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Hex@gones
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Metz - Lyon


HEX@GONES
  • Date & Heure : 10/22/2005 05:15 PM Score : 0 - 4 Auteur(s) : Exilé17

Après moultes difficultés d'organisation, nous avons choisi le J9 au départ de Paris pour ce Metz-OL. Le premier rendez-vous est fixé gare du Nord où Titouplin récupère notre carrosse, et c'est déjà épique. Marie doit me rejoindre sur le quai de la 4, et juste comme j'y arrive, on annonce une interruption de cette ligne. D'où échanges paniqués et tentatives avortées de changer de ligne, mais finalement, Marie se trouve pratiquement dans la dernière rame qui réussit à poursuivre sa route et nous nous retrouvons enfin. Nous rejoignons Titouplin et trouvons enfin le véhicule après avoir arpenté deux immenses parkings. Péniblement, nous gagnons la gare de Lyon où nous attendent Julie, Nelly, Gilkman, Ian et MasterGone.

 

A travers la grisaille, nous traversons un tronçon de Picardie, entrons en Champagne où Marie voit un peu hâtivement l'Exilia Orientalis - elle ne commence qu'un peu plus à l'est ! Placé devant l'autoradio, je me vois préposé au Blind-test mais je vous avoue que je n'ai pas tenu le décompte des points. Dès le départ, nous nous sommes jetés sur nos sandwichs comme la vérole sur le bas clergé, et chacun mastique avec avidité. Un remerciement particulier à Ian qui nous a préparé tout ça.

 

A hauteur de Reims, le temps de lancer un regard à Auguste-Delaune qui domine l'autoroute, le portable de Julie sonne, elle est sélectionnée pour l'étape suivante des tests d'embauche à la SNCF ! D'ici qu'elle nous contrôle dans le train lors d'un prochain dep, il n'y a donc plus loin. Hélas, faute de carburant malté, ce J9-là est des plus sages, pas de quoi paniquer Marie encore, malgré quelques chants lancés par Titouplin et MasterGone, inclus un « Emmenez-moi » avec les couplets. On notera quand même nous arrivons à tenir certains chants plus longtemps que dans le stade…

 

Un dernier arrêt pipi-café-sandwichs à l'approche de Metz et nous nous jetons dans la capitale mosellane déjà bouillante, enfin bref, disons qu'une file de voitures un peu plus longue nous permet de repérer la bretelle qui mène au stade qu'on trouve sans problème. Deux stadiers attendent au coin et c'est le traditionnel : « C'est où le parking visiteur ? On est attendus. » « Parking visiteur ? y'en a pas ! Pas d'visiteurs ici ! » Le collègue plus futé avise « les forces de l'ordre ». « Bon vous suivez le motard il va vous emmener. Vous le suivez bien ! Pour votre sécurité !! » Et bien, puisque notre vie en dépend, nous suivons, et nous voilà sous escorte, menés jusqu'au parcage, à travers rues, ponts et jardins, par un motard qui n'hésite pas à jouer de la sirène ! A quand le gyrophare rouge et bleu ? Nous finissons par un chemin assez louche au milieu de jardins ouvriers - y aurait-il des Messins embusqués dans les buissons ? - et finalement nous nous retrouvons à l'arrière du stade. Même topo, la maréchaussée présente nous enjoint de nous rapprocher rapidement du guichet, il se passe manifestement quelque chose. Finalement, c'est un pétard mouillé. Après une fouille appuyée mais courtoise, nous rentrons sans plus de souci et bâchons sur une balustrade. Nous retrouvons dans le parcage Mine2rien, Zoltan et Stras, mais pas d'Indy ni de Jacquot. Ce dernier n'a finalement pas pu se libérer - quant à notre Indy, ce n'est qu'à la fin du match que nous apprendrons son pépin !


Je reste derrière la bâche avec Marie, et le capo Lugdu lance le parcage ; un déroulement sans histoires avec l'OL qui déroule rapidement face à des Messins complètement dépassés. Les quelques 300 gones du parcage reprennent bien les chants, même si quelques-uns y ajoutent un répertoire qui n'est pas vraiment le nôtre !


Le public messin se signale principalement par son silence (ou alors, on n'a pas entendu à cause de nos propres chants), ou les inévitables sodomies verbales. Les changements de l'OL sont cependant applaudis par les latérales, à part Pedretti qui paie là ses origines sochaliennes. Une première bien tranquille pour Marie, dont les craintes initiales s'avèrent sans fondement. La fin du match approche et l'un des kops messins enrage ; les torches craquent et les cris qui montent ne sont visiblement pas des encouragements. Charitablement, le parcage ajoute quelques « La L2, la L2 » sur l'air des lampions car l'animosité entre les clubs demeure bien réelle ! A la fin du match, le public semble trop consterné pour rééditer la bronca de la pause. Nous quittons le parcage après une attente assez raisonnable, et direction le centre ville pour casser la croûte. Las ! Ledit centre se dérobe à notre navigation hasardeuse et c'est après une chevauchée épique à la recherche d'improbables parkings que nous atterrissons près de la cathédrale. Direction Maître Kanter ! Au passage, Ian s'esquive acheter des cigarettes et trouve le moyen d'être déçu qu'on l'ait attendu. « Vous chercher ça ç'aurait été supra ».


Et là, c'est le tr. euh. enfin bref, Maître Kanter nous refuse !! « Pas de place. » Notre douzaine de sauvageons trouve finalement refuge en face, en l'occurrence au Flunch - où l'ambiance est digne d'un bar de l'escadrille où se compteraient les survivants d'une attaque manquée. Et puis, niveau choix, sépuskecété, quant aux légumes à volonté, il semble que les frites prennent un malin plaisir à disparaître lorsque d'aucuns approchent leur assiette, d'autres, plus chanceux ou prédateurs plus adroits, revenant abondamment pourvus de la précieuse provende. La mousse au chocolat et sa forme rappelant certaine matière chère au Père Ubu défraie à son tour la chronique,  mais l'heure tourne et nous reprenons la route vers 21h30. La voix de radio-trafic résonne lugubrement dans un J9 un peu amorphe. « sur. l'A4. entre. paris. et. strasbourg. au. kilomètre. quatre cent. trente deux. » Une pause café réveille les enthousiasmes et nous relançons une belle volée de chants alors que la pluie fait son apparition. Malgré quelques incertitudes liées à la piètre organisation des bretelles, nous sommes à Meaux vers une heure. Le reste de la troupe rentre tranquillement sur Paris.

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