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Le Cac40 En Baisse...

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Posté(e)
Ca ressemble étrangement à l'affaire de la Barings ou les memes éléments étaient réunis, dont bcp de malchance: tremblement de terre pour la barings, crack pour la SG.

Comme SM et Tarantino, j'aimerais bien savoir comment le gars a reussi à planquer tout ça...car avec les procédures, les équipes d'audit, les contrôles , les contreparties, le service de trésorerie etc, ca parait impossible à faire, meme en connaissant le logiciel, y a trop de monde qui intervient...

Un parcours sans faute

Perrine Créquy

24/01/2008 | Mise à jour : 22:09 | Commentaires 3

.

L'homme qui a pris ces positions inconsidérées avait intégré la banque en 2000.

Jérôme Kerviel avait d'abord travaillé en back office. Cette section regroupe les activités de gestion et de comptabilisation des opérations passées dans la salle des marchés, ainsi que le contrôle de gestion. Sa mission a consisté pendant cinq ans à traquer les procédures suspectes. Il en devient expert. Puis, en 2005, il est habilité à passer ses propres ordres. Il faisait dès lors partie des acteurs directs du courtage. Âgé de 31 ans, il ne figurait cependant pas parmi les traders vedettes de la Société Générale. Il est décrit comme «un opérateur de base des salles de marchés». Son travail était rémunéré «moins de 100 000 euros, part variable comprise». Malgré sa nouvelle affectation, il continuait de conserver des liens avec les opérateurs de contrôle. Il se montrait intéressé par l'évolution de leurs procédures.

Grâce à son expertise en matière de contrôle, il a pu monter une fraude de grande ampleur sans être découvert. Dès 2006, il avait commencé à prendre des positions en dehors du livre de la Société Générale. Il misait sur des placements qui suivent les indices européens. Il investissait sur la hausse comme sur la baisse de ces futures, en engageant à chaque fois de grosses sommes. Pour masquer cette activité parallèle, il compensait ses gains par des pertes fictives, et vice versa. Les opérations s'annulaient, et n'apparaissaient donc pas dans les comptes de la banque. «Avec un extraordinaire talent, il déplaçait sa couverture fictive à chaque contrôle, dont il connaissait le calendrier. Il a dû effectuer le suivi complet de ses opérations en temps réel. Il avait construit une véritable entreprise dissimulée en utilisant les outils de la Société Générale», soulignent les dirigeants. Selon leur enquête interne, l'homme aurait agi seul. Pendant des mois, sa stratégie aurait ainsi leurré les quelques 2000 collaborateurs chargés de traquer les risques à la Société Générale.

Une faille dans ses connaissances

Pourtant, les procédures de contrôle sont régulières et multiples. Elles relèvent de «cinq ou six secteurs différents». Rien n'est jamais apparu du côté de «la valeur marché en risque». Il a aussi passé le crible de l'analyse en «résultat brut» et celle de «l'exposition au marché». Pour avoir mené ses contrôles pendant des années, il en connaissait les failles. Mais il ne maîtrisait pas la procédure des risques de contrepartie. Cette ignorance a été fatale à son entreprise.

Samedi soir, ce contrôle a pointé une légère incohérence, partie émergée d'un iceberg dont le périmètre reste tenu secret. A 22h, une équipe d'experts a été réunie pour étudier le problème. «Il était alors impossible de déterminer la nature du problème.» Puis, le donneur d'ordres incriminé a été localisé. Il a été interrogé toute la nuit pour connaître la teneur de ses activités. Puis peu à peu, l'ampleur de la fraude est apparue. «A 11h dimanche, nous avons su devant quel risque nous étions.»

La direction de la Société Générale a alors décidé de liquider les positions clandestines sans délai. «C'est ce que préconise n'importe quel manuel de gestion des positions. Nous n'allions pas garder ses positions cachées en attendant de pouvoir les solder avec une plus-value. Nous ne sommes pas des spéculateurs.» La banque a donc vendu la totalité de ces positions entre lundi et mercredi, alors que les marchés s'effondraient. «Par malchance, le contexte de marché était défavorable, et la vente s'est donc conclue sur une perte énorme. Mais par chance, la panique des investisseurs a engendré un grand nombre d'échanges. Ceux de la Société Générale ne sont donc pas apparus particulièrement importants.» La banque ne pouvait pas se permettre de déclarer son intention avant d'avoir soldé sa position, sous peine de voir son titre s'effondrer. «La position était si colossale qu'en la révélant avant de l'avoir soldée, la banque entière aurait été exposée à un choc externe énorme. Et cette annonce aurait perturbé les marchés.» Par souci de discrétion, la Société Générale a gardé le silence jusqu'à ce jeudi. Elle vient seulement de porter plainte devant la justice.

http://www.lefigaro.fr/societes-francaises...-sans-faute.php

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Posté(e)

Le trader reste introuvable

Perrine Créquy - Alexandre Panizzo

24/01/2008 | Mise à jour : 22:23 | Commentaires 203

.

L'avocate de Jérôme Kerviel, le jeune homme qui a causé une perte gigantesque à la Société Générale, assure pourtant que son client est «à la disposition de la justice.»

«Il n'est pas en cavale». L'avocate de Jérôme Kerviel a répondu aux rumeurs jeudi soir, en déclarant que son client, qui a causé une perte de 4.9 milliards d'euros à la Société Générale, se tient « à la disposition de la justice». Le trader de 31 ans a été «mis à pied dimanche 20 janvier» par la Société générale et est «dans l'attente de la notification écrite de cette décision. Il n'est pas en fuite», a-t-elle ajouté. Sous couvert d'anonymat, un membre du cabinet de l'avocate a même précisé que Jérôme Kerviel était dans les locaux (du cabinet à Paris) jeudi. «Il s'est enfui mais il n'est pas prêt d'être réembauché par des banques, croyez-moi» a de son côté déclaré le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, qui a lancé une enquête sur l'affaire.

L'acte de ce jeune trader reste toujours incompréhensible. Ce matin encore, l'ensemble des dirigeants de la Société Générale demeuraient perplexes quant aux motivations qui ont poussé un de leurs employés à se livrer à une fraude de très grande ampleur, soldée par une perte de 4.9 milliards d'euros. Selon les premiers éléments d'information, le responsable présumé «ne semble pas avoir touché de gain, direct ou indirect par ces opérations».

http://www.lefigaro.fr/societes-francaises...e-la-fraude.php

Posté(e)

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=464914

sinon vu sur le net aussi:

James Bond à la SocGen ...

Depuis quelques heures, toute la planète finance vibre autour d'une nouvelle star, un certain trader francais sensé être l'unique responsable d'une perte de 5 milliards d'euros à la Société Générale. Un type "seul", "en fuite" et "en difficultés familiales" selon la version officielle; en gros, Lee Harvey Oswald version camembert. Je prétends que toute cette histoire est un mauvais James Bond imaginé en 5 minutes par des communicants à 2 balles pour cacher une possible opération barbouzarde sur Futures ayant pour but de forcer Bernanke le docile et Trichet le récalcitrant à baisser leurs taux ... Passons en revue les éléments qui corroborent cette thèse:

De qui parle-t-on ? D'un opérateur de marchés universitaire (Lyon-2) de 31 ans payé moins de 10K€/mois. Bref, pas de quelqu'un ayant "les grands moyens" dans son établissement plein à craquer de bigshots facon "X-mines/MBA Harvard Business School" (un X-mines, c'est un polytechnicien sorti dans les 20 premiers de promo qui fait partie du "corps des mines", le plus prestigieux). Mais voila, c'est un "génie de l'informatique", un hacker (comme Mathew Brodderick dans Wargames) et cela expliquerait tout ... Et bien sur, un génie, ca passe son temps à poster sur les forums de boursorama, parce que c'est là qu'il est sur de trouver plein d'autres génies comme lui!

Les blogs américains sont bien plus rapides que nous à faire 2+2; allons voir ce qu'en pense Barry Ritholz. Lui, il fait un lien direct entre ce débouclage massif de positions Futures lundi et la baisse des taux de la FED dès mardi, et comme beaucoup d'opérateurs de marché, il y voit un très mauvais coup pour la crédibilité de Bernanke qui à coup sur aura une carrière bien plus courte que Greenspan! En gros, aux USA, on a compris que les -75 points ne sont que la conséquence du -5% sur les futures US lundi, qui était (comme par hasard) un jour de fermeture des marchés. La question naturelle est donc: mais pourquoi la SocGen aurait choisi un jour de fermeture de Wall Street pour liquider les positions de son psychopathe de trader ?

A ce niveau, il devient nécessaire de mettre en avant les doutes exprimés par les pros du trading, comme par exemple ici. Donc tout le monde commence à douter, d'autant que les tetes tombent, mais pas celle du PDG de la banque qui est, on le rappelle en passant, le No.1 mondial des dérivés actions (je vous dis meme pas comment ca fait sérieux devant les gros clients). Or, maintenant, on commence à nettement mieux comprendre la conférence de presse de J.-C. Trichet hier: à savoir un message codé disant en gros que "je suis au courant que ce mouvement sur les Futures est bidon, je ne bouge pas les taux et Bernanke a fait une clownerie".

Bien entendu, il faudra des jours, voire des semaines avant de connaitre la vérité sur cette affaire (un peu comme l'Arche de Zoé) ou se mèlent des grands patrons, des membres du gouvernement (rappelons que Sarkozy veut des baisses de taux) et beaucoup d'argent ... Le problème, c'est qu'il y a déjà des victimes collatérales: au premier chef, la FED et Bernanke (déjà soupconné d'etre la Wall Street Bitch), puis les banques francaises en général, et enfin les diplomés des universités francaises (remarquez à quel point la presse reste discrète sur les traders issus des Grandes Ecoles).

Par contre, Jean-Claude Trichet pourrait etre considérablement renforcé au sortir de tout ce micmac qui fait penser aux manipulations de l'affaire Clearstream (qui a déserté nos écrans TV depuis que Villepin est devenu avocat d'affaires).

Par Laurent Gosse le 24 janvier 2008

http://www.leblogfinance.com/

Posté(e)

Elie Cohen, économiste et directeur de recherches au CNRS. (CECCARINI / Le Figaro)

Professeur à l'école des Sciences politiques, Elie Cohen estime que l'explication donnée par la Société Générale, qui a annoncé 4,9 milliards de pertes à cause de la fraude d'un de ses traders, est «difficile à croire».

«La Société Générale nous dit aujourd'hui qu'un trader senior a spéculé sur des actions, notamment des indices d'actions, sans se couvrir. Il aurait dissimulé des pertes devenues rapidement colossales. Il semble qu'il ait agi pendant toute l'année 2007», a indiqué Elie Cohen à l'AFP. Le professeur d'économie à Science Po et directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) estime que «cela semble un peu gros que pendant toute une année on puisse dissimuler une telle perte».

Un bouc émissaire ?

L'économiste estime que la Société Générale a préféré «charger un pauvre bougre» afin de faire passer des pertes qui «s'étaient accumulées» au cours de la crise des «subprimes» (prêts immobiliers à risques américains).

«Le sentiment des salles de marchés, c'est qu'il n'est pas possible qu'un individu seul ait pu faire cela. La Société Générale aurait chargé la barque sur le thème de la fraude pour faire passer plusieurs mauvaises opérations de marché» ajoute-t-il.

Cette thèse est appuyée par un analyste d'une société de gestion parisienne souhaitant garder l'anonymat, pour qui il reste «curieux que quelqu'un, qui semble-t-il n'avait pas de très grosses responsabilités», ait pu seul provoquer de telles pertes.

Posté(e)
Elie Cohen, économiste et directeur de recherches au CNRS. (CECCARINI / Le Figaro)

Professeur à l'école des Sciences politiques, Elie Cohen estime que l'explication donnée par la Société Générale, qui a annoncé 4,9 milliards de pertes à cause de la fraude d'un de ses traders, est «difficile à croire».

«La Société Générale nous dit aujourd'hui qu'un trader senior a spéculé sur des actions, notamment des indices d'actions, sans se couvrir. Il aurait dissimulé des pertes devenues rapidement colossales. Il semble qu'il ait agi pendant toute l'année 2007», a indiqué Elie Cohen à l'AFP. Le professeur d'économie à Science Po et directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) estime que «cela semble un peu gros que pendant toute une année on puisse dissimuler une telle perte».

Un bouc émissaire ?

L'économiste estime que la Société Générale a préféré «charger un pauvre bougre» afin de faire passer des pertes qui «s'étaient accumulées» au cours de la crise des «subprimes» (prêts immobiliers à risques américains).

«Le sentiment des salles de marchés, c'est qu'il n'est pas possible qu'un individu seul ait pu faire cela. La Société Générale aurait chargé la barque sur le thème de la fraude pour faire passer plusieurs mauvaises opérations de marché» ajoute-t-il.

Cette thèse est appuyée par un analyste d'une société de gestion parisienne souhaitant garder l'anonymat, pour qui il reste «curieux que quelqu'un, qui semble-t-il n'avait pas de très grosses responsabilités», ait pu seul provoquer de telles pertes.

Qu'un groupe aussi puissant que la SG charge un type au hasard, ca me parait encore plus incroyable.

Posté(e)

On a deux choses très difficiles à croire entre lesquelles il faut trancher :

- un mec qui sort d'un DESS moyennement coté, qui n'est pas très bien payé, a berné toute la chaîne de contrôle du leader mondial des dérivés sur actions

- le leader mondial des dérivés sur actions, pour masquer de mauvais choix, joue avec sa réputation en chargeant indûment un de ses petits employés

Ça laisse perplexe, hein ?

Posté(e)

Pris sur le forum bourso à propos de la SocGen

Comité de direction d'hier 21:56 24/01/08

"- Bon, les gars, on déconne, on déconne, mais on s'éloigne des vrais problèmes. Qui veut un calva ? J'ai du 80 ans d'âge que je fais venir directement de la ferme. Une rareté.

- Qui a pris les cigares ? Jean-Eudes, faites pas le rat, renvoyez les havanes par ici.

- Messieurs ! Quand vous aurez fini de vous torcher, on en reviendra au sujet du jour. Où est Roger ?

- Aux toilettes, monsieur le président, il a du mal à digérer la purée de céleri.

- Bon, puisque notre directeur financier est malade, je vais moi-même rentrer dans le sujet. Peuf... Peuf... (il allume un cigare). Messieurs, comme je le disais, l'heure est grave. Merci pour le calva, Pierre-Henri. Les calculs faits par ma stagiaire cette nuit montrent que nous avons perdu entre 5 et 9 milliards par la faute de ces gros ploucs d'amerloques.

- Font chier, ces yankees. On ne peut plus faire confiance à personne !

- Silence, Charles-Edouard ! Il est trop tard pour nous lancer dans une analyse de risques approfondie. La question du jour est : qui va porter le chapeau ?

Silence général. Tout le monde se regarde bizarrement.

- Non, ne vous inquiétez pas, on n'en est pas encore à foutre des cadres dirigeants à la porte. Le plan social, on le fera sur les guichetiers, faut pas que déconner. Non, mais sérieusement, faut trouver un cIampin à faire dégager rapido. De préférence, un qu'aucun d'entre nous ne connaît, histoire de dire qu'on n'était pas au courant.

- Oui, monsieur le président, mais qui ?

- Je sais pas moi, je suis pas là pout tout faire, non plus. Y'a personne que vous voulez virer ? Un trou de balle, un minüs, mais avec une bonne gueuIe de psychopathe, qu'on pourrait montrer à la télé en disant "tout est de sa faute" ?

- Oui, comme les anciens hébreux chargeaient un bouc de leurs péchés avant de l'envoyer dans le désert...

- Charles-Hubert, vous nous les pétez menu avec vos histoires de cüreton. C'est pas parce que vous avez passé 15 ans chez les jèzes qu'il faut la ramener à chaque codir. La dernière fois, c'était Saint-Paul à Damas pour illustrer le moment où Bernanke a compris qu'il était dans la mërde, et la prochaine fois, vous nous faites quoi ? Sodome et Gomorrhe ? Le Déluge ? Allez, on y va, on me donne un nom.

- Mais, président, on ne les connaît pas, les noms des collaborateurs. On leur parle à peine, et encore, seulement pour les engueuIer.

- Bon, OK, je vois, c'est encore moi qui vais tout faire. Pierre-Matthieu, passez-moi votre portable. Le trombi de la boîte, il est où ?

- Ici, monsieur le président.

- Pu.tain, ces tronches de tarés qu'ils ont ! Eh, aux RH, vous avez jamais pensé à donner des consignes, genre "éviter d'embauchés des demeurés" ? Bon, on va pas s'en sortir, je clique au hasard... Tiens, celui-là, Bernard Hurningh, vos en dites quoi ?

- Il est conseiller clientèle à Dôle, monsieur, personne ne croira jamais qu'on a perdu 5 milliards à cause de lui.

- Même en magouiIIant avec la Suisse ?

- C'est plus ce que c'était, monsieur, la Suisse. Le secret bancaire n'est même plus garanti, ils seraient foutus de nous prouver qu'on raconte des craques.

- Mouais, va falloir taper dans le lourd. Celui-là, Marc Brice, à votre avis ?

- Directeur financier d'une sous-filiale de spécialisée dans le prêt agricole, monsieur. C'est la bourse qui craque, pas le marché du pürin.

- Faites le malin, Jean-Edourad, foutez-vous de ma gueuIe. Bon, celui-là, il a une vraie tronche de vainqueur. C'est mon dernier mot, vous vous sortez les doigts du cuI et vous me le mouillez à mort. Jean-Gui, en tant qu'ancien membre du cabinet de l'Elysée sous Mitterrand, les barbouzeries, ça vous connaît, non ?

- Oui, on peut magouiIIer un peu le système informatique, histoire de faire croire qu'il nous a truandés. Faites voir le nom ?

- Kerviel, Jérôme Kerviel. Encore un de ces petits mërdeux qui croient qu'ils vont devenir riches parce qu'ils passent des ordres de bourse toute la journée sur leur écran. On dirait des hamsters sous acides, ces branIeurs. Allez, celui-là paiera pour les autres.

- Mais, monsieur, 5 milliards sur le dos de ce trou de balle, personne n'y croira jamais !

- Je vous signale, mon petit Charles-Edouard, 80% des français se sont déplacés il y a un peu plus de six mois pour départager une dinde hystérique, et un velléitaire complexé par sa taille, alors vous savez, le sens critique de ces gIandus... Bon, on y va. Plan média, bidönnage informatique, communiqué de presse, plan social en backup, je veux tout ça sur mon bureau demain matin. Et vous me supprimerez le coupon de cette année, ça fera les pieds à ces co.nnards d'actionnaires. Quelqu'un reveut du champ', on va se saouler la gueuIe pour fêter ça ?"

Free, what else ?

Posté(e)

je suis qu'un IT, hein, mais je me sens oblige de contribuer.

Alors...

Damien, va bosser feignasse!

On la ramène moins a la soge après s'être bien foutu de la gueule de Calyon l'année dernière hein? :(

D'accord avec Goonny pour dire que le concours de circonstances est fâcheux, devoir se hedger ça peut couter cher, ca peut aussi rapporter au cas ou et d'ailleurs Bouton a précisé que ces pertes auraient pu se transformer en profits dans des circonstances favorables.

Pour planquer ça, il faut avoir des potes et beaucoup de mots de passe, c'est pas possible autrement. Remarque pour écrouler 3 tours du world trade center parait qu'il suffit d'un couteau suisse alors je dis ca je dis rien (c'est une idée fixe en ce moment...http://zeitgeistmovie.com/)

a+ sous l'bus!

"If you hold back anything, I'll kill ya. If you bend the truth or I think your bending the truth, I'll kill ya. If you forget anything I'll kill ya. In fact, you're gonna have to work very hard to stay alive, Nick. Now do you understand everything I've said? Because if you don't, I'll kill ya."

Posté(e)
je connais aussi un peu le milieu et je n'ai pas de mal à admettre que je suis un gros nigaud, mais je suis loin d'avoir trouvé la faille pour planquer 5 MM€ de pertes!

N'empêche que si les marchés étaient remontés cette semaine, en gros si le plan de relance Bush avait été bien meilleur, et si Ambac n'avait pas eu sa note abaissée, la SG aurait pu afficher qu'elle faisait 10 mds € de bénéfices l'année des subprime (les 5 milliards n'auraient pas été perdus, mieux, ils auraient été gagnés). T'imagines le coup de génie ! :(

Mais bon, ça s'est pas passé comme ça. :rolleyes:

Modifié par Hugo

Posté(e)
Ca ressemble étrangement à l'affaire de la Barings ou les memes éléments étaient réunis, dont bcp de malchance: tremblement de terre pour la barings, crack pour la SG.

Comme SM et Tarantino, j'aimerais bien savoir comment le gars a reussi à planquer tout ça...car avec les procédures, les équipes d'audit, les contrôles , les contreparties, le service de trésorerie etc, ca parait impossible à faire, meme en connaissant le logiciel, y a trop de monde qui intervient...

La différence majeure avec la Barings, c'est qu'on est loin du trader star, que depuis la Barings les contrôles sont censés avoir été nettement renforcés. ça rend le truc encore plus invraisemblable...

Beaucoup de gens se posent quand même des questions sur cette fraude découverte et résolue en trois jours, juste au moment de la crise des subprimes en plus. Surtout qu'apparemment les communications de la SG ont été divergentes (par exemple une fois des pertes accumulées sur deux ans, puis sur une très courte période).

En tous cas, encore moins de chances maintenant de passer du back ou middle office au front office !

Posté(e)

Commercialement, je pense qu'il est mieux pour la SG de dire qu'elle a été victime d'une perte de 7mds en raison des subprimes (ce qui a touché de très grandes banques prestigieuses) plutot que de dire qu'elle a été victime d'un pauvre trader tout seul. Je pense que d'un point de vue de la crédibilité d'un établissement, y a quand meme pas photo. Je vois mal Bouton faire une chose pareille dénuée de bon sens.

Posté(e)

Je suis d'accord. Après tout, Citigroup a annoncé des pertes énormes, et pourtant, personne ne remet en cause leur crédibilité à long terme.

Posté(e)

oui.

En revanche, il n'aurait pas été confortable pour lui d'annoncer une perte de 5 Mds€ sur des positions pour compte propre.

Ce qui me praît quand même invraisemblabe, c'est qu'il y a des appels de marge quotidiens sur les futures. A la rigueur, on peut imaginer que tu dissimules des pertes pendant 2-3 jours mais pas sur une période aussi longue. Bizarre.

sinon, lu sur un blog

Petites pertes entre amis

Le Monde nous l’apprend ce soir : un homme seul plombe le bilan de la Société Générale de 4.9 milliards, grâce à sa connaissance de l’informatique et des systèmes de sécurité. Il aurait ainsi pu contourner lesdits systèmes, et passer inaperçu des cadres dirigeants de l’entreprise. Le président de la banque aurait remis sa démission au CA qui l’a refusée.

Dernière minute : le cadre serait innocent. C’est son fils de trois ans qui aurait détourné le système grâce à sa connaissance de l’ordinateur de son père. Faisant semblant de faire la sieste, il se serait connecté au système informatique de la banque et aurait émis des puts et des calls à hauteur de 4.9 milliards sans éveiller les soupçons du système de surveillance. Le père a été relâché puis remis en examen pour défaut d’autorité parentale.

Toute dernière minute : le fils de trois ans a été innocenté après l’audition de la baby-sitter. Selon elle, c’est un ours en peluche de fabrication taïwanaise qui, activé par un dispositif à piles, a malencontreusement manipulé l’ordinateur du trader et aurait par une malchance incroyable provoqué l’évaporation des milliards. Le père et le fils ont été relâchés, la Société Générale porte plainte contre le fabricant de jouets taïwanais, une entreprise multinationale aux capitaux opaques.

Au 20h : le nounours est ressorti encadré par quinze agents de la brigade financière, menottes aux poignets. Le Président de la République a chargé Jacques Attali de proposer une réforme des importations de jouets. Interrogé, le leader de la LCR Olivier Besancenot déplore les conséquences de l’invasion des produits asiatiques qui déstabilisent les bourses mondiales.

Posté(e)

J'adore ça, qu'on lit à peu près partout depuis hier :

La direction des ressources humaines a évoqué auprès des syndicats "un être fragile", "sans génie particulier", traversant des "difficultés familiales", ont-ils rapporté.

Qui peut me dire, en travaillant dans une société de la taille de la SG, qu'il a simplement déjà croisé les RH depuis son embauche ? Alors Ok, il peut y avoir plus de suivi sur ce type de postes, admettons, mais s'il était si fragile, il aurait pas dû être surveillé ? ça me fait penser aux itw de voisins de serial killer qui après coup le trouvaient toujours "bizarre, comme s'il avait quelquechose à cacher" ou autres remarques du genre.

Posté(e)

En tout cas, quel massacre. Sa photo partout à la une, son profil facebook, enfin je ne sais combien d'infos perso à son sujet lâchées dans les médias... comme s'il fallait lancer les bons citoyens sur sa piste.

Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015).

Posté(e)

C'est clair, c'est Mesrine ce mec ! :(

Posté(e)

Je précise que j'ai honte pour ma profession. :(

Posté(e)
Je précise que j'ai honte pour ma profession. :(

Je serai curieux de voir le mea culpa médiatique si ce mec n'y est pour rien ;)

Posté(e)
J'adore ça, qu'on lit à peu près partout depuis hier :

Qui peut me dire, en travaillant dans une société de la taille de la SG, qu'il a simplement déjà croisé les RH depuis son embauche ? Alors Ok, il peut y avoir plus de suivi sur ce type de postes, admettons, mais s'il était si fragile, il aurait pas dû être surveillé ? ça me fait penser aux itw de voisins de serial killer qui après coup le trouvaient toujours "bizarre, comme s'il avait quelquechose à cacher" ou autres remarques du genre.

Je suis d'accord avec toi, mais après coup ils ont du interroger tous ses collègues qui ont du leur dire ça...

Posté(e)
Je serai curieux de voir le mea culpa médiatique si ce mec n'y est pour rien :(

Il n'y en a jamais... Nous ne sommes pas l'Eglise catholique ni la justice française. Nous sommes trop éparpillés, dans un univers trop concurrentiel.

Posté(e)
Il n'y en a jamais... Nous ne sommes pas l'Eglise catholique ni la justice française. Nous sommes trop éparpillés, dans un univers trop concurrentiel.

Tu es ironique ?

Qu'il n'y en ait jamais, je suis d'accord. Qu'il y ait une raison à cela, je ne le suis pas.

Mais bon, c'est pas le débat.

Posté(e)

Réaction de Bécassine:

Les réactions politiques se succèdent également. Ségolène Royal a dénoncé devant des militants «cette espèce de connivence, en haut, des puissants et de ceux qui jonglent avec les milliards pendant qu'à la base les petits ont du mal à vivre, à survivre». L'ex-candidate socialiste fustige un «lcapitalisme devenu incompétent, irresponsable, intolérable, désinvolte» et réclame «que les banques, grâce à une loi bien claire, cessent de se faire du beurre sur le dos des plus modestes».

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