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Hex@gones
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Sochaux - Lyon


HEX@GONES
  • Date & Heure : 09/30/2006 05:15 PM Score : 0 - 1

C'est en ordre dispersé que les Hex@s s'apprêtent à rallier Sochaux en ce dernier samedi de septembre. Titouplin parti de la veille, Jacquot bloqué au dernier moment, je me retrouve donc seul à partir d'Île-de-France le jour même. Le périple consiste donc premièrement à rejoindre la gare de l'Est, deuxièmement à repartir en arrière pour rejoindre les contrées orientales. Un Corail chargé de gamins allemands de retour d'une visite in Parisss me dépose à Belfort. Deux heures d'attente avant le TER de Montbéliard, alors que je suis à vingt kilomètres du but. N'ayant rien de mieux à faire après avoir prédaté un sandwich, j'explore quelque peu les lieux.


Belfort est un lieu étonnant. Sur les pavés roses d'un centre ville sans caractère et sous le regard hautain de l'invincible citadelle, on croise une faune bigarrée qui fait de la petite cité un hybride inattendu de l'esplanade de Bobigny-Pablo-Picasso et de la rue principale, et d'ailleurs unique, de Poinson-les-Grançay un dimanche où il n'y a rien sur les trois chaînes. C'est-à-dire que s'y croisent les produits de banlieue en goguette et les boutonneux narguant le feu rouge par une roue arrière sur le scooter qu'on leur a offert pour leur entrée en quatrième (la roue arrière en scoot, sans déc. Ça fait à peu près le même effet qu'une grille de départ composée d'Aixam beige à Monza.) Enfin, pour zéro euro quatre vingt dix, vous avez accès à l'esplanade du lion, d'où vous dominez la bien terne ville et scrutez la ligne bleue des Vosges, derrière lesquelles nos deux provinces attendaient stoïquement, etc. Je croise là quelques quadras enturbannés de rouge et bleu (les Gastrogones, paraît-il).


Mais je parle, je parle et mon train va partir, en route donc par un TER cahotant à Montbéliard. Sitôt sorti, je repère le bar d'où Titouplin et Ludo (La Mite En Pullover) me font des grands signes, mais il est déjà 16h 30. A peine le temps de récupérer place et carte de membre, d'engloutir la Loburg de la tournée payée par Zoltan, et nous filons aux voitures pour rejoindre Bonal. Heureusement, on commence à bien connaître le (court) chemin, et le parking visiteurs, qui pour une fois n'est pas « de l'aut' côté », s'ouvre sans difficulté à nos requêtes. Voilà les troupes quasi réunies. MasterGone, Titouplin, Indy, Zoltan, Mine2Rien, Ludo et M. et Mme Stras. Seul Niko Hex@llemagne manque encore à l'appel, bloqué dans les embouteillages outre-Rhin.


Nous entrons après une fouille appuyée mais courtoise. En revanche, pas de matos ni de bâche, tout étant dispersé çà et là après les derniers déplacements. Nous prenons place au coeur du parcage complètement rempli, avec un petit frisson pour moi qui n'y étais plus revenu depuis l'épisode du gazage massif (2003). Les chants commencent et ne discontinueront quasiment pas de tout le match – même à la mi-temps, ça s'interrompt à peine. Nous avons même droit à un craquage, comme au bon vieux temps ! Le match démarre très mollement, quand arrive un acteur imprévu, enfin si mais pas à ce point : l'orage ! Au bout de dix minutes de déluge (et même de grêle), le terrain est devenu impropre à la pratique du ballon-pied, comme l'illustre cette remise maladroite de Bréchet stoppée par une flaque avant de rentrer dans la cage sochalienne vide.


A la mi-temps, nous sommes dubitatifs. Niko arrive enfin après des heures de patience dans un bouchon provoqué par un accident de poids lourd, il verra l'essentiel... L'averse se calme progressivement, la pelouse retrouve un semblant de tenue et ce fait, conjugué à l'entrée de Tiago, permet à l'OL de reprendre sur le jeu une maîtrise qui ne se démentira guère jusqu'à la fin. Il y eut donc cette mauvaise relance sochalienne bien anticipée par Wiltord, qui arme. Au-dessus de moi dans le parcage, une voix crie « Allume-le ! » Vous connaissez la suite. Les trois points acquis, bon nombre de joueurs (Greg, Cris, Juni... viennent saluer le parcage malgré la pluie qui reprend déjà. Nous traînons un bon moment dans la boîte de conserve de Bonal, puis sur le parking car la maréchaussée tarde quelque peu à lâcher dans la circulation le flot de voitures en provenance du parking visiteur. A l'exception de Mine2rien qui doit déjà rejoindre ses pénates, nous n'effectuons qu'un bref trajet en direction d'une pizzeria toute proche.


A notre arrivée, M. et Mme Stras ont déjà réservé une table de dix où toute la clique s'attable, à deux pas d'une famille en maillot sochalien... Et là, c'est le drame ! Le personnel – visiblement trop peu nombreux – ne se manifestant pas, c'est carrément Niko qui se décide à... prendre les commandes ! Après avoir réclamé au comptoir un bloc et un crayon, c'est lui qui note, non sans mal, les desiderata des uns et des autres, entre les pintes, les demi-pinte-pêche et les pintes-pêche, demi-pintes-normales et pintes de monaco... Le temps d'une photo, et MasterGone a déjà fait des gognandises de sa bière qui se met à déborder. Tandis que la conversation alterne entre les exploits passés de Niko au volant de limousines et le dépit de Ludo d'avoir bientôt trois filles à la maison, la même scène se reproduit pour la commande des pizzas... Pire, il faut veiller au grain pour que le serveur transmette la commande aux cuisines. C'est là que se pose l'affaire de la Grande-Motte, Grande-Motte dont notre serveur attitré se prétend natif... mais d'après Niko et Indy, son accent le trahit... « Il a dit une cuillaîr ? Une ‘cuillaîr', c'est comme un ‘styloe' ! C'est l'accent du Doubs ! Vous pouvez vérifier je suis née dans le Doubs ! » Bref, nous animons fort la soirée du pauvre gars... Le foot business est également au coeur des débats ; Indy milite pour un stade dans l'Ouest lyonnais, mais Ludo lui fait remarquer que le stade dans l'ouest chez les bourgeois, c'est la fin du public populaire ! « Plus d'Hex@s ! Plus d'chevelus ! » (vous aurez compris de quel chevelu il s'agit !)


Une fois les desserts sirotés, la douloureuse réglée, chacun s'engouffre à vitesse grand V dans les voitures, car le déluge a repris. Indy me dépose après quelques errements au Formule 1 de Sochaux. Le lendemain matin, une belle éclaircie souligne la majesté du château de Montbéliard. Puis, ce sont les errements ferroviaires, TER en retard le long du Doubs en crue, TGV poussif, et train de banlieue ferraillant pour conclure la boucle.


Par les présents
 

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