Exilé, concernant Grenoble je ne me fais pas trop de souci par rapport à leurs comptes depuis 2004 et les actionnaires derrière
Son président avait annoncé en 2004 à son arrivée la ligue 1 et ensuite la participation en ligue des champions avant 2012, en tout cas il est bien placé pour réussir son premier pari.
Je me souviens que ça avait fait sourire - sauf dans le milieu financier où Index Corporation est pris au sérieux - mais bon on a bien ailleurs eu un président qui à la fin des années 80 a repris un club en division 2 en annonçant une remontée rapide, des participations en Coupe d'Europe, des titres et l'idée d'une TV et je pense que maintenant ceux qui souriaient à l'époque ont déchanté depuis...
Quelques anciens articles:
Watanabe nouveau président de Grenoble
AFP
générale de Grenoble a choisi mardi Kazutoshi Watanabe, 42 ans, n°3 de la société japonaise Index Corporation, principal actionnaire, comme président du club isérois. Il remplace Jean-Claude Cellard qui reste actionnaire du club.
Kazutoshi Watanabe est directeur du management (n°3) de la société Index Corporation. Spécialiste du marketing, il a d'abord créé sa société personnelle, avant de participer à la création d'Index Corporation il y a 10 ans. Il compte gérer le club depuis le Japon, avec l'aide de représentants de sa société, basés à Paris et à Grenoble.
"Investir dans le Grenoble Foot 38 est un nouveau challenge. Nous voulons montrer aux Japonais que la France, ce n'est pas que Paris, la Tour Eiffel et les marques de luxe. Il y aussi d'autres villes françaises qui ont un potentiel, comme Grenoble", a expliqué Kazutoshi Watanabe. "Index Corporation compte développer d'autres activités à Grenoble, par exemple dans le secteur de l'environnement", a annoncé le nouveau président.
L'assemblée générale a également entériné le nouveau statut juridique du club de football, qui passe de celui de SAEMLS (Société anonyme d'économie mixte locale sportive) à celui de SASP (Société anonyme sportive professionnelle). Avec ce nouveau statut, les actionnaires pourront notamment bénéficier de dividendes.
Le maître-mot : "Confiance"
Ce changement marque officiellement le désengagement de la Ville de Grenoble au profit d'Index Corporation, société spécialisée dans le contenu de téléphones mobiles, qui détient désormais 51% du capital du club. La cession de parts avait été annoncée fin octobre. "Nous cédons nos actions avec confiance. La Ville de Grenoble ne se désengage pas de l'avenir du club. La convention de partenariat sera renouvelée avec le nouveau club", a précisé Alain Pilaud, adjoint aux sports de Grenoble.
Kazutoshi Watanabe remplace Jean-Claude Cellard, qui ne sera resté que cinq mois président du club, mais le reste de l'équipe dirigeante demeure inchangé. Le nouveau président a indiqué qu'une nouvelle organisation pourrait prochainement voir le jour, "tout en respectant le fonctionnement actuel du club".
"Le club avait des problèmes financiers importants. En quelques mois, notre gestion avec l'équipe du club et les tractations avec Index Corporation se sont bien déroulées. Ma mission était limitée, aujourd'hui je suis heureux d'accueillir Index Corporation" , a déclaré M. Cellard, qui reste actionnaire du club
Augmentation de capital à Grenoble
Mercredi 23 février 2005 - 14:48
La Lettre du Sport n°356
Le nouveau président du Grenoble Foot 38, Kazutoshi Watanabe, a annoncé une augmentation du capital. Grâce à l'engagement financier de la société japonaise Index Corporation, qui possède désormais 94% de la formation de Ligue 2, la Société anonyme sportive professionnelle (SASP) du club verra son capital passer de 442.000 euros à 3,34 millions d'euros. Le GF 38 devient ainsi le club le plus capitalisé de la Ligue 2, selon Jean-Paul Foity, consultant du groupe bancaire suisse HSBC Private Bank, nommé directeur général et chargé de la gestion du club. Dans le nouvel organigramme, Kazuyoshi Tanabe est nommé manager général, aux côtés de Max Marty qui portera le même titre.
Eurosport - sam., 28 juil. 07:54:00 2007
LES OUTSIDERS
GRENOBLE : Tout sauf une surprise. Le club isérois grandit sans faire de bruit et la cinquième place conquise l'an dernier n'est pas le fruit du hasard. Avec un budget estimé à 12,5 millions d'euros, le seul club français sous capitaux à majorité étrangers, japonais en l'occurrence, n'a pas grand-chose à envier aux plus grosses écuries de Ligue 2. L'épine dorsale d'un effectif désormais entraîné par Mehmet Bazdarevic a été conservée, renforcée par deux recrues de choix en défense centrale : Vitakic et Flachez. Et l'an prochain, le club des Alpes évoluera dans un nouvel écrin de 28 000 places. En se donnant les moyens de ses ambitions, Grenoble veut franchir le pas. Lors de son arrivée en 2004, le président Kazutoshi Watanabe avait promis une qualification pour la Ligue des Champions avant 2012. Le temps presse.
15/02/2008 Ledauphine.com
La technologie au service du divertissement pour le stade des Alpes
par La Rédaction du DL | le 15/02/08 à 07h00
High-tech? « Non, trop cliché ». Ultra-moderne? « Oui, mais comme peuvent l'être beaucoup d'autres... ». Alors quoi? « Intelligent ». Voilà donc ce qui distinguerait le Stade des Alpes des autres équipements sportifs français, voire même européens: il est in-te-lli-gent. Et pas seulement parce qu'il est "bourré" de nouvelles technologies, que certains mauvais esprits de la culture footballistique traditionnelle pourraient s'empresser de qualifier de gadgets...
« Symbole d'une belle complémentarité entre le maître d'ouvrage, la Métro, et l'occupant et bénéficiaire principal, le GF38, le Stade des Alpes, au-delà de sa situation géographique au coeur de la ville et de son faible impact sur le plan environnemental, a le mérite d'être communiquant », explique Chris Dupoux, directeur des équipements sportifs à la Métro. Grâce à des rocades techniques d'informations, il offre ainsi quantité de services novateurs aux usagers.
Des usagers qui ne sont d'ailleurs plus considérés ici comme de "simples" spectateurs d'un match mais comme des acteurs. D'où la priorité donnée à l'interactivité... « Il y a un objectif ludique derrière toute cette technologie », précise Pascal Bouron, directeur marketing et développement au GF38. Le but : que le public s'amuse dans ce temple du jeu en votant par exemple en direct grâce aux téléphones portables pour le meilleur homme du match, en livrant gratuitement, et toujours grâce aux mobiles, ses pronostics, ou encore en envoyant une dédicace retransmise en direct (et après "filtrage" par un modérateur tout de même...) sur les deux énormes écrans géants qui dominent la pelouse. Une "philosophie" axée sur le divertissement qui n'est sans doute pas étrangère au fait que le groupe japonais Index corporation, actionnaire majoritaire du GF38, joue _ et gagne... _ justement sur ce terrain-là. À Grenoble désormais, tout le monde pourra participer aux matchs. Ou plutôt au spectacle.
REPÈRES
INDEX CORPORATION
DERRIÈRE LE GF38
Créé en 1995, le groupe japonais Index corporation est l'un des plus importants prestataires de services mobiles au Japon. Il est dirigé par M. Ochiaï, Yoshimi Ogawa, l'ex-jeune présidente de la firme, étant désormais n°2. Le n°3 est Kazutoshi Watanabe, le président du GF38 qui réside au Japon et vient quatre ou cinq fois par an à Grenoble.
Soleil levant sur Grenoble
Vendredi, 13 juillet 2007par David Valverde
De Grenoble
Seul club français sous capitaux en majorité étrangers, le Grenoble Foot 38 espère enfin franchir un palier lors de la saison qui s'annonce : monter en Ligue 1 et peut-être plus encore.
2004, année zéro Si la tendance veut que les clubs anglais soient particulièrement la proie des investisseurs étrangers, les formations françaises semblent pour l’instant échapper à cette vague d’acquisition. L’exception est iséroise puisque depuis près de trois ans, le GF 38 est passé sous direction nippone. En novembre 2004, la société japonaise Index Corporation devient l’actionnaire majoritaire du club après avoir racheté les parts de la ville de Grenoble. Un nouveau départ pour le club de la capitale des Alpes.
Retrouver l’élite
Dès son arrivée à la présidence, le numéro 3 d’Index Corporation, Kazutoshi Watanabe décide de combler le déficit du club et d’afficher des ambitions plutôt élevées : retrouver rapidement la Ligue 1 et accéder à l’UEFA Champions League en huit ans. L’échéancier semble prendre un peu de retard malgré un exercice 2006/07 plus que satisfaisant qui aura vu les Grenoblois décrocher une 5e place, le meilleur classement du club depuis 24 ans. Portés par ces promesses, les supporteurs rêvent de l'élite dont ils sont privés depuis 1963.
Une ville "pleine d’avenir"
Un investissement étranger dans le GF 38 pourrait à première vue apparaître comme un choix quelque peu surprenant. Le club ne dispose pas d’une grande popularité ni d’un palmarès éloquent. Pourtant, aux dires de Kazuyoshi Tanabe, le directeur marketing du club, l’intérêt est autre. "Avant de venir à Grenoble, nous avons observé neuf championnats européens différents, plusieurs club de Ligue 2 comme (l'EA) Guingamp, (le FC) Gueugnon, ou encore Le Havre (AC)", confie-t-il. "Nous avons choisi Grenoble car nous trouvions cette ville vivante avec des gens ouverts et pleine d'avenir. La qualité du pôle high-tech de Grenoble nous a aussi séduits. Le projet du nouveau stade était aussi déjà lancé ce qui a compté dans notre décision finale."
Football high tech
Car c’est bien la nouvelle enceinte actuellement en construction qui cristallise toute l’ambition grenobloise. Exit Lesdiguières et ses 12000 places. Place au stade d’Agglo, un projet de haute technologie qui pourra recevoir jusqu’à 28000 personnes dès novembre 2007. Aux normes pour accueillir des rencontres nationales et internationales, il a aussi été conçu pour les matches de rugby et les évènements culturels. Un projet impressionnant selon Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel, qui distribue un bon point. "Il est à la pointe des nouvelles technologies et va dans le sens de ce que je souhaite pour les stades français", confiait-il lors de la présentation du projet à la Ligue par les dirigeants du GF 38, le 13 février dernier.
Index prend les choses en main
Spécialisée dans les contenus pour téléphones portables, Index entend faire profiter le nouveau stade de sa technologie. Les spectateurs devraient ainsi pouvoir afficher des messages SMS et des vidéos 3G sur les écrans géants du stade tandis que le billet papier devrait être remplacé par une carte à puce, qui permettra également de réserver des places, ou de les combiner avec des titres de transports en commun. Un projet qui "donnera à Grenoble dix ans d'avance sur les autres clubs en France et en Europe", estime Frédéric Thiriez. Contrairement à la nouvelle enceinte de Décines - 100 km au nord-ouest - qui accueillera dans trois ans les matches de l’Olympique Lyonnais, le stade d’Agglo reste public, propriété de la ville qui le louera au GF38 pour 500 000 euros par saison.
Grenoble file à l’anglaise ?
Esthétiquement, le stade, entièrement fermé et couvert, n’aura rien à envier aux toutes récentes enceintes anglaises. Car c’est bien outre-Manche qu’il faut chercher les modèles de management suivis par les Japonais du GF 38, à commencer par le Manchester United FC. Toute proportion gardée. "Grenoble n’a vraiment rien à voir avec les grands clubs européens", indique Kazuyoshi Tanabe. "Les populations de Grenoble et Manchester sont aussi importantes mais Manchester United a une très longue histoire. Grenoble n’en a aucune, toute son identité est à construire. Le GF38 n’a pas d’histoire et la culture japonaise peut devenir le caractère de l’identité du club."
Le kop résiste
Si la volonté d’instiller une identité nippone ne suscite ni enthousiasme ni réticence flagrantes, du quartier Paul Mistral à la place Victor Hugo on apprécie en revanche beaucoup moins la manière de gérer l’aspect sportif du club. Double vainqueur de la Coupe de France avec le RC Strasbourg et le FC Lorient, Yvon Pouliquen, malgré une saison très satisfaisante, n’a pas resisté à la volonté de changement impulsée par la direction. En avril dernier, l’annonce de son limogeage, peu avant la rencontre de Ligue 2 face à Strasbourg, entraîne rapidement la colère des supporteurs grenoblois. Le groupe des Red Kaos n’hésite pas à à déployer une banderole sans équivoque : "Ici c’est chez nous, pas chez vous", écrite en japonais.
Baždarević nouveau guide
Le technicien bosniaque Mehmed Baždarević aura désormais la charge d’amener l’effectif grenoblois au sommet de la Ligue 2. Passé dans l’élite avec le FC Istres, l’ancien joueur du FC Sochaux-Montbéliard pourra compter sur un effectif renforcé par les arrivées d’anciens de la Ligue 1 comme Maxence Flachez (Valenciennes FC) ou Milos Dimitrijevic (FC Nantes Atlantique). Il disposera également de jeunes joueurs imposés par la direction comme Tsukasa Umesaki et Sho Ito, gages d’une visibilité médiatique du club au Japon. Quid pourtant des investissement nippons en cas d’échecs sportifs ? Kazuyoshi Tanabe voit loin et se veut rassurant : "Bien sûr en étant gestionnaire d’une entreprise on envisage toutes les possibilités. Nous pensons qu’il faut avoir une vision positive de l’avenir. Nous connaissons la spécificité du sport. On ne peut jamais deviner les résultats à venir. Il nous faut donc être patients, nous sommes là pour plusieurs années."
©uefa.com 1998-2007. Tous droits réservés.
On va me parler de Colony Capital et du PSG et l'investisseur ne fait pas tout mais CC c'est pour rentabiliser à court terme et faire une plus value en revendant rapidement qu'ils ont fait ça, le projet Index Corporation c'est toujours inscrit sur la durée le choix de Grenoble était tout sauf lié au hasard avec le potentiel des nouvelles technologies...