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Hex@gones

Nord Allier - Lyon


HEX@GONES
  • Date & Heure : 21/09/2008 15:00 Score : 1 - 4 Auteur(s) : Exilé17

Match à Yzeure

 

En cette fin d’été, le championnat féminin convie l’OL à une bucolique excursion bourbonnaise, à Yzeure pour y affronter les promues de Nord Allier. D-Oz, Bip-Bip et moi-même appareillerons de Lyon, pour rejoindre sur place Jacquot, Gilkman, Tarantino et Titouplin venus de Paris, tout juste rentrés du Havre où ils ont assisté à la victoire des Gones.

 

Délaissant l’autoroute chère à Mappy, nous prendrons par la Route royale de Lyon à Paris par le Bourbonnoys, plus connue sous le vocable d’RN7. L’itinéraire, bien connu du conducteur, n’en est pas moins touristique. Défilent le col du Pin Bouchain et l’auberge du Perroquet qui prétend avoir servi une omelette à Napoléon – comme environ 87,6667 % des restaus de bord de route du pays. Puis c’est le tour de Saint Symphorien de Lay, dont les habitants, en 1985, entrèrent de plain-pied dans l’Histoire en cuisinant une omelette de 42 470 oeufs.

 

Toujours sous le soleil, nous dépassons Roanne, la Pacaudière et autres bourgades, puis Lapalisse dont le monsieur, hélas, est mort, il est mort devant Pavie, et qui s’il n’était point mort, serait encore en vie.

 

Le temps presse et nous interdit à Saint-Pourçain-sur-Sioule l’étape viticole qui s’imposait, hélas ! Tout au plus pouvons-nous nous offrir, peu avant Moulins, un bref arrêt-panorama dominant le val d’Allier. Le balbuzard appelé de mes voeux n’étant pas au rendez-vous (j’avais pourtant consulté les horaires de passage !), nous redescendons vers la ville et après quelques détours et contours, abordons enfin le stade. Un mignon et moderne petit stade, d’ailleurs, car le match a lieu sur la pelouse habituelle du club masculin d’Yzeure, pensionnaire de CFA. Histoire de ne pas rompre avec de séculaires traditions, les Hex@75 nous attendent... de l’aut’côté ! Après avoir traversé quatre tennis, deux haies et un demi-parc, nous spottons enfin Gilkman qui sémaphore à notre intention et tombons à bras raccourcis sur les victuailles apportées par Jacquot. Tarantino nous présente également une nouvelle modalité de numérisation de CR : la photo numérique de carnet, sur un coin de table de restau. Mieux, c’est un CR illustré, du portrait d’un personnage devenu célèbre des lycées nîmois aux tablées rigolardes qui, dans les pizzerias, balisent inlassablement le trajet de l’Olympique lyonnais, masculin-féminin. Nous vous parlerons un jour en détail de cette étrange figure que rigoureusement ma mère m’a défendu d’nommer ici.

 

Bon, c’est l’heure. Comment qu’on rentre ? De l’aut’côté, c’est à redouter. Re-demi-parc, re-tennis, re-haies, et voilà qu’on se retrouve à l’intérieur de l’enceinte, surgissant au nez de stadiers ébahis et de bénévoles perplexes. « Mais on va aller payer notre place, on est civilisés ! Seulement, on n’est pas d’ici, alors on s’est un peu perdus. » « Vous réussissez à trouver le passage secret pour rentrer sans payer et vous voulez nous faire croire que vous êtes pas d’ici !? »

 

Ben vi. On y va, donc, on paie, sagement, on rejoint la tribune et on installe notre petit kop. Le stade est rempli, mais le public est totalement silencieux, nous sommes donc seuls à tester l’acoustique de la tribune. Et il en faut, car sur le terrain l’OL est à côté de son match toute la première mi-temps. Peut-être un peu de relâchement après la balade Vendenheim ? les Lyonnaises peinent à se mettre au diapason de l’agressivité des locales, et d’ailleurs c’est une ancienne des leurs, Emilie Gonssolin qui ouvre la marque sur coup franc. Lotta Schelin égalise sur un cafouillage après une première frappe de Bretigoal et la mi-temps s’achève sur ce décevant score de parité. La seconde mi-temps, de meilleure facture, permet à l’OL de prendre l’ascendant et d’inscrire trois nouveaux buts, les Bourbonnaises baissant nettement de pied en fin de match. Nord-Allier n’aura cependant jamais fermé le jeu et bataillé ferme pour éviter un score plus lourd qui n’eût guère reflété l’ensemble du match. L’ambiance est totalement dominée par les chants Hex@.

 

A l’issue du match, nous rejoignons la tribune principale et croisons nos stars à leur sortie du vestiaire : Laura Georges à qui nos encouragements ont donné l’impression d’évoluer à domicile, Sandrine Brétigny furieuse de la première mi-temps, Simone qui juge l’équipe plus forte que l’an dernier et armée pour l’Europe. Puis Farid : « A la mi-temps, les murs ont tremblé, non ? » « Euh... un peu ! »

 

Jacquot tente enfin d’amadouer Mme l’arbitre, des fois que, la prochaine fois... Identifiés comme familiers de l’équipe, nous sommes finalement invités au pot d’après-match.

 

Puis vient l’heure de la dispersion et du long retour, dans la nuit qui tombe sur l’Ouest lyonnais, satisfaits du dép’, mais un brin perplexes sur la performance sportive, en attendant Juvisy.

 

Exilé17

 



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