Posté(e) le 9 novembre 200421 a comment_41145 Je cherche à comprendre. Protéger nos ressortissants contre qui ? - contre les régimes en place ce n'est pas logique. Les gouvernements de ces pays ne peuvent évidemment pas cautionner ça. Donc ça veut dire... - contre des rebellions ou des attaques extérieures. Dans ce cas ça veut dire que ces pays sont toujours plus ou moins sous tutelle française. A-t-on vraiment décolonisé ? OL, ça l'fait. Signaler
Posté(e) le 9 novembre 200421 a comment_41160 moi aussi j'ai pas mal de questions ... est ce que ces pays sont totalement à l'abri d'une guerre civile comme le Rwanda ? est ce que la présence militaire française n'aide pas à calmer la situation intérieure ? est ce que ces pays sont capable de se défendre si un de ses voisin l'attaque ? est ce que Gbagbo est démocratique ? N'est ce pas par pur calcul de politique intérieure que ces événement ont eu lieu ? Combien de Maliens et de burkinabé sont morts en mars dernier ,tués par des sbires du pouvoir ? où en est la plainte pour crimes contre l'humanité instruite contre Gbagbo ? où va la côte d'ivoire si on laisse le pouvoir actuel (ou d'autres) seul à décider ? Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Ca a toujours été mon opinion. Signaler
Posté(e) le 9 novembre 200421 a comment_41166 Disons qu'à la place de "colonisation" nous allons employer "coopération". Depuis la colonisation la France considère plus ou moins avoir une dette envers ces pays. La France n'a pas hésité à envoyer des Africains de partout au combat pour les guerres que vous savez. Au Tchad, que je connais bien, les militaires français y sont tolérés et les conseillers français qui travaillaient auprès d'Idriss Déby ont été prié de prendre l'avion pour Paris en 1998, quand Kadafi est venu à N'djamena avec son argent et son carburant. Il y a dans ce pays des anciens combattants qui attendent (à juste titre) leur maigre pension payée par la France pour survivre. A une époque les Américains auraient bien aimé prendre notre place à Djibouti, c'est un endroit très stratégique au niveau militaire. Ailleurs il faudrait connaître la politique de la France envers ces pays, mais croyez moi si les gouvernements en question nous tolèrent c'est que l'argent français y transite bien ! les quotas de visas aussi ! A mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes Maupassant Signaler
Posté(e) le 9 novembre 200421 a comment_41172 Stras, il me semble qu'on a avec la Cote d'Ivoire un vrai accord de cooperation militaire, a savoir que la France assure la protection de la Cote d'Ivoire contre toute agression exterieur (et non seulement la securite des ressortissants francais) et dispose a cet effet d'une base militaire permanente sur place. De la meme facon que les Americains assurent a travers l'OTAN la securite militaire de l'Europe et disposent de bases militaires en Europe. Bref, en echange de quoi, la France a (avait) evidemment une influence significative sur la Cote d'Ivoire, pour ne pas dire un droit de regard. Je viens de consulter le forum ivoirien, tout n'est pas interessant, mais ca decoiffe... Merci Ouiz pour le lien. Signaler
Posté(e) le 9 novembre 200421 a comment_41175 oui, les 2 liens sont excellents, pas de la même façon, mais excellents ! Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Ca a toujours été mon opinion. Signaler
Posté(e) le 9 novembre 200421 a comment_41181 je n'avais pas fait attention qu'il y avait un 2e lien. Le site est tres bon. Signaler
Posté(e) le 9 novembre 200421 a comment_41231 Comme je lisais sur un blog, la Côte d'Ivoire n'hésite pas à attaquer l'armée française, il semblerait que notre doctrine de dissuasion nucléaire ait atteint ses limites <{POST_SNAPBACK}> Disons que balancer un missile ASMP bien placé ne servirait à rien, sauf a nous en prendre un autre sur la gueule venu d'un pays solidaire . Je rebondis juste sur ce point, je pense que la dissuasion nucleaire n'a pas atteint ses limites, simplement, on utilise des forces différentes selon ce qui se présente en face. La dissuasion nucléaire, elle continu a nous servir face a des états possédant des armées moderne et bien entrainée et pouvant menacer les interets français ou l'intégrité territoriale (ca, c'est la doctrine même si ce genre de situations est aujourd'hui peu a même de se produire). Dans le cas présent, si c'est un acte délibéré, la destruction des appareils apparait comme la meilleure action a faire dans un premier temps, on va bien voir comment ca va se passer dans les prochains jours. Sinon, j'ai continué a lire les messages du forum ivoiriens, c'est tout simplement flippant.... Take me to Indonesia! Signaler
Posté(e) le 9 novembre 200421 a comment_41236 Notre doctrine de dissuasion nucleaire fonctionne toujours. Je n'imagine guere aujourd'hui un pays attaquer la France. Ce n'est pas sans doute pas la seule raison, mais ca doit jouer. Par contre, et c'est la Adam ou tu as raison, ce dispositif repose sur l'hypothese d'une attaque conventionnelle, venant d'un ennemi parfaitement identifie, bref d'un pays. Or la menace a radicalement change. Il parait aujourd'hui hautement improbable qu'un pays nous attaque ou nous declare la guerre. La menace, ce sont des groupuscules (islamistes ou non) capables de faire des dommages considerables et l'arme nucleaire ne sert pas a grand chose dans ces conditions. La Cote d'Ivoire, c'est encore une situation differente. Signaler
Posté(e) le 10 novembre 200421 a comment_41324 Je viens de faire un tour sur ce fameux forum, en effet c'est affligeant ! on sent toute la haine des Ivoiriens à l'encontre des Français alors que c'est une question de politique, mais c'est toujours le petit peuple qui trinque ! on se rend compte également à quel point les Ivoiriens sont racistes ! A ce sujet je me souviens (j'étais en CI de 86 à 88) du comportement des Ivoiriens ayant une situation et employant des étrangers. Les étrangers, venant du Burkina, préféraient travailler chez les Français qui les traitaient humainement et les payaient régulièrement ce qui n'était pas le cas chez les Ivoiriens (fonctionnaires et autres). Les étrangers n'ont droit à rien là-bas, juste mourir s'ils n'ont pas les moyens de payer leurs médicaments et autres choses utiles pour se faire soigner à l'hôpital. J'en suis le témoin. Alors quand je les entends nous montrer du doigt et nous haïr, nous traiter de raciste alors qu'ils le sont dix fois plus que nous...je suis bien peiné de voir autant d'injustice de leur part et autant de flou de la part de notre gouvernement qui applique on ne sait quelle politique envers les pays africains ! A mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes Maupassant Signaler
Posté(e) le 10 novembre 200421 a comment_41516 moi j'ai passe 3 mois en CI au printemps 96 pour le boulot. Et j'ai adore. J'ai adore parce que le pays est agreable, parce que les Ivoiriens etaient sympa avec nous, parce que la mission que je faisais la-bas etait particulierement cool (la semaine a Abidjan et les WE au Club Med d'Assinie a 2 heures de route, ca coutait de toutes facons moins cher que l'hotel) ... Quel gachis. Modifié le 11 novembre 200421 a par Section Mai 2002 Signaler
Posté(e) le 18 novembre 200421 a comment_43401 jeudi 18 novembre 2004, 8h53 Ggagbo demande aux Français de revenir en Côte d'Ivoire PARIS (Reuters) - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a lancé un appel au retour des entrepreneurs français en Côte d'Ivoire après le départ de milliers d'expatriés suite aux violences du début du mois de novembre à Abidjan. "Je comprends qu'ils aient eu peur. Quand un pays a des convulsions, chacun se met à l'abri et met surtout ses enfants à l'abri", a-t-il déclaré sur France Info. "Les écoles françaises ont été brûlées à Abidjan. Par conséquent, je comprends parfaitement que les parents, soucieux que leurs enfants passent l'année scolaire normalement, partent, je l'aurais fait", a-t-il ajouté dans cet entretien réalisé mercredi soir dans sa résidence à Abidjan. "Mais pour les autres, les entrepreneurs, non seulement je leur demande de revenir mais je pense même que l'intérêt réciproque pour eux-mêmes et la Côte d'Ivoire est de revenir", a souligné Laurent Gbagbo. "Que voulez vous que ceux-là fassent aujourd'hui en France après avoir exercé toute leur vie en Côte d'Ivoire ?" a-t-il ajouté. L'armée française a détruit l'aviation ivoirienne après la mort de neuf soldats de l'opération Licorne dans l'attaque par deux Sukhoï d'un camp militaire de Bouaké, dans le centre du pays. Ces représailles ont provoqué des émeutes antifrançaises à Abidjan, qui ont poussé des milliers d'expatriés à quitter la Côte d'Ivoire. Les autorités françaises ont dénoncé des exactions contre leurs ressortissants. Des plaintes pour agressions et viols ont été enregistrées à Paris. Le Conseil de sécurité de l'Onu a par la suite adopté un embargo sur les ventes d'armes à la Côte d'Ivoire. "L'embargo nous arrange si l'embargo signifie qu'aucune des parties ne doit posséder des armes", a affirmé Laurent Gbagbo sur France Info. "Je ne veux pas croire que l'Onu a pris cette résolution et ne soit pas prête à faire le désarmement", a-t-il dit en réclamant une nouvelle fois le désarmement des rebelles du Nord. Laurent Gbagbo, qui dit avoir limogé les militaires responsables de la mort des neuf soldats français, souligne que la France n'est pas son ennemi. "La France a ses intérêts mais mon problème n'est pas Paris mais la guerre civile dans mon pays", a-t-il déclaré. Il ajoute vouloir reconstruire à terme une armée ivoirienne. "Si l'embargo signifie que nos adversaires n'auront plus d'armes, nous, on n'a pas besoin d'armes nouvelles mais à terme, après tout ça, il faudra que la Côte d'Ivoire reconstitue toutes ses forces, crée une véritable armée et donc recrée une aviation", a-t-il souligné. Bah oui, rien de tel que de déclencher des emeutes et d'inciter à la haine pour rappeler après les entrepreneurs français... Quand à sa future armée de l'air :lol: je sens qu'au moindre nouvel appareil arrivant a Abidjan, y aura toute une tripotée d'armes Air Sol Française qui ne seront pas loin... Sinon, un autre article qui fait parlé de lui sur de nombreux forum: RÉCIT Enquête sur une quasi-guerre de huit jours entre Paris et Abidjan LE MONDE | 15.11.04 | 15h10 Des combats terrestres ont opposé l'armée ivoirienne et les militaires français. L'examen des enregistrements de drones ivoiriens montre que l'attaque aérienne de Bouaké était un acte prémédité. Abidjan de notre envoyé spécial La France et la Côte d'Ivoire ne sont plus des "pays amis": l'attaque aérienne qui a coûté la vie à neuf soldats français n'était pas une bavure ; la destruction, en représailles, de l'aviation ivoirienne par la France visait aussi à prévenir de nouvelles attaques ; des combats terrestres ont opposé l'armée ivoirienne et les militaires de l'opération "Licorne"; le pouvoir du président Laurent Gbagbo, qui s'appuie sur des "coopérants" militaires israéliens, a organisé les violences antifrançaises à Abidjan, dont la répression par l'armée française a fait de nombreux morts. Pendant huit jours, la France et la Côte d'Ivoire se sont pour ainsi dire fait la guerre. Jeudi 4 novembre, en ordonnant le bombardement de positions rebelles dans le nord, Laurent Gbagbo rompt le cessez-le-feu garanti par la communauté internationale et défie Jacques Chirac. Ce dernier, le lendemain d'une démarche déjà insistante de l'ambassadeur de France et du commandant de l'opération "Licorne" auprès du président ivoirien, l'avait appelé, mercredi, pour le mettre en garde contre toute tentative de reconquête du nord, occupé depuis deux ans par les rebelles, dans des termes que Laurent Gbagbo a ressentis comme "insultants et humiliants". Pendant deux jours, les Nations unies ne donnent aucune instruction pour faire cesser les bombardements au contingent français, qui leur sert de "force de réaction rapide". A Yamoussoukro, dans le centre du pays, les militaires français voient décoller les Soukhoï-25, pilotés par des mercenaires ukrainiens et biélorusses, de l'aéroport qu'ils co-utilisent avec les Forces armées nationales ivoiriennes (Fanci). Ils préviennent une ONG française à Bouaké, la "capitale" rebelle, de l'imminence de nouvelles attaques. La position de la France se brouille. Sa diplomatie s'aligne sur l'inaction des Nations unies, "dans l'espoir qu'un rapide succès, ou échec, de l'initiative militaire débloquerait le processus de paix", selon un officiel, qui reconnaît que "Gbagbo a pu interpréter cette passivité comme un feu vert". En revanche, dès vendredi, les militaires français prépositionnent à Libreville, au Gabon, trois Mirages-F1 munis de missiles air-air, capables d'intercepter les Soukhoï ; et ils réclament à l'ONU des "règles d'engagement" plus offensives pour les soldats de paix en Côte d'Ivoire. Ils se donnent ainsi les moyens d'agir éventuellement. Leur ministre de tutelle, Michèle Alliot-Marie, seul membre du gouvernement français à s'exprimer, le fait savoir. A Abidjan, Laurent Gbagbo est prévenu. Samedi 6 novembre, peu après 13 heures (heure locale, 14 heures à Paris), à la suite de deux survols en rase-mottes du camp français à Bouaké, signalé par des drapeaux et une infirmerie frappée de la Croix-Rouge, un Soukhoï-25 lâche ses roquettes de 57 mm, placées dans des "paniers" sous ses ailes. Elles tuent neuf militaires français et un visiteur américain. Toute erreur semble exclue : la position rebelle la plus proche se situe à 1,5 km. Alerté, le chef d'état-major à Paris ordonne la destruction des deux appareils engagés dans l'opération ; puis, à la suite du compte rendu fait à Jacques Chirac, cet ordre est élargi à l'ensemble de l'aviation militaire ivoirienne, à la demande du chef de l'Etat. A 14 h 20, de retour à l'aéroport de Yamoussoukro, les deux Soukhoï sont en train d'être réarmés et ravitaillés en carburant. Postés à plus de 650 m, en bout de piste occupée par le détachement "Licorne", le lieutenant Franck Bellamy et ses hommes du 2e RIMa (régiment d'infanterie de marine) ont attendu qu'il y ait "le minimum de monde autour", avant de tirer les deux missiles Milan qui vont détruire les avions. Ils n'évitent cependant pas une victime collatérale, "un mécanicien", selon un témoin. Peu après, ils sont eux-mêmes attaqués par un hélicoptère de combat ivoirien, un MI-24, qui ne décroche qu'endommagé par les tirs de leurs mitrailleuses. En fin d'après-midi, à la suite d'un raid d'hélicoptères monté par l'armée française depuis Abidjan, deux MI-25 et un MI-8 seront "anéantis" dans l'enceinte même du palais présidentiel à Yamoussoukro, leur sanctuaire. Entre-temps, à Abidjan, bien avant que les événements de Bouaké et de Yamoussoukro ne soient rendus publics, des attroupements de "patriotes" - les partisans du président Gbagbo - sont signalés avant 15 heures, notamment au carrefour Akwaba ("Bienvenue"), près de l'aéroport et de la base française du 43e BIMa (bataillon d'infanterie de marine). A 16 heures, à bord de plusieurs pick-up, des soldats ivoiriens attaquent la partie militaire de l'aéroport en tirant des RPG, dont l'un touche un Transall français stationné sur un parking. Convaincue de faire l'objet d'un "plan d'attaque établi", l'armée française repousse les assaillants et prend le contrôle de l'aéroport. Elle a tout juste mis hors d'état de servir le reste de la flotte militaire ivoirienne - un avion de type Strikemaster, deux Soukhoï-25 et deux hélicoptères MI-24 -, qu'une foule envahit le terminal de l'aérogare. L'armée française en prévient le pillage, sauf pour une bijouterie, en délogeant rapidement les manifestants. A minuit, l'aéroport et la base du 43e BIMa risquant d'être submergés, l'armée française tente de couper, au niveau de deux ponts enjambant la lagune d'Abidjan, l'afflux de "patriotes", par dizaines de milliers, des grands quartiers du nord et de l'ouest. "C'était une vision dantesque, raconte un expatrié, spectateur depuis le toit de son immeuble. Des hélicoptères ont constamment survolé les ponts et repoussé à tour de rôle, sous un déluge de balles traçantes, une marée humaine qui avançait lentement, puis fuyait précipitamment en se piétinant."Le bilan de cet affrontement, "plus spectaculaire que meurtrier" à en croire un militaire français, est impossible à établir. Deux voitures, au cours de cette nuit, ont été pulvérisées sur les ponts. Dimanche 7 novembre est le jour des poursuites-pillages des expatriés à Abidjan. Sous l'apparence d'une irruption de colère populaire, il s'agit d'une opération encadrée par les organisations "patriotiques", auxquelles des listes de cibles ont été distribuées au préalable, selon des témoignages dignes de foi. "Il y a eu très peu de dérapages, malgré la violence des exactions, et aucun mort", fera remarquer, a posteriori, une source consulaire. Appelés au secours de leurs compatriotes, des contingents français déployés à l'intérieur du pays font route sur la métropole. "Nous sommes tombés dans des embuscades dressées par les Fanci, qui ont ouvert le feu sur nous", raconte un officier. A deux endroits, à Duékoué (centre-ouest) et à l'entrée nord d'Abidjan, ces combats ont fait des morts, des soldats mais, aussi, des civils ivoiriens. Pris pour cible par un bi-tube aux abords de la présidence, au centre-ville d'Abidjan, un hélicoptère français "neutralise la position ennemie" d'un tir de missile Hot. Déjà, la veille, depuis les abords de la résidence présidentielle, la garde de Laurent Gbagbo avait tenté d'abattre des hélicoptères français par des tirs d'obus. Entré à Abidjan à 19 heures, après la tombée de la nuit, un groupement blindé de l'armée française s'égare à Cocody, le quartier chic où se situe la résidence présidentielle. Il y sème un vent de panique, avant de parvenir à l'hôtel Ivoire, l'un des points de ralliement préétablis dans le plan d'évacuation des expatriés. L'occupation par l'armée française du complexe hôtelier posera un autre problème de sécurité : au 21e étage de la tour est installé le centre d'écoutes téléphoniques, dirigé jour et nuit par 46 spécialistes israéliens. Officiellement, il s'agit de contractuels privés, mais le gouvernement israélien ne ménagera aucun effort pour obtenir, vendredi, leur évacuation sur un vol italien - avec embarquement sur le tarmac, sans passage par le camp militaire français. Après leur départ, il reste toujours quatre "conseillers" israéliens, armés de pistolets, dans un autre hôtel en ville. Mardi 9 novembre, lendemain d'une deuxième journée de pillages, la situation à l'hôtel Ivoire, où les militaires français sont assaillis par une foule de "patriotes", convoyés à bord d'autobus de la régie de transport abidjanaise, devient intenable. Finalement, sous escorte des policiers et gendarmes ivoiriens, leur retrait négocié tourne au drame : au moins sept civils sont tués par balles, dans la confusion d'un échange de tirs pour lequel toutes les parties se renvoient la responsabilité. Ce "massacre de manifestants aux mains nues", selon les médias d'Etat ivoiriens, survient alors que le président sud-africain, Thabo Mbeki, se trouve à Abidjan dans le cadre d'une médiation de la dernière chance. A Jérusalem, le directeur général du ministère de la défense, Amos Yaron, annonce un embargo sur tout "matériel sécuritaire" à destination d'Abidjan. Le quotidien israélien Haaretz précise qu'il s'agissait, entre autres, de drones, petits aéronefs sans pilote utilisés, surtout, pour le renseignement. A Paris, l'expertise des cassettes des deux drones israéliens acquis par l'armée ivoirienne, et saisies par l'armée française à l'aéroport d'Abidjan, a dissipé tout doute sur le caractère prémédité de l'attaque aérienne de Bouaké : selon une source autorisée à Paris, parmi plusieurs autres objectifs français, elles contenaient en effet le repérage par ses coordonnées GPS du lycée Descartes. Stephen Smith Take me to Indonesia! Signaler
Posté(e) le 18 novembre 200421 a comment_43435 Il est pas fou le Bagbo, les entrepreneurs français représentent à eux seuls 55% des impôts Ivoiriens. Si l'argent ne rentre pas rapidement qui c'est qui va payer les fonctionnaires ? A mesure qu'on lève les voiles de l'inconnu, on dépeuple l'imagination des hommes Maupassant Signaler
Posté(e) le 18 novembre 200421 a comment_43438 Il est pas fou le Bagbo, les entrepreneurs français représentent à eux seuls 55% des impôts Ivoiriens. Si l'argent ne rentre pas rapidement qui c'est qui va payer les fonctionnaires ? <{POST_SNAPBACK}> Exact. Signaler
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