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Hex@gones

FC Slovan Liberec - Lyon


HEX@GONES
  • Date & Heure : 28/02/2002 17:00 Score : 4 - 1

Villeurbanne s’éveille, une Lune gibbeuse se noie dans les cirrus, quand la 205 rouge de JéM OL se range le long du trottoir où je fais les cent pas, drapeau en main. 7h 15 : Bart et Torino surgissent de l’ombre et JéM ouvre les gaz, direction Saint-Exupéry.

Sur place, on retrouve Indy et Gaël, puis Toineau et Billy. Les Lyonnais commencent à se rassembler, les BG ont amené un tambour que Muriel d’OLVoyages, toujours aussi éveillée, désigne sous le vocable de « tonneau »... Pochtrons mais quand même...

Nous embarquons dans un petit Boeing 737, que les 140 Lyonnais remplissent ; je m’intercale entre Gael et Indy, JéM et Billy prenant place derrière... L’appareil - ça ne s’invente pas - appartient à la compagnie Fischer et porte sur l’aile le doux non de « OK-FUN » ! Au décollage, quelques chants fusent : ce n’est que Pippo qui essaie de calmer sa phobie des aéroplanes. Je renonce vite à expliquer à Indy le bon fonctionnement des volets et ailerons pour reporter mon attention sur Bohdana Pouchla, une jeune personne blonde des plus charmantes qui exerce à bord les fonctions d’hôtesse et peuple depuis les rêves de nombreux supporters. N’étant pas un club du 3e âge, nous ne nous étendrons pas sur le plateau-repas ; signalons néanmoins que nous avons testé et approuvé le vin blanc tchèque.

Un atterrissage trois-points mais un peu brutal nous dépose vivants à Prague. Il fait beau, JéM récupère son « bagage » (son couteau qui a dû voyager en soute) et pendant que Gaël s’explique avec les responsables BG sur les récents événements, nous migrons vers les cars et faisons connaissance avec Renata. Bien plus âgée que Bohdana, bien moins attrayante aussi, elle est chargée de nous guider dans Prague et manifestement, s’attendait à un car de troisième âge... Si ridicule que soit le caca nerveux du chauffeur et d’elle-même pour trois papiers dans le car, les « Ferme ta gueule ferme ta gueule » et autres « Tu suces ? » n’auront contribué ni à la bonne ambiance, ni à la réputation des Français... bref, nous perdons près de 45 minutes à cause de ces « dégradations » (et aussi à lui expliquer que le match est bien à Prague)... A chaque remarque, Renata en réfère à son gouvernement, eh oh ! l’Armée Rouge est partie ! on finit par arriver dans la cour du château de Prague où se trouvent quelques églises, la cathédrale St-Guy et le gouvernement de la République. Le jeu du moment : qui va réussir à prendre une photo sans que JéM s’y incruste avec son drapeau ?

Certains courageux suivent Renata dans la cathédrale et en reviendront tout instruits sur les avatars du cervelet de saint Jenesaisquoi, vice-saint-patron du pays, et les clés de la grande porte détenues par le Président, le premier ministre et l’entraîneur du Sparta. Gaël, ce mécréant, fait rouler Dédé dans l’église ! Que le bon Dieu te patafiole !

On poursuit par la cour du château et ses gardes, baïonnette au canon et pas cadencé. Renata, panneau en main, fait de même : Gauche ! Gauche ! Gauche ! On glisse par la Ruelle d’Or (genre de Pérouges local) vers une esplanade. Avant de profiter du point de vue sur la ville enserrée par la Vltava (Moldau), JéM plante son drapeau dans l’orbite d’une statue...

Suivant toujours Renata au pas cadencé, nous arrivons dans le centre « Feu rouge ! Compagnie, halte ! Feu vert ! Marche ! Gauche, Gauche, Gauche... » Nous voilà au pied du Pont Charles ; JéM tente d’engager le dialogue avec trois colverts qui barbotent dans le canal, mais apparemment, il n’a pas réussi à choper l’accent. Par ce superbe pont aux dizaines de statues, dont l’une prétend porter bonheur à qui la touche (ça n’a pas marché...) nous voilà enfin lâchés dans la ville...

Ces messieurs-dames commencent donc la séance shopping : maillot de hockey pour Gaël qui met la boutique à sac pour trouver le bon, chope praguoise pour Indy qui met deux heures pour choisir (ah ! les femmes dans les magasins !), écharpe du Slavia pour moi, du Sparta pour Toineau. Quelqu’un me refile un tract pour un concert à 17h : programme à base de Mozart, Bach et Schubert. Désolé, à 17h je suis occupé ! Sur la place de la Vieille Ville, on trouve même quelques francophones, turcs et black, et surtout, une baraque attrayante où la saucisse grillée et le vin chaud sont à 1 ... Les Hex@pochtrons ne quittent la place qu’à regret et bière en main...

Descente de la rue de Paris, la bien nommée (toutes les boutiques de luxe parisiennes y sont) ; Gaël et Indy passent ½ heure à trouver des couronnes (oui ! comme monnaie d’une république...) pour acheter une chope Gambrinus. Quand même, on ne pouvait pas rater ça !

L’heure du rendez-vous avec le groupe... et Renata arrive enfin : « Groupir ! » (sic) Ra-ssemblement ! Le stade est à deux pas mais le temps d’y aller, un gigantesque cumulonimbus a surgi de l’horizon et nous gratifie d’une volée de pluie et de grêle, juste devant les grilles. Des stadiers butés nous obligent à arracher les hampes des drapeaux. Le stade Letna n’est pas très grand mais très correct, en tout cas il résonne étonnamment bien.

Malgré un scotch peu pratique, la bâche Hex@ est vite en place à l’étage ; JéM et moi sommes réduits à déployer nos drapeaux à bout de bras pendant que dans le bloc d’à côté, un type brandit carrément une crosse de hockey !

Trentième seconde et but de Liberec. Trentième minute et but de Muller... Tout reste possible et le parcage lyonnais donne de la voix. A la mi-temps, un grand escogriffe (un mec plus grand que moi, quoi) se présente : c’est Solidsnake que je découvre enfin de visu après un an passé à foutre la merde en commun sur le chat IRC du PSG !

Le match se poursuit sur les mêmes bases ; assez bonne prestation lyonnaise, je parle évidemment des supps... Un quart d’heure à jouer, coaching gagnant de Santini : deux changements, deux buts tchèques ; un troisième changement, troisième but tchèque. Furieux, les Lugdu, BG et Nucléo débâchent et commencent à allumer verbalement l’équipe... Il n’y a plus qu’à applaudir d’ironie les tours d’honneurs des joueurs tchèques et à échanger à travers la grille, écharpe et poignée de main sportive avec un supp praguois.

De retour à l’aéroport, commence une longue attente ponctuée d’errances dans les mauvaises files de douane. Delmotte se présente à nous et beaucoup de choses seront dites - courtoisement mais fermement - sur le bien que nous pensons de ce résultat. Le pauvre Christophe semble au bord des larmes...

Je discute un brin avec Fournet-Fayard pour qui « bah c’est le football » avant de noyer mon chagrin dans un 421 contre Gaël, l’avion ayant une heure de retard. Sur le trajet du retour, Indy un peu affectée par les événements a le teint verdâtre et l’œil triste. Les conneries vont bon train, pour se remonter le moral. Gaël évoque « le vionvion » (traduire, le traintrain), puis fait dans le volatile en évoquant « l’outarde de Dijon », avant de préciser qu’il est « serein même s’il n’est pas en cage, tchip tchip ». On l’aurait bien sorti mais faute de parachute... Indy me fait du pied avant de renverser les rôles en poussant un « N’y pense même pas ! » outré. Prenant en otage mon sweat Lugdu, elle dit « le tenir au chaud » et Gaël enchaîne : « Quoi ? » « Mon sweat ! » Perdu Gaël, j’ai pas dit « mon truc »... Sur la fin, Indy retrouve la santé et commence à chacaliser Lehmann...

Pour conclure dignement, de retour à St-Exupéry, JéM ne retrouve plus son ticket de parking et faute de gardien à 1h 30 du mat, doit effectuer une manoeuvre acrobatique pour franchir la barrière... Pendant ce temps, les Hex@ se sont dispersés, à l’exception d’Indy qui doit stoïquement attendre que Papa Do la récupère...

Bref, c’eût été un très beau déplacement... si le score avait été différent. 



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