Posté(e) le 27 mai 200520 a comment_77345 Pourquoi Chirac a-t-il choisi le referendum ? essentiellement pour des raisons purement politiciennes, parce qu'il savait qu'un referendum allait dechirer la gauche. Et il avait parfaitement raison. Ce qu'il ne savait pas, peut-etre, c'est qu'il pourrait etre aussi le grand perdant de ce referendum. Un non va franchement faire l'effet d'un tremblement de terre, et pas seulement en Europe. Le paysage politique francais, ce qu'il en reste, va etre profondement secoue. Que va devenir le PS ? un parti dont la direction a ete suivie par une majorite de ses militants mais desavouee par une majorite de ses electeurs ? La recomposition (inevitable ?) du PS aura beaucoup d'influence sur les autres partis, de l'UDF au PCF. Quant a l'UMP, elle n'en sortira pas indemne non plus. Qu'on le veuille ou non, ce sera une claque de plus pour Chirac et le gouvernement. On peut imaginer que ca profite a Sarkozy, mais de Villiers pourrait etre le grand gagnant en mobilisant l'electorat le plus a droite de l'UMP tout en profitant de la decomposition politique du FN. Enfin, bref.. de Villiers et Fabius grands gagnants du scrutin, ca fait pas vraiment envie. On sombre dans le declin mes amis. Profitons de l'orchestre tant qu'il joue encore. Signaler
Posté(e) le 27 mai 200520 a comment_77347 Si je résume, on aurait dû faire voter ce texte à l'époque des 12 ou des 15, en tout cas avant l'adhésion des pays dont nous avons été trop longtemps détachés. Voir même avant le chute du Mur. Qu'on vienne pas me parler de socialisme ou de communisme ensuite... Vous ne voulez pas de mondialisation ? Vous bossez dans quoi pour dire ca ? L'Eglise ? Vous dépendez de la mondialisation comme la grande majorité des habitants de la planète mis à part quelques niches bien précise. Le "Non" est un luxe inutile. De toute facon, et je pense que vous serez d'accord au moins sur ce point avec moi, si le "Non" passe, et je pense que malheureusement il passera, si on ne le revote pas dans un an sur le même texte (ce que je ne veux pas, car ce serait insulter le suffrage), nous devrons revoter d'ici 6 ou 7 ans pour un nouveau texte, qui reprendra à 98% voire plus le texte actuel. Pensez-vous vraiment que ca vaille le coup d'attendre ? Et la prochaine fois, c'est garanti, on ne fera plus appel au peuple. Alors oui, quelque part, dire "Non", c'est ce voilé la face en croyant qu'on a le choix. Une autre solution ? Faites un barbecue et n'aller pas voter, vous vous prendrez moins le choux. -= L'homme mégaphone =- Signaler
Posté(e) le 27 mai 200520 a comment_77355 Pourquoi Chirac a-t-il choisi le referendum ? essentiellement pour des raisons purement politiciennes, parce qu'il savait qu'un referendum allait dechirer la gauche. Et il avait parfaitement raison. Ce qu'il ne savait pas, peut-etre, c'est qu'il pourrait etre aussi le grand perdant de ce referendum. Un non va franchement faire l'effet d'un tremblement de terre, et pas seulement en Europe. Le paysage politique francais, ce qu'il en reste, va etre profondement secoue. Que va devenir le PS ? un parti dont la direction a ete suivie par une majorite de ses militants mais desavouee par une majorite de ses electeurs ? La recomposition (inevitable ?) du PS aura beaucoup d'influence sur les autres partis, de l'UDF au PCF. Quant a l'UMP, elle n'en sortira pas indemne non plus. Qu'on le veuille ou non, ce sera une claque de plus pour Chirac et le gouvernement. On peut imaginer que ca profite a Sarkozy, mais de Villiers pourrait etre le grand gagnant en mobilisant l'electorat le plus a droite de l'UMP tout en profitant de la decomposition politique du FN. Enfin, bref.. de Villiers et Fabius grands gagnants du scrutin, ca fait pas vraiment envie. On sombre dans le declin mes amis. Profitons de l'orchestre tant qu'il joue encore. <{POST_SNAPBACK}> Plus ou moins d'accord avec toi. A droite, ça pourrait profiter comme tu dis à Sarkozy mais je verrai plutôt De Villepin, "mieux vu" par les "dirigeants" de l'UMP et de la droite française en général et plus "malléable". Quant au PS, c'est la bérézina depuis pas mal de temps et ils s'y enfoncent de plus en plus. Faudrait ptetre qu'ils songent à 2007...enfin libres à eux de se faire la guerre, ça ne peut qu'arranger les affaires d'autres partis. Par contre De Villiers qui pourrait en tirer profit, j'y crois vraiment pas. J'en ris même :lol: Signaler
Posté(e) le 27 mai 200520 a comment_77360 de Villepin, celui qui n'a jamais ete elu ? je croyais que l'electorat de droite etait plus proche de Sarko mais si tu dis que c'est de Villepin, je veux bien te croire. Signaler
Posté(e) le 27 mai 200520 a comment_77362 Je disais ça plutôt dans la perspective d'une victoire du "non" dimanche. Un sacré revers pour Chirac qui serait alors peut-être contraint d'apporter quelques modifs à son gouvernement, histoire de dire : "je vous ai compris" De Villepin pourrait de fait être "promu" sachant qu'il a clairement les faveurs de Chichi et de son entourage car il fait moins d'ombre qu'un certain Sarkozy. Voilà ce que j'ai voulu souligner même si dans un futur un peu plus lointain Sarkozy a un plus avenir devant lui ; mais c'est une toute autre histoire. Tout ceci n'est qu'hypothèse bien évidemment. Le "oui" passe dimanche et tout ce que je viens d'écrire s'envole PS : une précision : qu'entends-tu par "électorat de droite" ? Modifié le 27 mai 200520 a par Candice Signaler
Posté(e) le 27 mai 200520 a comment_77365 que de Villepin soit un des principaux favoris (au meme titre que MAM ou Borloo) pour succeder a Raffarin, oui bien sur. A moins que Chirac ne decide de nommer Sarkozy et lui tendre un piege Sera-t-il pour autant le candidat de l'UMP aux elections de 2007 ? ce sera plutot Sarkozy le favori des militants UMP, non ? Signaler
Posté(e) le 27 mai 200520 a comment_77369 que de Villepin soit un des principaux favoris (au meme titre que MAM ou Borloo) pour succeder a Raffarin, oui bien sur. A moins que Chirac ne decide de nommer Sarkozy et lui tendre un piege Sera-t-il pour autant le candidat de l'UMP aux elections de 2007 ? ce sera plutot Sarkozy le favori des militants UMP, non ? <{POST_SNAPBACK}> Si tu parles des militants de l'UMP, certes Sarkozy aurait plus leurs faveurs. En revanche, si tu te cantonnes aux hommes politiques de l'UMP, cela devient tout de suite bien plus compliqué, la scission est bien plus forte et DV n'est pas si mal placé car, comme je l'ai dit, "mieux vu" et ça, ça peut jouer. Enfin, on n'en est pas encore là (bien que ç approche à grands pas en réalité !), on verra bien dimanche ce qu'il en sera. Signaler
Posté(e) le 27 mai 200520 a comment_77379 Il est bien tard, mais j'ai fini par lire les parties 1, 2 & 4 (à l'arrache le dernier) de ce traité. J'ai lachement renoncé à la partie 3 en voyant le nombre de page et le sujet :o Je suis partagé et toujours indécis: - les conditions de révision du document ne me paraissent tout d'abord pas acceptables, si tant est que je les ai compris. - quelques articles concernant la sécurité et la défense me défrise un peu, mais l'heure tardive m'empêche de m'apesantir. - puis deux propositions me surprennent: Les États membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires.Et le ponpon, le truc qui a tendance à me braquer: La monnaie de l'Union est l'euro. Conformément auxdits articles, les États membres dont la monnaie n?est pas l?euro, ainsi que leurs banques centrales, conservent leurs compétences dans le domaine monétaire. Plus la tentation de la position de principe: Clairement, on ne nous demande pas si l'on souhaite ou non ratifier ce traité, on nous demande de le plébiciter puisque comme Giscard nous le fait remarquer, si nous votons contre, nous revoterons... Bref, avant de lire ce document, c'était un franc NON. Après l'avoir lu c'est un tout petit OUI. Mais si le NON devait passé et que l'on nous resserve ce même texte en 2006, ce sera alors de nouveau NON. On va essayer de pas changer de nouveau d'avis d'ici à dimanche... Signaler
Posté(e) le 28 mai 200520 a comment_77400 Pour ce qui est des conditions de révision, elles sont plus contraignantes que celles des autres traités, mais si vous oulez un texte plus fort, l'unanimité est un moyen d'éviter les revisions abusives. Cela dit, il ne faut pas oublier que la grande majorité des décisions prises en Conseil le sont à l'unanimité, même lorsque celle là n'est pas requise. L'Europe a donc un fonctionnement concensuel, et l'unanimité est un de ses principes de base. C'est vrai que la phrase sur l'augmentation des capacités militaires tombe un peu comme un cheveu sur la soupe dans cet article qui, selon moi, est très bon. Mais c'est vrai que cette phrase est sans lien avec le reste. En meme temps je vois pas un problème majeur à augmenter les capacités mlitaires de l'Union qui sont qund même pas tip top en compraraison avec d'autres puissances. Sinon oui la monnaie de l'Union est l'euro, et les pays qui sont restés en dehors ont le droit de garder leur souveraineté sur leur politique monaitaire, c'est même souvent pour ça qu'ils ont refusés la monnaie unique. Enfin, ça fait 6 mois qu'on vous dit que si le non l'emporte le traité ne sera pas révisé, alors après faut pas s'offusquer quand on dit que ça va effectivement ne pas être renégocier. On revotera le même texte, ce qui peut être laissera du temps à ceux qui ne l'ont pas fait de lire le texte et de se faire leur propre idée en n'écoutant pas toutes les conneries qui ont pu etre dites dans les deux camps. Alors oui, on revotera, car si la France est le seul pays sur 25 à refuser le texte, je ne trouve pas que ça soit une mauvaise idée de le faire à la fin du processus de ratification des autres pays. Apres personne ne vous forcera à voter oui, la France peut encore dire non, auquel as le projet sera bel et bien definitivement abandonné. Signaler
Posté(e) le 28 mai 200520 a comment_77408 Enfin, ça fait 6 mois qu'on vous dit que si le non l'emporte le traité ne sera pas révisé, alors après faut pas s'offusquer quand on dit que ça va effectivement ne pas être renégocier. On revotera le même texte, ce qui peut être laissera du temps à ceux qui ne l'ont pas fait de lire le texte et de se faire leur propre idée en n'écoutant pas toutes les conneries qui ont pu etre dites dans les deux camps. Alors oui, on revotera, car si la France est le seul pays sur 25 à refuser le texte, je ne trouve pas que ça soit une mauvaise idée de le faire à la fin du processus de ratification des autres pays. Apres personne ne vous forcera à voter oui, la France peut encore dire non, auquel as le projet sera bel et bien definitivement abandonné. C'est bien ca qui est contestable... Cette manière de faire c'est résumé le referendum entre le OUI pro-européen et le NON anti-européen. Ce qui n'est absolument pas le cas. Le NON à ce texte, ce n'est pas un NON à l'Europe. Quant à dire que si les 24 ratifient le texte, il faudra que la France revote, c'est un peu comme si l'ONU avait revoter jusqu'à que la France n'oppose plus son véto pour l'Iraq... Après une nuit de sommeil, c'est toujours OUI, mais toujours du bout des lèvres. Signaler
Posté(e) le 28 mai 200520 a comment_77416 Le NON à ce texte, ce n'est pas un NON à l'Europe. J'ai jamais dit le contraire. La question est oui ou non et pas oui ou je voudrais bien qu'il y ait ça et ça et ça. Une renegociation n'est pas possible, c'est tout, je conçoit qu'on puise voter non en étant pro européen parce que le texte ne convient pas, mais faut pas crier au scandale quand on fait ce qu'on dit depuis 6 mois c'est à dire ne pas renegocier. Il ne s'agit de plus pas de revoter jusqu'à ce que la France dise oui, c'est juste revoter une fois, après 1 an et demi, pour achever le processus sur un vote définitif, après plus de temps de reflexion. Et à priori, si nous ne sommes pas les seuls à voter non, je ne pense pas que nous allons revoter, à mon avis le vote bis se fera uniquement en cas de 24 contre 1... Signaler
Posté(e) le 29 mai 200520 a Auteur comment_77567 bon les télés suisses et belges annoncent 55% pour le non c'est plié vraiment merci :rolleyes: Signaler
Posté(e) le 29 mai 200520 a comment_77571 non, j'ai voté oui. on oscillerai selon la RTBF entre 50.5 et 51 % pour le non. Signaler
Posté(e) le 29 mai 200520 a comment_77573 bon les télés suisses et belges annoncent 55% pour le non c'est plié vraiment merci :rolleyes: <{POST_SNAPBACK}> Merci de quoi, à qui ? Les gens s'il n'ont pas ton opinion mérite ton mépris ? Ta tolérance est admirable Charly :blink: Signaler
Posté(e) le 29 mai 200520 a Auteur comment_77578 désolé mais ca me rend malade (et pas que moi) de coir ca Signaler
Posté(e) le 29 mai 200520 a comment_77584 désolé mais ca me rend malade (et pas que moi) de coir ca <{POST_SNAPBACK}> Moi aussi ça me rend malade, mais c'est surtout les litres de bieres que j'ai bu pour fêter la victoire du NON. Normand à jamais, depuis toujours Signaler
Posté(e) le 29 mai 200520 a comment_77586 ca me rend malade <{POST_SNAPBACK}> et bien prend un suppo ! plus de 60% des salariés pour le non plus de 60% des jeunes. Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Ca a toujours été mon opinion. Signaler
Posté(e) le 29 mai 200520 a comment_77587 ça me rend malade aussi, une folle envie de pleurer ais faire comme Viking, j'vais boire, mais pour oublier... Signaler
Posté(e) le 29 mai 200520 a comment_77598 Oui ou Non on se fera niquer quand meme a la fin. :rolleyes: http://les-avalanches-footus.blogspot.com/ La seule verite est 4 8 15 16 23 42 Mieux vaut une taupe dans son jardin, qu'un jurassien comme voisin ! Proverbe Oyonnaxien Une tete, deux bras, deux jambes, cela peut etre n'importe qui ! Proverbe Shingouz '... soit vous faites votre sirop de vingt-et-un et vous dites "beau sirop, mi-sirop, siroté, gagne-sirop, sirop-grelot, passe-montagne, sirop au bon goût' Signaler
Posté(e) le 29 mai 200520 a comment_77608 Moi aussi ça me rend malade, mais c'est surtout les litres de bieres que j'ai bu pour fêter la victoire du NON. <{POST_SNAPBACK}> Oui, y en a qui vivent la victoire électorale pour la première fois de leur vie.. Signaler
Posté(e) le 30 mai 200520 a comment_77611 Trouvés sur yahoo.fr Le non au référendum en France: un séisme, selon la presse française PARIS (AFP) - Les trois lettres du "non" français au référendum sur le Traité européen, à la Une de tous les quotidiens de Paris et de province lundi, traduisent, selon la presse française, une échec cinglant en forme de séisme pour le président Jacques Chirac et la classe politique. A l'image de Hubert Coudurier dans Le Télégramme, pour qui "le chiraquisme ressemble dorénavant à une doctrine obsolète", puisque "là où Mitterrand, avec le Traité de Maastricht, s'était imposé, Chirac a échoué", les éditorialistes redoublent souvent de commentaires peu amènes à l'égard des dirigeants. "Bien évidemment, ce vote est un séisme", écrit François-Xavier Pietri dans le quotidien économique La Tribune, et "sur le plan de la politique intérieure d'abord", car "à Jacques Chirac, le pays rappelle brutalement qu'il n'a pas été entendu lors des précédentes consultations, qu'il s'agisse des régionales ou des européennes l'an dernier". Dans Libération, qui titre dans un jeu de mots sur "Le jour le plus non", son directeur, Serge July, évoque un "chef-d'oeuvre masochiste", et "une classe politique élevée par des autruches, portée aux mensonges depuis de nombreuses années, des incompétents notoires à la manoeuvre dont un Président en exercice (...)". Avec "Un non écrasant", selon le titre du Dauphiné Libéré, soit près de 55% des suffrages exprimés, "la colère française ébranle l'Europe", relève dans sa manchette Ouest-France. François Régis Hutin, Pdg de ce plus grand tirage de la presse quotidienne, estime qu'il "importe, pour demain, de cesser d'accuser l'Europe d'être la cause de nos difficultés et, comme ce fut trop souvent le cas, d'en faire un bouc émissaire". Pour Le Figaro, "les Français ont pris conscience de leur vrai pouvoir, celui d'infléchir le sens de la construction européenne et d'orienter, à travers leur choix, le destin de 450 millions de citoyens". Les électeurs français ont souvent voté contre une classe politique discréditée plutôt que dit non à la Constitution européenne, relèvent en choeur nombre d'éditorialistes. Dans La Presse de la Manche, Jean Levallois évoque "le ras-le-bol général", "une fracture entre la population et la classe politique", et va jusqu'à parler de "phénomène de rejet à l'égard de tout ce qui vient d'un pouvoir, lui-même en mal d'existence". Dans Le Progrès, Jean-Philippe Mestre renchérit: "la démarcation ne se ferait-elle pas désormais, plutôt que sur les idées ou sur la vision du monde, sur l'adhésion ou le refus par rapport à la politique elle-même, voire à la classe politique ?" Pour son collègue de L'Indépendant du Midi, Bernard Revel, "la grande victime, cette fois, c'est le président de la République (...). Ce n'est pas la France qui est affaiblie par le non. C'est Chirac. Et avec lui tout l'exécutif. Plusieurs voix ont déjà demandé hier la démission du chef de l'Etat ou la dissolution de l'Assemblée". Jean-François Montemont, dans Le Courrier Picard, parle d'une "gifle infligée à une classe politique qui avait oublié sa véritable légitimité". Elle ne peut "qu'obliger le chef de l'État à de radicales révisions. Il ne peut se permettre de poser un quelconque cataplasme sur une jambe de bois (...)". Dans La Provence, Gilles Dauxerre enfonce le clou: "ce +non+ signifie quelque part +changez tout+. (...) Changez cette Europe trop lointaine et trop technocratique (...) Changez cette manière de faire de la politique déconnectée des réalités quotidiennes". "C'est un tremblement de terre dont l'onde de choc atteint l'Europe, mais qui touche surtout un pouvoir laminé, humilié, sanctionné", note de son côté Pierre Taribo pour l'Est Républicain. Ennemi farouche du Traité, le quotidien communiste L'Humanité quant à lui titre sur le fait qu'à "55%: le peuple dit NON à l'Europe libérale". "La voie est désormais ouverte pour reconstruire avec les autres peuples européens un nouveau traité", souligne son éditorialiste Pierre Laurent. Bonne synthèse des éditorialistes il me semble, quand on cessera de se moquer un peu des gens, on pourra construire plus sereinement l'Europe... Quand le contexte est très mauvais, difficile d'espérer un miracle... En espérant que le soufflé retombe... Edito d'Alain Hertoghe : "Indécence politique" (Paris) - Un homme autiste occupe l'Elysée. Jacques Chirac n'envisage ni de démissionner ni même de dissoudre l'Assemblée nationale. En dépit de la claque retentissante adressée par les Français au traité européen qu'il a signé, à son propre bilan et à son gouvernement. En 2004, trois gifles électorales n'avaient pas suffi à convaincre le président de changer de premier ministre. L'ouragan politique du 29 mai le décide enfin. Trop tard, trop peu? Et il ne manquerait plus qu'il remplace Jean-Pierre Raffarin, le chantre de la France d'en bas, par Dominique de Villepin, le poète des cimes. Le verbe arrogant gouvernerait alors plus que jamais l'Hexagone, mais les envolées lyriques ne suffiraient ni à répondre au ras-le-bol des citoyens français ni à l'agacement des partenaires européens. Il y avait quelque chose de surréaliste à voir, dimanche soir, les ministres défiler en service commandé sur les plateaux de télévision pour répéter à l'envi que les Français devaient serrer les rangs derrière le président de la République. Un appel au rassemblement derrière Jacques Chirac ? Est-ce réellement le message que croient pouvoir entendre les chiraquiens derrière le résultat du référendum ? Quand le peuple impose un tel camouflet aux quatre principaux partis de gouvernement (UMP, UDF, PS et Verts), n'y a-t-il pas d'autre leçon à en tirer ? Dans la crise nationale et européenne qui s'ouvre, la France aura besoin d'un président et d'une majorité parlementaire pleinement légitimes. Allons, monsieur le président, un peu de courage, un peu de bon sens, un peu de décence ! Il faut partir? D'accord, quelle crédibilité ont encore Chirac et les principaux partis de gouvernements ainsi désavoués ? ... On se prépare des jours difficiles certes, mais quand la crise est là, il faut bien cesser un jour la politique de l'autruche et regarder la réalité en face. Dommage que l'Europe, sur un texte qui ne me plaisait certes pas, en fasse les frais néanmoins. Modifié le 30 mai 200520 a par CFR Corse à Paris Signaler
Posté(e) le 30 mai 200520 a Auteur comment_77618 :bravo: j'ai la preuve de la connerie des gens vous avez vu le sondage sur les motifs du vote non plusieurs réponses possibles: Motif 1 46% la peur de l'agravation du chomage.... :rolleyes: super le coup du plombier polonais a marché chez certains motif 2: 40% ras le bol général contre le gouvernement... c'est une opinion mais qui n'a rien à voir avec la constit motif 3: 39% c'est trop libéral... ca à la rigueur c'est une interprétation mais bon c'est lié motif 4: 35% c'est renégociable bref les 2 1ers motifs sont pipeaux voilà pkoi il ne fallait pas de référendum: les gens répondent à tt sauf à la question posée et comme le soulignait le premier ministre luxembourgeois, qui va aller expliquer à ceux qui ont déjà voté oui qu ils devront revotersur un autre texte hypothétique pondu dans 15 ans? notamment les espagnols qui ont fait un référendum? Signaler
Posté(e) le 30 mai 200520 a comment_77621 :bravo: j'ai la preuve de la connerie des gens 55% de cons en France si je te suis bien ? On devrait peut-être leur retirer leur droit de vote ? Non ? tu en penses quoi Charly ? Free, what else ? Signaler
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