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Ils sont environ 200 qui venaient de pays qu'on nomme aujourd'hui Sénégal, Burkina, Mali, Niger, Tchad...

On les appelait tirailleurs sénégalais.

A Radio-Londres, un certain général de Gaulle vient d'appeler les troupes françaises vaincues à le rejoindre pour continuer le combat. Les Panzerdivisionen courent vers le sud, vers les frontières, isolent les dernières grandes unités françaises.

L'armistice est demandé depuis la veille, le 17 juin. En attendant, un fragile rideau défensif est tendu pour couvrir Lyon le plus longtemps possible. Un bataillon du 25e R.T.S. et quelques éléments épars prend position au pied des monts d'Or pour défendre l'entrée par la route de Villefranche. L'unité allemande qui se présente est rien moins que la division SS Totenkopf.

Les combats pour la défense des nationales 6 et 7, d'où déferlent les SS, vont durer deux jours. Comme autour de l'Arbresle quelques jours plus tôt, les pertes sont lourdes des deux côtés. Les Allemands, qui depuis Troyes n'avaient rencontré aucune résistance, perdent des centaines d'hommes.

Quand finalement le château de Montluzin tombe, il ne reste de la compagnie sénégalaise que 51 soldats et cinq officiers blancs.

C'est alors le massacre : là aussi, comme dans les monts du Lyonnais, les combattants noirs sont exécutés à la mitrailleuse par deux blindés, qui finissent par écraser blessés et agonisants sous leurs chenilles. On tire sur le capitaine français qui veut s'interposer.

J.Marchiani, secrétaire du département aux Mutilés de guerre, acquiert un terrain sur les lieux du drame. Il parvient à rassembler les corps de près de 200 victimes des combats du 19-20 juin 1940, tirailleurs "indigènes" et quelques métropolitains. Soutenu par quelques personnalités comme le général Frère, il fait édifier un cimetière d'architecture soudanaise : le "Tata" (mot africain désignant un cimetière de guerriers). L'édifice est inauguré le 8 novembre 1942, la veille de l'entrée allemande en "Zone libre". Six mois plus tôt, le 25e RTS a reçu une citation à l'ordre de l'armée, avec croix et palme, pour sa défense de Lyon. Il y a de quoi. Le groupement rassemblé au nord de Lyon accuse 1330 morts et disparus sur environ 1800 hommes, ce qui traduit notamment le massacre massif des blessés.

chasselaytata26vo.jpg

chasselaytata41iu.jpg

Diverses autres stèles et plaques, parfois issues de l'initiative privée en pleine guerre d'habitants qui se souviennent de la "chasse aux Noirs", balisent la zone des combats.

Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015).

Ils sont environ 200 qui venaient de pays qu'on nomme aujourd'hui Sénégal, Burkina, Mali, Niger, Tchad...

On les appelait tirailleurs sénégalais.

A Radio-Londres, un certain général de Gaulle vient d'appeler les troupes françaises vaincues à le rejoindre pour continuer le combat. Les Panzerdivisionen courent vers le sud, vers les frontières, isolent les dernières grandes unités françaises.

L'armistice est demandé depuis la veille, le 17 juin. En attendant, un fragile rideau défensif est tendu pour couvrir Lyon le plus longtemps possible. Un bataillon du 25e R.T.S. et quelques éléments épars prend position au pied des monts d'Or pour défendre l'entrée par la route de Villefranche. L'unité allemande qui se présente est rien moins que la division SS Totenkopf.

Les combats pour la défense des nationales 6 et 7, d'où déferlent les SS, vont durer deux jours. Comme autour de l'Arbresle quelques jours plus tôt, les pertes sont lourdes des deux côtés. Les Allemands, qui depuis Troyes n'avaient rencontré aucune résistance, perdent des centaines d'hommes.

Quand finalement le château de Montluzin tombe, il ne reste de la compagnie sénégalaise que 51 soldats et cinq officiers blancs.

C'est alors le massacre : là aussi, comme dans les monts du Lyonnais, les combattants noirs sont exécutés à la mitrailleuse par deux blindés, qui finissent par écraser blessés et agonisants sous leurs chenilles. On tire sur le capitaine français qui veut s'interposer.

J.Marchiani, secrétaire du département aux Mutilés de guerre, acquiert un terrain sur les lieux du drame. Il parvient à rassembler les corps de près de 200 victimes des combats du 19-20 juin 1940, tirailleurs "indigènes" et quelques métropolitains. Soutenu par quelques personnalités comme le général Frère, il fait édifier un cimetière d'architecture soudanaise : le "Tata" (mot africain désignant un cimetière de guerriers). L'édifice est inauguré le 8 novembre 1942, la veille de l'entrée allemande en "Zone libre". Six mois plus tôt, le 25e RTS a reçu une citation à l'ordre de l'armée, avec croix et palme, pour sa défense de Lyon. Il y a de quoi. Le groupement rassemblé au nord de Lyon accuse 1330 morts et disparus sur environ 1800 hommes, ce qui traduit notamment le massacre massif des blessés.

chasselaytata26vo.jpg

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Diverses autres stèles et plaques, parfois issues de l'initiative privée en pleine guerre d'habitants qui se souviennent de la "chasse aux Noirs", balisent la zone des combats.

<{POST_SNAPBACK}>

Marrant que tu mettes ces photos car mes parents habitent pas loin; Et pour tout te dire, l ecole m'emmenait visiter ce cimetiere chaque annee....Souvenirs souvenirs

Moi quand on m'enerve, je dynamite, je disperse, je ventile : aux 4 coins de Paris qu'on va les retrouver, facon puzzle !

Le Foot, c'est pas une question de vie ou de mort, c'est plus que ca !

Le Foot c'est un sport qui se joue a 11, et a la fin c'est toujours l'Ol qui gagne !

  • Author

Ben moi, jamais un mot en cours d'histoire... Triste.

Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015).

Marrant que tu mettes ces photos car mes parents habitent pas loin; Et pour tout te dire, l ecole m'emmenait visiter ce cimetiere chaque annee....Souvenirs souvenirs

T'es pas obligé pour autant de tout citer...

Merci pour ce "rattrapage", Exilé. :P

Connaissais pas cette triste histoire non plus.

OL, ça l'fait.

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