Posté(e) le 11 août 200421 a comment_18468 Se pourrait-il que les équipes de Yahoo! refasse la titraille sur leur page d'accueil ? <{POST_SNAPBACK}> Bah, ça m'étonnerait quand même. Signaler
Posté(e) le 11 août 200421 a comment_18469 Bah, mon écran a été sous contrôle d'un monstroplante quelconque... Signaler
Posté(e) le 17 août 200421 a Auteur comment_19270 Michaël Tronchon, alias "Phinéas", a été mis en examen et écroué Mon August 16, 2004 9:08 PM CEST LYON (Reuters) - Michaël Tronchon, l'auteur de l'agression d'un Maghrébin à Villeurbanne et de la profanation du cimetière juif de Lyon, a été mis en examen lundi par le juge Raymond Pezzatti, a-t-on appris de source judiciaire. Il a été écroué dans la soirée dans une prison de la région. Le jeune homme, âgé de 24 ans, devra répondre de "tentative d'homicide" avec intention raciste et de "dégradations de biens prévisés dans un lieu du culte". Le jeune homme, qui a signé ses actes du nom de "Phinéas", personnage biblique, a justifié ses actes par des motivations racistes et une fascination pour les médias, a précisé le procureur de Lyon Xavier Richaud. "ll a agi seul à notre connaissance et n'est pas relié directement à un groupe. Il est méthodique, structuré, et se déclare ouvertement et viscéralement anti-arabe", a ajouté le magistrat lors d'une conférence de presse. Constatant que l'agression de Villeurbanne (Rhône), commise le 5 août, n'avait eu aucun retentissement, Michaël Tronchon aurait décidé de profaner le cimetière juif de Lyon le 9 août pour susciter davantage d'articles de presse. Il s'est présenté spontanément à la police à Paris samedi dernier. L'intention raciste, une circonstance aggravante qui résulte d'une récente mesure gouvernementale, amène le suspect à encourir non pas trente ans de réclusion mais la réclusion criminelle à perpétuité s'il est déclaré responsable de ses actes. Le jeune homme n'a jamais été membre ou militant d'un groupe ou d'un parti d'extrême droite et a reconnu les faits devant la police, qui a réuni des preuves matérielles contre lui, a déclaré le procureur. Son ADN a été relevé sur un vêtement abandonné dans le cimetière, il s'est présenté à la police avec une hachette semblable à celle utilisée pour l'agression du Maghrébin, une troisième hachette a été saisie à son domicile de Villeurbanne, et enfin l'homme agressé l'a formellement identifié. Le jeune homme a dit avoir agressé un Maghrébin pour des motifs racistes, expliquant qu'il est "anti-arabe pour avoir connu des problèmes dans le passé avec cette communauté". Le nom de "Phinéas" et ses actes lui auraient été inspirés par un reportage sur un mouvement extrémiste américain diffusé ces derniers mois sur la chaîne M6, dans l'émission "Docs de choc". Le nom de "Phinéas", personnage juif biblique adepte de la justice expéditive, a en effet été emprunté par un groupe néo-nazi américain, "Phineas Priesthood". "DESEQUILIBRE"? Outre les inscriptions nazies "SS" et les croix gammées tracées le 9 août sur 56 tombes du cimetière juif lyonnais de la Mouche, le nom "Phinéas" avait été inscrit sur un mur. Le suspect avait téléphoné par ailleurs à la police pour revendiquer au nom de Phinéas l'agression à la hachette de Villeurbanne. Il avait alors déclaré: "Lyon est devenu le terrain de chasse des loups d'Hitler". La question de la responsabilité pénale se posera pour ce suspect, et le juge d'instruction sera probablement amené à diligenter une expertise psychiatrique pour déterminer si son discernement a été "altéré" ou "aboli" au moment des faits. "C'est quelqu'un de plutôt déséquilibré qui donne des justifications fascisantes à ses gestes", a expliqué lundi à Reuters un enquêteur. Le procureur a refusé pour sa part le terme de "déséquilibré", insistant sur la cohérence des actes de Michaël Tronchon, qui a par exemple effectué des repérages avant la profanation du cimetière. Michaël Tronchon, natif de Pontarlier (Doubs) qui résidait seul dans un modeste appartement de Villeurbanne, est titulaire d'un BTS de graphisme mais était sans emploi depuis quelques semaines. Un livre sur la "race aryenne" et des revues historiques sur le nazisme ont été retrouvés à son domicile. Il semble avoir agi essentiellement, selon ses déclarations, pour faire parler de lui et a d'ailleurs semé nombre d'indices pour que les policiers le retrouvent ou pour que les journaux rendent compte de ses actes. Il aurait ainsi envoyé un morceau de stèle arraché sur une tombe lyonnaise au journal Le Parisien et un courrier au journal Le Progrès. Outre l'appel de revendication de la première agression, il a encore téléphoné à la police samedi matin, juste avant sa reddition, pour annoncer son intention de commettre une nouvelle agression. "C'est un homme fasciné par les médias qui a lu et regardé tout ce qui a été écrit ou fait sur lui. Et on a le sentiment qu'il s'est rendu pour apparaître au grand jour", indique-t-on de source proche de l'enquête. C'est parce qu'il n'avait plus d'argent qu'il aurait décidé de quitter l'hôtel où il logeait à Paris depuis le milieu de la semaine dernière pour se rendre. ll affirme avoir commis une autre agression raciste à Paris dans le passé mais aucune trace de cet acte supposé n'a pu être retrouvée dans l'immédiat. Il était déjà connu des services de police pour une affaire de voie publique qui n'a pas encore été jugée. Les enquêteurs précisent qu'ils étaient sur le point de l'arrêter lorsqu'il s'est rendu, car il aurait été identifié notamment grâce aux images de la profanation tournées par une caméra de vidéosurveillance située à proximité du cimetière de Lyon, l'empreinte ADN et la piste des hachettes. Signaler
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