Posté(e) le 13 septembre 201114 a comment_260162 les banques jouent tellement avec l'argent en l'occurence, les banques ne jouent pas. C'est même à cause de l'activité a priori la plus sure qui soit, le prêt à des états souverains (a fortiori des états de l'OCDE) qu'elles sont menacées. C'est donc largement autant une crise de la dette publique qu'une crise bancaire - même si à certains égards, certains peuvent considérer que les états ont nationalisé les pertes des banques en 2008, mais c'est surtout vrai aux US et en Angleterre. C'était juste une précision. Je veux bien admettre que les banques ont tous les défauts du monde, mais en l'occurence, pas celui-ci. Le problème de la Grèce, c'est qu'au début on ne parlait que d'une restructuration partielle. Le risque porté sur les banques était donc tout à fait gérable puisqu'il ne portait que sur les encours directs à l'état grec. A ma connaissance, l'encours des 3 grandes banques était de 1.8 Md€. Imaginons une perte de 30 à 50% sur les ligne, ça fait entre 250 et 500 M€ de pertes cumulées, même pas le bénéfice trimestriel d'une seule banque. Maintenant que l'on parle d'une faillite possible de la Grèce, et c'est un des évènements qui a déclenché ce nouveau jeu de massacre, le risque n'est plus le même. On peut penser par exemple que les banques grecques, qui sont le plus exposées, vont faire faillite. or le Crédit Agricole détient la 4 ou 5e banque grecque et là évidemment ils risquent perdre beaucoup beaucoup plus puisque c'est la valeur de leur participation qui est en risque. Du coup, pour garder cet exemple, le CA avait une exposition directe de 300 M€, mais si on rajoute la valeur de la participation, le risque total est chiffré à 23 Mds€ (à comparer à des fonds propres de 32 Mds€). Evidemment, selon l'angle que tu retiens, l'analyse n'est plus la même. Et ce qui explique un peu la panique actuelle, c'est que certains font l'analyse qu'après la Grèce, les autres GIPSI (ireland, Portugal, Spain, Italy) vont tomber. Et là évidemment, si tu cumules toutes les expositions sur tous ces pays, tu atteins des chiffres astronomiques, ce qui explique la panique actuelle. Maintenant, tout ne s'effondrera pas comme un chateau de cartes et même s'il y a des restructurations de dettes, le montant de ta perte n'est pas le montant de ton engagement. Tu ne perds quand même pas tout. Maintenant, je te rejoins, il n'y a aucune visibilité en ce moment et il vaut mieux se tenir à l'écart le temps d'y voir plus clair quitte à perdre d'excellentes opportunités d'achat. Signaler
Posté(e) le 13 septembre 201114 a comment_260165 Tu admettras quand même que des rumeurs de faillites ont circulé concernant les banques françaises. Et que c'est quand même sous entendre que le défaut de la Grèce les met dans le mur. Quand on sais qu'elle sont loin de prêter qu'à ce pays, ça laisse quand même à penser qu'elles prennent des risques trop gros pour leur finances avec un seul pays... bref, qu'elles jouent. Peu importe comment elles le justifient. (bon, en l’occurrence, je pense surtout que certains jouent la baisse et font tout pour précipiter les chutes boursières en ce moment quitte a grossir le traits sur les risques pris par ces banques, qui entrainent dans leur sillage le reste des actions... Ça joue grave avec le feu, et c'est pour moi cette tendance qui risque d'entrainer les GIPSI, plus que leur réels problèmes économiques... Et ça me fout bien plus les boules) Mais bon, tant que sur le fond on est d'accord Le Google Agenda dynamique de l'OL téléchargement Signaler
Posté(e) le 13 septembre 201114 a comment_260167 honnêtement, je ne pense pas que les banques françaises soient en risque de faire faillite. Et personne ne le croit vraiment (ce qui n'était pas le cas en 2008 où là effectivement on pouvait vraiment se poser la question). En revanche, on est aussi dans un métier où la confiance est absolument cruciale. Et le gérant du fonds monétaire basé au Minesota lui ne va pas trop se poser de question, il entend les rumeurs (d'ailleurs article assez scandaleux d'un point de vue de l'honnêteté intellectuelle du Wall Street Journal hier) et du coup il ne prête plus ses dollars. Or les banques françaises sont parmi les banques au monde qui sont parmi les plus emprunteuses en dollars (parce qu'elles sont très bien positionnées dans tout ce qui est financements de projets, de matières premières, aéronautique, bref toutes ces activités exclusivement en dollars). Et là clairement, on va un vrai problème de liquidité, en particulier sur le dollar. Ca c'est vraiment le souci aujourd'hui et c'est critique. Les autres banques sachant cela, on peut même envisager le pire et un risque de contagion sur les autres devises, notamment l'euro. Bref, même si le début de l'histoire est très différent de 2008, on se retrouve un peu dans la même situation qu'à l'époque, où personne ne fait confiance à personne et un marché inter-bancaire totalement grippé. Et évidemment ce n'est pas tenable sur la durée. Signaler
Posté(e) le 14 septembre 201114 a comment_260206 article intéressant je trouve pour expliquer le phénomène de contagion http://www.obliginvest.com/actualites/comment-pourquoi-crise-dette-souveraine-en-grece-se-propage-aux-autres-pays-2376 Signaler
Posté(e) le 15 septembre 201114 a comment_260280 CAC40: énorme soulagement après accord des banques centrales Actualité publiée le 15/09/11 15:55 Commentaires (CercleFinance.com) - Une hausse de +4%, cela pouvait apparaître inespéré ce jeudi mais c'est pourtant le scénario qui vient de se dérouler il y aquelques minutes, avec un indice parisien qui se hissait jusque vers 3.086Pts avant de temporiser un peu vers 3.060Pts (+3,75%). C'est un énorme soulagement, un grand pas en avant même si d'autres devront suivre: les banques centrales mondiales coordonnent leur action pour fournir -en quantité illimitée et jusqu'à fin décembre- des Dollar aux banques commerciales qui pourraient en faire la demande. On se souvient que ce sont des rumeurs d'assèchement des liquidités aux Etats Unis qui avaient précipité l'effondrement des 3 plus grandes banques françaises en début de semaine. Les vendeurs à découvert se font littéralement 'déchirer' et ceci a occasionné une envolée de 21,5% de BNP-Paribas jusque vers 32,85E (la Sté Générale gagnant 12% et le Crédit Agricole +10%). Heureusement que cette annonce été fait vers 15H car les nouvelles économiques en provenance des Etats Unis ne sont pas bonnes, avec un recul de -1Pt de l'indice Empire State de la FED de New-York (à -8,8) tandis que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont grimpé de +11.000 alors qu'elles étaient anticipées stables. L'Euro bondit également (+1,2%) au-dessus des 1,39$ et le Franc Suisse recule vers 1,21E (la BNS poursuivra ses achats de façon illimtée pour contenir la hausse de sa devise sous les 1,20 face à l'Euro). A Paris, outres les valeurs bancaires, le marché est soutenu par des cycliques comme Alcatel-Lucent (+6%), Arcelor, Saint Gobain et Cap Gemini (+5%), Michelin et Véolia (+4,15%. Aucun repli à signaler pour l'instant au sein du CAC40, au sein du SBF-120, pas plus d'une poignée de replis, Remy-Cointreau et Gemalto cèdent -1,3%. Copyright © 2011 CercleFinance.com. Tous droits réservés. Signaler
Posté(e) le 15 septembre 201114 a comment_260282 sinon, pertes d'UBS sur "une opération non-autorisée" d'un de ses traders londonien (arrêté depuis). Pertes estimées à 2 Mds$. Signaler
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