Posté(e) le 29 décembre 200619 a comment_156030 Oui, mais quelque part, j'ai envie de te répondre que même si en mettant leurs forces en communs, les partis traditionnels n'arrivent pas à redresser la barre, il faudra forcément se poser des questions. La réponse pourrait être de voter extrême (aïe !) ou de quitter le pays. Parce que si nos personnalités politiques n'arrivent à rien dans un élan solidaire, sur qui pourrait-on compter ensuite ? Au moins, on saurait si ceux qui nous gouvernent sont vraiment des nullos ou si les guéguerres intestines et Droite/Gauche empèchent d'aller de l'avant. Après le cas LePen de 2002, ca a bien bougé pendant quelques semaines, et puis finalement ? Rien. Tellement rien que rien n'empêche que cela se reproduise ! Ca ne fait le jeu de personne à part celui du borgne et pourtant, rien n'a bougé, d'un bord comme de l'autre, tout le monde reste fidèle à sa ligne de conduite et tout le monde risque de s'en prendre plein le cul, si tu me passes l'expression. Oui, ca fait froid dans le dos. Mais il semble clairement que pas grand monde n'ait saisi "la France", que ce soit la mienne, la tienne, celle d'Exilé ou celle de Diam's (lol). Le fossé Citoyen/Homme Politique est chaque jour plus grand et ca me fait plus peur que la différence riche/pauvre qui s'accélère : le premier empêche de croire en des lendemains meilleurs. Sans espoir, il ne reste plus grand chose. -= L'homme mégaphone =- Signaler
Posté(e) le 30 décembre 200619 a comment_156040 Je continue de penser que la grande nouveauté de notre époque, c'est qu'elle condamne fermement l'espoir en quelque chose de meilleur : c'est dénoncé comme irresponsable. Il n'est question que d'efforts, d'accepter de perdre, accepter la pauvreté (surtout celle des autres), la précarité, accepter de repartir en arrière, accepter, comme je l'ai lu dans un bouquin en rayon à Decitre, que le travail ne permette plus d'en vivre. On n'a jamais accepté de travailler dur que dans l'espoir qu'un jour cela s'arrête : qu'on ait assez de biens et assez de temps pour en jouir. Soi-même, ou au pire, ses enfants. Cette époque est la première à faire envisager que le travail, difficile et sous pression, cesse d'offrir autre chose que le droit d'y retourner le lendemain. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 30 décembre 200619 a comment_156055 La peur du chômage ! J'ai vu un débat sur les classes moyennes, je pense même acheter le livre d'un des participants (oui, moi, acheter un livre et le lire !) : "Les classes moyennes à la dérive" de Louis Chauvel. Un constat sans défaitisme, tout du moins à la téloche. -= L'homme mégaphone =- Signaler
Posté(e) le 30 décembre 200619 a comment_156059 Je continue de penser que la grande nouveauté de notre époque, c'est qu'elle condamne fermement l'espoir en quelque chose de meilleur : c'est dénoncé comme irresponsable. Il n'est question que d'efforts, d'accepter de perdre, accepter la pauvreté (surtout celle des autres), la précarité, accepter de repartir en arrière, accepter, comme je l'ai lu dans un bouquin en rayon à Decitre, que le travail ne permette plus d'en vivre. On n'a jamais accepté de travailler dur que dans l'espoir qu'un jour cela s'arrête : qu'on ait assez de biens et assez de temps pour en jouir. Soi-même, ou au pire, ses enfants. Cette époque est la première à faire envisager que le travail, difficile et sous pression, cesse d'offrir autre chose que le droit d'y retourner le lendemain. Je ne suis pas d'accord. Notre époque est si complexe qu'on ne peut nullement la génraliser de la sorte. A l'heure actuelle, certains disent que le travail est déprécié, que ce n'est plus une valeur de notre société. Personnellement, je suis assez d'accord avec ça mais j'y vois aussi des aspects positifs. Notre époque permet justement d'envisager l'épanouissement et la réussite autrement que par le travail. Regardons un peu en arrière et on s'aperçoit qu'il n'y avait guère de salut et de reconnaissance d'une vie "réussie" pour qui n'avait pas une "belle situation". Aujourd'hui, ces modèles ont explosé et c'est sans doute ce qui manque à certains car il faut se construire et s'épanouir par soi-même, sans compter sur des espoirs fournis par la société. Je ne pense pas qu'il faille attendre de la société et du "système" qu'il fixe des objectifs, qu'il donne de l'espoir. Ce sont des choses tellement personnelles et la "réussite" prend des formes tellement différentes selon chaque individu qu'aucun système ne peut tous les envisager et les satisfaire. Je pense qu'on peut être ce qu'on veut être. Le plus dur est peut être de savoir ce qu'on veut justement. Personnellement j'ai fait de ma réussite professionnelle un objectif non négociable. Je comprends que certains ne considèrent pas ça comme une fin en soi et je respecte qu'on veuille privilégier la fondation d'une famille ou le temps libre hors boulot. Après tout, chacun ses ambitions de vie. Notre époque est justement assez ouverte pour ne pas imposer un modèle et permettre toutes ces visions. J'ai fait en sorte d'avoir trouvé un emploi épanouissant mais où je sais que personne ne viendra me chercher si je veux aller plus loin et que je ne dois compter que sur moi. Je sais que c'est à moi de me bouger pour réussir et atteindre les objectifs de vie que j'ai à l'heure actuelle. Je sais aussi que quand je les aurai atteint, je n'en serai pas satisfait et je me bougerai encore pour aller plus haut. J'aurais pu trouver un job beaucoup mieux payé mais je m'y serais vite ennuyé, j'aurais stagné et je n'aurais pas eu la rage d'avoir plus. Je ne crois pas aux vertus d'un système pour ça, c'est surtout de la volonté. Elle est difficile à entretenir et à remotiver mais que ce soit en famille, en amour, en amitié, en sport ou dans le boulot, il en faut pour réussir. Je sais que cette volonté ne me préservera pas des échecs, mais je sais aussi qu'elle m'en faudra pourra les surmonter. Signaler
Posté(e) le 30 décembre 200619 a comment_156064 Je n'ai pas tellement le temps de détailler mais j'aurai sûrement l'occasion de développer d'ici quelques jours. Ce dont tu parles est toujours conditionné par une chose, ou plutôt deux, il ne faut pas se leurrer : avoir assez de temps et d'argent. Derrière ce "assez" on peut mettre des choses très variables. Mais actuellement, on parle de rallonger la durée du temps de travail sans payer plus, pour améliorer la compétitivité, de faciliter le licenciement, apparemment seul moyen de pression pour obliger quelqu'un à travailler sérieusement, de "libérer les salaires vers le bas", de faire du samedi et du dimanche des jours ouvrables ordinaires. Une caissière qui fera 28 heures sous la forme 7x4, pour quelque 800 euros mensuels, que peut-elle espérer comme épanouissement ? De quelle réussite rêver si quarante heures hebdo pour 1000 euros par mois deviennent un luxe ? Et combien d'entre nous vont devoir se taper ce genre de situation à vie ? Actuellement, il est question d'en chier et d'accepter de perdre et de perdre encore, pour une "compétitivité" devenue une fin en soi, et d'un travail "à revaloriser" mais comme fin en soi, au-delà duquel il ne faut rien réclamer : de moins en moins de revenu, de moins en moins de temps, de moins en moins de sécurité. Car tout cela est l'ennemi de la compétitivité. Quelle réussite veux-tu tirer de ça ? Sur quelles heures ? Avec quel argent ? Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 1 janvier 200719 a comment_156108 On n'a jamais accepté de travailler dur que dans l'espoir qu'un jour cela s'arrête : qu'on ait assez de biens et assez de temps pour en jouir. Soi-même, ou au pire, ses enfants. Cette époque est la première à faire envisager que le travail, difficile et sous pression, cesse d'offrir autre chose que le droit d'y retourner le lendemain. Il me semble que l'ecrasante majorite de l'humanite a toujours travaille et beaucoup travaille, et a toutes les epoques, pour survivre tout simplement. Enfin, c'est ma lecture du monde dans lequel vivait la classe ouvriere, et c'est certainement encore une realite. Le concept d'epanouissement personnel au travail est plutot moderne et reserve a une certaine classe. C'est deja un luxe en soi. Je continue de penser que la grande nouveauté de notre époque, c'est qu'elle condamne fermement l'espoir en quelque chose de meilleur je pense souvent que le monde que je vais laisser a mes enfants risque d'etre moins bon que le mien. Maintenant, il ne faut pas non plus se laisser gagner par le defaitisme. Face aux enjeux qui sont les siens aujourd'hui, l'humanite trouvera peut-etre des solutions nouvelles ou qui paraissent aujourd'hui difficiles a atteindre (cooperation internationale par exemple). L'homme est suppose etre intelligent apres tout. Si c'est vrai, il trouvera les cles. Par contre, en ce qui concerne le travail, je crois qu'il ne faut pas trop se faire d'illusions. On travaille d'abord et avant tout pour manger ou simplement survivre dans certains cas. Certains auront la chance d'y prendre du plaisir, voire de s'y epanouir, mais on parle d'une petite minorite de gens. Signaler
Posté(e) le 2 janvier 200719 a comment_156109 Une bonne guerre mondiale et on est reparti pour 30 ans de prospérité ? :blacktrunk: -= L'homme mégaphone =- Signaler
Posté(e) le 2 janvier 200719 a comment_156111 Il me semble que l'ecrasante majorite de l'humanite a toujours travaille et beaucoup travaille, et a toutes les epoques, pour survivre tout simplement. Enfin, c'est ma lecture du monde dans lequel vivait la classe ouvriere, et c'est certainement encore une realite. Le concept d'epanouissement personnel au travail est plutot moderne et reserve a une certaine classe. C'est deja un luxe en soi. Je ne parle pas d'épanouissement personnel au travail mais "d'épanouissement tout court", au sens de : j'en chie mais avec l'espoir de lendemains meilleurs. Du jour où j'aurai assez mis de côté pour arrêter, du jour où ça me rapportera plus pour ne plus tirer le diable par la queue, où j'aurai ma propre maison, où j'aurai quelques sous à léguer à mes enfants pour qu'ils aient la marge que je n'ai pas pu avoir. Trimer mais la conviction que la possibilité de vivre mieux un jour, pour soi-même ou ses enfants, existe. Nous sommes en train de nous la faire retirer en nous laissant ôter la marge de temps et d'argent qui permet la construction de tels projets. Et pas dans le but d'un meilleur partage : tout le monde est prié de renoncer à ce qu'il a dans le seul but de "générer de la croissance". On ne prend même plus la peine de prétendre qu'à terme, ça serve à retourner à un contexte meilleur pour tout le monde. C'est un peu, à échelle mondiale, ce que je connais en ce moment au boulot : bosser toujours plus (notre volume d'activité a presque doublé en trois ans), sur des dossiers toujours plus "alimentaires" (protocoles trop légers, sites urbains sans enjeu de conservation, aucun suivi), en perdant chaque année l'un des quelques avantages de la convention collective, pour obtenir, au mieux, que le salaire (déjà peu élevé) reste à peu près aligné sur le coût de la vie. Toujours plus donner, pour recevoir toujours pareil ou même un peu moins - "parce que c'est déjà beau de ne pas perdre son emploi". Ou c'est moi qui extrapole une situation personnelle peu enthousiasmante. Face aux enjeux qui sont les siens aujourd'hui, l'humanite trouvera peut-etre des solutions nouvelles ou qui paraissent aujourd'hui difficiles a atteindre (cooperation internationale par exemple). L'homme est suppose etre intelligent apres tout. Si c'est vrai, il trouvera les cles. Actuellement pourtant, la caste dirigeante propose au contraire l'abandon à la compétition sauvage, et le modèle où la pauvreté doit être vue comme la juste punition des paresseux et des incapables. Les idées de partage et de coopération, qu'elles soient défendues par des religieux, des altermondialistes ou d'autres moins marginaux, sont dénoncées comme niaises, délirantes et irresponsables. Alors bon. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 3 janvier 200719 a comment_156143 Actuellement pourtant, la caste dirigeante propose au contraire l'abandon à la compétition sauvage, et le modèle où la pauvreté doit être vue comme la juste punition des paresseux et des incapables. Les idées de partage et de coopération, qu'elles soient défendues par des religieux, des altermondialistes ou d'autres moins marginaux, sont dénoncées comme niaises, délirantes et irresponsables. Alors bon. le monde est-il aussi simple que ça? Signaler
Posté(e) le 3 janvier 200719 a comment_156144 Disons que je n'entends pas beaucoup de voix autres que marginales ou marginalisées pour promettre un autre futur que "se faire botter le cul, en chier pour pas grand-chose, parce que maintenant c'est comme ça, modèles sclérosés machin gnagna". Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 3 janvier 200719 a comment_156152 Trimer mais la conviction que la possibilité de vivre mieux un jour, pour soi-même ou ses enfants, existe. Nous sommes en train de nous la faire retirer en nous laissant ôter la marge de temps et d'argent qui permet la construction de tels projets. Et pas dans le but d'un meilleur partage : tout le monde est prié de renoncer à ce qu'il a dans le seul but de "générer de la croissance". Tu généralises trop. "Nous", c'est vaste. Tout le monde n'a pas des horaires de dingues, tout le monde n'a pas à se plaindre de son salaire, tout le monde n'est pas surchargé de boulot, alors imagine ceux qui accumulent les trois (non, je ne pense pas spécialement aux fonctionnaires car ce n'est pas particulièrement le cas dans ce secteur). Parle pour ton cas personnel, parce que je ne me reconnais pas de ce que tu dis : si j'ai bien conscience d'être de la matière première à croissance, je n'ai pas l'impression d'être exploité à outrance. La vie, mes capacités et une bonne gestion ont fait que ce dont tu parles, maison et famille, j'ai pu les réaliser assez tôt, tel que je le souhaitais. Alors certes, j'estime être sous-payé, mais c'est un autre sujet qui ne doit pas être amalgamé à ce sentiment restrictif et rétrograde que tes idées veulent faire passer sur certains points. Mais c'est certain, les patrons ne sont pas des anges... ! Comprend bien que ton modèle économique personnel favori t'est propre, qu'il a ses bons et ses mauvais points, mais qu'il se confronte à ceux des autres. Personne, analyste ou spécialiste expert, ne peut dire que tel ou tel modèle serait meilleur qu'un autre : chaque argument pour casser l'ultra-libéralisme trouvera une réponse encore plus fracassante, de même pour le communisme. L'altermondialisme, c'est bien (même si je ne comprend pas toutes ses subtilités...) mais on peut le fracasser facilement, avec certains points négatifs. Ensuite, ces inconvénients ont une certaine importance pour toi, tu les considères donc plus ou moins recevables/ridicules, mais ton voisin les prendra autrement, etc... Si le monde du travail actuel francais ne me parait pas assez juste au niveau de la considération du travail fourni (ou de la récompense si on préfère), je suis loin de vouloir un monde du travail qui serait à l'opposé. Quelques ajustements me suffisent. Quand on te lit, on croirait que tu veux la révolution. Lire à chaque fois que les vilains patrons veulent nous spolier accentue à chaque fois le fait que je, et apparemment je ne suis pas le seul, ne me reconnait pas dans tes propos. Pourtant, je suis d'accord avec toi sur certaines choses (ces points de détails qui sont à peu près les ajustements qu'il faudrait selon moi apporter à notre monde du travail francais). Ne te méprend pas, je n'essaie pas de t'ennerver en te disant qu'à 26 piges j'ai une vie bien installée et ceci et cela, alors que toi tu croules dans un univers merdique, j'argumente juste avec mes exemples personnels ma justification de l'incompatibilité de nos points de vue. Disons que je n'entends pas beaucoup de voix autres que marginales ou marginalisées pour promettre un autre futur que "se faire botter le cul, en chier pour pas grand-chose, parce que maintenant c'est comme ça, modèles sclérosés machin gnagna". Des voix, on en entend beaucoup au contraire, surtout en période pré-électorale : tout le monde annonce du changement pour lutter contre ce que tu dénonces et même plus. Mais les voix, elles, s'envolent, c'est bien connu. Peut-être même en vois-tu, de ces promesses, lors de travaux sur le terrain, entre deux vols de pincons ou de mésanges ! -= L'homme mégaphone =- Signaler
Posté(e) le 3 janvier 200719 a comment_156153 Quand on te lit, on croirait que tu veux la révolution.Même pas. J'ai le sentiment qu'il n'y a pas grand-chose à espérer de l'avenir, que personne ne nous promet autre chose qu'un futur plus pénible, de façon durable. C'est peut-être complètement déformé, lié à un contexte personnel provisoirement mal vécu, mais en ce moment "je n'y crois plus". ça ne m'empêche pas d'avoir des projets, de vouloir prochainement fonder une famille, mais j'ai plus d'inquiétudes que d'espoirs. On ne me change pas quoi :kisifflote: je n'essaie pas de t'ennerver en te disant qu'à 26 piges j'ai une vie bien installée et ceci et cela, alors que toi tu croules dans un univers merdique Idem : je ne prétends pas être dans une situation objectivement effroyable; je la vis mal, essentiellement pour des raisons géographiques, le mode de vie francilien en décalage trop complet avec ce qui incarne pour moi la qualité de vie. Et je crains qu'elle ne se prolonge de longues années sans qu'aucun effort (en-dehors de la recherche d'un autre emploi, où tout ne dépend pas de moi) n'y fasse rien. Je suis dans la situation de "trimer plus, apprendre à faire d'autres choses, accepter de faire des trucs plus chiants, pour ne gagner que de conserver un poste mal payé et mal considéré"; et je trouve que cela colle beaucoup avec le discours ambiant : un emploi, même précaire, même sous-payé, même dur, même chiant, c'est déjà bien beau, alors contentez-vous-en et n'espérez rien de mieux. D'une certaine manière, il en a été un peu de même aux Hex@ où tout le temps qu'on y a passé, ne nous a apporté que de continuer à avoir, bon an mal an, cent cinquante personnes attendant tout d'un petit groupe de 10-15. Pas même la satisfaction que des relais soient pris et que des choses roulent sans devoir pousser et pousser encore. Ces sept dernières années ont été pour moi celles des efforts inutiles. Sans doute parce qu'il fallait en faire encore plus. Mais, maintenant, le coeur n'y est plus. C'est ce que j'appelle se donner du mal juste pour avoir le droit de recommencer le lendemain. Qui nous promet sérieusement autre chose ? Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 3 janvier 200719 a comment_156154 Qui nous promet sérieusement autre chose ? peu importe les promesses, car de toutes façons elles n'engagent que ceux qui les croient. Par contre, ce dont je suis sûr, personnellement, c'est qu'il ne faut pas attendre grand chose des autres en général et si problème il y a, il vaut mieux s'en occuper soi-même. Aides toi, le ciel t'aidera. C'est toujours d'actualité. Signaler
Posté(e) le 3 janvier 200719 a comment_156167 Aides toi, le ciel t'aidera. C'est toujours d'actualité. Sauf que je ne vois pas trop le rapport avec la choucroute aux fraises. Ce que je vois pour l'instant, c'est qu'il faut ramer toujours plus pour arriver, au mieux, au même résultat. Accepter ça <-->, donner ça <-->, l'année d'après ça <---->, puis ça <----->, mais toujours pour ses mille petits euros par mois, en schématisant. Explique-moi où est la possibilité de progresser : plus ça va, plus on se trouve rivés à un bas niveau. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156176 Accepter ça <-->, donner ça <-->, l'année d'après ça <---->, puis ça <----->, mais toujours pour ses mille petits euros par mois, en schématisant. Ah, be c'est juste une question de fric alors? je croyais que c'etait plus grave que ca. Bon, pour gagner du fric, je sais pas, mais en general, on gagne mieux sa vie dans les secteurs qui gagnent du fric que dans ceux ou il n'y a rien a gratter. Apres, je dis pas que tu bosseras moins ni que tu auras un retour sur investissement rapidement. Mais dans tous les cas, il faudra commencer par ca. Il faut juste esperer que ca se passe bien et il n'y a pas de raison que ca se passe mal. Les patrons ont tous les defauts du monde, mais ils savent, du moins les bons, reconnaitre ceux qui leur font gagner du fric. Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156178 J'ai tout ramené au fric, mais en simplifiant. Après, je n'ai pas envie de me faire ingénieur OGM, juste parce que "là y'a à gratter du fric" et prendre acte qu'en France, quand tu bosses dans un domaine dans lequel l'Europe hors France claque des milliards d'euros, on ne te rémunère pas, parce que c'est considéré comme un secteur de bénévoles et de bouffons. Ce que je veux dire, c'est que "aide-toi le ciel t'aidera", ce n'est qu'une version courtoise de "bouge ton cul, si t'es dans la merde c'est que tu t'y complais"; et quand je vois comment on rame au boulot, pour chercher d'autres financeurs, acquérir d'autres compétences (y compris en se formant à nos frais privés, nous salariés), quand je vois qu'on a doublé le volume d'activités en trois ans, qu'on bosse tout simplement deux fois plus, ça me fait doucement marrer la rhétorique "yaka avoir le courage de se bouger et tout va bien". On ne fait que ça, et ça nous permet tout juste de garder l'existant. Et c'est ça, "l'avenir" qui nous est proposé. Défoncez-vous, mais désormais ça ne vous permettra pas d'avancer, juste de rester vaguement sur place, c'est déjà beau qu'on vous garde en poste. Les patrons ont tous les defauts du monde, mais ils savent, du moins les bons, reconnaitre ceux qui leur font gagner du fric. :troplol: Ha oui, va voir le topic SOS Réseau, voilà ce que m'apporte le fait d'avoir, depuis quatre ans, eu le malheur de montrer que j'avais quelques compétences informatiques de base. Se faire emmerder toutes les cinq minutes par des questions du genre "Windows il veut faire une mise à jour, je fais quoiiiiiiii ?" ou "Pourquoi je vois pas tel dossier sur le réseau ? - Il est partagé ? Ah bah non..." et maintenant ça. Alors fais-moi encore rire avec "les patrons qui reconnaissent"... Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156185 oui, enfin, desolé, mais quand je lis qu'on confie toute l'informatique (même si les infrastructures restent bien modestes à l'échelle d'une boite) à des non-spécialistes et qu'on ne leur octroie aucun budget, ce n'est pas ce que j'appelle un bon patron. Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156187 C'est de la gestion. Tu dis à un mec "l'informatique, ça doit marcher, un point c'est tout, je ne veux rien savoir d'autre", tu lui fais comprendre que personne d'autre n'agira, et le mec le fait, couci couça, pour pas un rond, puisqu'il n'a pas le choix. Tu crois quoi ? que je vais refuser ? Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156200 C'est de la gestion. Tu dis à un mec "l'informatique, ça doit marcher, un point c'est tout, je ne veux rien savoir d'autre", tu lui fais comprendre que personne d'autre n'agira, et le mec le fait, couci couça, pour pas un rond, puisqu'il n'a pas le choix. Tu crois quoi ? que je vais refuser ? c'est de la mauvaise gestion. La question, ce n'est pas de savoir si tu vas refuser ou accepter, c'est de savoir si ça va marcher ou non. Ca marchera peut-être cette fois-ci, mais bon, à un moment ou à un autre, ça coincera pour de bon. Et ils vont faire quoi à ce moment-là ? ils te sacrifieront peut-être pour la forme, mais ça ne règlera pas leur problème pour autant. La gestion, c'est de ne pas te laisser te débrouiller dans la nature. C'est comme dans un club de foot, c'est d'abord et avant tout de mettre les bonnes personnes aux bons postes et leur donner les moyens de travailler (disons d'adapter les objectifs aux ressources). On ne demande pas au capitaine de l'équipe de Pont-de-Chéruy d'aller négocier un transfert d'un autre joueur, eh bien, c'est pareil dans une boite. Chacun son métier. Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156201 C'est de la gestion. Tu dis à un mec "l'informatique, ça doit marcher, un point c'est tout, je ne veux rien savoir d'autre", tu lui fais comprendre que personne d'autre n'agira, et le mec le fait, couci couça, pour pas un rond, puisqu'il n'a pas le choix. Tu crois quoi ? que je vais refuser ? expliquer que 1- ce n'es pas ton job 2- tu n'y connais rien (meme si c'est pas vrai) 3- que ce n'est pas dans ton contrat de travail... etc etc... "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît." [Audiard] "Si vous ne pouvez pas répondre à l'argument de quelqu'un, tout n'est pas perdu. Vous pouvez encore l'injurier." [ Elbert Hubbard ] Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156203 expliquer que 1- ce n'es pas ton job 2- tu n'y connais rien (meme si c'est pas vrai) 3- que ce n'est pas dans ton contrat de travail Déjà fait. Réponses déjà données... "C'est de la mauvaise gestion" ? peut-être, mais c'est la plus tentante à court et moyen terme. Il suffit de se persuader qu'on n'est pas en train de bricoler, mais de la jouer fine en évitant des dépenses inutiles. Le jour où tout flanche à force d'avoir accumulé le mauvais matériel mal utilisé, on invoque la malchance, on se persuade que ça n'a rien à voir avec les choix faits, et c'est tout. L'idée que ça puisse mal marcher, ou pas longtemps, à cause de mauvais choix, est énergiquement censurée. Mais on s'éloigne du sujet là... quoique... Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156215 Sérieusement, tu devrais peut-être penser à aller travailler en Suisse, Belgique, Québec, ou je ne sais pas ailleurs selon tes langues parlées, mais il est peut-être temps de dire stop. Peut-être préfères-tu attendre que ta ptite femme décroche son brevet des collèges (bouuuuuu ! ) pour ensuite entâmer la démarche, mais même si l'herbe n'est pas forcément plus verte chez le voisin, ca te changerait les idées, et tu n'as apparemment pas de risque de toucher moins. Donc, en bref, tu n'as rien à perdre. A part peut-être le fait que tu aimes ce que tu fais. Mais si tu arrêtais un peu d'être une bonne âme châritable et que tu pensais un peu à ta gueule, y'a quand même pas mal de chance que tu broies moins de noir... Imagine, tu pourrais presque passer de Droite ! (JOKING !!!) Pas facile de faire le grand saut, mais ce n'est pas quand tu auras un ou des gamins, plusieurs crédits pour la maison et la ou les voitures, qu'il faudra y penser. C'est maintenant que ca se passe, garcon !!! -= L'homme mégaphone =- Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156222 L'étranger, désolé mais hors de question, pour mille raisons, de coeur ou très pragmatiques que je ne développerai pas ici. Et puis abandonner la protection de la nature dans mon pays pour aller m'amuser au Québec (à supposer que le Québec et la perspective d'abandonner à jamais mes amis, ma famille et mes décors familiers m'amuse...), ça s'appellerait une désertion pure et simple. Donc ça, c'est autant la peine de m'en parler que de me conseiller d'emménager dans le 94 à Quaiquipue sur Marne pour avoir moins de temps de métro... Je ferais le même boulot dans une région à laquelle je serais attaché (ce qui en laisse quand même 4 ou 5 minimum), je vivrais mieux pas mal de trucs qui pèsent ici... Sans parler du coût de la vie inférieur. J'ai bien compris la leçon, la prochaine fois je ne mettrai pas un doigt dans l'engrenage d'être "celui qui s'y connaît en informatique"... et puis après tout, ce n'est pas impensable que chez mon prochain employeur, il y ait quelqu'un qui s'y connaisse vraiment. Mais bon, on était sur le topic Présidentielles, la discussion était partie sur le thème "qu'attendre des années qui viennent"; donc peu importe ce qui relève de ma propre psychologie. Mais la rhétorique dominante consiste à dire aux Français qu'il est temps qu'ils se bougent et acceptent de faire des efforts s'ils veulent conserver ce qu'ils ont (ou une partie). Or, moi, individu lambda, échantillon aléatoire, je constate que j'enchaîne un peu les situations, professionnelles ou bénévoles, où fournir des efforts ne sert qu'à se faire bouffer un peu plus, et qu'il faut ramer sans cesse, et avec inventivité s'il vous plaît, pour un résultat toujours plus décevant. Il n'y a pas de gain, d'ascension, de promotion, de paliers franchis. Et encore, j'ai la chance de partir, à la base, d'un boulot pas inintéressant. Alors j'imagine ceux qui vivent ça avec un vrai boulot de chien. Comme dans Alice au pays des merveilles, il faut courir comme un fou pour arriver à rester sur place; qui peut dire qu'il avance ? qu'il est payé des efforts ? ça ne va pas être difficile de se motiver pour une telle vie. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156223 je ne suis pas sur d'être d'accord avec cette analyse sur la "rhétorique dominante", mais quand bien même ce serait vrai, il y a quand même une solution, et je suis désolé d'insister là-dessus, mais c'est effectivement de se prendre en charge et de trouver des solutions au problème posé. Aide toi, le ciel t'aidera, je persiste et signe. La solution la plus évidente, c'est de changer de boulot. Je trouve que les Français en général ont une attitude extremement défensive par rapport au boulot, comme si quitter son boulot, c'était entrer dans la logique infernale de l'échec. Drôle de manque de confiance en soi je trouve. Ma femme était dans une situation un peu équivalente pendant des années. Je la suppliais de se barrer et à chaque fois, c'était "oh, mais c'est un beau groupe quand même [sur le papier], je suis pas trop mal payée et je sais ce que je quitte mais pas ce que je vais retrouver". Résultat, à force d'attendre, elle a failli faire une dépression mais elle a eu la chance de faire partie de la première charette des licenciements économiques. C'était une chance sinon elle ne serait jamais partie d'elle-même. Résultat, elle a retrouvé du boulot quasiment tout de suite et elle n'a jamais été aussi heureuse. Modifié le 4 janvier 200719 a par Section Mai 2002 Signaler
Posté(e) le 4 janvier 200719 a comment_156226 La solution la plus évidente, c'est de changer de boulot. Je trouve que les Français en général ont une attitude extremement défensive par rapport au boulot, comme si quitter son boulot, c'était entrer dans la logique infernale de l'échec. Euh... quand tu as 10% de chômage, ça me paraît quand même normal. Toute la société française fonctionne en effet sur ce principe : "vous avez du boulot ? et bien c'est déjà une sacrée chance, alors n'en demandez pas trop sur les conditions. Y'en a 1000 dehors qui attendent votre place." Ce qui est vrai. Chercher quand tu as déjà un poste ? (je vais m'y lancer, je vous en donnerai des nouvelles...) difficile, car tu n'es pas "disponible immédiatement" pour le nouvel employeur. Nouvel employeur qui sera, de plus, méfiant face à ce gars qui s'est barré, qui laisse tomber son employeur; un mec pas fiable ? un mec à problèmes ? Et partir sans avoir déjà trouvé l'emploi suivant, ben, faut un conjoint qui fait bouillir la marmite pendant ce temps. A part dans des situations très précises et minoritaires, l'attitude "j'ai déjà de la chance de travailler, j'encaisse même si c'est pas la joie" me semble largement justifiée par le marché de l'emploi. Chacun de nous peut légitimement se dire "personne n'a besoin de moi", même si cela devient faux à partir du moment où on se le dit tous en même temps. J'espère évidemment faire mentir ce paragraphe, et que mes quelques années d'expérience ici me serviront au moment de pousser mes pions chez d'autres employeurs plus intéressants. Mais quelque part, la dégradation des conditions financières (les miennes et celles de la boutique), le fait qu'on prenne de plus en plus d'études "alimentaires" (boulot de BE privé sans en avoir la paie) feront qu'au moins, je ne me poserai aucune question au moment de démissionner. N'empêche. Si tant de gens acceptent des conditions de merde, c'est bien la mirifique loi de l'offre et de la demande qui le veut : il y a pénurie d'emplois, donc l'employé prend ce qu'il y a sur le marché. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
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