Posté(e) le 14 octobre 200520 a comment_99766 Pour ceux qui n'auraient pas vu jeudi sur football365.fr : LES grands Moments de MA carriere : Le livre d'or de florian Maurice Mercredi 28 septembre, Florian Maurice a raccroché ses crampons. Longtemps considéré comme l'un des meilleurs espoirs français, « Flo » a souffert de nombreuses blessures et d'une grosse désillusion chez les Bleus. Il revient sur les grandes dates de sa carrière. 8 août 1992 - Bordeaux-Lyon « Il s'agit de mon premier match en Première Division. J'avais joué milieu droit. En réserve, j'étais même numéro dix à cette époque-là. Je n'ai commencé à jouer attaquant que l'année suivante. Cela ne s'était pas trop mal passé mais je n'avais pas non plus fait un grand match. L'essentiel avait été de faire un bon résultat à Bordeaux (0-0). Pour la première fois de ma carrière, j'avais fait le stage d'avant-saison avec les pros. Raymond Domenech était l'entraîneur de l'OL à l'époque. Comme cela s'était très bien passé durant la préparation et les matchs amicaux, le coach m'avait aligné d'entrée ce jour-là. Cela reste un très bon souvenir. » 2 septembre 1996 - Nantes-Lyon « Je fête ma première sélection le 31 août contre le Mexique (2-0) au Parc des Princes. J'étais entré en jeu vingt minutes à la place de Nicolas Ouédec alors que je rentrais à peine des JO. J'aspirais rapidement à être de nouveau sélectionné mais deux jours après, je me romps le tendon d'Achille en championnat. En plein match et devant les caméras de Canal+. Il restait une dizaine de minutes en première mi-temps et sur un saut, je suis retombé sur la pointe du pied. J'ai senti un grand boum dans ma cheville sans savoir ce que c'était exactement. J'ai eu tout de suite des fourmis dans le pied. On m'a sorti de la pelouse et j'ai eu le diagnostic dès la fin du match. Le docteur Ferret m'a dit que je me ferais opérer et que cela irait. Mais à l'époque, c'était une blessure très peu courante, surtout pour un joueur de 22 ans. Je ne savais pas si j'allais pouvoir revenir. Le club s'est posé pas mal de questions aussi. C'est l'un des souvenirs qui m'a le plus marqué. Cela a stoppé complètement ma dynamique. Il s'agit de ma première vraie et grave blessure : celle qui est à l'origine de pas mal de choses ensuite. J'étais à mon top, je venais de fêter ma première sélection, tout se passait très bien et cela aurait pu enchaîner pas mal de choses pour moi. Mais il y a eu ce couperet de sept mois. Cela a été très difficile à encaisser. » 12 novembre 1997 - France-Ecosse « On dispute un match amical contre l'Ecosse à Saint-Etienne. Je ne suis pas titulaire. C'est le match qui précède celui de l'inauguration du Stade de France contre l'Espagne, le 28 janvier. La veille, Aimé Jacquet m'attrape dans sa chambre en compagnie de Bergeroo. Il me fait comprendre qu'il compte sur moi. Il m'explique que je ne disputerai pas ce match-là mais que je serai titulaire face à l'Espagne. Il me dit clairement qu'il faut que je me prépare car je serai son attaquant de pointe pour le Mondial. Il s'engage à me dire cela sept mois avant la Coupe du Monde. J'ai été surpris par la suite de ne plus être convoqué. Pour ce France-Espagne, j'ai quand même été convoqué mais je suis resté sur le banc sans jouer. Ensuite, plus rien jusqu'à la Coupe du Monde. Je n'ai été de nouveau sélectionné que deux mois après pour un France-Maroc (1-0). Ce n'était plus Jacquet mais Roger Lemerre. Je faisais une bonne saison avec Marseille et il m'a repris. Pour en revenir à Jacquet, disons qu'il a fait ses choix. Je n'avais pas non plus fait une grande saison avec le PSG et il pouvait se permettre de ne pas me sélectionner. Il ne pouvait peut-être pas non plus parler à tous les joueurs qu'il n'a pas pris. Maintenant, pour moi, ce n'était plus une surprise : je n'étais plus sélectionné donc je savais que je n'allais pas faire la Coupe du Monde. » 22 août 1998 - Marseille-Montpellier « C'était un match historique, exceptionnel. Nous sommes menés 4-0 et nous gagnons 5-4 en fin de match. C'est vraiment un souvenir inoubliable pour moi, d'autant plus que j'avais marqué mon premier but au Vélodrome ce soir-là. J'avais inscrit le premier but en notre faveur et j'avais relancé la machine de la tête sur un but pas mal du tout. Nous étions complètement dominés et puis finalement, nous revenons en seconde mi-temps et nous marquons cinq buts. C'était de la folie ! A la pause, le discours de Rolland Courbis avait été extraordinaire et je ne suis pas prêt de l'oublier. Il nous avait dit : « Je joue souvent à la pétanque et cela m'est déjà arrivé de perdre 12-0 et de finir par gagner 13-12. » C'est tout ce que Rolland avait dit. Nous perdions 4-0 à la mi-temps face à une équipe de Montpellier qui jouait le maintien à l'époque alors que nous, nous visions le titre. Cela sifflait de partout mais cela s'est totalement inversé en seconde mi-temps. Beaucoup de gens ont quitté le stade à la mi-temps et ont manqué tout le spectacle de la seconde mi-temps. Notre dernier but vient à la 92eme, à la suite d'une faute de Serredzum sur Robert Pires. Laurent Blanc avait transformé le penalty. » 2 mars 1999 - Marseille-Celta Vigo « Cela reste un très bon souvenir pour moi. Nous avions gagné 2-1 au Vélodrome, j'avais marqué deux buts magnifiques. C'était vraiment une superbe soirée pour moi. Le week-end précédent ce match, je m'étais procuré pas mal d'occasions mais je n'avais pas marqué. Rolland, qui avait tout fait pour que je vienne, était venu me voir la veille en m'annonçant que c'est moi qui allais qualifier l'OM. Résultat, je lui rends la pareille en marquant deux buts de fou? C'est l'un de mes plus grands matchs avec l'OM. Cette saison-là en Coupe de l'UEFA, j'avais marqué quatre buts et nous étions allés en finale contre Parme à Moscou. Mais il n'y avait pas eu photo. Nous avions tous été bidons. Après la bagarre de la demi-finale à Bologne, il manquait tout le monde dans notre équipe (Luccin, Ravanelli, Blondeau et Dugarry étaient suspendus?). Et en face de nous, il y avait des robots. » Aurélien CANOT Pas grand chose sur Lyon, et pas beaucoup de matchs qui comptent !... La brève des cahiers du Foot est (drôlement) féroce mais hélas réaliste : guère épais "Les grands moments de ma carrière: Le livre d'or de Florian Maurice" (F365). Le premier livre qui peut servir de marque-page pour un autre livre. Signaler
Posté(e) le 16 octobre 200520 a comment_99865 Et le speaker, qui s'en souvient quand il annonçait Florian ? "Numéro 9, El Goléadoooooooooooooooooooooooor, Floriaaaaaaannnnnnnnnnnnnnn Maaaaaaaaaauuuuuuuuuuuuuuuuuuurice !!!" Moi j'ai deux souvenirs particiliers à propos de Florian. D'abord son but contre guingamp, une reprise de volée en talonnade, terrible, je n'ai jamais revu ce geste nul part, il était en pleine confiance, hors du commun. Le deuxième c'est son but vainqueur contre Monaco en quart de finale de la coupe de la ligue en 96. On ne l'avait pas vu du match, l'OL baffouillait son football, et j'étais à Jean Jaurès, derrière une bande de costards cravate qui n'a pas arrêté de le pourrir tout le match. Je ne vous cache pas que j'attendais qu'une chose, qu'il marque. Ce fut fait, j'ai sauté, craché, hurlé ma joie, et dans un élan de connerie j'ai commencé à pourrir les mecs devant moi, prêt à les bouffer. Toute la fin du match je les ai insulté, ils ont fini par se tirer avant la fin, blasés... Je n'ai jamais remis les pieds à Jean Jaurès. Signaler
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