Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139013 Quelques articles du supplément du nouvel obs: Hiddink, le récidiviste 06/06/2006 Par Nicolas MOSCOVICI De Sports.fr Suite de notre série "4 hommes dans le Mondial", avec Guus Hiddink. Aux commandes de la sélection australienne, le Néerlandais participera à sa troisième Coupe du monde en tant qu'entraîneur avec... trois sélections différentes. Lui qui reste sur une performance historique avec la Corée du Sud, demi-finaliste chez elle en 2002, compte bien faire mentir les pronostics en Allemagne à la tête des Socceroos. Fort d'un parcours peu banal, le Batave globe-trotter, a prouvé qu'il était capable de tous les exploits. Le monde est à nouveau prévenu... Hiddink compte bien marquer les esprits en Allemagne... Avancer que Guus Hiddink est un entraîneur atypique, relève d'un doux euphémisme. Doté d'une technique pour le moins limitée lorsqu'il évoluait au poste de milieu de terrain dans les années 70, l'actuel coach de l'Australie est, depuis ses premiers armes sur un banc de touche, passé maître dans l'art du contre-pied. Reconnu aujourd'hui comme l'un des meilleurs entraîneurs du monde, Hiddink a conquis ses plus belles récompenses à la tête de formations pas forcément en haut de l'affiche. Qu'il s'agisse du PSV Eindhoven qu'il emmènera sur le toit de l'Europe en 1986 ou de la Corée du Sud qui l'a élevé au rang de demi-dieu après une demi-finale de Coupe du monde atteinte en 2002, Hiddink n'a cessé de bouleverser les hiérarchies établies. Et ne lui parlez pas de l'intérêt que lui portait le Real Madrid, où il était déjà passé en 1998, ou de la sélection anglaise voilà quelques temps. Après son aventure allemande à la tête des Soceroos, Hiddink a tranché: il prendra les rênes de la Russie. On a effectivement connu plus glamour comme destination. 1988, année magique Sa légende, le Néerlandais l'a d'abord construite dans son club de toujours ou presque, le PSV Eindhoven. Le natif de Varsseveld, 60 ans le 8 novembre prochain, y a d'abord été joueur en 1970-1971. Débarqué en provenance de la modeste formation de Graafschap, le milieu de terrain, on l'a dit, n'y aura pas laissé un souvenir impérissable. Se doutait-il alors, avant de repartir pour cinq saisons dans son club formateur, qu'il y reviendrait par la grande porte quinze ans plus tard? En tout cas, à 40 ans, et sans expérience ou presque, il devient le nouvel homme fort du prestigieux club du Brabant septentrional. Nous sommes en 1986, le PSV est sevré de trophée depuis 1978 et un doublé titre national-Coupe de l'UEFA. Hiddink va le ramener vers les sommets. Sa philosophie résolument tournée vers l'offensive fait rapidement de la formation batave l'une des plus spectaculaires du continent. Irrésistible, Eindhoven sera toujours sacré champion des Pays-Bas sous l'ère Hiddink. Consécration suprême, les coéquipiers de Berry van Aerle s'emparent en 1988 de la Coupe d'Europe des clubs champions à Stuttgart, en Allemagne. Quelques semaines plus tard, les Oranje de Gullit, Rijkaard et Van Basten font main basse sur l'Euro, toujours en Allemagne. Les Pays-Bas dominent l'Europe et Hiddink en est déjà l'une de leur figure de proue... A l'aube des années 90, le pays devient trop étroit pour le sorcier batave. La Turquie (Fenerbahçe) ou l'Espagne (Valence) lui tendent alors les bras. Sans succès probant. La prise en main des Oranje en 1995 doit lui permettre de redorer son blason. La encore, en vain. Malgré une multitude de stars et une demi-finale perdue de justesse face au Brésil lors de la Coupe du monde française, les Pays-Bas ne parviendront pas à s'imposer à nouveau sur la scène internationale. Comme la France, les Berkamp, Seedorf et consorts échoueront même en quart de finale de l'Euro anglais en 1996. Le miracle coréen Nul n'est prophète en son pays, dit l'adage. Hiddink en a fait la cruelle expérience. Alors, après deux nouvelles décevantes expériences en Liga (Real Madrid et Betis Séville), c'est le grand saut. En 2001, à très exactement 8623 kilomètres d'Eindhoven, Séoul voit en lui l'homme providentiel pour éviter à la Corée du Sud un fiasco, un an plus tard, lors de « sa » Coupe du monde, co-organisée avec le Japon. Loin des échecs qui collent aux basques d'Hiddink depuis près de quinze ans, son expérience au « pays du matin calme » lui apportera au final la gloire et la reconnaissance éternelle de tout un peuple. Emmenée par Park ou encore Ahn, les Sud-Coréens écrivent la plus belle page de l'histoire du football asiatique. Après le Portugal lors du premier tour, l'Italie puis l'Espagne doivent s'incliner face aux inépuisables joueurs d'Hiddink. Leur parcours sans précédent les emmènera jusqu'en demi-finale du tournoi mondial. Certes, vaincus par le réalisme allemand à ce niveau de la compétition, les Sud-Coréens auront un mois durant, impressionné, enchanté, voire exaspéré le monde du football. A leur tête, le commandant en chef, Guus Hiddink en récoltera logiquement les lauriers. Mais plus que le technicien, la Corée du Sud décidera surtout d'honorer l'homme. Décerné pour la première fois dans l'histoire du pays, le titre de citoyen d'honneur récompensera la personnalité et la force de travail de Guus Hiddink tout au long de son aventure. Reconnaissant, le Néerlandais ouvrira, lui, en Corée, une fondation à son nom, chargée de venir en aide aux enfants défavorisés de la république asiatique. Mais, le profond respect, voire l'amour qui lie la Corée du Sud à Hiddink, n'empêcheront pas ce dernier de prendre le large, pour la énième fois de sa carrière. A l'image d'un grand aventurier des siècles passés, Hiddink, couronné roi sur ses terres d'adoption, reprend le chemin de la Vieille Europe. Direction Eindhoven, bien sûr, où de nouveaux défis l'attendent sans tarder. L'Australie y croit à son tour Hiddink-Viduka, duo gagnant pour l'Australie?Nourri de ses expériences passées, Hiddink bâtit dans son jardin du Philips Stadion une équipe atypique, composée d'éléments venus des quatre coins du globe. Les Néerlandais Van Bommel, Vennegoor of Hesselink ou Cocu, côtoient l'Américain Damarcus Beasley, ou encore les Sud-Coréens Park ou Lee. Résultat, le PSV redevient l'une des formations les plus attrayantes du continent. En 2005, l'équipe batave se hissera même en demi-finale de la Ligue des Champions, engrangeant au passage trois nouveaux titres de champion des Pays-bas. D'excellents résultats qui portent au pinacle un Hiddink alors au sommet de son art. Mais, le têtu Néerlandais ne se plait pas dans un trop grand confort. En août 2005, et parallèlement à son travail en club, il accepte de relever le défi australien. Le dernier en date. Assurément pas le plus simple. Succédant à l'ancien Strasbourgeois, Frank Farina, Hiddink parvient alors, comme à son habitude, à renverser des montagnes. Après 32 ans d'échecs, les Socceroos atteignent pour la deuxième fois seulement de leur histoire, une phase finale de Coupe du monde. Au terme d'une épique séance de tirs aux buts, à Melbourne, devant 85000 fans en délire, les coéquipiers du gardien Mark Schwarzer écartent, en barrage, l'Uruguay de la route qui mène en Allemagne. Et Hiddink de devenir le nouveau héros local. Décidément une habitude à l'autre bout du monde. Mais, là encore, ce dernier ne veut pas profiter. Déjà le Mondial ouvre ses portes. Les Socceroos doivent croiser la route du Brésil, de la Croatie et du Japon pour le compte du groupe F. Leur côte les empêche d'espérer voir plus loin. Et Guus Hiddink s'en régale à l'avance... Take me to Indonesia! 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Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139014 L'espoir argentin Messi est attendu 06/06/2006 Par AXEL CAPRON De Sports.fr Après Franz Beckenbauer et Guus Hiddink, troisième volet de notre série "4 hommes dans le Mondial", concacrée au jeune prodige Lionel Messi. Un an après avoir remporté le Championnat du monde des moins de 20 ans avec l'Argentine aux Pays-Bas, dont il a d'ailleurs été le meilleur joueur et le meilleur buteur, le Barcelonais s'annonce comme l'une des grandes stars de la Coupe du monde, compétition pendant laquelle celui qui est comparé à Diego Maradona fêtera ses 19 ans, avec l'ambition de s'offrir le plus beau des cadeaux, le titre suprême. Messi sera-t-il en pleine possession de ses moyens ?Vingt ans après son deuxième titre mondial au Mexique, théâtre de la véritable consécration de Diego Maradona, alors au sommet de son art, l'Argentine rêve de voir Lionel Messi marcher sur les traces de son illustre compatriote, lui dont le profil et la trajectoire ne sont pas sans rappeler «El Pibe de Oro». Car s'il n'a jamais évolué en pro au pays, contrairement à Maradona, passé avant de débarquer en Europe par Argentinos Juniors puis Boca Juniors, le feu-follet argentin a choisi le même point de chute: Barcelone. Un club où il est arrivé en 2000, du «haut» de son petit 1,40 mètre, à l'âge de 13 ans. Perturbé par des problèmes de croissance, le jeune adolescent débarque en Catalogne avec ses parents et ses trois frères, persuadé de convaincre les recruteurs du prestigieux Barça, preuve évidente de la confiance en ses moyens. L'essai est fructueux, puisque Messi tape immédiatement dans l'?il d'un des membres du staff du club, Carles Rexach, qui l'an dernier sur le site de la Fifa, se rappelait l'épisode: "Je l'ai engagé en 30 secondes. Le premier contrat, je lui ai signé de façon symbolique, sur une serviette en papier." L'ex-entraîneur des Blaugrana est persuadé de tenir un joyau, il ne se trompe pas car en quelques années, l'intéressé prend non seulement de l'envergure, mais il développe en plus une technique largement au-dessus de la moyenne qui rappelle indéniablement Diego Maradona, gaucher comme lui. Toucher de balle, faculté d'accélération et de dribble hors du commun, gestes de génie, Messi a tout pour faire se soulever le Camp Nou, comme le fit son compatriote, même si ce dernier ne fut jamais complètement adopté par le public catalan. Messi ne connaît pas, il est vrai, les mêmes difficultés d'adaptation au jeu européen (et à sa dureté, Maradona ayant à son époque eu droit à un traitement de faveur de la part de défenseurs qui, avec les règles d'arbitrage en vigueur aujourd'hui, ne termineraient même pas la première mi-temps), lui qui baigne dedans depuis son arrivée au Barça. Une clause de cession de 150 millions d'euros ! Frank Rijkaard ne se fait en tout cas pas prier pour lui donner sa chance, puisque Messi effectue ses grands débuts en Liga en novembre 2004 à un peu moins de 17 ans et demi, avant de devenir le plus jeune buteur de l'histoire du Barça en marquant face à Albacete le 1er mai 2005 à 17 ans, 10 mois et 7 jours. Dans la foulée, il est convoqué par Hugo Tocalli, sélectionneur des Juniors argentins, pour disputer le Championnat du monde des moins de 20 ans aux Pays-Bas, compétition pendant laquelle il explose littéralement, contribuant de façon éclatante à la victoire finale de la formation «albiceleste». Meilleur buteur du tournoi (6 buts), il est également consacré meilleur joueur par un jury composé de journalistes spécialisés. Suprême honneur, il reçoit un message de félicitations de son idole, Diego Maradona. "C'est vrai que ça procure une grande émotion que le meilleur joueur du monde parle de vous en bien, réagit-il alors, ça donne envie de continuer à travailler et à apprendre des choses." Sa performance ne laisse en tout cas insensible ni le Barça, qui s'empresse de lui faire signer un contrat de longue durée assorti d'une clause de cession pharaonique de 150 millions d'euros (!), ni les responsables du football espagnol qui tentent de le convaincre de prendre la nationalité ibérique et surtout de porter le maillot de la «Seleccion». Mais le c?ur de Messi est argentin et il honore sa première sélection en août 2005 face à la Hongrie... de la pire des façons: il est expulsé quelques minutes après être entré en jeu ! Seulement 20 minutes dans les jambes... Pas de quoi refroidir ses entraîneurs, puisque le sélectionneur argentin José Pekerman continue de faire appel à lui, tandis qu'à Barcelone, Frank Rijkaard n'hésite plus à lui donner sa chance. Peu à peu, l'Argentin fait ainsi son trou sur le côté droit de l'attaque blaugrana, reléguant sur le banc de touche Ludovic Giuly, avec à son crédit des matches de très haut niveau, notamment un huitième de finale aller de Ligue des champions à Stamford Bridge contre Chelsea pendant lequel il fait tourner en bourrique la défense des Blues. Malheureusement, le prodige connaît aussi le revers de la médaille avec comme Maradona à son époque un traitement défensif à la hauteur de sa réputation grandissante, qui lui coûte une blessure à la cuisse lors du retour face à Chelsea. Et à l'arrivée plus de deux mois d'indisponibilité. Messi ne fait son retour dans le groupe que pour la finale de la Ligue des champions face à Arsenal sans entrer en jeu. L'homme, pourtant pas assuré d'une place de titulaire dans le onze de départ argentin, tient alors à rassurer ses compatriotes: "Je me sens beaucoup mieux, il n'y a pas de quoi s'inquiéter, déclare-t-il. J'ai fait tous les exercices nécessaires pour récupérer, je pense qu'il n'y aura aucun problème." Ce qu'il prouve en effectuant un galop d'essai de plus de vingt minutes face à l'Angola le 30 mai lors du dernier match de préparation de la formation sud-américaine (victoire 2-0). L'Argentine respire, Messi est revenu, saura-t-il répondre aux attentes d'un peuple durement meurtri par l'élimination au premier tour il y a quatre ans ? C'est à l'aune de ses prestations que sera réellement mesuré son potentiel... Take me to Indonesia! Signaler
Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139016 La confirmation brésilienne Ronnie, le monde à ses pieds 08/06/2006 Par Régis AUMONT De Sports.fr Suite et fin de notre série "4 hommes dans le Mondial", avec Ronaldo de Assis Moreira dit Ronaldinho. Discret de nature, le Brésilien est pourtant à l'heure actuelle le joueur de football le plus médiatisé de la planète. Meneur de jeu de la Seleçao qui va remettre son titre de champion du monde en jeu dès vendredi avec l'ouverture du Mondial, "Ronnie" sera la véritable star de cette 18e édition de la Coupe du monde. Une juste récompense pour ce génie au sourire angélique dont le parcours n'a pourtant rien d'un long fleuve tranquille. Ronaldinho, l'icône absolue du football mondial...Aux quatre coins de la planète, les affiches publicitaires exhibent son visage juvénile. A 26 ans, Ronaldinho est sans conteste la star du ballon rond de ce début de vingt-et-unième siècle comme l'ont été avant lui Di Stefano, Beckenbauer, Pelé, Cruyff, Maradona, Platini, Zidane ou Ronaldo. A un détail près que la démesure médiatique est bien plus marquée aujourd'hui que durant les décennies passées. Si bien qu'au Brésil bien sûr, mais en Europe, en Asie, en Afrique et jusqu'aux îles du Pacifique, le milieu de terrain du FC Barcelone fait figure d'ambassadeur du ballon rond. Un destin incroyable pour un jeune homme né voilà un quart de siècle dans la misère des favelas de Porto Alegre, capitale de l'Etat de Rio Grande do Sul, le plus méridional du Brésil situé à la frontière de l'Argentine et de l'Uruguay. C'est ici, dans une maison de bois des plus rudimentaires que le petit « Ronnie » a grandi. Et appris dès son plus jeune âge que seul le football pourrait lui faire accéder à un autre rang social. Pendant que sa mère s'occupait d'élever ses enfants, son père, Joao Da Silva Moreira, ouvrier soudeur et grand amateur de football, rêvait de faire de son fils le successeur du roi Pelé. Pour permettre à la famille Moreira de subvenir à ses besoins, il arrondissait les fins de mois en gardant les voitures sur le parking du Gremio Porto Alegre, le club phare de la ville. Un gamin pas épargné par la vie Depuis tout jeune, Ronaldinho a en lui la passion du football. Lorsqu'il rentrait chez lui après avoir passé des après-midi entières à taquiner le ballon dans les ruelles du bidonville avec ses copains, Ronnie perfectionnait sa technique en dribblant les meubles de son salon et son chien Bombon! Très vite remarqué par son aisance technique, le gamin allait intégrer le Gremio Porto Alegre à l'âge de sept ans. Poussé par son grand frère Roberto Assis, plus tard joueur professionnel, le petit génie progresse à grande vitesse et impressionne ses éducateurs. Ses dribbles fulgurants et sa conduite de balle en font un phénomène admiré par tous. Mais alors que tout dans la vie du petit Ronnie semble le combler de bonheur, un drame va le frapper de plein fouet. Victime d'un accident domestique, une hydrocution, son père décède alors que Ronaldinho n'a que huit ans. Une tragédie difficile à digérer pour lui tant les liens au sein de la famille Moreira étaient soudés. Dans la légende du Barça Sorti plus fort et plus mûr de ce triste événement, Ronaldinho va tout donner pour devenir joueur professionnel, et ainsi faire ce que son père a toujours souhaité pour lui. Très vite, il éclabousse de sa classe toutes les catégories de jeunes, multipliant les prouesses techniques, laissant admiratifs, joueurs, entraîneurs et spectateurs. Son avenir est définitivement tracé. Champion du monde avec la sélection brésilienne des moins de 17 ans en Egypte, où il fut élu meilleur joueur de la compétition, Ronaldinho commence à faire parler de lui un peu partout à tel point qu'en 1999 alors qu'il n'a que 19 ans, Vanderlei Luxemburgo le sélectionne pour jouer avec l'équipe nationale en Copa America. Auteur d'un but contre le Venezuela qui a fait le tour de la planète sur les écrans de télévision, Ronaldinho devenait connu bien au-delà du continent sud-américain. Depuis, le magicien a enchanté grand nombre de mythiques stades européens. Passé deux années au Paris Saint-Germain où ses exploits furent plus rares du fait d'un temps de jeu trop limité, Ronaldinho porte depuis trois saisons les couleurs du FC Barcelone avec qui il vient de remporter la Ligue des Champions et la Liga. En fin d'année dernière, le joueur dont la gentillesse, la disponibilité et la joie de vivre n'ont pas d'égal, a reçu le 50e Ballon d'Or de l'histoire. Là, dans la luxueuse salle de l'Espace Cardin, en face de l'Elysée, devant une kyrielle de légendes invitées pour l'occasion, le Brésilien a encore démontré toute sa dimension humaine. Il repousse les limites du football Ronaldinho, star parmi les stars au Brésil.Très ému par la cérémonie, le prodige ne pouvait retenir ses larmes au moment où sa mère Miguelina le rejoignait sur la scène. Terriblement humble, Ronaldinho, comme à son habitude, n'en rajoutait pas comme si d'une certaine manière il n'avait pas sa place aux côtés des anciens lauréats du trophée qui l'entouraient ce soir-là (Mathaus, Platini, Di Stefano, Beckenbauer, Zidane, Shevchenko, Fontaine...). Et pourtant si. Aujourd'hui, au moment de disputer sa deuxième Coupe du monde, après celle remportée au Japon et en Corée du Sud en 2002, Ronnie semble avoir atteint le sommet de son art. Auteur d'une saison exceptionnelle en Espagne, ce «neuf et demi», souvent meneur de jeu, mais aussi capable de se positionner à la pointe de l'attaque, sera la grande attraction de cette dix-huitième Coupe du monde. Star parmi les stars, le natif de Porto Alegre, en plus d'être arraché par les plus grands annonceurs publicitaires, est, s'il en existe un, l'homme capable de faire se lever les foules dans un stade en une fraction de seconde. A la fois dribbleur, buteur et créateur, Ronaldinho a élevé le jeu à un niveau sans doute jamais atteint par un footballeur jusqu'alors. Apprécié de tous par sa simplicité, sa sincérité, il est adoré même par les non-initiés à la pratique du football. Grand parmi les grands, le Brésilien ne semble pas avoir de limites. Comme son talent. Take me to Indonesia! Signaler
Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139017 Et l'excellent entretien de Claude Le Roy, qui bouscule quelques idées reçues sur le foot africain... Un coach au Congo Le football africain, son dénuement, ses joueurs surdoués... et les parasites qui rôdent autour. Mais aussi la mondialisation du jeu, la disparition des dribbleurs, les dangers du golf... Confidences à bâtons rompus de l'entraîneur Claude Le Roy, philosophe et globe-trotteur La grande menace qui plane sur le football moderne, c?est la disparition des dribbleurs. Aujourd?hui, on ne jure plus que par les joueurs de couloir. Je déteste cette expression. Cela me fait penser aux couloirs d?hôpitaux ou des barres HLM. Moi, je préfère les appeler les joueurs de tunnel parce qu?ils courent souvent tout droit. Petit aparté : cela fait partie des expressions toute faites qui abondent dans le football. Comme « l?axe central » : je crois que si c?est l?axe, c?est central. Ou encore cette formule-ci, qu?on entend beaucoup dans la bouche des commentateurs sportifs : « Etrangement seul. » C?est ridicule : toute la tactique du football vise justement à ce que, à un moment, un joueur se retrouve seul. Moi, je crois au jeu, à la technique. Le football est un art, il ne faut pas l?oublier. Or, il n?y a pas si longtemps, les milieux défensifs étaient les joueurs les mieux payés au monde. C?est effrayant. Quand on me parlait d?un joueur, la première chose qu?on me disait à son sujet, c?était : « Il fait 1,88 mètre? » Et si c?était un noir qui faisait 80 kilos, c?était forcément « le nouveau Desailly ». Ce qui m?intéresse, ce n?est pas sa taille ou son poids, ce sont ses qualités de puissance, d?accélération, son talent, sa technique, sa vision du jeu. Lors du premier match de la Coupe d?Afrique des Nations (CAN) 2006, avec la République démocratique du Congo, on m?a dit que j?étais fou d?aligner cinq joueurs de petite taille. On nous a même traités d?équipe de nains de jardin. Cela ne nous a pas empêché de gagner. On a gagné sur notre technique. On a joué au football, tout simplement. Quand je prône l?amour du jeu, j?entends dire que je fais partie des derniers Mohicans. Je crois plutôt que je suis l?un des premiers Mohicans. Quoi qu?on dise, le football qui va gagner, et qui a déjà gagné très souvent, c?est celui que développent les Brésiliens depuis toujours ? ce n?est pas un hasard s?ils détiennent le record de victoires en Coupe du Monde ?, les Hollandais à une époque, des clubs comme Barcelone ou Lyon aujourd?hui. Des équipes qui ont fait le choix du jeu. Certains joueurs, aujourd?hui, manquent de professionnalisme. Une fois le match terminé, ils partent en avion privé faire du shopping dans je ne sais quelle ville, ou s?afficher dans je ne sais quelle soirée. Il y a aussi les toqués du golf. Ceux qui passent leur temps sur les greens. Cela devrait être interdit. Le golf, c?est un sport obsessionnel. Combien de fois je me suis retrouvé à des dîners en ville avec des types qui rêvaient de carrière de haut niveau et qui me parlaient jusqu?à 2 heures du matin du putting au trou 11 et du bunker du 18. Moi, j?ai toujours dit à mes joueurs : « Plus vous améliorez votre handicap au golf, plus vous handicapez votre équipe ! » Le golf, c?est passer quatre heures à piétiner. Musculairement il n?y a rien de plus mauvais. En tension nerveuse et en concentration aussi. Faire croire que c?est de la détente, c?est une grande fumisterie. Quand à la PlayStation, je l?ai interdite aux joueurs quand nous sommes ensemble. Je leur dis : « Communiquez ! C?est pas en additionnant 23 sportifs individuels qu?on va faire une équipe. » Je suis un vagabond, un entraîneur aux semelles de vent, mais certainement pas un mercenaire ou un de ces entraîneurs Club Med qui viennent de temps en temps? Quand j?ai fait le choix de partir pour la Malaisie, la Chine ou la République démocratique du Congo, ce n?était pas pour l?argent, mais poussé par la curiosité. L?envie de découverte. Quand je suis parti filer un coup de main à Cambridge, qui était en 4e division anglaise, c?était surtout pour l?opportunité de pouvoir suivre des cours à l?université. Aujourd?hui, quand je vois que Jürgen Klinsmann ? le sélectionneur de la Mannschaft ?, qui est pourtant un mec intelligent, vit aux Etats-Unis et dit gérer son équipe à partir de son abonnement aux chaînes satellites, j?ai du mal à comprendre. Cela paraît incroyable. Surtout pour une équipe qui va disputer la Coupe du Monde chez elle. Chaque fois que je prends en main la sélection d?un pays, je vis sur place avec ma famille, je me renseigne sur l?histoire du pays, j?apprends quelques mots de la langue, je monte un staff composé de techniciens locaux, j?essaie de participer à la formation des entraîneurs du cru, à la constitution des équipes de jeunes. Il est important de participer au développement du pays pour qu?un jour, il y ait des entraîneurs africains qui deviennent des patrons de leurs sélections nationales. Il faut aimer l?Afrique pour y durer. Les deux années que je viens de vivre à la tête de l?équipe du Congo sont les plus rocambolesques de ma carrière. Etre entraîneur en Afrique, c?est large. Je faisais un peu le factotum. Je m?occupais de tout. Des maillots, des hôtels, du choix des bus pour aller au stade. Des visas, aussi. Et quelquefois, de faire sortir des joueurs retenus au poste de police de l?aéroport parce qu?il manquait un visa sur leur passeport et que les policiers craignaient qu?ils ne s?égarent dans la nature. Depuis six mois, je n?ai pas été payé par la RDC. J?attends toujours la voiture et la maison qui m?étaient promises. J?ai connu trois ministres des Sports successifs, j?ai eu affaire à quatre vice-présidents, tous anciens chefs de guerre, tous futurs candidats à la présidentielle. Mais ces deux années ont été jalonnées d?histoires improbables. Il y a eu ce déplacement au Ghana, pour un match de qualification à la Coupe du Monde. Nous devions partir de Roissy, un mercredi. Le match avait lieu le dimanche suivant, à 15 heures. Au moment d?embarquer, nous n?avons pas pu monter dans l?avion car nous attendions le ministre et toute sa clique, qui avaient tous les passeports et qui sont arrivés en retard. L?avion est donc parti sans nous. Comme il n?y avait plus de places sur d?autres vols et que nous n?avions plus d?argent pour acheter d?autres billets, nous nous sommes retrouvés au Formule 1 de Roissy, en attendant qu?on trouve une solution. On s?entraînait sur la pelouse de l?hôtel, qui devait faire, au plus, 20 mètres de longueur. On déjeunait au Courtepaille. Vous imaginez la préparation? Cela a duré trois jours, avant que le chef de l?Etat ne finisse par débloquer un avion. Nous sommes arrivés à destination, à Kumasi, le dimanche, trois heures avant le coup d?envoi, après un périple par Abidjan et Accra. Finalement, nous avons fait match nul (0 à 0). Inespéré. Il y eut également l?affaire des primes de match lors de la CAN de janvier dernier. Le jour de notre première rencontre face au Togo, les 23 joueurs sont venus me trouver à 3 heures du matin dans le hall de l?hôtel en me disant : « Coach, demain on ne jouera pas ! » Ils réclamaient le paiement des primes de qualification qui n?avaient toujours pas été versées. Cela faisait plusieurs jours que j?essayais de joindre le président Kabila. En vain. Moi qui fut le meneur de la première et dernière grève des footballeurs français, en 1972, là, je me retrouve en train de les raisonner. Je leur ai demandé d?attendre le deuxième match. Ils ont fini par accepter et sont partis se coucher à 5 heures du matin. Dans l?après-midi, j?ai envoyé un SMS en forme de SOS au président Kabila. Il a fini par me rappeler à quelques minutes du coup d?envoi. Je lui ai dit : « Président, il faut absolument que vous parliez aux joueurs. » Et en plein échauffement, je lui ai passé le capitaine de l?équipe. Les joueurs ont fait un match fantastique, on a gagné 2 à 0. Le lendemain, l?argent arrivait dans une mallette. Ce qui est désespérant en Afrique, c?est le manque de moyens. On lit dans la presse que le football asiatique a rattrapé le football africain. Je ne pense pas que ce soit vrai. Si l?Afrique avait seulement 10% des moyens du foot asiatique, elle aurait déjà un pays champion du monde. Quand j?étais entraîneur au Shanghai Cosco, j?ai fait visiter au président du club les meilleures infrastructures françaises : Clairefontaine, le Camp des Loges? Six mois plus tard, j?avais le centre d?entraînement le plus resplendissant du monde. Quand vous savez qu?en Afrique, le prix d?un ballon est équivalent au smic local, vous comprenez beaucoup de choses. Pour tout le Congo, il n?y a qu?un seul terrain d?entraînement convenable. Et encore, il appartient à un collège de Kinshasa, qui préfère le louer à des hommes d?affaires et des diplomates qui veulent faire du sport. En deux ans, nous n?avons pu l?utiliser qu?une fois. Du coup, nous nous sommes entraînés au stade de la capitale. J?ai dû faire fermer les portes. A chacun de nos entraînements, il n?y avait pas moins de 50 000 personnes et beaucoup trop de bruit. Impossible pour les joueurs d?entendre mes consignes. Dans certains pays africains, les joueurs ne s?exercent pas aux tirs au but. Vous savez pourquoi ? Parce que, comme il n?y a pas de filets de protection, les ballons partent dans la brousse et il faut dix minutes pour les récupérer. Quand on les retrouve ! La globalisation n?est pas seulement économique, elle est aussi footballistique. Les pays africains doivent s?inspirer des expériences européennes pour ce qui est des infrastructures ou de l?organisation. Mais ils doivent conserver leur authenticité. Quand j?étais entraîneur au Cameroun, je me suis toujours demandé pourquoi les footballeurs issus de l?ethnie bassa étaient d?excellents joueurs de tête, dotés d?une détente hors norme. L?explication résidait dans un jeu de village qui se joue avec la tête et une petite balle. Sans verser dans l?exaltation béate, il y a un vivier de talents incroyable en Afrique. Au détour d?un match de rue, il arrive qu?on tombe sur de vrais génies. Une fois, à l?aéroport de Johannesburg, alors que nous venions disputer un match contre l?Afrique du Sud, nous sommes accueillis par la diaspora congolaise, qui ne cesse de scander le nom d?un joueur, un certain Lelo, qui ne faisait pas partie de l?équipe de RDC. Je leur demande qui est ce Lelo. Ils me répondent que c?est un arrière des Orlando Pirates et que, coup de chance, il est venu à l?aéroport. Illico, je décide de l?emmener avec nous pour le voir à l??uvre. C?était un crack. Quelques jours plus tard, il jouait en équipe nationale. Mais pour progresser, il faut aussi que le foot africain en finisse avec certaines pratiques. Comme celles de ces entraîneurs qui sélectionnent des joueurs en échange d?une partie de la prime de match. Il y a aussi les marchands d?esclaves, les négriers modernes. Je passe ma vie à virer de pseudos agents des chambres des joueurs. J?ai même engagé deux anciens pros du Congo pour surveiller les entrées des hôtels où on descend. Lors de la CAN 2006, Trésor MPutu, un jeune joueur non pro, a marqué le premier but contre le Togo. Le soir même, une flopée d?agents faisaient le siège de sa chambre. Et le match suivant, il pétait les plombs et se faisait expulser à la 19e minute. Maintenant, tous les lieux communs que j?entends sur les joueurs africains me fatiguent un peu. Ils font beaucoup moins les marioles qu?on veut bien le dire. A partir du moment où tu ne leur racontes pas d?histoires, ce sont les mecs les plus sérieux du monde. Propos recueillis par Vincent Monnier Claude Le Roy est lettré et de gauche, autant dire une espèce plutôt rare dans le monde du foot. Comme joueur professionnel, il a porté les couleurs d?Avignon et d?Ajaccio. Comme entraîneur, il a présidé aux destinées du Cameroun, du Sénégal, des Emirats arabes unis, de Malaisie, de Shanghai et de la République démocratique du Congo. Take me to Indonesia! Signaler
Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139027 NICOLAS ANELKA, « J?étais prêt à venir? » :troplol: il y a 15 jours il disait qu'il ne regarderait pas la coupe du monde et qu'il serait mieux en vacances.... Allez, la girouette... "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît." [Audiard] "Si vous ne pouvez pas répondre à l'argument de quelqu'un, tout n'est pas perdu. Vous pouvez encore l'injurier." [ Elbert Hubbard ] Signaler
Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139059 NICOLAS ANELKA, « J?étais prêt à venir? » :troplol: il y a 15 jours il disait qu'il ne regarderait pas la coupe du monde et qu'il serait mieux en vacances.... Allez, la girouette... Pour Anelka, Cissé ou Coupet, cette coupe du monde, c'est un rêve de gosse ! Ca doit être dur pour eux de ne pas y participer... C'est facile de se moquer d'eux! Signaler
Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139060 il a craché dans la soupe il y a 15 jours.... et, pour certains, les reve de gosse, c'est plus un caprice de gamin ! "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît." [Audiard] "Si vous ne pouvez pas répondre à l'argument de quelqu'un, tout n'est pas perdu. Vous pouvez encore l'injurier." [ Elbert Hubbard ] Signaler
Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139091 Merci pour les articles, Ouiz. En voici deux sur un coach déjà bien connu , mais qui valent quand même la peine, notamment pour les quelques allusions à son passé lyonnais : Domenech, le choix des mots LE MONDE | 09.06.06 | 10h57 o Mis à jour le 09.06.06 | 11h49 Il a construit une forteresse dont il s'est fait le gardien sourcilleux. Plus l'échéance de la Coupe du monde se rapprochait, plus Raymond Domenech a cherché à protéger l'équipe de France, s'est posé dans l'attitude du seul contre tous, refusant d'expliquer ses choix, diffusant un discours lisse, hymne au travail et au groupe, ouvrant des fausses pistes, avec un zeste d'ironie. Raymond Domenech se surveille lui-même. Depuis qu'il a accédé à la fonction de sélectionneur national - c'était en juillet 2004 - il dit avoir appris à ses dépens que le poste était "exposé". Lui l'ancien arrière rugueux des années 1970, mine patibulaire, longs cheveux et bacchantes épaisses, s'est senti à son tour "taclé", mais par la presse, qui aurait pratiqué à son égard les méthodes des "phrases coupées ou déformées", aurait cultivé les "inexactitudes". D'une formule sèche, il dénonce "la malhonnêteté des journalistes" puis tempère son propos, relativise, fait appel à son modèle, Aimé Jacquet, qui "a été massacré" avant d'emmener les Bleus à la victoire finale en 1998. Raymond Domenech a donc décidé de changer de registre. "Avant, j'avais un débit rapide, analyse-t-il. Plus on parle vite plus on risque de lâcher des conneries ." Il a ralenti son flot, histoire de mieux se contrôler. "De toute manière, quoi que je dise, les journalistes interprètent." Il s'en est presque fait une raison, en joue aussi : "Avant une conférence de presse, je me demande si je vais leur raconter une chose ou son contraire." Cela ne l'empêche pas de lire les journaux, et pas seulement les pages sportives, ni de vivre avec une journaliste, Estelle Denis, animatrice de l'émission "100% Foot" sur M6. En bientôt deux ans d'exercice, Raymond Domenech a compris que sa fonction est plus forte que lui. "Quand j'entraînais la sélection Espoirs, je pouvais dire n'importe quoi, cela n'avait pas d'importance." Les Bleus, c'est la taille au-dessus, "l'équipe nationale, la France", on entend presque La Marseillaise quand il dit cela. Il a suivi "les conseils d'Aimé", pris conscience de "la portée du poste", a imposé des garde-fous à ses paroles. "Il fallait aussi que j'en finisse de faire le gamin contestataire, arrêter de me prendre pour Zorro." "Il était temps de mûrir", concède-t-il sans regrets, à 54ans cette année. Cette cure de sagesse - ou ce renoncement - l'amène parfois à utiliser, et cela l'énerve, le terme "le sélectionneur" pour parler de lui, comme si le poste lui était étranger. Il lui est arrivé de se dire "hé, t'es le sélectionneur" et de se mettre une petite tape sur la joue comme pour s'en convaincre. Puis il se rassure : "C'est important, bien sûr, mais ça reste du foot, un jeu." Du coup, il a souvent joué à ne rien dire. Fin avril, début mai, Raymond Domenech a fait la tournée des popotes médiatiques, manière d'accorder à chacun une part de la parole du sélectionneur, manière aussi d'occuper le terrain avant que les choses sérieuses ne commencent, comme dans une campagne de teasing, car le football est une affaire devenue si sérieuse qu'il y a désormais des stratégies de communication, des "plans médias". Donc Raymond Domenech s'est plié à ces règles du foot business, jusqu'à y consacrer des journées entières. Il a enchaîné presse écrite, plateaux télé et studios de radios (quarante-cinq minutes, top chrono, pour les entretiens individuels), en professionnel consciencieux et avec une certaine délectation, car l'homme est un séducteur qui sait et aime prendre la lumière des projecteurs. Bien évidemment, tous les journalistes ont tenté d'obtenir des indices sur sa sélection. Bien évidemment, Raymond Domenech n'a rien lâché. Il a feinté, dribblé, dégagé en touche avec constance et sans signe apparent d'énervement, avec humour aussi. Tout le monde a attendu le dimanche 14 mai pour connaître les 23 sélectionnés. Ce matin-là, il s'en est tenu à quelques propos généraux, puis a quitté la salle. Pas de questions de journalistes, donc pas de réponses à donner, c'est encore plus simple. Le lendemain, il s'exprimait en "exclusivité" sur le réseau d'un opérateur téléphonique, partenaire de la Fédération française de football. Là encore, ses commentaires sur les choix des joueurs tenaient à quelques banalités. La journaliste qui l'interrogeait était sa compagne, Estelle Denis. Sur l'échelle de son verbe, Raymond Domenech, sélectionneur national, est donc descendu de plusieurs barreaux. Il assure que le poste lui procure du "plaisir", malgré les polémiques, la pression, les tâches administratives qui lui pèsent. Un "plaisir intellectuel, comme une partie d'échecs", quand il est bras croisés à observer ses protégés évoluer : "Je me concentre sur les actions pour pouvoir aider les joueurs à la mi-temps, leur donner des clefs." Mais son "vrai plaisir, c'est d'être avec les autres", côte à côte à l'entraînement, avec les ballons qui fusent, les éclats de rire, l'envie de se surpasser, des moments qui le renvoient à l'enfance, au 143, boulevard des Etats-Unis, Lyon, 8earrondissement, des barres d'immeubles raides comme les cités des années 1960, avec des terrains de jeu pour taper la balle en rêvant. De ce temps-là, Raymond Domenech en parle comme si c'était hier. De son père, Catalan, que la guerre d'Espagne avait contraint à l'exil en France, qui les regardait du haut de la fenêtre, lui et son frère Albert. De son père encore, qui descendait jouer avec eux, "en short, et j'en étais fier" : "On s'est souvent accrochés sur l'interprétation des fautes." Car Raymond tenait en plus le rôle d'arbitre : "Il en faut toujours un." Les parties commençaient tôt le matin, par des deux contre deux, puis les équipes se renforçaient, "on finissait à 20 contre 20" et personne ne voulait que cela se termine. Lui le premier. Il devient joueur professionnel, à l'Olympique lyonnais, puis à Strasbourg, au Paris-Saint-Germain, et aux Girondins de Bordeaux, avec, collé à ses crampons, une réputation de dur à cuire : "J'ai une âme de combattant, je l'admets", et "j'ai été sûrement différent mais ce n'était pas pour me différencier". Devenu entraîneur, il permet à Lyon de remonter en première division. Alors il rêvait de diriger un grand club, Barcelone d'abord. Ce sera l'équipe de France Espoirs, puis, à sa deuxième candidature, l'équipe de France tout court. "La grande gueule" a donc baissé d'un ton, s'est assagie. Mais ses mots poussent encore. Alors, chaque jour, il tient son journal. Il ne sait s'il le publiera à la fin de sa mission, puisque son contrat s'achève après le Mondial en Allemagne. Mais cela lui fait du bien d'écrire ce qu'il ne peut ou ne veut plus dire. --------------- et sur le site du Nouvel Obs : Coupe du Monde 2006 Domenech : le paradoxe de « l'assassin » Brutal, intello, footballeur, comédien, le sélectionneur des Bleus a toujours cultivé sa différence sur les stades. Portrait d'un ancien prolo lyonnais, devenu notable du foot, avant la bataille La scène initiale, c'est un stade rempli d'hommes en colère, des tribunes baignées de bière, de sueur et de frites, un stade qui gronde dans le brouillard et crie son nom : «Domenech, assassin!» L'arène chavire et lui la défie. Moustache tombante, cheveux frisottés dans le cou, le regard noir du tueur. «Domenech, assassin!» Il les toise, épais comme une allumette mais la brindille est d'acier, campé devant la plus méchante des tribunes. Il s'échauffe. Il jongle, une fois, deux fois, le ballon s'élève. Il arme son tir. «Domenech, assassin!» Reprise de volée, terrible, droit sur les travées qui le conspuent. Les gueulards reculent, le ballon rebondit sur les grilles de protection. Simple avertissement. L'assassin repart trottiner. Trente ans ont passé, mais la source n'est pas tarie de la colère de Raymond Domenech. Plus de moustache, le cheveu court et blanchi, le ventre plat encore. Il est sélectionneur national, notable du foot, mais notable en sursis, critiqué, déstabilisé par les rumeurs, la presse, le doute. Fusillé par avance, si la défaite nous attend à la campagne d'Allemagne. La langue cadenassée face à l'adversité, tout en prudence, mais au fond, regardez bien bonnes gens, le feu couve toujours. Le même mec, en face de la foule qui le rejette. Habité par la certitude d'avoir raison, ou masquant l'angoisse par l'arrogance. Ne cédant rien, ne concédant pas un pouce, ce serait périr. Notre partenaire : cliquez ICI pour plus d'information Il y a trente ans, il sentait déjà tout. Un môme du Lyonnais prolo, de souche catalane, devenu footballeur l'année du bac. Un défenseur habité par son rôle, qui avait endossé, avec une jouissance gouailleuse, l'habit du méchant. Un malentendu au départ, une agression commise par un autre qu'on lui avait attribuée. Il avait assumé. Au fond, ça l'arrangeait. On parlait de lui. Et quand il jaillissait sur l'attaquant adverse, la bave aux lèvres et le poil luisant, le duel était déjà à moitié gagné. Théâtre que tout cela. Il poussait jusqu'à l'absurde la comédie de la violence. Les Lyonnais se souviennent d'une nuit stéphanoise, quand Domenech avait rendu ivre de rage le chaudron de Geoffroy-Guichard. Les meilleurs supporters de France s'étaient mués en horde sauvage, assiégeant les joueurs dans leur vestiaire... A côté, la brute était un intello. Au massage, il ne lisait pas « l'Equipe », mais des revues d'art ou « le Canard enchaîné ». Se vivait anar, habité par le foot, mais savait que la vie était plus large. Il se rêvait comédien. Il est devenu entraîneur, mais acteur également. Jouant Tchekhov, un soldat de la Grande Guerre ou un entraîneur assassin, puis revenant aux pelouses, à ses cahiers, à ses cours. Un technicien de la rigueur, mais également un médecin des âmes, cherchant un peu plus loin, voulant voler les secrets des hommes. Provocateur, ironique, amateur de second degré, persuadé un moment que l'astrologie était une clé... Il dissertait savamment, en rajoutant sans doute, sur le seuil de tolérance en matière de Scorpions dans une équipe ou sur la propension des défenseurs natifs du Lion à déserter leur poste pour gambader en attaque. Il était vivant, cela changeait. Aujourd'hui, il s'est mis l'agressivité en berne, distille de l'eau douceâtre en guise de commentaire. Il s'est pris trop de coups, pour une phrase de trop, un clin d'oeil malvenu. Parfois le feu rejaillit. Sur TF1, sacro-sainte télé du foot, il a brisé la porcelaine en exécutant un reportage à charge sur ses Bleus. Les amis de Raymond ont rugi d'aise devant leur poste. Enfin, Raymond était lui-même ! Leur copain est engagé dans une mission magnifique. Pas évident que ça le rende heureux. Domenech est un méconnu. Ses amis plaident pour lui. Par ce qu'ils racontent mais surtout pour ce qu'ils sont. Avec de tels potes, on n'est pas un salaud. Ainsi Jean-François Jodar, compère depuis la défense lyonnaise des années 1970, longtemps entraîneur des jeunes internationaux, prototype du coach humaniste, jamais résigné à la médiocrité des hommes... Ou Jean-Pierre Doly, un consultant en ressources humaines, rencontré en Argentine où, représentant de Danone, il organisait des tournois de foot pour les jeunes déshérités... Ou Stéphane Tournu-Rémi, étonnant saltimbanque, liant amour du foot et passion de la scène, inventeur de la compagnie du Trimaran, où Domenech s'illustrait jusqu'en 2004. « Tournu » organisait des ateliers de théâtre et d'écriture pour les jeunes bleus de Jodar et Domenech. Il anime aujourd'hui un spectacle itinérant, « Graine de supporters », pour désarmer chez les jeunes la haine du Noir, de l'homo, du faible, qui pollue les tribunes... Leur Raymond n'est pas cet autocrate coincé que les Français méconnaissent. Mais un mec en recherche, exécrant la banalité. De gauche spontanément, manifestant de l'entre-deux tours en 2002. Inquiet et curieux d'une France que ses joueurs représentent. Aujourd'hui, Domenech interroge Doly sur l'islam et son expérience à la Régie Renault, quand Jean-Pierre travaillait sur l'intégration des travailleurs immigrés. Son équipe témoigne d'une France qui se transforme. Reflet des banlieues noires, de l'islam devenu français... Portrait rose ? On peut le nuancer. Il a, aussi, la perversité des grands intelligents. Le goût excessif de la contradiction. Il pousse les autres pour voir ce qu'ils ont dans le ventre. Les faibles sont déstabilisés. Les susceptibles se lassent d'être pris pour des cons. Domenech n'est pas un tendre. Il a déboulonné Guy Roux de son syndicat des entraîneurs. Il connaît la politique et ses ressorts, ses habiletés, ses manoeuvres... Et les rapports de force. Il n'a pas été nommé sélectionneur sur ses seuls talents, mais par une logique d'appareil. C'est le « parti » qui l'a posé là : la direction technique nationale, avec à sa tête l'oracle Aimé Jacquet. La DTN, c'est à la fois l'ENA et le parti communiste des républiques soviétiques, le vrai pouvoir du football français. Elle structure la formation des entraîneurs et les sélections nationales. En 2002, après la débâcle coréenne, la DTN a perdu le poste de sélectionneur national, confié à Jacques Santini, coach venu des clubs. Santini s'est planté. Alors Jacquet s'est levé. A réclamé le poste pour les siens. Pour Domenech donc, coach des Espoirs, «le meilleur d'entre nous»... Deux ans plus tôt, Raymond s'était fait retoquer pour atypisme rédhibitoire. Cette fois, le poids de la DTN emporte les réticences. Et la dureté de Domenech, finalement, a ses avantages... Puisqu'il faut en finir avec la génération indépassable de 1998, casser les habitudes, ramener les héros décadents au rang de footballeurs... Domenech assassin ? Vas-y donc. Il avait son plan de longue date, sa révolution dans la tête. A peine nommé, il éradique l'encadrement de l'équipe de France, du cuistot au toubib, et même le grand intendant Henri Emile, confident des joueurs, maire du palais bleu. Tous lui en veulent. Domenech et son esprit de contradiction légendaire, son obsession à se démarquer. Il accumule des ennemis. Mais sa prise de pouvoir n'est pas totale. Il voudrait prendre Jean-François Jodar comme adjoint. On le lui refuse. Il embarquerait volontiers dans l'aventure Stéphane Tournu-Rémi, comme animateur du groupe. Cela ne se fera pas. Il est le coach, mais sa liberté est limitée par la dimension du poste, sur lequel convergent trop d'intérêts. Il a pourtant sa fenêtre de tir. Une parenthèse enchantée, pleine de doutes et de désarroi. Quand Desailly prend sa retraite, quand Zidane, Thuram, Lizarazu s'éclipsent. Un instant de possible, où il ferait grimper ses jeunes. Modeler une équipe à son image, rigoureuse mais fluide, où l'on pratiquerait la dynamique de groupe, la parole libre... Génération Domenech ? La parenthèse ne dure pas un an. Les jeunes joueurs ne sont pas encore à la hauteur des défis internationaux. Raymond a été nommé trop tôt. Les matches nuls s'enquillent, l'équipe balbutie, le public, la presse, les médias se crispent... Alors tout se retourne. Domenech, l'homme différent, devient tricard. Son originalité est soudain une tare. On murmure, on échote. On lui brosse un portrait d'autocrate verbeux. Robert Pires, écarté parce qu'insuffisant, devient un martyr médiatique. Et quand Zidane revient, à l'été 2005, les observateurs glosent sur « l'humiliation » de Domenech, qui doit récupérer des vétérans dont il ne voulait plus. Vrai ou faux ? L'homme est assez politique pour avoir lui-même changé de ligne, afin d'assurer l'avenir immédiat. «Je vais faire revenir Zidane, j'y travaille», disait-il à son copain Jodar quelques semaines avant l'annonce officielle du retour de Zizou. C'est l'histoire de la gauche quand elle prend le pouvoir. On veut faire la révolution, puis c'est le tournant de la rigueur, on lutte contre l'inflation et Thuram sera défenseur central dans un 4-4-2 des familles ! L'important est de survivre, avant de rejaillir. Domenech mène sa barque, perd un peu de terrain, mais résiste. Mine de rien, il a amené ses Bleus aux thérapies verbales qu'il souhaitait. Son équipe sent le classique. Mais il a conservé quelques espaces de liberté, des choix qui n'appartiennent qu'à lui : Givet, un défenseur solide, de son école ; Dhorasoo, intello déconcertant, dont les escapades progressistes rappellent Raymond et font oublier, parfois, qu'il est d'abord, avant tout, un joueur empreint d'espièglerie ; Chibonda, arrière latéral et surprise du chef, mais aussi, l'an dernier, victime emblématique du racisme des stades... Domenech se ressemble toujours. Il avance. Seul son rapport avec les médias est irrémédiablement biaisé. On se connaît trop, trop bien, trop mal. Que sa compagne, Estelle Denis, soit la madame football de M6 n'arrange rien. Domenech le révolté s'autorise des facilités qui le piègent (cf. encadré). A Lyon, il se murmure qu'Estelle a oeuvré pour que Coupet soit évincé au profit de Barthez. On l'aurait vue donnant un coup de coude à son homme pour souligner un arrêt spectaculaire du divin chauve ! Bêtises. Mais on l'entend. Cela mine. Evidemment, il suffira d'une victoire contre la Suisse, mardi, et tout sera effacé. On verra alors que le révolutionnaire Domenech a concocté une équipe formatée pour plaire à l'opinion, rassurante par sa défense et Zizou, émouvante grâce à Ribéry, la joie de vivre en un chti incarné, un cadeau offert au peuple. C'est bien pensé, ça va marcher. Michel Audiard était génial, mais n'avait pas toujours raison : «Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît», écrivait-il dans « les Tontons flingueurs ». Raymond Domenech est très intelligent. Claude Askolovitch Signaler
Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139115 Match très intéressant ce soir et pourtant l'affiche n'était pas si belle que ça. Equateur 2 Pologne 0 Très bon match des équatoriens, équipe soudée, qui est très combative, qqes joueurs talenteux. Signaler
Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139122 bonne equipe l'equateur mais les polonais n'ont vraiment pas été vernis Signaler
Posté(e) le 9 juin 200619 a comment_139126 oui, il y aavait un peu du France-Senegal dans ce match. Mais les Polonais n'ont quand meme pas ete tres impressionnants. Comme ont dit les commentateurs americains, "too little and too late". N'empeche qu'ils sont quasiment elimines ce soir, disons tres mal partis. Signaler
Posté(e) le 10 juin 200619 a comment_139136 Aujourd hui le prometeur Argentine / Cote d Ivoire dans " le groupe de la mort " , dans cette coupe du monde , partie sur de bonnes bases avec 8 buts au compteur et une bonne surprise , l Equateur.... :ange: :bravo: Modifié le 10 juin 200619 a par Sonny75 Signaler
Posté(e) le 10 juin 200619 a comment_139137 bonne equipe l'equateur mais les polonais n'ont vraiment pas été vernis C'est clair, avec les 2 poteaux sur la fin du match, du reste si le premier était rentré, ça aurait fait un but splendide... Bon sur l'ensemble du match, l'Equateur mérite largement sa victoire mais les polonais auraient au moins mérité d'en mettre un petit ! Repose En Paix "Y" Tu resteras à jamais dans nos souvenirs... Signaler
Posté(e) le 10 juin 200619 a comment_139156 Angleterre 1 paraguay 0 petit match de foot, l'Angleterre n'a pas montré grand chose. Signaler
Posté(e) le 10 juin 200619 a comment_139161 le sensation du jour: suede 0 trinité et tobago 0 Signaler
Posté(e) le 10 juin 200619 a comment_139164 le sensation du jour: suede 0 trinité et tobago 0 pale equipe suedoise qui a passe son temps a balancer de grands ballons devant face a une genereuse equipe de Trinidad et Tobago qui a joue a 10 en 2 eme mi temps et largement merite le partage des points :bravo: Signaler
Posté(e) le 10 juin 200619 a comment_139172 pale equipe suedoise qui a passe son temps a balancer de grands ballons devant face a une genereuse equipe de Trinidad et Tobago qui a joue a 10 en 2 eme mi temps et largement merite le partage des points :bravo: ils ont ete magnifiques de courage et j'etais bien content pour eux. De la a dire qu'ils meritaient le partage des points, je ne sais pas. La Suede a quand meme eu beaucoup d'occasions. Ca va etre difficile pour la Suede maintenant. Sinon, j'ai bien aime Argentine - Cote d'Ivoire. Tres belle equipe argentine qui pourtant avait assez peu rassurante ces derniers temps. La Cote d'Ivoire m'a agreablement surpris, mais c'est quand meme zero point. Belle coupe du monde pour l'instant. Pour l'Angleterre, je suis d'accord avec Goony, ce n'etait pas genial genial, mais ils ont quand meme facilement assure la victoire. Et ce depart a l'italienne m'inquiete un peu. Ils vont monter en puissance progressivement. Ca m'ennuie de le dire, mais ils sont quand meme pas mal les Anglais cette annee et c'et bien la premiere fois depuis que je suis le foot (CM78) que les Anglais me semblent capables de gagner la Coupe du Monde. Signaler
Posté(e) le 11 juin 200619 a comment_139200 Vikas Dhorasoo is playing for France in FIFA-2006. Vikas is a native of France but has got roots in Andhra Pradesh. His ancestors were migrated from Andhra and settled in France long back during the time of British rule. Neither Vikas nor his parents know Telugu. But they follow Indian traditions in culture and nomenclature. Vikas' aim is to bring FIFA Cup for his nation now. Well, sportsmen with Indian roots are pervaded in Cricket also. Looking into history, especially in Cricket, we have seen Naser Hussain in England team, who hails from Chennai. Mark Ram Prakash of England also belongs to India with ancestral roots. Deepak Patel from New Zealand also ha Indian roots. Siva Rama Krishnana from West Indies has got some link with India. Signaler
Posté(e) le 11 juin 200619 a comment_139203 J'essaie de traduire le post de notre ami Pindou, à moins que quelqu'un soit plus rapide que moi... Signaler
Posté(e) le 11 juin 200619 a comment_139204 Voilà la traduction, c'est du mot pour moi, donc désolé si parfois, ce n'est pas très clair. Vikas Dhorasoo joue pour la France dans FIFA-2006. Vikas est un originaire de la France, mais a des racines dans Andhra Pradesh. Ses ancêtres ont été migrés d'Andhra et installés en France longtemps en arrière pendant le temps de règle(d'autorité) britannique. Ni Vikas ni ses parents ne savent(connaissent) Telugu. Mais ils suivent des traditions indiennes dans la culture et la nomenclature. Le but de Vikas est d'apporter la Tasse FIFA pour sa nation maintenant. Bien, on se répand dans des sportifs avec des racines indiennes dans le Cricket aussi. En examinant l'histoire, particulièrement dans le Cricket, nous avons vu Naser Hussain dans l'équipe de l'Angleterre, qui salue de Chennai. Le bélier de Marque Prakash de l'Angleterre appartient aussi en Inde avec des racines héréditaires. Deepak Patel de la Nouvelle-Zélande aussi ha racines indiennes. Siva Rama Krishnana des Antilles a un peu de liaison avec l'Inde. Signaler
Posté(e) le 11 juin 200619 a comment_139209 Voilà la traduction, c'est du mot pour moi, donc désolé si parfois, ce n'est pas très clair. Ne dis pas ça, c'est du "mot pour tout le monde". :dehors: OL, ça l'fait. Signaler
Posté(e) le 11 juin 200619 a comment_139215 Pas beaucoup de commentaires pour la CDM... La CDM démarre plutot bien, des bons matchs, les équipes vedettes gagnent, y a très peu de fautes et quand même des buts. Dans le "BEN ARFA AWARD du jour : moi contre le reste du monde grand prix", les deux nommés sont : - Robben des Pays Bas - Cristiano Ronaldo du Portugal... Signaler
Posté(e) le 12 juin 200619 a comment_139261 je n'ai pas encore vu grand chose, mais les aregentins m'ont décus.... Toujours aussi pourris, truqueurs etcetc... Ils on une classe te un talent qui devraient leur permettre de s'exprimer autrement.... "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît." [Audiard] "Si vous ne pouvez pas répondre à l'argument de quelqu'un, tout n'est pas perdu. Vous pouvez encore l'injurier." [ Elbert Hubbard ] Signaler
Posté(e) le 12 juin 200619 a Auteur comment_139271 je n'ai pas encore vu grand chose, mais les aregentins m'ont décus.... Toujours aussi pourris, truqueurs etcetc... Ils on une classe te un talent qui devraient leur permettre de s'exprimer autrement.... ils vont être battus sur ce 1er point (et uniquement, faut pas déconner hein) par les rital dès ce soir Modifié le 12 juin 200619 a par charly escp Signaler
Posté(e) le 12 juin 200619 a comment_139273 J'ai quand même trouvé les argentins très bien organisés en plus d'être brillants techniquement. Il faudra se méfier d'eux, comme d'habitude. OL, ça l'fait. Signaler
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