Posté(e) le 3 octobre 200520 a comment_97513 Pour moi, le role de l'Etat est de s'assurer que la population puisse subvenir a des besoins elementaires (education, sante, logement, transports, etc.) et contribue au developpement economique de la nation. Sans parler bien sur d'assurer la defense de la nation, la justice, etc. <{POST_SNAPBACK}> Tu as oublié la bouffe et le sexe, qui me paraissent être des besoins tout aussi élémentaires ! :jmecache: OL, ça l'fait. Signaler
Posté(e) le 6 octobre 200520 a Auteur comment_98077 grace aux syndicats ou à la trouille que l'Etat à d'eux? et si justement ils revenaient sur certains avantages (leurs 6 mois de vacances par ex) pour sauver leur boite? Gob nous l'a dit beaucoup on compris ca là bas et accepteinet de le faire, mais ya tj une surenchère syndicale qui vient pourrir la négo <{POST_SNAPBACK}> pour aller dans ce sens SNCM : Un ancien PDG accuse la CGT et l'Etat Huit ans après en avoir quitté la direction, Philippe Galy dresse un constat sévère sur la SNCM. Selon l'ancien PDG, toute réforme est bloquée par des grèves récurrentes et l'Etat n'aurait jamais osé entreprendre les mesures nécessaires. tf1.fr : Dans votre livre*, vous semblez dire qu'il y a près de 10 ans, les problèmes étaient déjà les mêmes à la SNCM. Philippe Galy** : Quand j'ai été nommé en 96***, ma feuille de route était de reprendre le rapport Pontet qui faisait le diagnostic de la SNCM et de conduire les réformes nécessaires pour la remettre sur pieds. Or, les conclusions étaient rigoureusement les mêmes qu'aujourd'hui. La SNCM était une entreprise en déficit structurel qui ne pouvait survivre que grâce aux subventions de l'Etat et notamment au principe de continuité territoriale (des aides qui permettent de compenser l'insularité de la Corse en subventionnant les trajets hors des périodes où les liaisons sont rentables, ndlr). Il fallait donc réduire les effectifs de 400 postes, exactement comme aujourd'hui, et changer les méthodes de travail. tf1.fr : Pourquoi ne l'avez-vous pas fait ? P.G : J'ai présenté mes conclusions et projets aux partenaires sociaux ce qui a immédiatement provoqué l'hilarité de la CGT. La vérité c'est que la CGT exerce le vrai pouvoir à la SNCM et que si elle fronce le sourcil, ce n'est même pas la peine d'insister. Je leur disais : " Soyez sérieux, en 1999, Bruxelles va ouvrir le cabotage (navigation marchande le long des côtes, ndlr) à la concurrence. La SNCM n'aura plus le monopole et en 2002, la France sera obligée de lancer un appel d'offres pour attribuer la continuité territoriale ". Ils me répondaient " Président, on arrêtera l'Europe " (avec l'accent marseillais). tf1.fr : N'aviez-vous pas les moyens d'imposer vos vues ? P.G : Quand la CGT dit " On va mettre le feu ", elle le fait. Les grèves sont systématiques, ils bloquent les ports, font le coup de poing. Parfois il y a un peu d'innovation théâtrale comme avec le détournement de bateau mais sinon, c'est la routine. Or, si par votre faute, une grève est déclenchée, vous êtes lâché par vos patrons, en l'occurrence l'Etat. Vous êtes considéré comme un imprudent et désavoué par votre hiérarchie. tf1.fr : Quels sont les avantages sociaux que vous qualifiez dans votre livre "d'exorbitants" ? P.G : Ils sont nombreux. Il faut savoir que tout salarié de la SNCM peut choisir ses congés comme bon lui semble, son supérieur ne peut pas les lui refuser. Evidemment, tout le monde veut les prendre l'été qui est la saison de forte activité pour la SNCM. Il faut donc embaucher des contractuels ce qui multiplie les frais. Quand j'ai évoqué l'idée de revenir sur cet acquis, la CGT m'a rétorqué : " Président, on va aller voir Jean-Claude (avec l'accent marseillais) ". (Jean-Claude Gayssot, PCF, était ministre des Transports à l'époque, ndlr). Par ailleurs dans le monde des transports, que ce soit sur mer, sur terre ou dans les airs, pour toute journée en déplacement, le personnel a le droit à une journée de récupération qui n'est pas décomptée comme un congé. Suite à une grève, et sur ordre du gouvernement, j'ai dû leur accorder un quatrième jour de récupération pour toute journée en mer. tf1.fr : Le redressement de la SNCM est-il possible selon vous ? P.G : Certainement pas en l'état actuel. Et comme rien n'a été fait depuis 9 ans, le diagnostic est le même mais la SNCM a perdu la moitié de ses parts de marché alors que le contexte était florissant. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. * "Service public, Pourquoi ça coince", Philippe Galy, éditions Eyrolles, juillet 2005, 19€ ** Philippe Galy a dirigé la SNCM d'octobre 1996 à décembre 1997. Haut fonctionnaire, il est aujourd'hui adjoint au maire de Boulogne-Billancourt. *** Rappel historique : au milieu des années 90, la SNCM était la filière de transport passagers de la holding CGMF détenue à 100% par l'Etat. L'autre principale filiale était la CGM spécialisée dans le transport maritime vers les Antilles. Celle-ci a été privatisée par le gouvernement Juppé en 1996. Signaler
Posté(e) le 6 octobre 200520 a comment_98079 Au fait Charly, ça ne serait pas plus simple de mettre directement dans ta signature un lien vers ton CV onlaïne ? Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 6 octobre 200520 a comment_98107 charly escp Au revoir Bouygues SA Bonjour Bouygues Immobilier Exilé17 ENITACF, au revoir LPO bonjour CORIF Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 6 octobre 200520 a Auteur comment_98112 je mets ce que je veux en signature :lol: Signaler
Posté(e) le 6 octobre 200520 a comment_98116 si ce n'est pas indiscret, tu vas faire quoi chez Bouygues Immobilier ? Signaler
Posté(e) le 6 octobre 200520 a comment_98117 je mets ce que je veux en signature :lol: <{POST_SNAPBACK}> Et je le commente comme je veux :lol: Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 6 octobre 200520 a comment_98125 Pour en revenir au sujet, je suis affligé de lire l'interview de l'ex-PDG Et le pire c'est que maintenant, ça continue, ils refusent un nouveau plan dans lequel il n'y a "que" 400 suppressions d'emplois sur les 2400... Dans ce cas là, ils n'ont qu'à liquider cette pompe à fric Et je n'irais pas les plaindre Extremiste ? Peut-être mais surtout anti-cons Free, what else ? Signaler
Posté(e) le 6 octobre 200520 a Auteur comment_98130 si ce n'est pas indiscret, tu vas faire quoi chez Bouygues Immobilier ? <{POST_SNAPBACK}> trésorerie et financements bancaires, comme à la hoilding mais en plus près du terrain je vais devenir un gros vilain promoteur immobilier :bleh: Modifié le 6 octobre 200520 a par charly escp Signaler
Posté(e) le 6 octobre 200520 a comment_98132 trésorerie et financements bancaires, comme à la hoilding mais en plus près du terrain je vais devenir un gros vilain promoteur immobilier :bleh: <{POST_SNAPBACK}> C'est pas une raison pour nous tirer la langue ! :lol: OL, ça l'fait. Signaler
Posté(e) le 7 octobre 200520 a comment_98280 excellent dessin neufreu mais malheureusement ce n'est même pas une caricature mais la réalité. En gros entre un plan qui permettra de sauver 2000 emplois sur 2400 ( sans licenciement sec) et un depot de bilan pour lundi 10 octobre, la CGT et le STC ont choisi la deuxieme solution. Bravo. le plus etonnant c'est qu'il y ait encore des débiles pour les suivre qui apres vont gueuler parce qu'ils sont au chomage. :rolleyes: Signaler
Posté(e) le 10 octobre 200520 a Auteur comment_98643 petite histoire: le plus grand courtier américain de pétrole (j'ai oublié son nom... weez?) alimente les pipeline via le port de Gand en général après des mois de négociations, approches, les agences de l'OTAN avaient réussi à les convaincre de passer un peu par Marseille où les pipelines vont aussi ils y allaient vraiment pour un test résultat le tanker arrive en fin de semaine à Marseille et si la grève se poursuit il sera bloqué... si la grève s'arrête il aura qd même à faire la queue des jours vu le traffic en attente là bas :rolleyes: Signaler
Posté(e) le 10 octobre 200520 a comment_98698 t'inquiète pas, ils ne resteront pas en rade au port en attendant de se faire payer par leurs employeurs verreux merci Gaghoo :"Gillou avait raison hier soir à Troyes : Houllier aurait mieux fait de faire rentrer Sandrine Bretigny..." Signaler
Posté(e) le 10 octobre 200520 a Auteur comment_98710 super on dirait du Besancenot dans le texte Signaler
Posté(e) le 10 octobre 200520 a Auteur comment_98712 sinon au vu des débats de la journée je pense à cette phrase de Churchill "déshonneur/guerre" que je paraphraserais / adapterais bien Signaler
Posté(e) le 10 octobre 200520 a comment_98722 Paraphrase Churchill si tu veux : à part son sens de la formule démontré une fois en 1938 et 1946, Churchill a surtout été un vieux con et un stratège d'une ineptie consternante. Quant aux tankers, je pense qu'on aura l'occasion d'en reparler; du nombre étonnant de marins qui meurent de peur dans le port de Marseille par exemple. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 11 octobre 200520 a comment_98750 Pour revenir sur le sujet initial... Les sept péchés capitaux du transporteur La SNCM n'a jamais su se réformer pour affronter la concurrence. Plus que son concurrent, Corsica Ferries, le pire ennemi de la compagnie maritime, c'est elle-même. Christine Ducros et Aude Sérès [11 octobre 2005]Une mauvaise organisation. Les bateaux de la SNCM quittent Marseille le soir pour rallier la Corse le lendemain matin. Ils restent à quai toute la journée avant d'appareiller pour reprendre la route de Marseille. Chez Corsica, les rotations s'effectuent à un rythme beaucoup plus soutenu : si un bateau reste plus d'une heure à quai, l'entreprise perd de l'argent. La SNCM a perdu des parts de marché. Entre la Corse et le continent, elle a transporté 975 000 personnes en 2004 alors que Corsica en a fait voyager plus de un million. Cette année-là, par rapport à 2003, la SNCM a perdu 290 000 passagers, Corsica en a gagné 210 000. Des salariés trop nombreux. La SNCM, qui n'exploite que 10 bateaux, emploie 2 400 personnes. En face, Corsica aligne 12 bateaux mais seulement 1 200 salariés. Pour occuper ses marins, la SNCM en arrive à une étrange répartition du travail. Au bar, sur les bateaux, un marin prépare le café, un autre le sert et un troisième encaisse. Un mille-feuille d'avantages. Quand un marin de Corsica Ferries travaille à bord d'un navire durant 30 jours, il a droit, selon la convention collective des marins, à 35 jours de repos. Ce qui correspond à un peu plus d'un jour de repos par jour de navigation. A la SNCM, le même marin a droit à 4 jours de récupération. Les salariés peuvent aussi choisir sans contrainte les moments où ils prennent leurs congés. Du coup, en haute saison, la SNCM doit recruter des intérimaires pour compenser la faiblesse de ses effectifs. Corsica Ferries ne connaît pas ce problème. Créée en 1996, battant pavillon italien, l'entreprise bénéficie d'une fiscalité et d'exonérations de charges plus favorables. «Lorsque j'embauche des marins en France, j'applique la législation française, plaide toutefois son directeur général, Pierre Mattei. Si vous venez travailler chez moi, vous bénéficierez des 35 heures.» Des petits prix qui coûtent cher. Pour s'imposer, Corsica Ferries a cassé les prix à partir de 2001. Depuis, la compagnie fait des promotions à 5 euros au départ de Nice et de Toulon. Pour contenir l'assaut, la SNCM s'est alignée. «Parfois, ils sont même moins chers que nous, reconnaît le directeur général de Corsica Ferries. Mais ils pratiquent des tarifs low-costs [à bas coûts] sans avoir les coûts d'une entreprise low-cost. Naturellement, ils ne peuvent pas s'en sortir. Pourtant, ils pourraient comme Corsica Ferries ou comme la Compagnie générale de Méditerranée être rentables.» Bateaux : la folie des grandeurs. Fleuron de la flotte, le Napoléon Bonaparte, construit par les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire et mis en service en 1996, est un achat inconsidéré : il a été payé 1 milliard de francs (150 millions d'euros). Quant au navire à grande vitesse Liamone, sorti d'une filiale des Chantiers de l'Atlantique à Lorient, il consomme 13 tonnes de fioul à l'heure à sa vitesse maximale (42 noeuds) et transporte 250 voitures. Un navire express de Corsica Ferries brûle 6,5 tonnes à l'heure pour une vitesse de 29 noeuds, mais il transporte 550 véhicules. A lui seul, le Liamone, acheté plus de 60 millions, ferait perdre à la SNCM 15 millions d'euros par an. Il est moins rapide que prévu : il rallie Nice à Ajaccio en 5 h 15, au lieu de 4 heures. L'acquisition du navire aurait été imposée par l'Etat afin de favoriser l'emploi en France. Autre erreur, la mise en service en 2002 du Danielle Casanova, construit en Italie : il est trop lent ? 23 noeuds ? pour effectuer plusieurs rotations par jour. Un actionnaire inconséquent. «L'Etat est responsable de l'immobilisme de la SNCM», lâche un observateur. Il a préféré payer pour acheter la paix sociale dans l'entreprise et donner des gages aux Corses. «La SNCM a reçu 1,2 milliard d'euros de fonds publics en quinze ans», déplore Dominique de Villepin. Plus précisément, la SNCM reçoit chaque année 60 à 70 millions d'euros au titre de la continuité territoriale et elle a été recapitalisée à plusieurs reprises. Des patrons sans pouvoir. Pas moins de cinq présidents se sont succédé à la tête de la SNCM en moins de... dix ans. Au moindre coup de tabac, ils étaient remerciés ou, écoeurés, partaient d'eux-mêmes. Un exemple ? Philippe Galy. Fin 1997, il s'en va car l'Etat ne lui laisse pas les coudées franches pour réformer l'entreprise. Lui succéderont Georges Marais, André Combeau, Pierre Vieu et Bruno Vergobbi qui en est à son quatrième conflit depuis son arrivée en 2004. Tous se sont heurtés à des syndicats ? CGT en tête ? qui cogèrent la maison. Ils participent même à la conception des bateaux ! Le Syndicat des travailleurs corses (STC), créé en 1984, a compliqué l'affaire en exigeant la «corsisation» des emplois au grand dam de la CGT. La CGT continue à jouer la politique du pire. Moi franchement maintenant, j'en arrive à espérer un dépot de bilan. OL, ça l'fait. Signaler
Posté(e) le 11 octobre 200520 a comment_98762 :rolleyes: Pour revenir sur le sujet initial... La CGT continue à jouer la politique du pire. Moi franchement maintenant, j'en arrive à espérer un dépot de bilan. +1 :ange: Free, what else ? Signaler
Posté(e) le 11 octobre 200520 a comment_98775 oui, qu'ils aillent tous pointer au chomage, ca leur fera les pieds. :angry: quoique la CGT risque bientot de se retrouver seule a pratiquer la politique du pire, comme quoi les gens prennent conscience peu a peu de la folie dans laquelle ce syndicat les a embarqué ( sans jeu de mot...). en tout état de cause, que la police libère le port, toujours bloqué par 50 "abrutis" qui menacent des milliers d'emplois. Signaler
Posté(e) le 11 octobre 200520 a comment_98777 oui, qu'ils aillent tous pointer au chomage, ca leur fera les pieds. :angry: <{POST_SNAPBACK}> même si j'aime pas spécialement la façon dont la CGT gère le conflit, souhaiter le malheur des gens j'y arrive pas pour le coup... Signaler
Posté(e) le 11 octobre 200520 a comment_98782 Sauf qu'ici, les gens en arrivent au point de detester des marins là, qui detruisent en quelques semaines dix ans de travail dans le port. Je ne parlerai même pas de la RTM et de sud rail, en greve par solidarité et pour le respect du service public, mais pas pendant les vacances de toussaint... Signaler
Posté(e) le 11 octobre 200520 a comment_98832 Pour revenir sur le sujet initial... La CGT continue à jouer la politique du pire. Moi franchement maintenant, j'en arrive à espérer un dépot de bilan. <{POST_SNAPBACK}> J'ai l'impression que toutes les parties veulent y arriver à ce dépot de bilan, espérant que ca forcera la partie adverse à lâcher du lest.... De toutes façons ça a l air inéluctable étant donné l'état de la trésorerie. Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Ca a toujours été mon opinion. Signaler
Posté(e) le 11 octobre 200520 a comment_98835 Un mille-feuille d'avantages. Quand un marin de Corsica Ferries travaille à bord d'un navire durant 30 jours, il a droit, selon la convention collective des marins, à 35 jours de repos. (...) Créée en 1996, battant pavillon italien, l'entreprise bénéficie d'une fiscalité et d'exonérations de charges plus favorables. «Lorsque j'embauche des marins en France, j'applique la législation française, plaide toutefois son directeur général, Pierre Mattei. Si vous venez travailler chez moi, vous bénéficierez des 35 heures.» Juste une remarque : certes la SNCM est mal gérée et à la merci de syndicalistes extrémistes, mais il faut aussi souligner ce paragraphe. Pour aller plus loin, employer des chiliens ou autres marins sudaméricains à bas prix, ça aide à être rentable aussi. Pour le dépôt de bilan, je pense comme Rayls que c'est ce qu'attend l'Etat en tous cas (et je le comprend d'un côté). Ce serait quand même tellement plus pratique pour réformer vraiment... Signaler
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