Posté(e) le 23 avril 200818 a comment_190503 Alors que le sujet sur les derniers poilus sombre inéluctablement, Alors que la profanation de la nécropole de Lorette n'a été couverte par les médias que comme profanation de cimetière musulman et pas du tout comme insulte à des soldats de la Grande Guerre, toujours aussi siphonné et déformé, moi, je me suis lancé sur les traces de mes ancêtres en bleu horizon. Pourquoi ? Parce que leur propre famille les avait oubliés. Pourquoi j'ouvre le sujet ? Pour me faire mousser, oui, ça vous avez l'habitude ("comportement histrionique"), mais aussi pour le cas où ça vous donnerait envie de chercher de votre côté, on sait jamais. J'avais déjà parlé de divers sites où trouver les premières informations, je n'y reviens pas. J'ai constaté, et presque découvert par moi-même, que côté maternel (l'autre, j'en sais encore rien) j'avais deux arrière-grands-oncles tués à la guerre, et un arrière-grand-père qui en est revenu. Il y a encore trois mois, je ne savais RIEN d'eux, que leur nom. Pas une photo, pas un livret, pas un carnet, rien. Alors, on commence par un bout : les archives départementales, la fiche de registre matriculaire. "Affecté au 158e régiment d'infanterie le 30 septembre 1915, arrivé au corps le dit jour... Blessé par E.O. multiples (bras, dos, aine) à Souchez (PDC)..." Et ainsi de suite... Alors on cherche et petit à petit, les deux morts, Amédée Cognet et Jean-Baptiste Cajat, les deux oubliés, ressortent de l'ombre. On croise ses recherches avec celles d'autres personnes engagées dans la même quête. Amédée Cognet a été blessé deux fois : dans les Vosges, et dans l'Artois. Je sais maintenant où, à deux cents mètres près. J'ai même reçu, pour l'Artois, une photo aérienne des lieux, prise un mois avant. Entretemps, le front a bougé d'au moins cinquante pas, et une trentaine de mille obus ont dû tomber sur le secteur. Dans le tas, le 105 fusant qui a fait de gros trous dans le bras, le dos et l'aine de l'oncle Amédée. Jean-Baptiste Cajat, lui, il est mort, quand sa pièce a éclaté, ou bien a été contrebattue. Il est enterré à Mourmelon le Petit, et toute la famille l'avait oublié. J'irai le voir. Il doit s'ennuyer. C'est long, l'éternité, surtout dans la craie de Champagne. Le grand-père, c'est le seul des trois qui n'a ni croix de guerre, ni citation. Il y avait pourtant un moyen sûr de l'avoir, la croix, c'était de mourir pour la France. Mais il a fait Lorette et Verdun, puis, à Fleury devant Douaumont, il a été porté disparu. Il a été de ceux qu'on a retrouvés, fait prisonnier. Il était au Camp de la Mort, à Cassel. Il est revenu. Pas de blessure, pas de citation, pas de décoration. Il a peut-être eu le mot de Sieyès : "Moi ? J'ai vécu." Je vais pas le lui reprocher, je suis là. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 23 avril 200818 a comment_190510 :bravo: C'est vrai que le fait de descendre des "survivants" n'incite pas trop à creuser la piste des parents éloignés qui y sont restés... Pour le registre matriculaire, il est consultable (et reproductible) librement ? Signaler
Posté(e) le 23 avril 200818 a Auteur comment_190534 C'est vrai que le fait de descendre des "survivants" n'incite pas trop à creuser la piste des parents éloignés qui y sont restés... Ben moi je suis parti de l'un d'eux, puisque c'est le premier dont on a daigné me parler. J'ai consulté sa fiche sur Mémoire des hommes, mais pas de pot, il a fini sa carrière dans l'artillerie lourde, une arme pour laquelle il est très difficile de trouver les historiques d'unités. Et puis j'ai fini par comprendre qu'on ne passait pas toute sa guerre dans le même régiment et qu'il pouvait être utile de creuser... Pour les registres matriculaires, le problème c'est que ça dépend des départements. Pour l'instant, je suis sur du velours : je fais mes recherches sur des soldats de l'Allier, et ces AD-là envoient la photocopie du registre sur simple demande par mail, sans exiger un justificatif d'aucune espèce. D'autres sont plus chiantes et exigent de se déplacer, voire brandissent la loi des 120 ou 150 ans s'il y a une info à caractère médical, etc... Donc à voir par département, c'est impossible de savoir à l'avance. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 27 avril 200818 a comment_190793 De mes quatre ancêtres directs, ceux que je sais avoir fait la guerre sont un arrière-grand-père du côté de ma mère et un autre du côté de mon père. Quand le premier, Claude Bernelin, revenait en permission (c'est arrivé rarement), un nouvel enfant arrivait 9 mois après. Sa femme était tellement aimante qu'elle est montée une fois le voir au front et en est revenue enceinte aussi. En fait, les enfants nés entre 14 et 18 sont mes grands-oncles et grandes-tantes. Mon grand-père était l'ainé de tous et était déjà né, en 1912. Ce sont mes petit(e)s-cousin(e)s qui doivent être contents de l'amour qui unissait ces deux aïeux... L'arrière-grand-père Claude était l'aîné de 9 enfants, deux de ses jeunes frères sont morts sur le front et n'ont pas eu d'enfants. La plupart des membres de ma famille est restée dans la région lyonnaise depuis. Les deux arrières-grands-oncles n'ont pas été "oubliés" car on s'est toujours raconté ces histoires dans la famille. Peut-être la tradition orale des anciens qui est restée... Tant mieux Le deuxième arrière-grand-père, Marcel Cochard, a été gazé pendant la guerre et en a gardé des séquelles qui l'ont consumé. Il est mort "jeune", 10 ans après la fin de la guerre, en ayant eu (heureusement pour moi) le temps de procréer. Il n'avait aucun frère... Et il n'a eu qu'un seul enfant (mon grand-père). Je n'en sais pas plus... :closedeyes: Et je ne connais pas non plus l'histoire de mes autres arrières-grands-pères et arrières-grands-oncles. Tant va l'autruche a l'eau qu'à la fin elle se cache... Gazon Cochard : le gazon d'un Septuple Champion !! Signaler
Posté(e) le 27 avril 200818 a Auteur comment_190797 Et si j'en crois la base Mémoire des hommes, ce pauvre Marcel Cochard n'a même pas été reconnu Mort pour la France (il existe pourtant un bon nombre de cas d'hommes reconnus MPLF pour une mort survenue largement plus de dix ans après le conflit). L'arrière-grand-père Claude était l'aîné de 9 enfants, deux de ses jeunes frères sont morts sur le front S'agit-il de Jean et Philibert Bernelin ? Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 27 avril 200818 a comment_190818 S'agit-il de Jean et Philibert Bernelin ? Non, du tout ! Il n'y a jamais eu de Philibert chez nous... Malheureusement, je ne me souviens pas de leurs prénoms. Il faudra que je consulte l'arbre généalogique familial. La prochaine fois que j'irai à Lyon et si j'y pense ! :jmecache: Mais merci de l'info, c'est intéressant de savoir qu'il y a des Jean et Philibert Bernelin. Modifié le 27 avril 200818 a par Gaghoo Tant va l'autruche a l'eau qu'à la fin elle se cache... Gazon Cochard : le gazon d'un Septuple Champion !! Signaler
Posté(e) le 28 avril 200818 a Auteur comment_190839 Bon, alors c'est Jean Marie et Emile Victor ! :kisifflote: Il n'y a que six Bernelin morts pour la France. Jean et Philibert sont les seuls à être nés dans le même patelin, d'où mon hypothèse que c'étaient les frères. Parmi les quatre autres, l'un est né dans le 13, un autre s'appelle Philibert Marius. Restent donc Jean Bernelin (rien ne l'exclut à ce stade), Jean Marie Bernelin et Emile Victor Bernelin. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 29 avril 200817 a comment_190954 Bon, alors c'est Jean Marie et Emile Victor ! :kisifflote: Il n'y a que six Bernelin morts pour la France. Jean et Philibert sont les seuls à être nés dans le même patelin, d'où mon hypothèse que c'étaient les frères. Parmi les quatre autres, l'un est né dans le 13, un autre s'appelle Philibert Marius. Restent donc Jean Bernelin (rien ne l'exclut à ce stade), Jean Marie Bernelin et Emile Victor Bernelin. Et bé non, ni l'un ni l'autre, et ni les quatre, ni les trois, et ni les six, ni les dix-huit... :kisifflote: Ils sont de la région lyonnaise... Tu es sûr qu'il n'y en a que six ? Tu as accès à quelles archives ? Ou bien ils ne le sont pas officiellement ou bien ce sont des gros pipoteurs dans la famille Bernelin ! Tant va l'autruche a l'eau qu'à la fin elle se cache... Gazon Cochard : le gazon d'un Septuple Champion !! Signaler
Posté(e) le 29 avril 200817 a comment_190955 Haaa, j'ai réussi à trouver le site en question. http://www.memoiredeshommes.sga.defense.go...1418&_Lg=fr Tu as raison, Exilé, il n'y en a "que" six. Donc soit les Bernelin sont des Marseillais :closedeyes: soit ces archives ne sont pas complètes. :huh: Est-ce possible ? :blink: Sinon, en tapant le nom de jeune fille de ma grand-mère, ça me confirme d'hypothétiques origines de Haute-Loire. Il n'y en a pas "morts pour la France" dans le 69, il y en a 11 dans le 43... Tant va l'autruche a l'eau qu'à la fin elle se cache... Gazon Cochard : le gazon d'un Septuple Champion !! Signaler
Posté(e) le 30 avril 200817 a Auteur comment_190959 A ma connaissance le site Mémoire des hommes est complet. Autant il peut manquer des noms sur les monuments aux morts (a priori j'ai un cas dans ma famille), ou des fiches dans les registres matriculaires, autant je n'ai jamais lu sur le forum 14-18 que je fréquente qu'il pût manquer des MPLF sur Mémoire des hommes... Il faut que tu creuses l'affaire de ton côté... Problème sur les prénoms ? Malades, ou morts après la fin de la guerre non reconnus ? Le moyen de connaître le parcours d'un soldat, en cas de doute, c'est sa fiche de registre matriculaire, mais ça demande du temps pour l'obtenir. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 30 avril 200817 a comment_191036 Les prénoms, je ne les aurai qu'en consultant l'arbre généalogique élaboré par l'un de mes oncles il y a quelques années. Le problème est qu'il est chez mes parents, à Lyon donc, et que je n'ai pas prévu d'y aller avant plusieurs semaines... :rolleyes: Ensuite, les seules personnes qui me racontaient ces "histoires" sont mes grands-parents (décédés maintenant). Ainsi que mes grands-oncles et grandes-tantes que je ne vois plus du tout (beaucoup sont également décédés). Je regarderai les dates de décès sur l'arbre généalogique. Il est très complet : mon oncle est remonté à 1620 !! (les Bernelin étaient installées dans les Dombes à cette époque) Malheureusement, mon arrière-grand-père avait plusieurs frères : il étaient 9... Alors je vais avoir du mal à trouver les prénoms, même en enlevant les soeurs. Ce dont je suis presque certaine, c'est qu'il n'y avait pas de "Philibert", "Jean Marie" ou "Emile Victor" dans cette génération. C'était plutôt du "Claude", "Antoine", "Jean", "Joannes", "Pierre", etc. (De quoi, d'ailleurs, passionner Notre Titou National !! ) Tant va l'autruche a l'eau qu'à la fin elle se cache... Gazon Cochard : le gazon d'un Septuple Champion !! Signaler
Posté(e) le 30 avril 200817 a Auteur comment_191041 Bah tu as deux Jean dans la liste des MPLF, Jean tout court et Jean Marie (ce n'est pas le prénom composé visiblement). De toute façon, je ne peux rien te dire de plus : je n'ai encore pas lu de constat de manque dans Mémoire des hommes. Je te laisse vérifier sur ton arbre généalogique... Modifié le 30 avril 200817 a par Exilé17 Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 1 mai 200817 a comment_191105 Ce dont je suis presque certaine, c'est qu'il n'y avait pas de "Philibert", "Jean Marie" ou "Emile Victor" dans cette génération. C'était plutôt du "Claude", "Antoine", "Jean", "Joannes", "Pierre", etc. (De quoi, d'ailleurs, passionner Notre Titou National !! ) S'il s'agissait des 8e et 9e garçons de la famille, leurs prénoms ont pu sortir un peu de l'ordinaire... cela coûtait rien d'ajouter un "Marie" en 2e position dans l'acte de naissance pour distinguer d'un aîné, ou donner le prénom d'un Philibert de leurs voisins, sollicité comme parrain parce que la famille avait déjà épuisé toutes les combinaisons d'oncles et de grands-parents lors des baptêmes précédents... Enfin cela n'expliquerait pas comment ces arrières-grands oncles seraient allés naître du côté de Roanne... Y a eu du pipotage quelque part chez les Bernelin ! Modifié le 1 mai 200817 a par Titouplin Signaler
Posté(e) le 1 mai 200817 a comment_191116 Enfin cela n'expliquerait pas comment ces arrières-grands oncles seraient allés naître du côté de Roanne... Y a eu du pipotage quelque part chez les Bernelin ! Un Bernelin de ma famille naître dans le 42 ?!?! :nono: Mais enfin... soyons, un instant, sérieux !! -_- Tant va l'autruche a l'eau qu'à la fin elle se cache... Gazon Cochard : le gazon d'un Septuple Champion !! Signaler
Posté(e) le 12 novembre 200817 a Auteur comment_205515 Depuis le 1er novembre, le Service historique de la Défense propose un outil exceptionnel pour aller plus loin dans la mémoire de nos ancêtres soldats de Quatorze. Il s'agit des versions numérisées des Journaux de Marche et d'Opérations des régiments et bataillons de l'armée française. http://www.jmo.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/cdc.html Dans ces JMO : les comptes-rendus rédigés quotidiennement de la vie de l'unité; les attaques, les coups durs, les pertes, les tirs d'artillerie, les déplacements. Ainsi le descendant d'un soldat, s'il possède la fiche Mémoire des hommes (s'il a été tué) ou la fiche de registre matriculaire, peut en quelques clics savoir ce qui s'est passé lors de telle date clé du parcours de l'ancêtre, ou bien suivre au jour le jour sa guerre. Le travail de titan que représentent ces milliers de pages numérisées permet désormais à chacun, sans se muer en rat d'archives, de redonner un peu plus corps à ces hommes perdus. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 19 janvier 200917 a comment_209375 Les Archives municipales de Lyon proposent désormais un accès en ligne gratuit à leurs fonds numérisés, soit près d'un million de pages. La totalité des registres paroissiaux et de l’état civil jusqu’en 1907, les délibérations municipales de 1790 à 2000 ainsi que les délibérations de l’Ancien Régime appelées « actes consulaires » sont désormais consultables depuis internet et font de la Ville de Lyon une des toutes premières grandes villes de France à ouvrir ses fonds au grand public. http://www.lyon.fr/vdl/sections/fr/ Signaler
Posté(e) le 19 janvier 200917 a Auteur comment_209387 Malheureusement, ça ne concerne pas 14, puisque les registres matriculaires sont aux archives départementales. Par contre, sur les archives municipales en ligne, il y a aussi la possibilité de consulter les cadastres, des années 1880 à 1975. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 19 janvier 200917 a comment_209391 J'ai utilisé ce post pour faire référence à des archives, pas forcément en lien avec 14 Signaler
Posté(e) le 19 janvier 200917 a comment_209407 Pour ma part j'ai connaissance du destin de mes 2 arrières grand pères maternels, du coté de mon père je n'en ai jamais entendu parler et vu que je n'ai plus eu de nouvelles de mon père depuis mes 12 enfants ça ne m'intéresse pas. Alphonse Cottez ( le père de mon Grand père ) est décédé au Bois Fumin dans la Meuse le 20 juin 1916, il avait peut de chance de traverser la guerre vu qu'il a été mobilisé dans l'infanterie dès les premiers appels sous les ordres. J'avais lu sur le net à ce sujet qu'à cette période les combats y ont été intenses et meurtriers, mais bon je dirais que c'était comme partout alors. Eugène Guyot était aussi dans l'infanterie. Plus jeune, il n'a été mobilisé qu'en 1917, et est sorti de la guerre, pour décéder en 1923 des suites de la tuberculose contractée pendant la guerre. Il n'a pas été classé comme "Mort pour la France", à l'époque la croyance voulait qu'il ait été gazé ( j'ai toujours entendu ma mère et ma grand-mère en parler dans ces termes ), il est aujourd'hui avéré que ce n'était pas le cas et que si de nombreux anciens combattants sont morts de la Tuberculose après guerre, ce n'est pas des suites des gazages. Modifié le 19 janvier 200917 a par Pierrot Signaler
Posté(e) le 19 janvier 200917 a Auteur comment_209410 Alphonse Cottez ( le père de mon Grand père ) est décédé au Bois de Fumion dans la Meuse le 20 juin 1916, il avait peut de chance de traverser la guerre vu qu'il a été mobilisé dans l'infanterie dès les premiers appels sous les ordres. J'avais lu sur le net à ce sujet qu'à cette periode les combats y ont été intenses et meurtriers, mais bon je dirais que c'était comme partout alors. Pas vraiment comme partout... Après vérification, il s'agit en fait du bois Fumin, situé au centre d'un triangle, excusez du peu, fort de Douaumont, fort de Souville, fort de Vaux, qui était tombé le 7 juin... Le 67e RI où servait ton AGP se trouvait à l'un des endroits les plus chauds de la bataille de Verdun qui est alors pratiquement à son paroxysme, entre les derniers assauts allemands et les contre-attaques françaises encore maladroites et faibles - le gros des moyens en artillerie étant à l'ouvrage dans la Somme... Son régiment est attaqué trois fois dans la nuit du 20 au 21 au Bois Fumin et tient bon, mais dans quel état. Difficile de trouver pire endroit donc. Il est inhumé à la nécropole de Douaumont, tombe individuelle 11254. Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 19 janvier 200917 a comment_209413 Merci pour ces précisions. J'avais entendu qu'à cet endroit les combats avaient été terribles, mais je ne pensais pas à ce point. Signaler
Posté(e) le 19 janvier 200917 a Auteur comment_209414 Je te conseille ce site : http://www.bataille-de-verdun.fr/site/ et la lecture du JMO du 67e RI. En plus, tu as de la chance, c'est un des très rares JMO dont il existe une version dactylographiée. Autour du 20-21 juin, je n'ai fait que jeter un oeil mais il y a de la lecture... Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
Posté(e) le 20 janvier 200917 a comment_209460 Merci Exilé. J'ai lu le JMO pour la periode du 19 au 24 juin, période pour laquelle le 67e RI était à Bois Fumin. Intéressant de voire relaté tout cela quand est concerné l'un de ses ancêtres, et la conclusion est effectivement assez parlante, je cite le rédacteur : "Les souffrances endurées par les soldats dépassent l'imagination. La poussière intense dégagée par la chute d'innombrables obus de tous calibres, la chaleur orageuse, l'âcreté de l'air empoisonné par des obus à gaz suffocant, ont développé chez tous une soif intense qu'il a été impossible d'apaiser. Du 19 au 24 juin, le régiment a eu en tout et pour tout 80 litres d'eau. Beaucoup d'hommes sont malades, tombent d'insolation et presque tous en sont réduits à boire leur urine. Les vaillants du 67e RI qui, dans de pareilles conditions ont repoussé à deux reprises différentes six assauts successifs de l'ennemi sans le concours de l'artillerie sont des soldats devant la valeurs desquels tout le monde doit s'incliner. Ces journées, certes, ont été des plus pénibles. Elle resteront parmi les plus glorieuses pour le 67e au cours de cette guerre." Signaler
Posté(e) le 20 janvier 200917 a Auteur comment_209468 Mon arrière-grand-père a combattu tout près de là, il a été fait prisonnier à Fleury/Douaumont le 23 juin 1916. D'après mes premières recherches, il s'est trouvé pris dans un sinistre épisode : la relève d'un bataillon de son régiment (je ne sais pas s'il était relevant ou relevé) s'est soudain ramassé une préparation d'artillerie allemande, à gaz... Supporter de l'Olympique Lyonnais de 1990 à son remplacement par la société de spectacles télévisés OL Group (2015). Signaler
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