de droite : l’existence d’idées pures sans relations avec le monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l’on peut ainsi continuer : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l’on veut. Ainsi le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l’Ennemi. Logique de guerre qui interdit toute paix possible un jour.

Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a été destiné : le Ministre de l’Intérieur effectue son travail, le Violeur le sien, et il en va d’une répartition providentielle (au sens théologique du terme) de ces rôles. Où l’on voit comment la pensée de droite s’articule à merveille avec l’outillage métaphysique chrétien : la faute, la pureté, le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les bons, les méchants, le bien, le mal, la punition, la réparation, la damnation, la rédemption, l’enfer, le paradis, la prison, la légion d’honneur, etc.

J’avance l’idée inverse : on ne choisit pas, d’ailleurs on a peu le choix, car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne naît pas ce que l’on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les déterminismes biologiques, psychiques, politiques, économiques, historiques, géographiques ? Rien n’y fait. Il affirme : « J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense ». « Génétiquement » : une position intellectuelle tellement répandue outre-Atlantique !

La génétique, l’inné, contre le social et l’acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l’individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l’individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche … Laissons de côté la théorie. Je passe à l’exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu de lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l’esprit, capter l’attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble réellement désireux d’avancer sur ce sujet.

J’argumente : Lui dont chacun sait l’hétérosexualité – elle fut amplement montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier montré…-, a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l’homosexualité, la pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux et d’opter, finalement, et en connaissance de cause, pour l’hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par sa sexualité est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne choisirait de l’être…

L’argument le stoppe. Il me semble qu’à partir de ce moment, le candidat aux présidentielles, le ministre de l’intérieur, l’animal politique haut de gamme laisse le pas à l’homme, fragile, inquiet, ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d’un geste qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de l’esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour s’accorder le luxe d’une introspection ou se mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire l’effroyable cadavre de son enfance.

Dans la conversation, il confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu’il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu’un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l’idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l’Etat, puissent gouverner celui qui règne !

Lors de sa parution, j’avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard d’Estaing qui racontait ses crises d’angoisse, ses inhibitions le paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l’état psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu’il suivait à cette époque. Je me rappelais la fin d’un François Mitterrand , entre voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l’ esprit , croyance en l’ au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.

Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d’homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu’il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu’elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n’avoir pas à s’arrêter sur lui-même.

Les soixante minutes techniquement consenties s’étaient allongées d’une trentaine d’autres. Les deux rôles en costumes qui le flanquaient jouaient le sablier. Je trouvais l’heure venue pour offrir mes cadeaux. Au ministre de l’intérieur adepte des solutions disciplinaires : Surveiller et punir de Michel Foucault ; au catholique qui confesse que, de temps en temps, la messe en famille l’apaise : L’Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du père, le chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le libéral qui écrit que l’antilibéralisme c’est « l’autre nom du communisme » ( il dit n’avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la page…) : Qu’est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant un soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : « j’aime bien les cadeaux ». Puis : « Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? »… Comme prévu.

Dans l’entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est tombée. Qui prend l’initiative de dire que la rencontre se termine mieux qu’elle n’a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : « Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça… ». Je suis sidéré du registre : l’animalité, l’olfaction, l’odorat. Le degré zéro de l’humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas… Du moins : dont l’homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement : dont l’homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme.

Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste le désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et de l’échange, afin d’aller plus loin. Tout de go, il me propose de l’accompagner, sans journalistes – il fait un mouvement de bras dans la direction des comparses de Philosophie magazine comme pour signifier leur congé dans un geste qui trahit ce qu’il pense probablement de toute la corporation… Je refuse. Une autre fois ? Les deux amis ont leurs deux paires d’yeux qui clignotent comme des loupiotes…Voyons donc pour plus tard… Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement vers la sortie : « Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que je voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n’y a pas autre chose à faire ? Quand même… ». Soixante-cinq millions c’est le nombre des français à convaincre d’amour, pas celui des électeurs à convaincre de voter…

(A suivre...)

Posté(e)

j'ai lu l'article dans son entier...

Partisan de toute évidence avant même toute parole du candidat, mais la partie sur la "génétique" est éloquente..... :huh:

Posté(e)

Pas étonnant : la France étant à gérer comme une entreprise, on contrôle qui rentre, on sélectionne le plus en amont possible (cf volonté de dépister les délinquants potentiels chez les gamins de maternelle...) les utiles, les inutiles et les nuisibles. Pour les inutiles, voir le couplet sur les jeunes qui se suicident, certainement pas à cause de leurs parents mais parce que ce sont des êtres faibles. (Des gens sans intérêt à ne pas pleurer, alors ?)

Et ensuite ? On isolera les méchants identifiés grâce à leurs gènes, comme les Anglais sont en train d'y réfléchir avec leur projet d'enfermer préventivement ceux chez qui on aura dépisté un trouble potentiellement corrélable à des comportements violents ? Ou bien on se servira aussi des prédispositions génétiques repérées pour orienter les employés de l'entreprise France vers la case pour laquelle ils auront été désignés plus aptes ?

Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015).

Posté(e)

Je n'ai pas lu le gros pavé, mais juste pour dire à Exilé, le premier texte cite "des êtres fragiles" et pas "des êtres faibles". Je trouve qu'il y a une nuance.

Si il est dit "êtres faibles" dans le second texte pour définir les suicidés, mea culpa.

-= L'homme mégaphone =-

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