Posté(e) le 29 juin 201015 a comment_240674 . Modifié le 8 juin 201312 a par Exilé17 Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 9 juillet 201015 a comment_241178 Gallas a-t-il une dent contre la FFF? Selon le10 Sport de vendredi, William Gallas aurait souffert d'un mal de dent pendant le stage pré-Mondial en Tunisie. Refusant de se faire soigner par un praticien local, le défenseur aurait exigé que la FFF affrête un avion pour transporter son dentiste personnel. Coût de l'opération: 25.000 euros. Le calvaire de Gourcuff Le témoignage est anonyme et il est publié par le site www.chezlesgirondins.com, donc à prendre avec des pincettes puisque Gourcuff évolue à Bordeaux. Mais selon une source proche du joueur, le meneur bordelais a vécu un calvaire en Afrique du sud. «Evra, Gallas, Anelka et Ribery ont surnommé Gourcuff "la Nouvelle Star". Ces quatre joueurs avaient pour rituel de mettre une claque derrière le crâne de Gourcuff à chaque fois qu'il passait devant eux dans l'allée du bus. Un jour, Evra est allé plus loin que d'habitude et Gourcuff a répondu. Alors que le ton montait entre les deux joueurs, Alou Diarra s'est interposé et a signifié à Evra que s'il voulait avoir à faire à Gourcuff, il devrait d'abord avoir à faire à lui. Sur ce, Ribery, Gallas et Anelka se sont levés pour montrer leur soutien à Evra, alors que les Bordelais Carrasso et Planus en ont fait de même pour montrer leur soutien à leurs coéquipiers en club. C'était très tendu.» Signaler
Posté(e) le 9 juillet 201015 a comment_241183 Le calvaire de Gourcuff Le témoignage est anonyme et il est publié par le site www.chezlesgirondins.com, donc à prendre avec des pincettes puisque Gourcuff évolue à Bordeaux. Mais selon une source proche du joueur, le meneur bordelais a vécu un calvaire en Afrique du sud. «Evra, Gallas, Anelka et Ribery ont surnommé Gourcuff "la Nouvelle Star". Ces quatre joueurs avaient pour rituel de mettre une claque derrière le crâne de Gourcuff à chaque fois qu'il passait devant eux dans l'allée du bus. Un jour, Evra est allé plus loin que d'habitude et Gourcuff a répondu. Alors que le ton montait entre les deux joueurs, Alou Diarra s'est interposé et a signifié à Evra que s'il voulait avoir à faire à Gourcuff, il devrait d'abord avoir à faire à lui. Sur ce, Ribery, Gallas et Anelka se sont levés pour montrer leur soutien à Evra, alors que les Bordelais Carrasso et Planus en ont fait de même pour montrer leur soutien à leurs coéquipiers en club. C'était très tendu.» Pourquoi ça ne me surprendrait même pas ? Content qu'aucun Lyonnais n'ait l'air concerné... Signaler
Posté(e) le 9 juillet 201015 a Auteur comment_241184 le seul Lyonnais un peu concerné par le merdier, c'est Toulalan, qui a été écoeuré par le forcing fait par les anciens au sujet des primes lors du stage préparatoire. Signaler
Posté(e) le 10 juillet 201015 a comment_241198 le seul Lyonnais un peu concerné par le merdier, c'est Toulalan, qui a été écoeuré par le forcing fait par les anciens au sujet des primes lors du stage préparatoire. Lloris était quand même sorti du second match en refusant les interview sinon il allait balancer... Et Govou a bien pris pour sa gueule dans la presse (il a été effectivement moyen et aligné à chaque match sauf le dernier par... Mince, comment s'appelait le gars censé gérer ce merdier déjà...) Les lyonnais ne l'ont pas ouvert, mais je ne suis pas sur que le séjours ne les aient pas touché quand même... (Bon, Réveillère peut être un peu moins, et encore..) Le Google Agenda dynamique de l'OL téléchargement Signaler
Posté(e) le 10 juillet 201015 a comment_241200 Je suis bien contant que les lyonnais n'ont pas trempés dans la mutinerie. Pour moi je crois fermement les propos tenues sur gourcuf. Dans les mutins il faut ajouter malouda. Donc ribery, evrard, gallas, malouda, Et j'en oublie deux sont tout simplement des mercenaires, à en oublier leur patie. THURAM grand monsieur il a parfaitement analysé, c'est normal il habite à 15 KM de chez moi. Signaler
Posté(e) le 10 juillet 201015 a Auteur comment_241202 Effectivement, Govou s'est prononcé en faveur du boycott Signaler
Posté(e) le 11 juillet 201015 a comment_241216 Le 10/07/2010 à 23:37 | Mis à jour le 10/07/2010 à 23:42 Foot - Bleus Toulalan «accepterait» les sanctions Dans une interview au JDD, Jérémy Toulalan livre à son tour sa version des faits sur la grève de l'entraînement de l'équipe de France. «Tout le monde était d'accord» assure-t-il. «On a tellement fait n'importe quoi qu'on accepterait. Mais les sanctions doivent être collectives et non individuelles». Jérémy Toulalan s'est exprimé à son tour sur la désastreuse campagne des Bleus en Afrique du Sud. Dans une interview publiée dimanche dans le Journal du dimanche, dont certains extraits sont disponibles sur le site du journal, le milieu de terrain explique qu'avant de faire la grève de l'entraînement, les joueurs ont eu «une discussion le samedi soir : personne ne s'est manifesté. Donc oui, tout le monde était d'accord. Peut-être que certains n'ont pas osé... Moi-même, j'ai d'énormes regrets. Car j'aurais pu le faire. Je ne suis pas fier de ce qui s'est passé, mais j'assume. On était tous dedans. Celui qui dit le contraire est un menteur». «Je l'avais dit : c'était au capitaine d'aller la lire. Mais on était dans un tel truc que c'était compliqué» Le milieu de terrain défensif, 36 sélections, revient également sur la réaction du groupe lorsqu'il a appris l'exclusion de Nicolas Anelka : «On a essayé d'organiser une réunion pour qu'il aille s'expliquer avec le coach. Elle n'a jamais eu lieu car la décision de son exclusion avait été prise. On a regretté la forme plus que le fond. Dans le communiqué, on a essayé d'expliquer cela». Toulalan reconnaît aussi être à l'initiative, «avec quelques joueurs», de la lettre justifiant la grève. «On a couché des idées pour expliquer notre démarche. Puis avec nos conseillers, on a essayé de mettre ça en forme pour être bien compris. On a essayé de maîtriser les choses, même si c'était peut-être indéfendable», explique-t-il également. Le Lyonnais reconnaît enfin qu'il n'était «pas bien» lorsque Raymond Domenech a lu cette lettre des joueurs devant la presse. «Je l'avais dit : c'était au capitaine d'aller la lire. Mais on était dans un tel truc que c'était compliqué», a-t-il déclaré. - A.D. Signaler
Posté(e) le 11 juillet 201015 a comment_241222 Avec tout cela, Robert DUVERNE ne fait plus partie du staff. On sanctionne quelqu'un qui a osé faire front aux mutins, bravo BLANC, toi aussi tu es com pétant. Signaler
Posté(e) le 11 juillet 201015 a comment_241224 Où parle-t-on de sanction pour Duverne ? Evitez-moi la réponse à la con... Modifié le 11 juillet 201015 a par JTABG69 Signaler
Posté(e) le 11 juillet 201015 a comment_241225 C'est déguisé , mais cela est réel. N'oublie pas que à l'origine c'est la fédé qui est venue le chercher, et suite à l'altercation avec l'individue, il est remplacé. Voilà manue une réponse comme tu dis à la CON. Il est vraie que ta réaction est pareille. Signaler
Posté(e) le 11 juillet 201015 a comment_241226 "Réponse à la con" ne t'était pas destiné Jacquot, donc zen. Maintenant, Duverne n'est pas le seul à ne plus faire partie du staff car celui-ci est remplacé en intégralité. Sur ce, je vais revoir ma réaction à la con afin de m'amélorier au mieux... Signaler
Posté(e) le 11 juillet 201015 a comment_241227 Hého du calme les gars, on n'est pas en équipe de France ici ! Signaler
Posté(e) le 11 juillet 201015 a comment_241228 Pathétiques (suite) : Lizarazu allume Toulalan 11/07/2010 14:56 Alors qu'on l'imaginait plutôt comme un suiveur, Jérémy Toulalan a expliqué dans le JDD qu'il avait été l'un des meneurs et l'un des instigateurs de la lettre justifiant la grève de l'entraînement le dimanche 20 juin à deux jours du match face à l'Afrique du Sud (voir lien ci-dessous). Des révélations qui ont déçu Bixente Lizarazu, l'ancien international et aujourd'hui consultant (photo Presse-Sports). «C'est pire que ce que je pensais finalement, a déclaré l'ancien défenseur dans Téléfoot. Je me rappelle aussi d'une de ses déclarations où il avait dit «les joueurs de France 98 nous font chier». A cette époque-là, on avait vanté son tempérament, son caractère et son courage. Le courage, ce n'est pas exactement ça. A un moment donné, quand tu parles, il faut l'assumer derrière. Quand tu te retrouves dans un bus et que tes copains font n'importe quoi, il faut avoir là le courage de sortir ou de leur dire «vous faites n'importe quoi les gars, je me casse. Si vous ne voulez pas venir, je me casse.» C'est une grande déception parce que je pensais que, lui, aurait eu la lucidité à un moment donné comme certains, et ce n'est pas le cas.» Leboeuf : «Evra n'était donc pas tout seul» Annoncé comme candidat au futur capitanat sous les ordres de Laurent Blanc, Toulalan voit son statut remis en cause d'après Franck Lebeuf, lui aussi présent sur TF1, dimanche matin. «C'est Laurent Blanc qui prendra la décision mais je pense que ça remet beaucoup de choses en cause puisqu'on a parlé de sanction pour Patrice Evra en tant que capitaine. Là, on vient d'avoir la confirmation qu'il n'était pas tout seul, a souligné l'ancien défenseur central. Donc, ça remet des choses en cause puisqu'on comptait faire de Toulalan le capitaine de l'équipe de France. Là, je pense qu'il y a des choses à revoir. Il faudra vraiment que Laurent (Blanc) mette tout à plat et sache avec qui il va naviguer parce que là, il navigue en eaux troubles.» De son côté, Fabien Barthez préconise au Lyonnais de «changer de conseiller». «Je ne suis pas déçu car il a déjà eu des petits mots à propos de 98 qui m'ont évidemment touché. Je ne suis pas déçu mais il faut croire aux hommes donc il faut aller au bout avec eux. On a la chance d'avoir un gars comme Laurent Blanc qui va reprendre tout ça et qui va essayer de les remettre dans le droit chemin.» Modifié le 11 juillet 201015 a par Titouplin Signaler
Posté(e) le 15 juillet 201015 a comment_241430 On apprend pas grand chose mais les petits taquets qu'il met à Lizarazu font bien plaisir Anelka : «Qu'ils parlent maintenant» Nicolas Anelka est revenu jeudi dans France Soir sur les évènements qui ont conduit à son exclusion des Bleus durant la Coupe du monde. Selon lui, «tout le monde était solidaire» pour faire la grève. Pour ses premiers mots, quelques heures après son exclusion du groupe France, le 19 juin en Afrique du Sud, Nicolas Anelka avait déjà choisi France Soir. Avant de prendre l'avion pour rentrer chez lui, l'attaquant français avait brièvement donné sa version des faits, promettant surtout de s'expliquer plus tard. Ce qu'il fait donc jeudi, à nouveau dans le même quotidien. «Jérémy (Toulalan) est un joueur de caractère. Il faut une forme de courage et un gros mental pour assumer cela». Actuellement en vacances à Bali, le joueur de Chelsea ne semble pas avoir digéré la tournure des événements, pour sa première Coupe du monde. «Ça devait exploser», estime-t-il, lui qui a également choisi de parler pour saluer le courage de Jérémy Toulalan. Dans Le Journal du Dimanche, le milieu de terrain avait reconnu qu'il faisait partie de ceux qui étaient à l'origine de la lettre lue par Raymond Domenech, le fameux dimanche de grève à Knysna. «Il faut une forme de courage et un gros mental pour assumer cela», juge Anelka, «fier d'avoir joué avec lui et avec toute l'équipe de France. Jérémy est un joueur de caractère, poursuit-il. Il l'avait prouvé en critiquant France 98, il vient à nouveau de le démontrer. Tout le monde était solidaire», assure également l'attaquant tricolore. «S'il y avaient des joueurs qui voulaient s'entraîner, qu'ils parlent maintenant», réclame-t-il encore, pour qui un clash devait de toute façon forcément arriver. «Cela serait arrivé par quelqu'un d'autre», selon lui. «Que Lizarazu arrête de parler de respect» Bixente Lizarazu et Nicolas Anelka ont porté le maillot de l'équipe de France ensemble à plusieurs r Anelka profite également de cet entretien pour régler ses comptes avec Bixente Lizarazu, dont il n'apprécie pas du tout, mais alors pas du tout, la façon de dézinguer les footballeurs à tout-va. «Lizarazu, c'est qui ?, s'interroge-t-il avec ironie. Lorsqu'il parle et qu'on l'écoute, on a l'impression d'entendre une légende vivante. C'est juste un ancien joueur en manque de reconnaissance, frustré de la reconversion réussie de ses potes girondins Zidane et Dugarry», assène l'attaquant de 31 ans, qui vient de juste de prolonger son contrat chez les Blues, avant d'enfoncer le clou : «Tout ce qu'il a trouvé comme reconversion, c'est le torpillage. Mais ça, la terre entière sait le faire. A-t-il oublié qu'il était à la Coupe du monde 2002 ? Je n'avais pas été retenu dans la liste mais je m'étais abstenu de tout commentaire. Jamais je ne me serais permis de tailler ainsi (...) Qu'il arrête de parler de respect : on a tous en mémoire la gifle adressée à son capitaine au Bayern Munich...», conclu Anelka, remonté comme jamais. En revanche, on attend toujours un mot sur les fameuses insultes prononcées à l'égard de Raymond Domenech. Peut-être la troisième fois ? Signaler
Posté(e) le 23 juillet 201015 a comment_241645 Laurent Blanc a été entendu ce vendredi 23 juillet par le Conseil Fédéral auquel il a présenté son staff et son projet sportif. Il a également proposé au Conseil Fédéral, qui l'a accepté, de ne retenir pour le match amical Norvège-France, du mercredi 11 août à Oslo, aucun des 23 joueurs officiellement sélectionnés par la Fédération Française de Football pour la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Laurent Blanc communiquera la liste des joueurs retenus pour ce match Norvège-France, le jeudi 5 août, à 11h30, au siège de la FFF. Signaler
Posté(e) le 23 juillet 201015 a comment_241649 Bonne décision à mon sens. A erreur collective, sanction collective. On repartira sur des bases plus saines, du moins j'espère. Dommage qu'il n'y ait qu'un match de préparation mais Blanc devait marquer le coup à sa manière me semble-t-il. Signaler
Posté(e) le 23 juillet 201015 a comment_241652 Bonne décision à mon sens. A erreur collective, sanction collective. On repartira sur des bases plus saines, du moins j'espère. Dommage qu'il n'y ait qu'un match de préparation mais Blanc devait marquer le coup à sa manière me semble-t-il. Je ne pense pas qu'il aurais pris le risque sur un match décisif... Ce match amical tombe bien pour solder l'affaire. (enfin c'est ce qu'il espère) C'est les norvégiens qui doivent l'avoir mauvaise de se retrouver face à une France B... de ce coté là, ça manque aussi un peu de respect, mais bon, la paille, la poutre, tout ça... Le Google Agenda dynamique de l'OL téléchargement Signaler
Posté(e) le 23 juillet 201015 a comment_241655 C'est pas l'équipe B c'est l'équipe D là. Je trouve ça décevant pour le moment parce que exclure les joueurs pour début aout je dirais "t'en mieux pour eux ça fait leurs affaires" , J'aurais préféré qu'on en exclu une dizaine pour le premier match des qualifs, et puis leur dire que vu qu'on sait pas tout si y en a un qui a rien à se reprocher dans les 10 et bah il a qu'à montrer qu'il sait rebondir par la suite. Basta. Là c'est ridicule le match fait chier tout le monde, j'en suis sur. Ils sont veinards c'est mon avis. Signaler
Posté(e) le 24 juillet 201015 a comment_241656 Yep, je suis certain que Papapuel (je précise, c'est pour le différencier de Fistonpuel) sera ravi de ne pas voir Toulalan, Lloris et Réveillère partir entre le 1er et le 2nd match de la saison de L1 faire un match international alors qu'ils sont déjà rentrés tard de vacances et qu'ils n'ont pas fait la totalité de la préparation... Le Google Agenda dynamique de l'OL téléchargement Signaler
Posté(e) le 24 juillet 201015 a comment_241657 Yep Il y aurais des Lyonnais susceptible d'être là? Au fond oui ... Cissokho, Boumsong, Gonalons, Briand... Modifié le 24 juillet 201015 a par Vinsdemitry Signaler
Posté(e) le 24 juillet 201015 a comment_241658 Yep Il y aurais des Lyonnais susceptible d'être là? Au fond oui ... Cissokho, Boumsong, Gonalons, Briand... Gonalons, c'est optimiste, y a d'autres français a son poste... Boum, si l'idée de Blanc est de travailler pour l'avenir, c'est pas sur. Cissokho et Briand par contre... Gomis pourrais aussi en être... Mais ce sont des lyonnais qui auront fait toute le prépa, donc, c'est moins gênant pour l'OL... Le Google Agenda dynamique de l'OL téléchargement Signaler
Posté(e) le 30 juillet 201015 a comment_241887 L'Equipe fera citer les témoins À la suite de la publication des propos tenus à la mi-temps du match France-Mexique (0-2) par Nicolas Anelka à la une de L'Équipe le 19 juin dernier, ce dernier a assigné L'Équipe devant le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation. Une première audience de fixation est prévue dans le courant de l'automne. L'Équipe se défendra en faisant citer les différents témoins de la scène. Voilà qui devrait relancer un peu l'histoire et arriverait au meilleur moment puisque la "taupe" sera peut-être encore dans le vestiaire Signaler
Posté(e) le 30 juillet 201015 a comment_241891 Voilà qui devrait relancer un peu l'histoire et arriverait au meilleur moment puisque la "taupe" sera peut-être encore dans le vestiaire L'équipe c'est vraiment bidon : o et après ça parle de la liberté de la presse. Signaler
Posté(e) le 9 août 201015 a comment_242102 INTERVIEW - Le capitaine des Bleus lors du Mondial sort du silence en exclusivité pour Le Figaro. Depuis des semaines, il se taisait, encaissait les attaques, en particulier celles de Lilian Thuram. Aujourd'hui, Patrice Evra, capitaine des Bleus lors d'une Coupe du monde de triste mémoire, a décidé de répondre. LE FIGARO. - Avec Abidal, Ribéry, Toulalan et Anelka, vous avez été déféré devant la commission de discipline de la FFF. Comprenez-vous la décision du conseil fédéral ? Patrice EVRA.- Je suis surpris, parce que j'avais l'impression que tout le monde voulait tourner la page du Mondial… Il faut penser au futur. Pourquoi nous sanctionner plus que d'autres ? On l'a déjà été. La sanction de ne pas sélectionner les 23 mondialistes pour le match en Norvège est cohérente. Elle montrait qu'il n'y avait pas cinq ou six meneurs, comme cela avait été écrit. Certains jugent sans doute que vous avez failli dans votre rôle de capitaine… Les joueurs et le staff connaissent la vérité. J'ai été honnête jusqu'au bout avec tout le monde. J'ai tout donné pour remplir mon rôle de capitaine. Certains m'ont chargé sans savoir ce qui s'était passé. J'ai mis tout mon cœur, voilà le résultat ! Domenech m'a même demandé pardon de m'avoir confié le brassard… L'attitude des internationaux en Afrique du Sud a choqué en France… Regrettez-vous la fronde du bus ? Je comprends la déception du public. Je fais mes excuses au public pour le mal que nous avons fait avec l'histoire du bus. À l'issue de notre dernier match contre l'Afrique du Sud, les joueurs ont refusé d'eux-mêmes leur prime (300.000 €). On ne la méritait pas… Il aurait fallu trouver un autre moyen pour signifier notre désapprobation contre l'exclusion injuste de Nicolas Anelka, qui n'était pas le problème majeur mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase… On ne peut malheureusement pas revenir en arrière. Dans notre bun­ker de Knysna, on vivait dans une bulle. On n'était plus dans la réalité. On a pris conscience de la fracture avec le public en recevant des appels de nos proches. Ce qui s'est passé en Afrique du Sud est vraiment grave. La seule chose qui pourra refermer la cicatrice, c'est qu'avec la nouvelle équipe la France se remette à gagner. Comment en êtes-vous arrivés à cette extrémité ? Le Mondial a été un véritable cauchemar. On a oublié l'essentiel, plus parlé de problèmes quotidiens que de foot. Mais il n'y avait plus de dialogue avec le coach. Il n'y avait aucune structure collective, ni de projet. Avant le match de préparation contre le Costa Rica, quelques joueurs lui ont demandé de s'impliquer plus, de nous donner plus de consignes. Il s'est senti agressé. Il a refusé l'échange. On a fait tous les matchs de préparation avec un système avant d'en changer pour celui d'ouverture du Mondial contre l'Uruguay. Ce n'était pas cohérent. Que s'est-il passé dans le vestiaire à la mi-temps de France-Mexique ? Pendant dix minutes, le coach n'a pas parlé puis, d'un coup, il a dit à Anelka : «Putain, je te dis de rester en pointe mais tu décroches ! » Nico lui a répondu. Il y a eu un échange de mots. Mais pas ceux retranscrits en une de L'Équipe. Je me suis alors levé pour calmer les esprits. Pourquoi avez-vous estimé son exclusion injuste ? Après la parution de L'Équipe, le président de la Fédération et le coach m'ont convoqué pour me dire qu'ils étaient dans l'obligation de l'exclure. Je leur ai répondu que ce n'étaient pas ses mots. Tous les joueurs le savaient. Boghossian (l'adjoint de Domenech) a suggéré qu'avec d'autres cadres - Ribéry, Toulalan, Gallas, Henry, Abidal, Govou - on lui demande de présenter des excuses publiques. Nico a accepté de le faire devant le staff et les joueurs mais pas dans les médias puisqu'il souhaitait porter plainte contre L'Équipe. Est-il exact qu'il a voulu quitter le groupe dès le stage en Tunisie ? Il se sentait frustré de ne pas pouvoir apporter plus en raison de son positionnement. Il a voulu partir. Je lui dis qu'on avait besoin de lui. Il est resté sans être convaincu… Comment l'idée du boycott de l'entraînement a-t-elle germé ? Avant de partir, Anelka a fait un discours fataliste. Les joueurs l'ont applaudi et certains ont lancé l'idée de faire quelque chose pour montrer le mal-être du groupe. D'où l'idée du boycott de l'entraînement. Je leur ai demandé s'ils en étaient sûrs. Tout le monde a approuvé. Personne n'a réalisé l'impact que cela pouvait avoir… Racontez-nous l'épisode du bus… Tout était prévu la veille. Le coach sentait que quelque chose se tramait. Je lui ai dit qu'il y aurait des conséquences. Domenech a souri. Un joueur venait de lui dire qu'il était dégoûté du football. L'attaché de presse devait transmettre le communiqué aux journalistes. Le coach a tenté de nous en dissuader. J'ai demandé alors plusieurs fois à mes coéquipiers s'ils voulaient descendre du bus. Personne n'a répondu. Domenech voulait qu'on lise le communiqué. Je me suis levé pour le faire. Je serais allé au feu pour mes partenaires. Mais Domenech a alors décidé de le lire lui-même… Peut-on parler de fracture entre les joueurs et Raymond Domenech ? Quand Claude Onesta et Stéphane Diagana sont venus à Tignes, certains joueurs m'ont dit : «Il fait venir des champions, mais lui n'a rien gagné... » Je recevais des plaintes après chaque entraînement. Les joueurs lui reprochaient son manque de travail tactique et le décalage avec les exercices auxquels ils sont habitués en club. J'ai essayé de faire passer le message à ses adjoints. Sans résultat. Le groupe l'a alors peu à peu lâché. Personne, ainsi, n'a compris qu'il décide de ne pas titulariser Florent Malouda contre l'Uruguay suite à un tacle appuyé à l'entraînement. Quant à Thierry Henry, il s'est aussi senti abandonné. «Titi» me disait : «Regarde, plus personne ne me calcule. » Il était en pleine forme à l'entraînement, mais on ne le faisait pas jouer. Il a fini par rendre les armes. Domenech a également décidé tout seul de couper la tête de Gourcuff avant le match contre le Mexique. Je n'ai cessé de répéter à mes partenaires qu'il fallait continuer de bosser. Mais, à un moment, ce discours ne passe plus. Pourquoi ne pas avoir remis publiquement Domenech en cause ? Je ne fais pas reposer la responsabilité de l'échec sur l'entraîneur. J'explique seulement ce qui s'est passé. Que le coach soit bon ou mauvais, c'est aux joueurs de prendre en main leur destin. C'est tout le sens de la réunion que nous avions organisé entre nous à Tignes. Les joueurs, moi le premier, nous aurions dû donner plus. Les premiers responsables sont toujours sur le terrain. Cela a été mon message durant toute la compétition. Mais nos prestations n'ont pas été à la hauteur. Le désastre n'était-il pas prévisible, au regard de votre parcours en qualifications ? Je ne vivais pas dans l'illusion, mais dans la confiance des qualités des joueurs. Certains joueurs me disaient qu'on allait dans le mur, mais je voulais y croire. Même si, au fond de moi, je pensais que quelque chose n'allait pas après la défaite contre la Chine. Mais je tenais à la santé du groupe. Mon rôle était d'entretenir la flamme. Pourquoi n'avez-vous pas disputé le dernier match contre l'Afrique du Sud ? Domenech a estimé que je n'étais pas dans les dispositions psychiques de le jouer. Je me suis senti trahi. Jusqu'alors, je n'avais jamais eu de problème avec lui. Il m'a fait passer pour un capitaine qui refusait de prendre ses responsabilités. Ce match, j'avais pourtant envie de le gagner. Je pensais même qu'on pouvait se qualifier. Le coach m'a également empêché de participer à la conférence de presse d'avant-match. Mes coéquipiers m'avaient pourtant demandé d'y transmettre un message d'excuses auprès des Français. Espérez-vous retrouver les Bleus ? Je ne vois pas mon avenir sans l'équipe de France. C'est mon pays et j'y tiens. La Marseillaise me fait vibrer. J'ai toujours envie de mouiller le maillot bleu. Je considérais chaque nouvelle sélection comme une chance à saisir. La seule façon de rebondir, ce sont les résultats. Êtes-vous entré en contact avec Laurent Blanc ? Non. Je pense qu'il a d'autres choses à faire en ce moment que de parler de mon cas personnel… INTERVIEW - Patrice Evra, capitaine des Bleus lors du Mondial, sort du silence en exclusivité pour Le Figaro, et évoque ses relations difficiles avec Lilian Thuram. Ciblé par Lilian Thuram, qui a demandé son bannissement définitif de l'équipe de France lors du Conseil fédéral du 2 juillet dernier avant d'obtenir son passage devant la commission de discipline de la fédération vendredi, Patrice Evra se montre surpris par la position radicale du champion du monde 1998. «Je l'ai appelé pour lui demander des explications. Il ne m'a pas répondu. Je lui ai alors laissé un message assez salé. Il m'a laissé par la suite un message en feignant de ne pas savoir que c'était moi qui l'avais contacté.» Avant de préciser: «Il est libre de dire ce qu'il veut, mais il aurait dû chercher à dialoguer avec moi avant. Dans une interview qu'il a donnée par la suite, il a répété ses propos et affirmé qu'il m'avait appelé et que je n'avais pas daigné lui répondre. C'est faux.» Patrice Evra insiste. «C'est facile de dire qu'avec un autre capitaine que moi les choses se seraient déroulées différemment… Il a sali mon nom sans chercher à savoir ce qui s'était passé. Lilian se prend à la fois pour le nouveau sélectionneur, le président de la fédération et le président de la République. Il se comporte comme le leader du foot français en mettant son départ dans la balance s'il n'y a pas de sanction.» Une première banderille. «Ce que l'on a fait en Afrique du Sud est grave. Pourquoi remettre de l'huile sur le feu? Ce n'est pas le rôle d'un membre du conseil fédéral. Il est temps que Lilian arrête de jouer un rôle qui n'est pas le sien en disant que les Bleus contribuent à faire augmenter le racisme. Il ne suffit pas de se balader avec des livres sur l'esclavage, des lunettes et un chapeau pour devenir Malcolm X…» Puis de s'attaquer au modèle d'exemplarité que Thuram tend à incarner: «En dépit de ses beaux discours sur l'absence d'états d'âme, Thuram avait refusé de s'échauffer avant le match décisif contre l'Italie lors de l'Euro 2008. Il venait d'apprendre qu'il n'était pas titulaire… À l'époque, il jouait aussi l'amnésique en interpellant certains joueurs uniquement par “oh ! jeune”.» Modifié le 9 août 201015 a par tarantino80 Signaler
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