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Un Rat Dans Le Métro

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Posté(e)
hum...  <_<

<{POST_SNAPBACK}>

Pour prendre deux sièges dans le métro, il faut déjà largement outrepasser le quintal et demi.

unvraistadeetvite46860.gif
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Posté(e)

Le gros qui s?installe sur le siège à côté de toi, s?agite, se tourne, gigote, te repousse en multipliant les grognements : ?spspspavraiça?, bref, te fait comprendre qu?il a droit à double place et que tu prends la sienne.

Les deux Blacks sapins de Noël, clignotant de toutes leurs guirlandes : maillot de foot américain floqué fubu, casquette formant l?angle réglementaire de trente-cinq degrés avec la direction de marche, mp3 cligotant de bleu, portable clignotant de rouge, pantalon surlarge boussouné, et diverses autres breloques, qui hurlent pour se parler vu qu?ils ont chacun le mp3 en route à fond. (Note : à quelques détails de marque près, ce modèle existe en blanc.)

Les deux Chinois qui transportent d?énormes sacs de riz pour quelque restau (au fait vous avez vu envoyé spécial?) dont le long débarquement sur le quai paralyse la porte jusqu?à la sirène fatidique.

Les quatre rombières caquetantes apparues en un clin d??il autour de toi, haussant le volume de leur chorus de basse-cour jusqu?à ce que tu comprennes qu?elles ne pourront enfin se montrer leurs photos de week-end que quand tu auras vidé les lieux.

Les cinq Roumains traînant d?énormes sacs crasseux, qui se vautrent sur les sièges avec tant d?empressement que l?un d?eux n?a pas remarqué que tu étais assis sur l?un d?eux.

Les trois petits branleurs dont deux sont en haut de l?escalier et l?autre, dans la rame, tient ouverte la porte le temps qu?il faudra pour qu?ils descendent avec les dandinements de jars satisfait en vogue chez tous les porteurs du T-Shirt « Produit de banlieue ».

Le brave petit couple de nonagénaires tirés à quatre épingles, imprudemment tombés dans ce piège et qui seraient presque sympathiques sans leur propension à rester devant la porte, crainte d?aller plus avant dans les entrailles du puant reptile, alors que toi, tu voudrais sortir.

Le quadra qui à neuf heures du matin, traîne une valise sous chaque ?il et une sacoche défraîchie sur les genoux, sa tête cahotant au rythme des ferraillements de la patache sur rails, promenant sur le lamentable décor le regard éploré d?un joseph d?arimathie de retable flamand.

La brave mama noire dont le diamètre et les oscillations transversales finissent par agacer quiconque tente désespérément de la dépasser dans un couloir.

Le quatuor de jeunes BCBG, petites lunettes carrées, dont le papotage faussement discret tient à faire savoir au voisinage qu?étudiants d?une école de commerce très prestigieuse, ils ont à se raconter des loisirs qui ne sont pas ceux du menu peuple.

Le jeune con très attaché à parfaire sa démonstration de goujaterie, petit a se laisser tomber de tout son poids sur la barre verticale à laquelle s?agrippaient trois mains, petit b la délaisser pour se ruer sur un strapontin nonobstant la rame bondée, petit c après vidange, choisir un vrai siège pour son cul et un autre pour chacun de ses pieds, petit d reprendre un strapontin à l?approche du but afin de partir en le faisant claquer à toute volée au grand dam de l?assistance somnolante ? et petit e, préférer la station suivante et rester bien campé devant la porte, main sur la poignée, toisant les mécontents d?un air de triomphe niais.

Le quinqua en costard, toisant la plèbe d?yeux placés loin en arrière de la pointe de la bedaine importante, visiblement indigné de l?absence d?une première classe.

La masse amorphe et incommunicante, où seul un Jack Lang au mieux de sa forme verra le mêêêrveilleux brassage des peuples et des cultures donnant naissance, après les Jules et les Prosper, à la France de demain, dos voûtés, visages mous, regard vitreux, qui sommes nous tous ? mais dont l?un d?eux, peut-être, pense des lignes qui ressemblent à celles-ci où ton portrait est peu flatteur.

Le gros faux jeune, cumulant T-Shirt-baskets-mp3 et bedaine de quadra, qui sous une improbable tignasse lance à ce petit monde des regards aussi amènes que les réseaux de barbelés déployés autour de nos fors intérieurs.

La fille enfin, qui illumine le quai noirâtre de sa beauté et de sa grâce, qui s?assoit pile à deux sièges, bien en face? quand arrive un des individus susmentionnés qui, entre six places vides, choisit précisément celle qui intercepte le charmant point de vue.

Et il me faudrait encore parler de la lumière des couloirs, des guichetiers obtus, du bruit, de l?odeur, du bruit du marteau-piqueur? qui trépigne depuis ce matin gare de l?Est.

Je n?aime pas le métro parisien.

Modifié par Exilé17

Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015).

Posté(e)

:D

C'est si joliment dépeint Exilé qu'en lisant mélodiquement, j'imaginais Brel chanter tes paroles avec le rythme sourd des 'chemins de fer' de Berlioz exécuté par guitare et trompette

unvraistadeetvite46860.gif
Posté(e)

Il faudrait reprendre tout ça et le peaufiner fortement quand même.

Brel avait aussi ce génie, la caricature verbale en quelques mots aussi mordants que précis, et qui eux, ne se perdent pas dans 36 000 propositions et participes présents.

Par exemple dans "Grand-mère" :

"Faut voir Grand-mère, Grand-mère et son chapeau : c'est Waterloo où s'rait pas v'nu Blücher..."

Ou bien dans les Jardins du Casino, par exemple celle-ci : "Quelques couples protubérants dansent comme des escalopes / avec des languers d'héliotrope / devant les faiseuses de cancan"...

Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015).

Posté(e)

Respect. :D

OL, ça l'fait.

Posté(e)

je crois que dans le genre mélange de culture dans un drôle d'endroit je préfère les salles d'attente des toubibs.

Vous avez la gamine de 16 ans qui mastique si discrètement que vous en avez la nausée, et sa mère qui essaye désespérement avec des signes censés n'être visibles que par sa fille de lui faire cracher son chewing-gum;

La quinqua toute pimpante qui a passé des heures dans la salle de bain, qui ne lacherai pas son sac ancré sur ses genoux même si une bombe nucléaire explosait à côté d'elle et qui vous regarde avec son air prétentieux et ses lèvres pincées parcequ'ici c'est son cabinet et son toubib, alors vous allez devoir attendre qu'elle prenne bien son temps chez le medecin,

La mamy avec son regard déprimé mais qui se tient bien droite et qui attends que vous en fassiez de même, non mais où va le monde si même les femmes portent des pantallons, que dis-je des jeans!

La maman enceinte jusqu'au cou qui va perdre les eaux d'une minute à l'autre (euh faut faire quoi déjà dans ces cas là? Poussez madame??) et ses 5 marmots (mais comment elle fait?? et comment elle va faire??) qui n'essaye même pas de les calmer et qui se lève avec un "sayez sage je reviens" pas du tout convaincant quand le toubib viens la chercher,

La jeune de 18 ans qui a passé le cap de celle de 16 et qui viens seule mais qui regrette bien ses 16 ans quand elle était protégée par maman, parceque là tout seule au milieu de tous ces inconnus elle fait pas la maligne.

La trentenaire, désespérement célibataire, qui essaye discrètement de lire les pages people mais faut pas que ça se voit sinon ça crains et prendre des dépliants sur certains maladies (vous savez les MST que personne n'a) n'en parlont même pas!

Le jeune couple, madame affichant un petit ventre et un grand sourire, fière d'avoir réussi à le convaincre de venir, monsieur n'osant pas bouger de peur de se faire remarquer et toute la ville soit au courant, le regard noir envers sa compagne "j't'avais dit que c'était pas une bonne idée!"

Et vous au milieu pliée en deux devant tout ce monde coincé sur sa chaise qui regarde son voisin du coin de l'oeil avec cette question : "mais pourquoi elle viens elle?"

Ah oui petit détail vous êtes chez la gynéco...

J'adooorrree

Modifié par Aline

Au revoir et merci. Bientôt 3 ans et tu nous manques toujours autant

Trop d'étoiles brillent sur Gerland...

Posté(e)

Aline > :D

Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015).

Posté(e)

Hum, pour Aline, j'peux pas dire, je fréquente par les salles d'attentes de gynéco :D

OL, ça l'fait.

Posté(e)

merci pour la peinture, comme je ne suis jamais allé chez le médecin, au moins je sais à quoi celà peut ressembler maintenant.

sinon, Exilé, ta peinture me faisait penser, aussi et beaucoup, à 'Orly' de Brel. Cette peinture magnifique (et magnifiée) du couple déchiré de chagrin par la séparation, toisé de long en large par jaloux, badaux et mégères...une de mes chansons préférées, que j'écoutais en boucle dans ce train dont les rails polymorphes me signifiaient l'échelle menant à l'échaffaud de ma garnison messine.

unvraistadeetvite46860.gif
Posté(e)

J'adore ce sujet peintures de notre temps...

je sens que je vais lui mettre un favori.

unvraistadeetvite46860.gif
Posté(e)

"Tout entourés qu'ils sont d'adipeux en sueur et de bouffeurs d'espoir qui les montrent du nez."

Sinon, ceux qui suivent auront remarqué que je m'étais représenté en petit, dans un coin, comme jadis les donateurs, sur les tableaux renaissance. :jmecache:

Il est vrai qu'il y a pas mal à dire sur le sujet, et qu'on devrait arriver à le faire vivre, ne serait-ce qu'en rajoutant quelques figurines hautes en couleur sur la scène du métro ou du cabinet médical.

Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015).

Posté(e)

Celle là elle est pas de moi mais de Jeanne Cherhal (Espoir au victoire de la musique)

    Ah ! Comme ce parfait inconnu semble aussi parfait qu'inconnu.

    Ah ! Comme ce parfait inconnu semble parfait.

    Tout ignorer de quelqu'un, y a rien de mieux pour le trouver sans défaut, sans lacune. Pour imaginer que son ramage se rapporte à ses plumes. Une jolie gueule un matin, ça donne envie de s'arrêter pour échanger trois mots sans grand intérêt, puis se dire bon, les mots étaient de trop. Ne pas poser de question, ça vaut mieux pour garder sa première impression, et que cette impression-là est belle et douce.

    Ah ! Comme ce parfait inconnu semble aussi parfait qu'inconnu.

    Ah ! Comme ce parfait inconnu semble parfait.

    Ne pas savoir d'où il vient, y a rien de mieux pour lui trouver le charme fou des métis. Pour imaginer que dans ses veines coulent Oslo et Tunis. Lui donner, ça coûte rien, des origines insolites et rares, c'est excitant. D'autant qu'assez vite on apprendra qu'il est de Lille ou Caen. Ne pas poser de question, ça vaut mieux pour garder sa première impression, mais que cette impression-là est éphémère.

    Ah ! Comme ce parfait inconnu semble aussi parfait qu'inconnu.

    Ah ! Comme ce parfait inconnu semble parfait.

    Ne chercher que l'incertain, y a rien de mieux pour éviter la routine et l'ennui. Pour imaginer que l'inconnu est ce qu'on veut de lui. Quand on le connaît enfin, là il devient si imparfait si chargé de défauts, qu'il en est charmant, unique, humain, sans doute encore plus beau. Ne pas poser de question, ça vaut mieux pour garder sa première impression, mais que cette impression-là est inutile.

    Ah ! Comme ce parfait inconnu semble aussi parfait qu'inconnu.

    Ah ! Comme ce parfait inconnu semble parfait.

Au revoir et merci. Bientôt 3 ans et tu nous manques toujours autant

Trop d'étoiles brillent sur Gerland...

Posté(e)

Pour sortir du métro, voilà ce qu'il arrive avant même d'y entrer...

Dans le train du matin, il y a l?habituel sympa qui prend place où il y a , ne dérange personne, mais pâtit une heure durant des géneurs en pagaille.

Si tôt monté il trébuche, s?excusant au passage, sur le fumeur peureux. Peureux de manquer le départ, préférant enbrumer depuis la strapontin toute l?entre-rame, en essayant vainement, ou parfois même pas, de cracher son venin sur le quai... depuis lequel l?air retor s?engouffre dans l?embarcation.

Sitôt rétabli il se penche, enjambant une valise, que dis-je une malle, outrepassant de 5 fois la taille de son propriétaire, pour accéder comme il peut à cette maudite clinche libérant le clashhhh qui entrebaille la porte de l?eden où il a chèrement payé son siège.

Dans le couloir il s?avance, esquivant les jambes étalées de voyageurs feignant l?endormissement, et leur sac assoupi sur le siège accolé, pour ne point avoir à supporter de conjoints de banquettes.

Il arrive à sa place et y trouve du monde, une tablée de col blanc à cravatte rayée, il sait dès lors qu?il ne pourra rester. Ces acheteurs d?Auchan en retard d?un train, assis mine de rien à la place d?un tiers s?avèreront bruyant. Il prend place plus loin, la rame n?est pas bondée , Aout laisse choisir l?endroit où s?assire. Il débale son paquetage, menu sac de cuir où son rangés en vrac journaux, livres et effets, pose sa tête sur l?appuie et pense que dans un heure, il sera rendu.

Cette pensée traversante, il baisse sa vigileance et bascule en avant. Un treillis aux pas lourd remontait le wagon tout chargé qu?il était ses sacs kakis, qui, chahutant les dossier etablis en quincquonce fracassèrent trois têtes sans même le géner.

Il reprend ses esprits et ramasse ses papiers qui s?étaient envolés par le vent militaire du pas décidé. Il est faché mais la colère lui fait mauvaise garde. Sa vigilance éteinte, sa main est écrasée par la pathétique procession des valises à roulettes de cadres et cadrettes, qui dorénavent ne savent plus porter leur valisette sans la faire rouler. Après tout à quoi bon, l?objet est calibré, et il laisse au bas mot 4 centimètres de rabiot par coté pour se laisser passer?Plus tard, à la descente elles suivront leur maitre, coupant chicanes et routes. Dans l?indiférence la plus complète elles écraseront trois pieds, sans même déssaller, le propriétaire surveillant le balan d?une poigne ferme sur le téléscopique.

Passés ces phénomènes il éspère en silence qu?une beauté viendra de sa voix douce le réveiller de ces mots ?s?il vous plait cette place est libre? et viendra à son coté égayer son trajet.

De son rève il s?assoupit pour se faire réveiller par un ?pffffioucestpaspossibleonapayénotreplace? par mille fois moins gracieux. Il ouvre un oeil, le cri est parti d?un vuiton déchainé, entreposé à moins d?une demi distance focale de son orbite gauche. Il se recule et sans avoir eu le temps de parler, un billet lui est présenté de plus près encore que le sac qui lui écrasait ses sourcils les plus longs. A peine éveillé il est morigéné par une voix qu?il connait à peine mais qu?il déteste déjà. Il se lève en silence pour constater que les trois banquettes voisines sont libres?Urbain, il cède sa place qui n?était pas la sienne mais après tout à quoi bon discuter. Il se rasseoit, se rendort, mais à peine somnolant une mélopée écoeurante l?éveille. Il est bien trop distrait et s?est assis devant une paire de raseuses shampoo en partance au congrès de la coupe au ciseau. Qu?importe il se concentre, et, au prix d?un effort sublime parvient à s?isoler, dans un calme intérieur. Bien mal récompensé, des sonneries stridentes viennet luis lécher l?ouie, par trois rangs derrière lui, deux boutonneux trentenaires échangent bruyament leurs points de vue sur la liste qui semble infinie des sonneries proposées par leur nouveau mobile.

Rien ne brusquera plus notre homme jusqu?à l?attendue annonce, suivant le train qui stoppe au milieu de nulle part. Pour dire en substance qu?il est dangereux de descendre.

Malgrès quelques lenteurs il n?est pas trop en retard, et il accède maintenant à sa destination.

Il est heureux et calme, il n?a pas eu de géneurs. Pas de trace de commerciaux dont la carrière brillante s?étale oralement à grand renfort de décibels. Pas l?once d?un sourdingue décidé à prévenir la totalité de son répertoire que son train arrivait à 8h32 à Gare du nord, garde du nord, oui, 8h32, gare du nord, 8h32, j?arrive, oui, à la G.A.R.E.D.U.N.O.R.D?, Pas même une colonie aux animateurs débordés laissant les amusettes colorier les rideaux. Mais plus beau que tout, il n?a pas eu la chance de se trouver face à l?habituel engoncé, prenant trois fois sa place pour mettre son PC, ses dossiers et toute son importance étalée à la face du monde.

Trunk, Ma vie dans le TGV , Ed. Malife.

Modifié par Trunk

unvraistadeetvite46860.gif
Posté(e)

Pour Lundi, je veux un essais sur la jungle des supermarchés un samedi.

a vos claviers :D

unvraistadeetvite46860.gif
Posté(e)

Déjà, ça commence mal : faut trouver une place pour se garer... Plusieurs solution : faire des tours de parking jusqu'au coup de chance, attendre dans une allée que quelqu'un veuille bien partir, suivre les caddies bien pleins pour trouver LA voiture qui enfin vous laissera une place, faire desendre sa femme pour garder au chaud le trésor enfin trouvé (si quelqu'un osait s'intercaler entre la voiture qui part, et celle qui attends), attendre 5 minutes que le A ou le ptit pépé est fini de manoeuvrer 50 fois pour garer sa Lada, éviter les gamins qui courrent dans tout les sens et que les parents sont pas fichu de tenir à la main, éviter les caddies et autres obstacles pour ne pas rayer la jolie voiture toute neuve qu'on aurat jamais du sortir dans cette jungle là...

Après tout ça, comment ne pas tomber sur le couple de vieux, qui, vous les connaissez tous, viennent faire leurs courses le samedi à 15h, alors que le mardi à 9h30, y'a personne... C'est tellement plus intéressant ! Alors ça avance à deux à l'heure dans le couloir principal, ça se plante exactement devant le rayon qui vous interresse, et vous n'osez pas demander pardon pour prendre en 2s le paquet de pâtes, ça vous roulent sur les pieds avec le caddies, ça rouspette à tout va car il y a trop de monde, des jeunes qui ne respectent rien... et ça demandent même à passer en priorité à la caisse, car M'sieur M'dame sont agés et fatigués...

N'oublions pas les ptits merdeux, assis au rayon livres, et qu'on doit enjamber pour attraper le programme TV, le "pret de ses sous", qui passent une heure devant 2 paquets de chips pour connaitre le moins cher, le diététique qui compare les ingrédients et qui prends toute la place ds l'allée, les gens qui ne se gènent pas pour bouffer gratos et reposer le paquet (ni vu ni connu), le "le petit antoine, 2 ans, attends sa maman à l'entrée sud du magasin..." il serait mieux à faire la sieste dans son lit le pauvre, tout comme le bébé de 2 mois, dans les bras de sa mère, qui est en train de lui donner le sein, pendant que monsieur choisi ses lames de rasoir...

Ah oui, puis très fort aussi : la femme qui fait des courses pour 70?, qui pose tout sur le tapis, et qui à la fin dit à la caissière "mais je peux pas tout payer, je n'ai que 5?" ! Et qui attends, tout connement, comme si Carrefour allait lui dire "mais bien sur ma p'tite dame, partez sans payé, c'est offert !

Le rouleau de ticket qui tombe en panne à votre passage alors que vous avez déjà attendu 30 minutes car devant vous, y'en avait un qui n'avait pas fait pesé ses tomates, et que la caissière prenait sa pause, donc le temps de changer de personne...

Y'en aurait tellement à dire et à écrire...

1 + 1 = 4

Posté(e)

Un dénominateur commun à toutes ces histoires bien sympathiques : "L'Enfer, c'est les autres"

:misanthrope: :D

Corse à Paris

Posté(e)

Pas tout à fait :D

Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015).

Posté(e)

Allez une p'tite dernière pour ce soir. Mon quartier.

Pour ceux qui ne savent pas j'habite le 6eme arrondissement de Lyon, celui étant censé être le plus cher et le plus côté... censé vous allez comprendre.

Il y a deux saisons : l'une de septembre à juillet et l'autre de juillet à fin août.

Au début du mois de juillet, il faut slalomer entre les valises enormes et les voitures sur le trotoir, mais tout se calme très vite. La population se compose en majeur partie de mamy etriquée assorties du york shire avec son petit "blouson". Mamy porte des lunettes de soleil même en plein brouillard matinal, un tailleur écossais bien trop petit et des escarpins dont ses pieds dépassent à cause des chevilles enflées. Elle passe son temps sur les bancs à regarder d'un oeil mesquin les passants "ah ces jeunes, savent pas se tenir" et "elle, j'irai pas chez son chirurgien". Ah oui, mamy est adepte de la chirurgie, il faut bien que la retraite agréable de papy serve à quelquechose. Une fois les paupières, une fois une petite lipo par ci parlà et tout ira bien pour l'hiver.

Le principal interêt de cette saison réside dans la possibilité de se garer en marche avant devant chez soi! Le rêve vous l'avourez. Le parc (de la tête d'or) n'est pas surpeuplé, encore moins en août, et l'on peut se promener dans les rues les yeux fermés sans risquer de rentrer dans quelqu'un. Les rues sont très peu empreintés, on entends même les oisillons lancer leurs premiers "cuicui". j'adore mon quartier en cette saison. Faut dire que les voisins du dessus ne sont pas là.

Et puis arrive le 1er septembre, aujourd'hui quoi. Tout commence par des essais d'alarme incendie à 10h, 10 sec de sonnerie toutes les 30 sec pendant une bonne demi-heure. Et puis je met le nez dehors, et là stupeur!! Elles sont où mes mamys?? C qui ces djeunz mal fringués?? J'habite en face du célèbre lycée du parc où toute la bourgeoisie lyonnaise si réputée envoie ses enfants. Et aujourd'hui ils s'installent : à l'internat, dans la résidence étudiante d'en face, d'à côté... partout. Et je ne peut plus empreinté les troitoirs sans avoir l'impression d'être déshabillée du regard. "Eh oh, non, je ne suis plus lycéenne, je ne vais pas au parc, pas la peine de me toiser!". C'est à celui qui affichera la plus belle marque de survet', à celle qui aura la jupe la plus courte ou le corps le plus bronzé (A Ibiza il fait beau tous les jours!!). Pour finir cette fabuleuse journée ils ne trouvent rien d'autre à faire que de s'insulter dans les rues entre promo. Et ça va être comme ça jusqu'en Juillet, enfin un peu avant, le lycéen (ou étudiant en prépa) se terre avant les exam'.

Rendez moi mes MAMYS!!!!

Au revoir et merci. Bientôt 3 ans et tu nous manques toujours autant

Trop d'étoiles brillent sur Gerland...

Posté(e)

J'déconnais, les différents croquis sont bien sympas, on en a des choses à apprendre ne serait-ce qu'en observant nos semblables, et je ne parle même pas là des bêtes :trap: :D

Modifié par CFR

Corse à Paris

Posté(e)
Déjà, ça commence mal : faut trouver une place pour se garer... Plusieurs solution : faire des tours de parking jusqu'au coup de chance, attendre dans une allée que quelqu'un veuille bien partir, suivre les caddies bien pleins pour trouver LA voiture qui enfin vous laissera une place, faire desendre sa femme pour garder au chaud le trésor enfin trouvé (si quelqu'un osait s'intercaler entre la voiture qui part, et celle qui attends), attendre 5 minutes que le A ou le ptit pépé est fini de manoeuvrer 50 fois pour garer sa Lada, éviter les gamins qui courrent dans tout les sens et que les parents sont pas fichu de tenir à la main, éviter les caddies et autres obstacles pour ne pas rayer la jolie voiture toute neuve qu'on aurat jamais du sortir dans cette jungle là...

Après tout ça, comment ne pas tomber sur le couple de vieux, qui, vous les connaissez tous, viennent faire leurs courses le samedi à 15h, alors que le mardi à 9h30, y'a personne... C'est tellement plus intéressant ! Alors ça avance à deux à l'heure dans le couloir principal, ça se plante exactement devant le rayon qui vous interresse, et vous n'osez pas demander pardon pour prendre en 2s le paquet de pâtes, ça vous roulent sur les pieds avec le caddies, ça rouspette à tout va car il y a trop de monde, des jeunes qui ne respectent rien... et ça demandent même à passer en priorité à la caisse, car M'sieur M'dame sont agés et fatigués...

N'oublions pas les ptits merdeux, assis au rayon livres, et qu'on doit enjamber pour attraper le programme TV, le "pret de ses sous", qui passent une heure devant 2 paquets de chips pour connaitre le moins cher, le diététique qui compare les ingrédients et qui prends toute la place ds l'allée, les gens qui ne se gènent pas pour bouffer gratos et reposer le paquet (ni vu ni connu), le "le petit antoine, 2 ans, attends sa maman à l'entrée sud du magasin..." il serait mieux à faire la sieste dans son lit le pauvre, tout comme le bébé de 2 mois, dans les bras de sa mère, qui est en train de lui donner le sein, pendant que monsieur choisi ses lames de rasoir...

Ah oui, puis très fort aussi : la femme qui fait des courses pour 70€, qui pose tout sur le tapis, et qui à la fin dit à la caissière "mais je peux pas tout payer, je n'ai que 5€" ! Et qui attends, tout connement, comme si Carrefour allait lui dire "mais bien sur ma p'tite dame, partez sans payé, c'est offert !

Le rouleau de ticket qui tombe en panne à votre passage alors que vous avez déjà attendu 30 minutes car devant vous, y'en avait un qui n'avait pas fait pesé ses tomates, et que la caissière prenait sa pause, donc le temps de changer de personne...

Y'en aurait tellement à dire et à écrire...

<{POST_SNAPBACK}>

une solution: les courses en semaine à 19 ou 20h :D

et le samedi de libre 8)

Posté(e)

Perso quand je rentre du boulot, avec des km dans les jambes je n'ai aucune envie d'aller faire les courses...

Au revoir et merci. Bientôt 3 ans et tu nous manques toujours autant

Trop d'étoiles brillent sur Gerland...

Posté(e)

En IdF, un supermarché qui le samedi après-midi n'est ni bondé ni pillé, c'est bien rare. Et ici à Meaux, tout ferme à 19h 30... enfin ça n'est pas le sujet du tout.

Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015).

Posté(e)
Perso quand je rentre du boulot, avec des km dans les jambes je n'ai aucune envie d'aller faire les courses...

<{POST_SNAPBACK}>

moi non plus mais avec les supermarchés qui ferment à 22h à Paris on trouve bien un soir pour y perdre 30 ou 45 minutes...

Posté(e)

Ouaip, quand je fais les courses, j'aime autant y aller un soir de semaine, après 19/20h. Sinon, je peux devenir dangereux.

Glurp

Hexa.jpg

Posté(e)

Je vous rassure, au maximum, j'essaye de faire mes courses en sortant du taf, la semaine, entre 18h et 20h... Et j'évite le plus possible les papys mamys du samedi après midi :P

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