Posté(e) le 16 janvier 200620 a comment_116494 Eh, oui, une fois n'est pas coutume, je suis, et c'est assez exceptionnel pour etre souligné, 100% d'accord avec notre quotidien sportif nationnal.... CE N?EST PASun phénomène nouveau qui inspire ces lignes, mais une source d?énervements sans cesse répétés. On aurait pu écrire ce qui suit la semaine dernière.On pourrait repousser cela à la semaine prochaine et elles seraient toujours d?actualité. Elles témoignent juste d?une évolution du jeu, née voilà une quinzaine d?années vraisemblablement. Maxime Bossis, ancien défenseur international des années 1970-1980, assure n?avoir pas connu, sauf cas exceptionnel, ces situations de jeu polluantes aujourd?hui banalisées, voire carrément intégrées à la façon de jouer et, hélas, d?arbitrer. De quoi s?agit-il ? De cette loi de la jungle qui sévit dans les surfaces de réparation, lors de l?exécution des corners et des coups francs indirects principalement. Vous le voyez, l?affaire n?est pas nouvelle. Il faut craindre que le problème ne se réglera pas instantanément, sous l?effet d?un texte impératif de l?International Board (il y en eut un, au moins, en 2001) ou d?une volonté de sanctionner systématiquement les fautes qui saisirait un jour un arbitre aux idées suicidaires. Les textes existent, pourtant. Finissant par croire qu?un changement de règle nous avait un jour échappé, nous nous sommes plongés dans la lecture édifiante des lois du jeu, telles que chacun peut les lire dans lesdocuments de la FFF et les télécharger sur Internet. La loi 12 dit ceci : « Un coup franc direct est accordé à l?équipe adverse du joueur qui, de l?avis de l?arbitre, commet, par inadvertance, par imprudence ou par excès de combativité » l?une des dix fautes énumérées ensuite, parmi lesquelles celles-ci : « bousculer un adversaire » et « tenir un adversaire ». Plus loin, parmi les instructions supplémentaires pour arbitres, on lit ceci : « Tenir un adversaire : il est couramment reproché aux arbitres de ne pas identifier et sanctionner correctement le fait de tenir un adversaire ; ne pas sanctionner adéquatement le fait de tirer le maillot ou de tenir par le bras peut donner lieu à des situations conflictuelles et c?est pourquoi il est instamment recommandé aux arbitres d?intervenir rapidementet avec fermeté conformément à la loi 12. » Si ce n?est pas un appel pressant à la « sanction administrative » dont Gilles Veissière s?amuse à médiatiser l?expression, qu?est-ce que c?est ? Ne lésinant sur aucun moyen moderne d?information, nous avons voulu vérifier ce qu?il fallait entendre par tenir et bousculer. LeDVDproduit par la FIFA en2004 sur l?histoire des lois du jeu est explicite. Les exemples montrés sont on ne peut plus clairs : tenir veut dire tenir, bousculer signifie bien bousculer et inclut le fait de tirer le maillot. On peut donc en conclure que, sur chaque corner, sauf exception, les arbitres ne sont pas capables de faire respecter la loi 12, désignée par la FIFA comme étant la plus importante des règles administrant le jeu. On est même prêt à parier qu?ils pourraient systématiquement siffler un penalty, les yeux fermés. Ignoreraient- ils pourquoi ils ont sifflé, il se trouverait toujours un défenseur pour le savoir, lui, dans son for intérieur. Au fil du temps, la dérogation à la règle est devenue la règle. Tirer par le maillot, pousser, ceinturer, immobiliser font partie des éléments normaux de technique défensive. Ils sont certainement enseignés dans les écoles de football. Il ne fait aucun doute que les défenseurs n?utilisant pas tous ces moyens d?empêcher l?adversaire de jouer et de se préparer à jouer ne doivent pas être considérés, dans le secret du vestiaire, comme respectueux des règles mais comme irrespectueux des consignes. Résultat, les camps attaquants se sont organisés pour mettre au point des tactiques de riposte, à coups de manoeuvres qu?on croyait également prohibées, comme ces écrans intempestifs et ces obstructions avérées qui se multiplient dans la mêlée du point de penalty. On en vient donc à assister à des scènes surréalistes où plus personne ne regarde ni ne joue le ballon. Le pire, c?est que plus personne ou presque ne s?en étonne ni ne s?en offusque. Dans la surface de réparation, l?usage a pris le pas sur la loi. Alors certes, certains diront qu'ils ne font qu'enfoncer une porte déjà ouverte, mais ils ont le mérite de dire tout haut ce qui devrait etre appliqué sur les terrains.... "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît." [Audiard] "Si vous ne pouvez pas répondre à l'argument de quelqu'un, tout n'est pas perdu. Vous pouvez encore l'injurier." [ Elbert Hubbard ] Signaler
Posté(e) le 16 janvier 200620 a comment_116497 Malheureusement, on ne peut pas s'attendre à un quelconque changement de sitôt... La valeur de quelqu'un se mesure au nombre de ses adversaires. Signaler
Posté(e) le 16 janvier 200620 a comment_116514 Le problème ce n'est d'ailleurs pas seulement que les règles ne sont pas respectées. Il arrive qu'une règle devienne obsolète, et que l'usage la change. Il n'y a plus qu'à ré-écrire la règle et ce n'est pas dramatique. Non le problème c'est que ces actes illicites sont de l'anti-jeu pur et simple. Plus on ceinture, plus on bouscule, plus on tire et moins on joue au football, tout simplement. Au final ce n'est plus le joueur talentueux qui l'emporte mais le plus fourbe, le plus vicieux. D'ailleurs si on veut augmenter le spectacle, inutile de réfléchir à des augmentations de la taille des cages ou autres gadgets. Suffirait déjà de sanctionner régulièrement tous les actes d'anti-jeu. Mais ce n'est pas si simple car aujourd'hui l'arbitre zélé qui se mettrait à faire appliquer les regles serait aussi voyant qu'un gros bouton sur le nez et le pauvre prendrait carrément des risques pour sa sécurité ! OL, ça l'fait. Signaler
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